Pédagogie.
Semaine difficile. Souvent le coeur dans la gorge, grosse boule qu'on essaye de ravaler. Je speede. Je mets des morceaux de ma vie dans des boîtes en carton et je les entasse dans ma voiture. Ma vie ici se vide. Je l'installe ailleurs. Tout une période qui fout le camp entre mes doigts comme du sable. Je retrouve des cartons de lettres, des boîtes de photos qui ralentissent ma tâche....
Puis hier eurrrrrrrrrrrrrrk. Altercation dans un couloir. Tête de brique qui une fois de plus ne m'a pas prévenue et je me retrouve avec une heure de cours à improviser. Je hausse le ton. "Pas très pédagogique" me répond-elle. Elle sait pas, elle a jamais improvisé une heure de cours. Mes mains en ont trembler, d'avoir envie de lui dire merde aussi. Je suis susceptible, je peux devenir méchante quand on critique gratuitement ma façon d'enseigner.
Retour ici après un peu de sport dans les escaliers de mon nouvel immeuble. Envie d'une terrasse. J'appelle Marie, je file dans les escaliers, je claque la porte derrière moi et au moment ou elle entre en contact avec le mur, je réalise que mes clés sont à l'intérieur. Il a fallu appeler un serrurier, il a fallu l'attendre, il a fallu le regarder bidouiller ma porte, il a fallu lui verser 85 euros. Tête de Linotte. Marie a mangé avec moi. Picollade. Neb est dans sa montagne pour deux jours, ça m'a fait du bien de me retrouver seule avec elle... La relation sera plus la même après...
Curieusement aussi cette semaine, plein de coups de fil de personnes qu'avaient disparu de ma circulation.
Même si...
Le bonheur
En réponse à Maringouin qui me dit: Maintenant je te renvoie la question Diane...il faudrait quoi pour te combler? C'est quoi le bonheur selon toi? :). Suite du commentaire paru sur son site.
Le bonheur selon moi se compose de spontanéité, d'insouciance, de liberté, d'ambition, de partage. Recette compliquée et paradoxale me direz-vous. Je rajouterais dans ma recette quelques groseilles pour ne pas décevoir, une fois de plus, mes gourmands visiteurs et aussi parce que l'acidité peut prendre part dans le goût du bonheur. S'il n'y avait que du sucre, ça en deviendrait mièvre. Et je ne pense pas qu'il n'y ait que le niais qui puisse être heureux. On parle d'imbécile heureux mais l'heureux n'est pas toujours imbécile. Ceci dit,comme le dit Voltaire, le bonheur est un mot abstrait composé de quelques idées de plaisir. Une petite bête fuyante qu'il ne faut pas tenter d'apprivoiser, et sur ce point nous (toi, Voltaire et moi) sommes d'accord. Et sur de nombreux autres points je pense.
Le diable.
Je suis dans le garage. Je vois ma voiture derrière moi, dans une pénompbre teintée de néons. Je tourne la tête pour insérer la clé dans une serrure dont j'ignore ce qu'elle va ouvrir et quand je me retourne, ma voiture s'est approchée de moi. Elle est juste là, collée à mes jambes, et il n'y a pas eu le moindre bruit. Et là, je vois, de l'autre côté du véhicule ce personnage long et fin avec une barbe en collier et des yeux qui sourient. Je sais alors, sans qu'il me parle, dans ma torpeur qu'il va m'oter la vie.
Réveil en sueur Neb me dit que je criais.
Le choc de la tôle
Journée jaune de septembre. Je roule dans ma petite clio grise sur une nationale tranquille. Je viens de quitter mon ami-amant, mon Jules d'alors, mon copain-cochon. Il partait à son entrainement de boxe. Ce jour là, après une longue inquiétude, je me vois rassurée par une petite bande bleue sur un bout de plastique sur lequel j'ai fait pipi. Ouais, et l'hypothétique papa aurait été le Furet et non le Jules. Aïe. Et comment apprendre à celui qui a partagé 5 ans de votre vie que maintenant qu'il n'en fait plus partie, vous portez son enfant.
