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Diane Groseille
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18 mars 2006

Finalement.

De l'émotion que je n'attendais pas aujourd'hui.
Des remerciements sincères de certains parents.
Des étincelles dans les yeux de certains jeunes.
Des clins d'oeil, de l'humour.
Des mots qui sortent justes.
Des coupes de crémant pour l'heureux événement.
Heureux d'être ensemble.
L'efficacité et le partage.
Se connaître maintenant, ne plus avoir besoin des mots.
Se sourire.
Se sentir utile.
Importante.

Epuisée en sortant.
Découvrir que le printemps est dehors.
Que les gens sont installés par grappes sur les terrasses des cafés.
Ils s'étirent au soleil, se réveillant d'un rigoureux hiver.

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27 octobre 2005

P.

Il est assis en face de moi: il parle, il parle, il parle. Il y a R. aussi. Ils m'ont passé un coup de bigo parce qu'ils étaient à une terrasse et avaient envie de me voir. Mais depuis que j'ai posé mes fesses sur la chaise en osier, il ne fait que parler, se plaindre, geindre, chouiner. A propos du boulot. Encore et encore. Quand je ne le regarde pas, il prend mon bras ou tape sur mon genou pour rappeler mon attention. Il parle encore. A propos de cette remarque que Tête de Briques lui a faite hier, à propos de l'incompétence du dirlo, à propos des collègues qui lui pompent l'air. Je regarde R. qui a la chance de ne pas être en face et qui peut donc rêver à son gré en regardant passer les dernières mouches déboussolées par la douceur de ce mois d'octobre. Il continue, parle trop vite, s'énerve parce que ça lui va bien, sort de grandes phrases, rit tout seul, méchament, puis tape encore sur mon bras parce que j'avais perdu le fil, je regardais les mouches de R. qui vidait sa troisième bière. Puis il rajoute encore "tu t'rends compte". Silence, je vais pouvoir en placer une pendant qu'il reprend son souffle. "Tu sais P., tout ça, ça me passe au-dessus, c'est pour ça que je ne mange plus là-bas et que j'ai pris mes distances, je ne veux pas me laisser pourrir par des futilités, alors dès que je sors du taf, je zappe... Et là, c'est mon jeudi après-m', je suis pas au taf, et j'aimerais bien zapper tu vois". Réponse illico de l'intéressé qui a respiré: "Ah non, mais tu sais, je me laisse pas pourrir non plus moi". Du tac au tac; "si, la preuve, et pourtant ça fait qu'une demi-heure qu'on est assis là". Sans doute été sèche, mais il commençait a empiéter sur mon temps de décompression, c'est sâcré!

24 octobre 2005

Les choses qu'on ne dit pas chez nous.

J'ai envoyé un mot à mon père, pour son anniversaire. On ne fait pas ça chez nous (surtout que j'y ai écrit des choses très personnelles), mais il m'a dit hier que depuis il était sur un petit nuage,  j'ai donc bien fait. Les parents de Neb sont là aussi depuis samedi: je les adore. Mais du coup il y a beaucoup de bruit, de monde autour de nous, excès de nourriture, de rires en cascades et d'anecdotes à rallonges. J'avoue avoir besoin d'un peu de silence, de me poser dans un coin, toute seule... Ce n'est pas pour ce matin à moins que je ne sévisse avec un contrôle-surprise qui me permettrait de me mettre à mon bureau et de lire le journal. Non, ce n'est pas de la glande, ça fait partie du job, il n'y a pas que des inconvénients. C'est ma dernière semaine de cours avant une bonne semaine de vacances. Je me souviens être arrivée à ce stade l'année dernière sur les rotules. Là, c'est encore raisonnable malgré des week-end en pointillés. Je voulais en profiter pour partir, mais ce ne sera peut-être pas au programme à moins que je fasse encore des folies de dernières minutes: quelques jours à Copenhague ou une traversée de la France pour voir l'océan en Vendée...

P.S.: Triste un peu parce que plus de photos depuis trop de jours, serveur cassé.

18 octobre 2005

Observation entre deux cours.

