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Diane Groseille
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2 juin 2006

Imposture.

Tout continue à avancer. Sauf peut-être les statistiques de ce blog qui sont en chute libre. Faut dire que j'écris de la merde. Les derniers messages pourraient être en lien direct avec le site de Météo France. Je ne pensais pas que le temps pouvais me perturber autant. J'ai l'impression d'une imposture, je me sens trahie. Or, il n'y a pas de responsable. Et ce matin encore, la pluie. Ce sont les plus beaux jours de l'année, les plus longs, qui s'égrènent en gouttes froides. J'ai attendu cette période tout l'hiver : les soirées sur les terrasses, les fenêtres grandes ouvertes qui laissent entrer le soir, la lumière stimulante, les jambes nues et les débardeurs, ces journées qui n'en finissent plus et ces promesses de chaleur. Mais non, elles ne viennent pas ces journées. Chaque matin est un scandale glacé et humide. Tout ça revient à dire à un enfant que cette année le père Noël ne viendra finalement pas. Parfois, j'en ai des larmes dans la gorge. Oui, je sais, c'est con.

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29 mai 2006

Une vie parallèle. Symétrie d'automne.

Dégouttée. La goutte au nez toute la journée, je trotte sous la pluie. Arrivée ici à midi trempée jusqu'à l'os. Motivée pour rien. Mes cheveux s'enroulent, humides autour de mes oreilles et viennent friser mon visage. Je n'ai pas vraiment envie d'écrire, consciente que tout ce que je peux faire apparaître ici sera aussi insipide et fade que le triste temps de cette fin de mois de mai. Un reflet sombre de la morosité ambiante. On nous vole notre printemps. On nous colle un mois de novembre à la place. Pirates. Si seulement je savais à qui m'adresser pour râler. Tellement glauque que je n'ai pas de photo qui pourrait correspondre.

21 mai 2006

Bilan.

Cette semaine, mon blog aura deux ans, le 25 précisément. Alors, je veux lui faire une petite surprise, mais faut pas lui dire hein. Comme je n'aurai pas le temps puisque cette semaine, je fais passer les examens à mes élèves (chacun son tour), je m'en occupe maintenant. J'ai eu une petite idée pour marquer le coup, un petit palmarès des meilleures notes. Oui, je suis très narcissique pour le coup et je ne m'en cache pas. Le blog n'est-il pas finalement un simple miroir ? Puis allons y franchement, ça va booster les statistiques et surtout, ça me permet de me prendre une petite claque en regardant en arrière. Le classement tient compte de la pertinence des notes : parce qu'elles sont très lues, très commentées, importantes pour moi parce qu'elles marquent un moment fort...

  1. Ma tristesse.
  2. Neb homme de moi.
  3. Le choc de le tôle.
  4. Souvenir de Lo.
  5. Je suis qui au fait moi ?
  6. Il
  7. Réflechissez, boycottez Cauet !
  8. You
  9. Arrêtez de fumer !
  10. Cathédrales.
  11. L'élève.
  12. ça m'énerve ça.
  13. On est pas sérieux quand on a dix-sept ans.
  14. Mariage.
  15. Les goûts et les odeurs.
  16. Quantifiable.
  17. De la discipline.
  18. Pudique.
  19. Et après ?
  20. Le dirlo.

Y'en a 20, y'a de l'été, de l'hiver, des coups de gueule, des coups de coeur, des moments durs... A vous de voir si j'en ai oublié. A vous de faire le votre, c'est bon de se relire.

11 mai 2006

Elodie.

Hier soir, près de la gare, mon regard est attiré par le visage d'une jeune femme. Elle marche sur le trottoir en venant vers moi, porte une longue tunique noire sur un jean brut, un grand sac de cuir en bandoulière. Son visage est fermé, sa peau claire, presque transparente. Je m'arrête alors que je suis sur le point de traverser la route avec mes collègues en zigzaguant entre les voitures énervées des heures de pointes. Je fixe ses yeux. Je reste bloquée. Mon cerveau s'est mis en mode recherche, je sais que je la connais, je ne ferai pas un pas de plus tant que je n'aurais pas son nom sur la langue. Ses yeux croisent enfin les miens et son sourire se réveille, c'est lui qui me donne la solution. Il s'agit d'une élève que j'ai eu en cours, elle me dit bonjour, passe à côté de moi, je traverse la route pour rejoindre P. et R. qui m'attendent sur le trottoir voisin. Puis je suis déçue, je voudrais faire marche arrière et aller parler avec elle. Mon cerveau cherche toujours. La classe, l'année, l'établissement. 3eme, 2000. Gérard de Nerval ou Victor Schoelcher ? Autre calcul, elle doit avoir une bonne vingtaine d'années maintenant. Je suis émue et fière. Émue qu'elle m'ait reconnue. Fière parce qu'en la regardant s'éloigner, je la trouve belle, forte et épanouie. Elle ondule, elle est femme.