Bref, je suis soulagée. Je roule, derniers jours de lumière avant la grisaille. Whawha sur la banquette arrière. Vite, une voiture se retrouve sur ma voie. Pas le temps, c'est le choc. Bruit. Violence. Force. Moi, contre elle. Je sens que je n'ai plus aucun contrôle. Mon véhicule est projeté en arrière et je vois l'autre voiture s'éloigner très vite de moi. Fumée. Longtemps après, quelques secondes, tout s'immobilise. Tout semble irréel. La voiture blanche est loin. Seulement alors, je pense, rapidement, que je ne pouvais pas réagir, que tout cela vient de se passer en une ou deux secondes. Que je ne suis pas morte. Whawha est sur mes genoux et elle a fait pipi. Ma cigarette est tombée au sol. Ca sent le plastique brûlé et l'essence. J'écrase ma cigarette. Je regarde autour de moi. Je suis en pleine voie. Machinalement, je tente de passer une vitesse pour me mettre de côté. Plus rien. Je ne comprends pas. Je sors de ma voiture. Whawha me suit. Plusieurs dizaines de mètres plus loin, la voiture blanche. Juste avant l'impact, j'avais eu le temps de voir le regard affolé d'une femme. Elle est dans sa voiture. Plus de vitres, plus de côté gauche en fait. Je lui demande si elle va bien. Elle me répond "genou" avant de perdre connaissance. Dans les minutes qui suivent, je me pose sur le trottoir. Je regarde autour de moi, bouche ouverte. Des voitures sont arrêtées, on vient vers moi, des hommes, des gendarmes, qui me demandent comment je vais, qui me disent de m'allonger, que l'ambulance va arriver. Quelle ambulance, pourquoi? Whawha chouine. Je compose le numéro du Jules. je dis, que je sais pas, que je peux pas repartir, voiture veut plus partir. Il dit: je viens.
Soudain, je VOIS. Je vois ma voiture et je me demande comment j'ai pu en sortir. Ce qui était ma voiture grise. Elle est là-bas, dans une mare d'huile (zut, je venais de faire la vidange), le toît est déformé, les vitres sont explosées, le capot est ouvert et le moteur est sur la route. Les gendarmes me font souffler dans le ballon et, en peu de temps, le Jules est là, me prend dans ses bras mais je ne comprends pas trop pourquoi, c'est juste que je vais être en retard à mon cours. Puis je vois les pompiers et leurs grosses pinces qui découpent la voiture blanche. Et là, je vais voir tous ces gens sur le bord de la route et assez calmement, je leur dis que y'a Starac' à la télé et que c'est sans doute plus intéressant. Je ne veux pas monter dans l'ambulance, mais Jules insiste pour me conduire à l'hôpital. c'est là-bas que je saisis enfin ce qui vient de m'arriver. On me fait des radios mais je n'ai rien, juste le sternum fissuré. Je me dis que c'est pas grave. C'est le lendemain que j'ai su que des mois durant j'allais en souffrir. Puis en sortant de l'hôpital,dans cette fraîcheur de la nuit bientôt automnale, je pleure enfin, en comprenant que je suis vivante et que, ce que tout le monde m'a dit, j'ai beaucoup de chance.
Ce n'est que 24 heures plus tard que j'arrive à savoir que cette dame est toujours en vie et qu'elle n'a que peu de blessures. On me fait savoir qu'elle était sous anti-dépresseurs, très forte dose, volonté d'oublier. Elle en a oublié qu'on roule à droite en France, et il y a donc eu un choc frontal à 90 km/h...
Mes réponses à moi...
J'ai lancé hier soir ce questionnaire stupide auquel personne n'a vu l'intéret de répondre, faut dire aussi que je l'ai intitulé questionnaire sans intéret. J'attendais de pouvoir connaitre, cerner un peu mieux les personnes curieuses qui viennent ici flaner. Depuis queqlues jours, je cherche à savoir ce que les gens recherchent ici.... Si vous avez des réponses... Je rééditerai cette question plus clairement plus tard. En attendant, je réponds moi même à mon questionnaire. Oui, je réalise ce matin que je ne me suis jamais prêtée au jeu.
1. Ton dessin animé préferé quand tu étais petit: Clémentine.
2. Ton plus grand projet: être propriétaire, dans le futur, d'une ferme pédagogique
3. Définis toi en un mot: moi
4. Ta couleur préférée: jaune
5. Ton surnom: Jules
6. Crois-tu à la réincarnation? Oui
7. De quoi as-tu peur? du vide
8. Ton rêve le plus fou. Voler
9. Quel est le prix de la valise R.T.L.? J'ai pas écouter ce matin, zut...
10. Dors tu avec une peluche? oui, mon homme, mon Neb, ma tendresse
11. La chose la plus ridicule que tu possèdes: des cahiers pleins de listes
12. Le pire défaut: la mauvaise foi
13. Ton pire défaut: l'inconstance (sacrées hormones)
14. Ton souvenir le plus drôle: Paques il y a plusieurs années. Ma Maman a préparé une table magnifique avec des petites bougies, des fleurs et les oeufs en chocolat. Je fais de l'hypotension, alors que je suis en admiration devant son chef-d'oeuvre, je vois tout noir et je tombe dans les pommes, dans ma chute, je me rattrape à la nappe, vous imaginez la suite.