Quatre classes qui défilent aujourd'hui. Je remarque un fait qui ne m'avait jamais frappée. Sur la centaine d'élèves qui sont passés sous mes yeux dans la journée, un bon tiers est gaucher. Ceci explique cela ? Non, je ne pense pas. Ce n'est pas aussi simple, je dirais juste que ceux que j'ai en face de moi n'ont jamais voulu rentrer dans un moule.

17 octobre 2005

Au taf.

Bonne nouvelle: Le Pooh a trouvé un amoureux, un vrai, avec des bisous et des promesses, des nuits de confidences et de câlins. je suis tellement contente pour elle. Il y aurait alors finalement un Prince Charmant pour chacune ?

Sinon, cervicales douloureuses et mollets bétonnés, le déménagement laisse des séquelles. Fatiguée, lassée un peu aussi, mais pas encore le vrai coup de barre. Juste un peu au radar. L'impression aussi d'avoir passé mon week-end seule malgré toutes ces têtes qui ont défilé.

Odeurs de brûlé dans le couloir, soleil froid et ronronnement de photocopieuse.

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13 septembre 2005

Ses mots.

Deux longs messages d'un jeune homme dans ma boîte mail ce matin. Il me cherche je crois. Ce que j'écris semble lui plaire. Il croit me voir derrière des mots. Il joue aux devinettes. Il pense que ses messages me dérangent. Il ne veut pas trop en dire, ou mal dire. Il cherche ses mots. Il ne sait pas à quel point ça me touche. Je lui répondrai. Longuement sans doute. Quand j'en aurai le temps. Il le mérite. Merci.

5 octobre 2005

Par A+B.

Mister Grande Gueule. Il a voulu faire le malin. Il a balancé comme ça que, de toute façon, il avait le droit de bailler et de se décrocher la mâchoire, parce que ce qu'il faisait était bien plus fatigant que ce que je faisais. Il n'a pas réfléchi. Juste de la provoc'.  Il restait trois quarts d'heure de cours. Je lui ai demandé "tu es sûre?". Il était certain: sourire moqueur et balancement sur sa chaise, regard circulaire pour s'accorder l'approbation de la classe. Eux, ils sourient, ils voient venir le truc gros comme une maison. Alors je lui propose de prendre ma place, rien que pour ce laps de temps avant la sonnerie, une petite parenthèse dans une journée. Il ne pouvait pas se dégonfler devant toute la classe. Il ne restait qu'une étude de documents à corriger. "De la rigolade" il a du se dire, je l'ai lu dans ses yeux. Je me suis dit que ça pouvait être drôle, pour une fois, de leur prouver par A+B que ce n'est pas si facile. D'habitude, je balance juste un "tu veux prendre ma place?" ironique et tourné de façon à ce que la réponse soit négative (la question n'attend d'ailleurs pas de réponse).

Alors Mister Grande Gueule s'est levé. Jusque là, tout va bien. Il a remonté son pantalon qui lui tombait sur le bas des fesses et s'est dirigé vers le tableau. Je suis allée prendre sa place. Observation. Moment de silence. Un ange passe. Puis les autres s'impatientent "bon alors, on le corrige ce truc?". Il les regarde. "Beuh, pourquoi vous me regardez comme ça ?" (le regard dérange, blesse, met à nu, glace, pétrifie... Ils ont pourtant l'habitude de prendre la parole devant la classe). C'est curieux de voir comme Mister Grande Gueule l'a de plus en plus petite. Il ne sait pas où mettre ses mains, il ne trouve pas le feutre, il efface des lettres avec ses doigts et ça fait des grosses marques toutes noires. Il articule trois phrases. Les autres qui se prennent au jeu, sans forcément exagérer, balancent un "Monsieur, on a rien compris" qui énerve déjà le personnage. J'avais peur que ça tourne à la foire, je suis satisfaite de constater que c'est une bonne classe qui comprend bien ce que je suis en train de faire. Je baille. Il engage la corrigé. Le texte qui semblait complexe appelle des questions. Il ne peut y répondre. L'embarras se lit sur son visage et déjà il me sourit. Il écrit quelques lignes au tableau, une demoiselle lui fait remarquer qu'il y a des fautes. La pression monte. Deux garçons ont déjà perdu le fil dans le fond de la classe, ils bavardent dans leur coin, rien de méchant mais il réalise qu'il perd son public. La prise de parole est désordonnée, chacun veut participer ou rajouter son grain de sel. Il ne gère pas la situation. Je vois la panique dans ses yeux qui me disent "help". Ah non, mon gars, encore un bon quart d'heure. Je fais juste non-non de la tête, avec un sourire. Il y vient, il menace: "si vous vous calmez pas, je vous fous tous dehors !". "Ah ouais ? "lâche un d'eux, intéressé, "moi je veux bien y aller dehors". Merde, il se rend bien compte que ce n'est pas la solution. Il doit se demander ce que je ferais. Il reprend "si vous vous calmez pas, je vous mets tous en colle". Mouais, admettons, le corrigé continue. Un retour au calme et à la discipline relatif, mais c'est maintenant la majorité de la classe qui baille à sa place. Il s'en rend bien compte mais préfère continuer comme ça plutôt que de risquer de réveiller la classe.