Plus tard, installée devant une bière sur la terrasse en face de la gare, je perds le fil de la discussion qui concerne comme trop souvent cette peste de Tête de Brique. Je cherche du regard la jeune fille, me disant qu'elle a du passer par là pour prendre un train. Des souvenirs me reviennent, les cours du jeudi après-midi dans la salle d'art plastique. C'était une bonne classe, elle en était le meilleur élément. Interventions toujours discrètes et intelligentes, déjà épanouie, souriante. Je me souviens l'avoir croisée il y a quelques temps déjà, peut-être l'année qui a suivie mon remplacement. Elle m'avait surprise lors d'un festival, "eh Madame, vous vous souvenez de moi". Bien sur, encore maintenant. Puis ce n'est que ce matin que me revient son prénom. J'aimerais la revoir.

9 mai 2006

Un quinze avril.

Je me réveille. La bouche pâteuse. Regard circulaire. Je suis assis dans une salle d'attente. Le dossier de ma chaise me scie le dos. Des tableaux abstraits aux murs. Une table basse. Des journaux. Le silence. Je ne sais pas ce que je fais là. A ma droite, une femme qui doit avoir mon âge ou un peu plus lit un magazine dans lequel s'étale des corps dénudés. Elle lève la tête, me sourit, et me parle. Elle m'appelle par mon prénom, André. Elle voit bien que je ne comprends pas et que son attitude me met mal à l'aise. Je la trouve impolie. Elle me dit que j'ai encore oublié mais que ce n'est pas grave. De quoi elle se mèle. Elle pose sa main sur la mienne et me lance un regard affectueux et triste. Entre alors un homme grand et fort, avec des gestes paradoxalement doux. Il porte une blouse blanche. Il me salue, me serre la main en m'appelant par mon nom alors que je ne l'ai jamais vu. Je suis perdu, j'ai l'impression de m'être réveillé dans la peau de quelqu'un d'autre. Je dois rentrer chez moi, il me semble que j'ai laissé quelque chose sur le feu, qu'on m'attend ailleurs, que j'ai commencé quelque chose et qu'on m'a empèché de le finir..

Il a quelques années déjà, mon grand-père est mort. Il avait la maladie d'Alzheimer. Juste quelques mots pour lui.

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4 mai 2006

Dans le pâté.

Complêtement à côté de la plaque depuis le réveil. Sortie hier soir avec Neb et R., en terrasse, puis au resto. Comme ces soirées d'été où l'imprévu peut durer des heures. Nous ne sommes pas rentrés tard, mais trop d'alcool coulait dans mon sang, je crois avoir bu une dizaine de bières. Les dernières heures sont voilées, ma mémoire flanche. Je me souviens avoir été désagréable avec Neb à notre retour chez nous. J'ai mal dormi, j'ai vidé une bouteille d'eau dans la nuit et je me suis agitée, regardant le réveil constamment. Depuis que je suis debout, j'ai l'impression d'être anesthésiée, engourdie et particulièrement gauche (je laisse tomber tout ce que je prends en main). Puis cet après-midi, j'ai à nouveau rendez-vous chez le boucher, j'en tremble déjà, mes mains se crispent et j'ai des frissons dans le dos. Peut-être que mon haleine chargée d'alcoolique saura l'endormir...

28 avril 2006

Traitement de racines.

Un petit rendez-vous chez le dentiste à quinze heures, ça n'a rien de contrariant ni d'effrayant. C'est plus comme quand j'avais dix ans et que je me planquais dans l'armoire pour ne pas y aller. Pourtant hier, je suis sortie avec les larmes aux yeux. "On va vous enlever ce méchant plomb qui semble partir en morceaux et on va vous refaire tout ça à neuf". Jusqu'ici, tout va bien. Une petite annésthésie ? Allons bon. Quatre petites injections dans la gencive. Il creuse. Je bondis : comme un coup de jus dans la mâchoire. "Oh, il semblerait que vous soyez sensible, on va comlpêter l'anésthésie". Traite-moi de chochotte, je ne te dirais rien, j'ai le bec grand ouvert. Nouvelles injections puis la fraise recommence son travail. Je suis crispée car chacun de ses mouvements me fait l'impression d'un courant électrique qui se propage dans toute ma tête.  Mes mains sont recroquevillées sur mon pantalon.  J'émets de petits gémissements quand il arrive sur le fond de la dent parce que c'est alors une douleur aiguë. "Je vais pas vous cacher qu'avec une telle sensibilté, il est impensable de vous reboucher ça, on va faire un traitement de racine". C'est joli, c'est quoi  ? Les mots évoquent quelque chose de beau en moi à ce moment, plus maintenant. Quelques nouvelles injections, les dernières. Je ne sens plus ma joue, ni ma langue, mais j'ai pourtant l'impression que le moindre courant d'air est perceptible sur cette dent ouverte. Et là commence le carnage. Ce sont des aiguilles et des tiges de plusieurs centimètres de long qui sont venues creuser ma gencive. J'ai passé plus de trois quarts d'heures la bouche ouverte, le corps tendu comme un arc, guettant chaque nouvelle onde de douleur dans ma bouche et dans ma tête. Des morceaux de je ne sais quoi sont sortis de ma bouche et d'autres y sont rentrés. Je suis ressortie de son cabinet toute transpirante, les mains moites, un goût de sang et de clou de girofle dans la bouche... et fatiguée comme après un marathon. Ma gencive s'est réveillée sur le trajet du retour et de grosses larmes ont coulé sur mes joues pour tenter d'expulser cette douleur autrement. Je me suis endormie en rentrant avec l'impression que je sentais dans ma gencive qui se réveillait tout ce que je n'avais pas encore senti sur son fauteuil. Prochain rendez-vous dans une semaine, j'en tremble déjà...