15. Le moment de ta vie où tu t'es senti le plus heureux: l'été dernier en Ardèche, dans un canyon.
16. Un animal commençant par N: Naja
17. Le nom du compagnon de Nils Olgerson: Quenotte
18. La personne que tu admires le plus: mon papa
19. As tu lu Le Petit Prince? Oui
20. Aimes-tu la choucroute? Bof
21. Crois tu en Dieu? non
22. Un mot pour ta vie du moment: fluide
23. As tu des photos dans ton portefeuille? oui
24. Le plus joli mot. murmure
25. Le mot le plus laid. vulve
26. La couleur de tes yeux. vert
27. As-tu déjà pleuré devant un film? Si oui, lequel? beaucoup trop, mais pour citer le dernier, Amen.
28. As-tu un porte-bonheur? non, pas vraiment
29. Quelle est la pire insulte qu'on puisse te dire? dans le cadre de mon taf, que je suis injuste. En dehors, faux-cul
30. Une citation que tu apprécies.
31. Que sais-tu cuisiner le mieux? tarte aux légumes
32. Sais tu danser la valse? que quand j'ai bu
33. Quel est le plus beau cadeau qu'on puisse te faire? la confiance
34. As-tu déjà volé un panneau de signalisation? euh... oui
35. Aimes-tu mélanger le sucré et le salé? J'ADORE
36. Que penses-tu de la portée artistique des nains de jardin? Plus grand chose aujourd'hui
37. Penses tu que le nutella mérite le prix nobel? peut-être bien oui
38. Où est Charly? en haut, à gauche, derrière le camion de pompier
39. As tu déjà lu un magazine féminin? ben oui
40. As tu déjà fait une collection? oui, de sucres emballés
41. La partie de ton corps que tu préfères. les cheveux
42. La partie de ton corps que tu détestes: le dos qui me fait souffrir
43. As tu déjà porté une jupe? oui
44. Aimes tu le coca cola? non
45. As tu déjà volé? non, pas même un malabar
46. Aimes tu les pigeons? je les maudis
47. Que penses-tu de la mondialisation? dommage
48. Le dernier livre que tu as lu? Les chemins de Katmandou de Barjavel
49. Ton plus gros mensonge. ??? Là, je vois pas.
50. Ta plus grosse honte. Y'en a des petites, mais j'ai pas souvenir d'avoir été dans une situation vraiment honteuse. Pour l'exemple, cet hiver, je suis tombée du train en descendant sur le quai, disons que je suis très maladroite
51. Qu'est ce qui te donne envie de vomir? Pourquoi? La mauvais foi et les trucs pourris. Logique
52. As-tu déjà offert des fleurs? A quelle occasion? A ma maman, pour la fête des mères
53. Qu'est-ce qu'un adulte? une personne qui ne prend plus assez le temps de regarder ce qu'elle pense déjà connaitre
54. La chose la plus folle que tu ferais par amour. promettre
55. Mais... As-tu déjà été amoureux? Je crois que oui...
56. De quelle couleur est une boîte noire? orange
57. Pourquoi le père Noël est il habillé en rouge et blanc? coca cola
58. Fait chaud non? 25°C
59. Ça te saoule là? à peine
60. Quelle est la question qui te gênerait le plus? dire un secret
Game over.
Assez joué. Voilà des semaines que cette histoire traine. Une espèce de jeu sournois, un labyrinthe dans lequel j'avançais en aveugle . Les obstacles qui se dressaient devant moi, entre lui et moi, alors que tout semblait facile. De l'indifférence au départ, puis de l'amusement et au final peut-être déjà des bribes d'attachement. Les éléments de compréhension ne sont arrivés qu'au goutte-à-goutte.
Je n'étais pas prête pour tout ça, pas assez solide, pas assez stable. J'aurais pu tomber si cela avait dû devenir plus sérieux. Je ne voulais rien de sérieux, je ne voulais pas être bousculée. Mais je me suis prise au jeu : la séduction, la tendresse, l'attente.