Cinq minutes avant la sonnerie, je me lève. Soulagement dans ses yeux. Quelques applaudissements dans la salle, mais faibles, pour la prestation de Mister GG, qui s'avance vers moi et me fait une reverénce en passant, presque essoufflé comme après une course d'endurance, conscient de l'ampleur du job. Sourires et petites remarques pour l'ex-prof de la part de toute la classe qui a bien saisi la démontration. Je suis satisfaite. A ne pas réïtérer avec toutes les classes, mais "peut servir".

24 septembre 2005

Sa copine.

La première fois que j'ai vu M., c'était il y a quelques jours, ici, chez nous. Un ami de Neb. Il passait boire un verre, avant de rentrer chez lui. Je l'ai tout de suite trouvé agréable, souriant, ses yeux pétillants, très mignon. Pas le beau gosse sur lequel on se retourne dans la rue, bien mieux. Un jeune homme plein de charme. J'ai apprécié aussi sa façon de parler, son assurance qui n'était pas imposante. Il est resté quelques minutes, une heure au plus, conversation intéressante, sourires, il nous dit que maintenant, c'est à nous de venir le voir. Il vit a une quarantaine de minutes de route. Je ne pensais pas le revoir si tôt. Nous étions invités chez lui hier soir pour son anniversaire.

Nous arrivons dans un petit appartement bas de plafond, lumineux, chaleureux où quelques personnes déjà assises papotent. Sa copine travaille dans un restaurant, elle n'arrivera que plus tard. Je passe une soirée ennuyeuse, à écouter des étudiants raconter leurs blagues de potaches et leurs quatre cents coups. Je manque de m'endormir à un moment, mes yeux picottent et se ferment. Réveillée in extremis par mon voisin qui se lance dans le récit détaillé de son engagment dans la marine. Puis viennent les premiers culs-secs et rots bien gras. J'observe et je souris.

Soudain, elle entre. LA copine. Avec elle un vent froid. Plusieurs se taisent, s'interrompent dans leurs conversations. Elle travesre la pièce sans un regard pour personne. Elle s'agite, déplace des vêtements, débarasse quelques plateaux sur la table basse, file dans la cuisine. Elle revient quelques minutes plus tad, fait un tour de la pièce en collant des bises glaciales sur les joues de chacun, sans aucun mot supplémentaire. Puis repart dans la cuisine. J'y passe pour me chercher à boire et l'y vois à la fenêtre fumant une cigarette. D'autres nous rejoignent. Je l'observe. Elle est laide, les traits tirés, les yeux maquillés comme avec du charbon, cachés derrière des lunettes épaisses, des cheveux blonds filasses tirés en arrière, une bouche pincée. Tout chez elle respire l'antipathie. Son regard évite soigneusement celui de tous les autres. Elle ne sourit pas. Je me sens mal à l'aise, comprenant très bien, comme les autres, que je suis ici CHEZ ELLE et qu'elle n'est pas contente de nous/me voir.