27 avril 2006

Petite et bleue.

Fin de cours ce matin, correction de contrôle avec une classe que j'apprends à apprécier : ils ont de grosses difficultés, semblent souvent coupés de la réalité, un peu dans la quatrième dimension, mais leur naïveté me plaît. On venait de faire une séquence sur les inégalités dans le monde avec l'exemple précis du SIDA. Pour clore le cours, à quelque minutes de la sonnerie, je leur parle de quelques autres épidémies face auxquelles les pays de l'hémisphère Sud ne parviennent pas à faire face. Puis là, voilà une demoiselle qui me dit avec sa voix toute douce, en articulant bien chaque mot : "Mais Madame, qu'en est-il du viagra ?". Un si joli hors-sujet dans une tournure de phrase presque soutenue. Mademoiselle pensait que le viagra était l'une de ces maladies qui ravagent les pays pauvres. Peut-être dangereuse la petite pilule, mais pas à ce point là....

15 mars 2006

Et si on oubliait que le temps passe...

Entre deux heures de cours cet après-midi, je dois me précipiter à la poste. Prise dans cette course quotidienne, je n'ai que quelques minutes pour  filer mettre dans la boîte mes deux derniers devoirs  du CNED (dont un n'a pas été fait, je souhaite juste obtenir le corrigé). J'enfile ma veste, enroule mon écharpe autour de mon cou, gestes automatisés par une saison, je dévale les escaliers, me rue sur le trottoir et là... La douceur me surprend comme quelqu'un qui viendrait derrière moi mettre ses mains sur mes yeux, celui qu'on attend depuis des mois semble pointer le bout de son nez. Et je ne m'y attendais tellement pas. Juste un petit clin d'oeil comme ça, de la caresse des rayons sur le visage. Il arrive. Enfin. A pas de loup.

13 mars 2006

Anticipation.

C'est une semaine très lourde qui débute ce matin. Et c'est sans compter les traditionnelles heures de cours et leur cortège de copies à corriger. Il y aura en plus les deux derniers devoirs du CNED à renvoyer avant mercredi. Aussi un cours de rattrapage de violon demain soir. Et le pompon : je bosse samedi toute la journée (rectificatif : je fais la potiche samedi toute la journée). Avant même que ça n'ait commencé, je me sens déjà dépassée, angoissée, débordée. Et il y a cette tripotée de petits détails que j'aurais aimé règlé ce week-end et qui va finalement aussi venir ponctuer la semaine : coup de fil à l'assurance pour règler l'histoire de la bosse, rendez-vous au garage, cascade de correspondance en retard, piscine, cours d'arabe qui a encore été annulé la semaine passée, factures, ... La liste est trop longue, il va falloir prendre un crayon et un papier pour soulager ma mémoire.

Dehors un jour pâle se lève. Il faut que je vive chaque seconde, sans la pourrir avec celles qui suivront. Cette semaine sera belle comme le soleil qui est en train de se pointer. Tout va si vite que j'en ai oublié mes 28 ans qui arrivent trop vite.

15 décembre 2005

Vision dégoutante.

Hier après-midi, en salle des profs, alors que je respire entre deux oraux, je me colle contre un radiateur et je regarde par la fenêtre, les yeux dans le vide en essayant d'oublier trente secondes le temps qui passe trop vite. Mon regard est tout de suite arrêté par un mouvement rapide. Je fixe sur la chose. Trop tard, j'ai vu ce que je ne voulais pas voir. Un type, là dehors, en plein jour, en train de faire se petite affaire, juste à côté de la route, les yeux révulsés. La rapidité de son geste me restera un moment devant les yeux. Et l'incongruité. Comment est-il possible de se tirer sur la nouille en pleine ville, comme ça, alors que des passants et des voitures circulent. Est-ce un exhibitionniste ou y'avait-il une urgence qu'il ne pouvait plus maîtriser ? Quoi qu'il en soit, un sérieux pète au casque. Je ne regarde que quelques secondes et je tourne les talons avec l'espoir de me sortir cette image de la tête. Plus tard, assise face au stress de mes élèves qui passent leurs oraux, l'idée me traverse à plusieurs reprises que j'aurais dû ouvrir la fenêtre et crier à ce gros dégueulasse d'aller faire ses horreurs ailleurs. Plus tard encore en rentrant chez moi, je me dis même que j'aurais dû appeler les flics. Et dans la soirée, l'idée assez horrible qu'il n'y a qu'un pas entre cette attitude et la volonté de coller une gamine contre un  mur me traverse. Je songe à signaler tout ça à la direction du lycée, même si je risque de passer pour une jeune fille prude et choquée, et que cela s'accompagnera sans doute de blagues bien douteuses pendant un moment. A bas les pervers et les frustrés, les ramollis du bulbe et les excités de la nouille ! Il n'y a guère que lui que je tolère encore dans ce domaine...