Je me sens soulagée aujourd'hui. J'ai pu dire hier soir ce que j'avais sur le cœur. Même si cela reste confus et absurde, j'ai su trouver les mots. Ceux qui mettent fin à cette mascarade. Ceux qui me libèrent de lui. La balle est dans son camp et je n'attends plus qu'elle revienne à moi. Je suis fière de moi, car j'ai été sincère et j'ai trouvé l'exactitude pour transmettre mes impressions. Lui n'avait pas su être clair et depuis le début, il y avait ces zones d'ombre. Je les ai toutes gommées et j'ai mis fin à la partie. Une partie qui ne menait de toute façon à rien, perdue avant d'être commencée.
Il me reste à prendre de la distance avec d'autres pour ne pas reproduire le même schéma. Il est trop tôt et tout cela n'est qu'une mise en scène, une mise en abyme, certes rassurante et flatteuse pour moi, mais inutile et parois même dangereuse.
***
Ma chronique (1)
Retour de là-bas. Je suis tanée par le soleil et le vent, mais enfin décrassée. Je passe ici, avant d'aller dormir dans un vrai lit, pour une sieste sous une couette lourde, dans des draps propres, avec mon Neb homme de moi qui passe devant moi avec sa serviette sur les hanches, il sent la vanille. Dans la pièce où nous allons, peu de lumière, peu de bruit, juste quelques petits chants d'oiseaux...
J'ai beaucoup de choses à relater, mais ce sera pour plutard.
Dans ce que je lis, toujours des déceptions (j'en parlais déjà plus haut/tôt). Je veux savoir pourquoi les gens [à tel point] veulent être lus, même par ceux qui ne trouveront pas ce qu'ils recherchent. Dis-moi Monsieur KmLz...
Où est passée ma motivation?
Il va repartir. Encore. Neb mon homme de moi. Des choses à règler. Je suis grognon aujourd'hui. Pas envie de faire d'effort. Galère ce matin pour obtenir des forfaits pour les eurocks. Y'avait plus rien. On galope dans tous les sens. On finit par se décider à prendre les entrées à l'unité. Bandes de voleurs! Mais on a pas le choix, plus le choix. Fallait s'y prendre avant.
Déjà au taf, je devrais être le nez dans mes copies mais je suis morte de fatigue et étouffée par ce manque de motivation qui se fait de plus en plus pesant. Dans un mois, je suis en vacances et si tout va bien, nous partons en Corse, vadrouiller dans l'insouciance. Y'aura pas de colo cette année. Sonnerie. Faut que je file.
La nuit.
Je flane sur la toile, dans cette abstraction. Me sens plutôt bien ici, dans cet endroit virtuel, où fait ni trop chaud ni trop froid. Pas sommeil pour ce soir. J'ai mis en ligne plusieurs textes, j'ai introduit des catégories, des liens, j'ai bidouillé les couleurs, le temps a passé, il est plus de minuit. J'ai aussi mis un lien vers le journal dont je parlais il y a quelques jours, sur un site où j'avais déjà écrit quelques pages. J'ai lu beaucoup de blogs, regardé des photos, suis rentrée dans des unive'rs, dans des intimités. Me sens un peu drôle par rapport à ça, comme saturée d'ambiances et de contextes qui ne sont pas les miens.
Un long week-end qui commence. Demain soir sans doute une fiesta dans un verger. Avec un feu, de l'alcool, beaucoup de monde et de paroles qui vont monter vers les étoiles. De vieilles connaissances aussi. Des garçons que j'ai cotoyés. Plus que ça en fait. Qui sont rentrés dans ma vie mais qui n'avaient pas forcément envie d'y rester. Je leur avais pas forcément laissé une image bien confortable de ce que ça aurait pu être d'ailleurs.
Puis dimanche, ma meilleure amie vient déjeuner avec son homme et sa fille qui a maintenant trois mois et dont je suis la marraine. Je suis allée les voir jeudi soir. La patite demoiselle a les grands yeux bleus de son papa et fait des sourires à vous tirer des larmes d'émotion. Elle a serré mon doigt dans sa petite main et je suis restée deux bonnes heures à respirer son odeur apaisante, l'odeur de l'insouciance sur mes genoux.
Lundi sera férié. je compte bien en profiter pour avancer dans la correction des monticules de copies sur mon bureau. J'aimerais aussi partir en montagne avec Whawha, je ne sais pas si j'aurais le temps.
Mon dos me fait mal, voilà plusieurs heures que je suis face à cet écran, il est temps que j'aille me coucher.







