20 octobre 2005

Yellow.

Je mets un morceau de chocolat Petits Desserts de Lindt dans ma bouche (tarte citron meringuée) et je le laisse fondre en même temps que Chris Martin saute sur les premières notes explosives de Yellow. Un petit bonheur qui vient réconforter ma déception: Le Pooh devait venir ce soir et elle ne viendra pas. Angine. Alors je saute virtuellement dans la lumière jaune, puisque la nuit emplit la pièce.


30 septembre 2005

De la discipline.

"Retourne toi."

"Tais toi."

"Sors les doigts de ton nez. Tu veux une petite cuillère?"

"On ne se balance pas sur sa chaise."

"On ne coupe pas la parole."

"Tu me la refais et tu montes le volume."

"Descends les pieds de ta chaise."

"Réveille toi."

"Qu'est-ce que je viens de dire?"

"Dans ce cas, vous me sortez une feuille, on va vérifier."

"Tu prends tes clics, tes clacs et tu quittes ma salle de cours. Tu y auras à nouveau accès après t'être excusé."

"Chacun son tour."

"On lève sa main pour prendre la parole. On dirait une place de marché."

"Vous venez de vous griller la récrée."

"Montre moi ton classeur, ta feuille de cours, ton carnet de vocabulaire, ton livre, ton cahier de texte."

"Imaginez si je faisais comme vous."

"Tu n'es pas là pour chauffer une chaise."

"Viens cracher ton chewing gum dans la poubelle."

"On ne mange pas en cours."

"Tu prends la suite de la lecture."

"Tu as quelque chose à dire?"

"Tu raconteras ta vie à ta voisine plus tard."

"Vous me montez les chaises sur les tables."

"Ta tête est tellement lourde que tu as besoin de la poser sur ta main?."

"Tu reprends ça depuis le début."

"On met la main devant la bouche."

....

Et tout ça avec le sourire et une bonne dose de s'il-te-plait et de merci.

27 août 2005

Ce soir tu seras la plus belle pour aller danser...

Vélo toute la journée. Soixante kilomètres. Monter dans les Vosges. Sentir ses cuisses dire "merde". La sueur sur son front. La petite voix au fond de soi qui dit "encore un effort". Et tant de paysages magnifiques. L'air. Le vent sur le visage. L'odeur du foin qui sèche au soleil. Les descentes, grisantes. Les courses pour arriver avant les autres, essoufflée.

Puis maintenant, je suis seule. J'ai laissé l'amie chez elle avec Lilou. Mon homme et le sien sont allés se saouler à une fête du vin. Étrange solitude après les rires de la journée. Mais je n'avais pas envie de les suivre, pas envie de m'enivrer, pas envie de voir des têtes de fantômes. Ma fenêtre est grande ouverte et donne sur un ciel rose et frais. Dehors un téléphone qui sonne. Une voix impatiente, "allo". Des voitures qui se garent, des gens qui rient. Un samedi soir sur la terre.

Moi, je reste là. Je reçois mes élèves lundi matin. Pas la moindre tension (c'est d'ailleurs suspect), mais quelques détails à fignoler. Puis des photos à classer. Envie d'une douche froide et d'un bon film.

4 février 2005

Ciment dans la bouche

Réveil difficile ce matin. Je savais plus comment je m'étais couchée. The Pouh dormait encore et j'ai eu recours eu cachet d'aspirine et à la douche froide pour envisager d'aller en cours. J'y suis, au lycée, pas les yeux en face des trous. Y'a plus de deux bouteilles qui y sont passé. J'ai laissé quelques mots ici avant de me coucher. Maintenant, j'ai l'impression très désagréable que mon cerveau baigne dans un liquide alcoolisé et que ma tête ne tient pas sans ma main. BEUUUUUUUUUUURK...

Tout a commencé par ces quelques bières au buffet de la gare avec deux de mes collègues (toujours pas fait de post sur eux alors qu'il y aurait de quoi faire). Nous avons traîné jusqu'à vingt heures et je suis rentrée chez moi, à pied, avec une envie de faire pipi terrible. The Pouh est arrivé vers vingt et une heures, avec une bouteille de crémant pour fêter son anniversaire. Nous avons prolongé l'apéro avec quelques verres de martini blanc et avons accompagné nos gnocchis d'une bonne bouteille de rouge. Couchées à trois heures du mat'. J'aime Le Pouh. Mais maintenant, faut redescendre sur terre et c'est très difficile.

11 juin 2004

mon orage

                Pluie. J'ai passé la soirée collée sous mon vélux à regarder le ciel s'allumer d'éclairs, des gouttes énormes venant s'écraser juste au-dessus de mon museau. Une soirée seule. Je les aime bien mes moments en solo. Je prends le temps, trop même... Les orages m'ont toujours fascinée, moments d'exception. Quand j'étais plus jeune, je courais sous la pluie tapante.

         Encore quatre heures de cours devant moi. Neb au téléphone hier soir. Homme de moi loin. Pas seulement spatialement. Il ne rentrera pas ce week-end. Je veux bien comprendre, il faut encore qu'il règle tellement de choses là-bas. Je n'adhère qu'à moitié.

         Il est temps que cette année scolaire s'achève, je me sens comme anesthésiée, ni triste, ni heureuse....

7 juin 2004

Combler le vide

Trois jours sans écriture. Mon homme de moi est de retour. Ceci explique cela. Puis j'ai retrouvé ma plume à laquelle je fais tant d'infidelités les derniers temps. Neb sous la douche et ensuite nous partons manger au soleil avec Whawha. Week end festif derrière nous, agréable sommeil aussi. Je prendrai plus de temps ce soir car tant de mots me trottent dans la tête qu'il ne faudrait pas les bousculer ici si vite. True love waits, n'est-ce pas Thom?
13 décembre 2004

Sent le souffre?

Crémaillère bouclée. bonne chose de faite. Y'avait trop de monde, surtout en début de soirée. Puis nous avons passé la journée à préparer des tartes, des quiches, des gâteaux (j'avais jamais fait un si bon gâteau au chocolat)... Me suis même coupé dans le doigt... On a eu du mal à suivre, puis ça s'est calmé vers dix heures, les enfants étant partis, y'avait moins de risques de s'en prendre dans les pattes. Les derniers sont partis vers trois heures... Rien de bien méchant... Je me suis sentie sur les nerfs à plusieurs reprises et j'en viens à me dire que j'aime de moins en moins le monde. Je me fais solitaire, peut-être trop...

Dimanche, j'avais besoin de soleil, j'ai traîné Neb homme de moi au-dessus des nuages, au-dessus d'une mer de brume. La luminosité m'a fait beaucoup de bien.

Et là, j'entame la dernière semaine officielle de cours... Avec une prise de bec avec le directeur ce matin. Il paraît qu'il est comme ça avec tout le monde. Cette boîte commence à sentir le gaz...

22 novembre 2010

La nuit chasse les dilemmes.

Quelques journées sans mots, quelques semaines sans maux. Et pourtant, l'impression d'avoir pris dans certains domaines des virages surprenants. La vie fait des ricochets parfois inattendus.

Premier élément, cette question au-dessus de ma tête depuis quelques jours, comme une épée de Damoclès. Je tiens l'épée. Tout commence par une conversation avec mon père un jeudi gris. Le point de départ est positif, il évoque un départ en retraite finalement précoce par rapport à ce que l'on attendait. Mais autour de cette hypothèse, des doutes. Notamment quant à la possibilité de continuer à "investir" dans mon appartement. Et derrière cet aveu arrivent les mots qui blessent. On me laisse entendre que c'est une aide, que je ne suis pas autonome, que d'ailleurs, professionnellement aussi, mes choix montrent leur limites. La discussion s'égare, me tire des larmes. J'avais l'impression, la certitude d'avoir une vie stable, d'avoir fait les bons choix, d'avoir opté pour des solutions qui me correspondaient et qui prouvaient aujourd'hui que j'étais indépendante. Et j'aperçois derrière les propos de mes parents tant de fragilité. Oui, au final, seule je n'avance pas. J'ai besoin d'eux. Depuis le départ de Neb, ils sont très présents. Ils s'occupent de mon Lu les semaines où je travaille trop, ils me versent une partie des traites de mon appart' (ça m'avait été présenté comme un investissement judicieux pour eux il y a deux ans, j'y vois simplement maintenant leur générosité pour leur fille qui était alors en pleine dépression), ils se font du soucis pour mon avenir professionnel. Cette année en effet, j'observe les limites de ce système qui me laisse tant de liberté. Ne pas dépendre d'un employeur, multiplier les contrats, voilà qui a son charme quand il y a du choix. Tous mes collègues s'accordent à dire que c'est très difficile cette année. Les centres de formation souffrent de la crise, les contrats se font rares, les vacataires sont remplacés par des permanents qui se doivent d'être polyvalents à défaut d'être compétents. On limite la casse. Et ce sont les contrats "volants" qui trinquent. J'ai pourtant essayé de trouver d'autres pistes pour compléter un emploi du temps très léger par rapport à l'an passé. Pas évident : pas de réponse ou des refus. J'en suis à proposer mes compétences en tant que bénévole, pour meubler des semaines creuses. Je vais faire des lectures en maison de retraite, monter un atelier d'impro avec de jeunes illettrés, reprendre sérieusement les lectures pour la bibliothèque sonore.

Puis derrière tous ces constats, et après la claque à l'amour propre, j'ai voulu positiver tout ça. Mon appart' me coûte trop cher ? Mon métier n'en est pas vraiment un ? Alors il faudrait se débarrasser de l'appart' et trouver un autre emploi. Et une solution se dessine. Mettre cet appart' en location (le vendre n'est pas une bonne option par les temps qui courent) et partir travailler à l'étranger. Depuis ma séparation avec Neb, j'envisage ce départ. Dans les premiers mois, on me disait que je ne devais pas y penser, que ce n'était pas bien de partir pour fuir. J'étais sans doute trop faible pour me lancer dans cette aventure. Puis l'idée s'est faite transparente, discrète derrière un rythme de vie mouvementé. Aujourd'hui la revoilà, plus solide, plus aboutie. Certes, ce n'est qu'une idée pour le moment. Elle ne plait pas à tout le monde. Beaucoup autour de moi manifestent un égoïsme flatteur, mettant en avant leur attachement et leur refus de me voir partir. Pas de décision pour le moment. Je prends la température. Auprès de mes proches dont les conseils sont précieux. Auprès de sites internet qui étalent des annonces plus alléchantes les unes que les autres.

Et en attendant, je continue à avancer dans un automne somme toute agréable. J'enchaine des semaines très irrégulières. Parfois six jours sans travailler. Puis à nouveau quarante heures d'affilé. Pas de cohérence mais on s'y fait. Et derrière tout cela, il y a des satisfactions personnelles, preuve que je suis quand même maître(sse) de mon destin. Par exemple, plus de cigarettes depuis plus de deux semaines et même pas mal, même pas peur. le plus dur aura été d'écraser la dernière. Et je regarde en arrière, ces huit mois où j'ai repris et où j'ai fumé comme un pompier. Je ne comprends pas. Il me faudra d'ailleurs une note entière pour expliquer ce phénomène si étrange. Puis mon groupe d'impro qui tient la route malgré quelques doutes en début d'année. J'ai appris à prendre les membres de ce groupe avec plus de distances, plus de souplesse. Ils ont tous des caractères forts, des attentes différentes et je dois leur laisser de l'air si je ne veux pas les essouffler ou les étouffer. Prochaine représentation dans trois semaines, premier match contre une autre équipe, je suis sure que ce sera bon.

Dans ce contexte, toujours mon homme aux mille questions. Et malgré tout ce temps, malgré toutes ces portes fermées, j'en suis toujours à vibrer à chaque fois que je le vois. A vibrer au point d'en perdre mes repères. Il est doux avec moi, proche mais sans l'être vraiment, sans ambigüité. L'autre soir, il s'est joint à moi pour une interview que je devais donner au nom de l'association. J'ai tellement aimé sa présence, sa simplicité, la spontanéité de ses réponses face à la journaliste amusée. J'ai aimé nous voir tous les deux ensuite à la table de ce petit café que j'ai tant fréquenté autrefois. Ses yeux et son sourire sont des massues qui me démolissent la raison ! Il y a une semaine, son frère est venu nous rejoindre après notre entrainement hebdomadaire. J'ai aimé le voir dans ce contexte, petit frère si complice, si fier. Je craque un peu plus, je m'effondre progressivement, à chaque fois que je partage des moments avec lui. Et derrière tout cela, rien ne bouge. Impossible pour moi d'avancer un autre pion, j'ai déjà dit ce que j'avais à dire. Statu quo.

Autres contextes, autres histoires. La déclaration de début septembre, mon ancien élève, s'est essoufflée. Il a finalement lâché l'affaire sans explications. J'essaye de tourner la page de son corps chaud et musclé, de ses gestes de tendresse enfantins. Bien sur que c'est mieux ainsi ! La déclaration de début octobre est plus difficile à décourager et je me retrouve d'ailleurs prise à mon propre piège si on peut dire. Cela faisait un mois qu'on se voyait. Je n'avais pas donné de suite favorable à ses aveux, d'autant plus qu'un beau gros mensonge était venu se greffer dessus entre temps. Cependant, sa compagnie me plait, nous continuions à nous voir et je pensais que les choses étaient claires. Puis bien entendu est arrivé le moment où il m'en a demandé plus. Je lui ai ressorti le disque habituel. Celui de Nam, celui de l'ancien élève, celui qui semble rayé à force. Celui qui dit que je ne suis pas prête à m'engager, à faire des promesses, que le peu que je suis prête à donner ferait plus souffrir qu'autre chose, que je ne peux exiger de personne d'accepter ça. Il me demande d'être plus concrète, alors oui, je le lui dis, ça rime avec  liberté, éphémérité et infidélité. Il part ce soir là, alors qu'on sortait du cinéma, avec son petit mouchoir au coin de l'œil. Je pense avoir été sincère, même si bourreau des cœurs. Du coup, je ne vois pas venir ce qui me (re)tombe sur la tronche vendredi soir : je passe chez lui pour un apéro rapide alors que je suis attendue pour diner chez des amis une heure plus tard. Et là, il me dit "oui". Je reste coi. "Oui" quoi ? Oui, il accepte. Mes conditions dont personne ne voudrait, ces petits lambeaux de relations que je suis prête à céder. Il veut bien de ces miettes de moi-même que je daigne lui accorder, même s'il ne doit pas être le seul, même s'il doit subir mes silences, même s'il n'a droit à aucune exigence, même si ça se vit au jour le jour, sans lendemain. Il accepte. Il veut bien de ça à défaut d'autre chose. Il se contentera de ça. Il m'aime. Sur ce, il m'embrasse. Et je ne sais que dire, que faire. Je ne sais pas si ça me plait, si je veux de ça, de lui, de cette situation. Je le quitte ce soir là, un peu perdue.

Le week-end file sans que je ne lui donne de nouvelles et sans que je n'en reçoive. Samedi soir, invitée chez d'autres amis, je réalise que c'est une soirée embuscade. De celles où un couple consciencieux et plein de bonne volonté lance les invitations auprès de tous les célibataires de son répertoire. Pour l'occasion nous étions trois cœur à prendre. Deux hommes et moi. Le premier, je le connais déjà, je l'avais eu sur le dos il y a un an et demi lors d'un mariage. Le deuxième, je l'ai rencontré brièvement dans le même contexte. Brièvement car Monsieur, ivre "de bonheur", s'était tapé une sieste sur un banc au soleil après l'apéro et on ne l'avait presque plus revu. Et cette soirée, imprévue, m'a finalement plu. Bien entendu, il a été doux de revoir ces amis que je n'avais pas pris le temps de voir depuis près d'un an. Et leur petite fille, adorable demoiselle d'un an à peine qui connait tous les cris des animaux. Mais j'ai aimé en particulier le deuxième cœur à prendre. J'ai aimé sa voix rauque, accentuée encore sans doute par son gros méchant rhume et par ces cigarettes roulées qu'il sortait fumer sur le balcon. J'ai aimé son humour, rentre-dedans, ses mains qui se sont agitées à table lorsqu'il parlait, la force calme avec laquelle il a défendu certains avis, la pertinence de ces derniers. J'ai aimé découvrir en quelques heures seulement derrière ce grand gaillard un personnage complexe et curieux. J'étais finalement sous le charme. Rien de plus, bien sur. Mais quand j'ai lu hier soir dans mon télérama un article en rapport avec son sujet de mémoire (oui, Monsieur a repris des études), je n'ai pu m'empêcher de lui envoyer un mail via facebook (nous sommes "amis" depuis hier matin) avec l'espoir secret d'une réponse, d'un peu plus peut-être...

Voilà où j'en suis. Noël approche, les marchés de Noël déboulent dans toutes les villes alsaciennes dès la semaine prochaine et avec eux le flot habituel de touristes. Je n'aime pas les mois de novembre, mais il me semble cette année moins pire que les autres. Toutes les portes sont ouvertes je sais que je peux en ouvrir encore, autant que je le souhaite...

1 juin 2007

Ma force.

Parfois, j'oublie, et pourtant, c'est bien là, au plus profond de moi même. Cette énergie qui me vient de mes élèves, de ce qu'ils me transmettent, de leur motivation, de leur spontanéité. Je suis sortie aujourd'hui encore d'un de mes cours avec cette boule de feu dans le ventre, cette force vive qui me colle un sourire jusqu'aux oreilles. Se sentir utile, se sentir "vraie" pour eux, juste.

Ce matin, une élève me demande si je serai encore là à la rentrée, je leur dis mes doutes, mes hésitations, le fait qu'on me propose d'autres choses intéressantes, qu'il y a eu beaucoup de problèmes d'organisation ici, mais que j'ai envie de rester pour eux, et que mon choix n'est pas fait. Et je lis la déception dans leurs yeux. Une demoiselle vient me voir à la pause, elle me parle de son devoir qu'elle a pas pu me rendre car son copain est hospitalisé, et en douce, alors que les derniers élèves quittent la salle, elle me dit "ce serait bien que vous soyez encore là".

Plus tard, à midi, il a cette "deuxième année" qui vient me parler du sujet qui est tombé, de ses impressions. Elle me sort trois livres de son sac qu'elle a achetés cette année pour travailler et dont elle n'aura plus besoin, elle me les offre. Puis elle me dit merci, naturellement, parce que "c'est la seule matière où on était vraiment sûrs d'être prêts, où on avait toutes les clés en main"... Elle quitte la salle et ça me fait de la peine de me dire que je ne la reverrai plus.

Et je rentre chez moi, en sachant que lundi j'attaque une semaine de trente-cinq heures de cours, avec le sourire... Alors, j'ai envie de le gueuler, comme je l'ai déjà braillé chez elle : ce n'est pas une question de nombre d'heures ou de temps de correction, et encore moins de salaire, c'est une question de plaisir, de partage, de respect. Je n'ai pas la prétention de donner de leçons à qui que ce soit, mais c'est juste que souvent, le bonheur, l'épanouissement, il est juste là...

31 mai 2007

J'avoue...

... Oui, bon d'accord,
j'ai passé une bonne partie de ma journée
devant l'écran de mon ordinateur,
ça se voit tant que ça ?
Et puis, alors, ça vous dérange ?
Non mais, de quoi je me mêle...
Et même que ça fait vachement du bien.

Jonglage de mots,
temps passé avec le corps,
pas si somnolent aujourd'hui,
Découvertes,
déambulation,
chez ceux quon connaît,
chez les inconnus,
ailleurs,
écrire,
écrire,
écrire...

4 décembre 2005

Ralentir la machine.

On se calme un peu. Il faut prendre le temps sur cette fin de semaine de ne rien faire. Avons juste pris la voiture hier après-midi pour aller acheter un sapin. Ce n'était pas une très bonne idée, parce que tout le monde a eu la même idée. Je déteste avoir la même idée que tout le monde, ça a toujours des conséquences facheuses. Le sapin choisi, emballé, payé et chargé dans la voiture, nous faisons la route dans l'autre sens. Jusque là, tout va bien. Arrive le moment redoutable : trouver une place pour se garer. Il faut savoir que notre nid douillet est perché au troisième étage d'un immeuble situé au carrefour de trois marchés de Noël. Et il faut savoir aussi que je déteste les marchés de Noël. Ma région vit Noël à 200% chaque année et moi, ça me sort par les trous de nez. M'enfin bref, trois quarts d'heures pour se garer au retour. Du coup, nous ne sortons plus, plus envie. On a décoré le sapin, on a trainé, j'ai fait un émincé de champignons, un brin de ménage et la glande. Ce sera pariel aujourd'hui, hors de question de mettre le nez dehors, on reste dans la chaleur et le calme de notre refuge alors que dehors se bousculent les visiteurs agacés par leur propres présences.

3 février 2006

ça s'en va et ça revient.

Indécise. La semaine touche à sa fin et je remets déjà en question mes interrogations. J'ai pris du plaisir aujourd'hui à enseigner, à plusieurs reprises : voir le sourire d'Arnaud qui lit son texte, entendre Jérémy dire "ah ouais c'est génial", et se reprendre tout de suite après parce que quand même, faudrait pas passer pour un lèche-bottes, écouter les confidences de Jonathan, à la fin de son contrôle qui vient me remettre sa feuille et qui m'avoue dans un souffle, "ça y est, j'ai compris, je bosse, vous allez voir...". Et j'en viens à me demander si le "mieux" que je cherche, ce n'est pas ici finalement que je peux le trouver, et que tout ne dépend que de moi. Je suis sans doute trop exigeante et je ne sais plus sur quel pied danser. De toute façon, aucun départ n'est envisageable tant que je n'ai rien ailleurs...

Ce soir, je vais danser avec des abeilles...

7 octobre 2005

Moment.

Pas de chauffage au boulot, je squatte la salle des profs, déserte, en grignotant une tartine de kiri et une carotte. Encore deux heures et quelques minutes avant le week-end. Aussi deux paquets de copies et une veste à ramener au pressing. Après, je fais un gâteau au chocolat et je file chez Jéjé. I love Jéjé. Sa simplicité et sa gentillesse. Rien de plus à dire. froid dans le dos. Heureuse.

28 janvier 2006

To be continued.

Et puisque je suis dans les listes, je prends enfin le temps de répondre au questionnaire de Mademoiselle Laureline, si elle veut bien de mes réponses après deux bonnes semaines de silence.

7 choses que vous voulez faire avant de mourir:

  1. Élever des chèvres dans une ferme perdue dans la campagne, avec un grand chène devant.
  2. Avoir un enfant.
  3. Faire le tour du monde.
  4. Savoir dire merde.
  5. Écrire un livre.
  6. Exercer plusieurs métiers, pour comparer.
  7. Jouer un morceau de Tiersen au violon.

7 choses que vous faites bien.

  1. Le pain.
  2. Enseigner et apprendre.
  3. La gueule.
  4. Me remettre en question (trop sans doute, championne du monde de la prise de tête, illustration au quotidien sur ces pages)
  5. Écrire.
  6. Mettre en confiance / écouter et faire confiance (là aussi, trop, souvent).
  7. L'amour.

7 choses que vous ne pouvez pas / savez pas faire

  1. Dire merde comme on dit bonjour.
  2. Le grand écart.
  3. Prendre des risques (pas assez à mon goût)
  4. Choisir mes amis, si souvent déçue.
  5. Pardonner  (très rancunière, sale bête)
  6. Anticiper (trop de choses sont faites dans l'urgence)
  7. Renoncer.

7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé

  1. Le sexe.
  2. Les mains / les poignets
  3. La sensibilité et la tendresse.
  4. L'enfant qui se cache toujours derrière la carapace.
  5. Le regard.
  6. La peau et la chaleur.
  7. La différence et le détachement par rapport à certaines futilités..

7 choses que vous dites souvent.

  1. Installez et sortez vos affaires / Variante : vous êtes plus en récrée, on a du travail, on arrête de se balancer sur sa chaise.
  2. Motus ! (et il y a toujours un zinzin pour rajouter "et bouche cousue")
  3. Putain ! (je fais des efforts pour le rayer de mon vocabulaire, mais c'est inné)
  4. On verra...
  5. Je te dérange pas trop là ? Tu veux prendre ma place ?
  6. Je t'aime.
  7. Si tu veux...

7 béguins pour des célébrités

  1. Chris Martin.
  2. Thom York.
  3. Jim Morrison.
  4. Charlotte Gainsbourg.
  5. Victoria Abril.
  6. Camille.
  7. Nicolas Hulot.

Puis je ne refourgue pas le questionnaire, que ceux qu'il inspire se servent...

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Diane Groseille
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