Je ne comprends pas ce que ces deux personnes font ensemble. Je ne comprends pas. Lui, lumineux, ouvert, souriant, attirant. Elle si froide et si distante, si mauvaise. Nous sommes partis vite après son arrivée. Je roulais dans le noir. Impatiente de rentrer.

23 septembre 2005

Misanthrope.

Les yeux qui piquent. Neb homme de moi encore au lit. Rentré dans la nuit. TARD. Soirée étudiante. Me sens loin de lui souvent. Partir au boulot. Il paraît que ce soir nous sommes invités à un anniversaire. Pas la porte à côté. Et tellement pas envie de voir du monde en ce moment. Faire l'effort d'aller vers les gens, de s'intéresser encore à ce qu'ils font. De faire semblant finalement. Tellement déçue déjà, de donner sans rien en retour. Pas aigrie, juste déçue. On change les règles du jeu. On avance toute seule....  Et on ne se casse même plus la tête pour faire des phrases, avec un sujet, un verbe et un complément.

15 septembre 2005

Ses mots (2)

Couchée vers une heure du mat. Maux de tête, comme une perceuse-visseuse dans ma tête. Maintenant, ça va mieux. Encore des mots de ce jeune homme ce matin dans ma boîte mail. Plein de mots. Trop peut-être, trop en même temps. L'impression soudaine d'être ici observée. Je n'avais jamais eu cette sensation. Jusqu'à maintenant, je voyais toujours les visiteurs comme des personnes de passage. Mon blog comme un hall de gare. Certains passent plus souvent que d'autres, ils ont pris un abonnement. D'autres passent furtivement. Tous me voient, mais ne me regardent pas forcément. Il y en a qui se sont attardés, avec lesquels j'ai échangé quelques mots. Un retour utile. J'ai toujours souhaité ce retour, souhaité que ce blog soit un point accueillant. Mais là, ces mots changent les règles du jeu. Mon hall de gare se transforme en une vitrine devant laquelle on va vraiment s'arrèter, observer chaque détail... Je me sens momentanément épinglée comme un papillon à chaque fois que je tape des mots ici. Je ne sais pas s'il comprendra. Il est huit heures et mes classes seront au garde-à-vous dans une demi-heure. Il faut que je me sauve. J'aurais le temps de mettre des mots plus précis sur cette étrange sensation cet après-midi.

14 septembre 2005

Message pour la prof d'anglais.

Tu parles trop
Tu n'écoutes plus personne
Et plus personne ne t'écoute

Donnez-lui quelque chose à manger
Ou bien quelqu'un à embrasser
N'importe quoi pour l'occuper
Pour l(a) faire taire sans se fâcher

Pousse-toi, laisse passer les anges
Et les modestes et les timides
Tais-toi, tu gagneras au change
Fais se remplir quand on se vide

Et ce n'est pas que ton discours
Ne semble pas intéressant
Tu parles peut-être même d'amour
Ouais, mais tu parles
Tu parles tout le temps

Tu doubles tout le monde et tu te vautres
Tu sais, c'est du pareil au même
Quand on passe à côté des autres
On passe à côté de soi-même

La Rue Kétanou, En attendant les caravanes, 2000.

***

Elle meuble la salle des profs avec ses mots. Ils viennent se glisser dans tous les espaces vides, dans les conversations des autres, entre moi et mon écran, dans les casiers et se faufilent jusque dans les couloirs. Des mots vides mais lourds malgré tout. Le divorce de sa soeur, le prix de l'essence, l'anniversaire de sa nièce, le trajet jusque chez elle, ses insomnies, son régime alimentaire, ses anciens collègues, le bruit de la photocopieuse, ses nouvelles chaussures, la dernière expo qu'elle a vue, le site internet "trop bien" où elle a trouvé de la doc... Et pire, il faut qu'elle glisse des mots anglais partout. Vous pensez ! Je la connais depuis trois semaines. Et j'aimerais tellement moins la connaître.

4 septembre 2005

La prairie.

Déjeuner sur l'herbe. Repas de graines avec les parents. De la musique et des farandoles de danse sur fond d'accordéon. Le groupe du frérot aussi sur scène. J'ai beaucoup aimé. Agréable dimanche midi. Et déjà la fin du week-end. Deux jours teintés de couleurs et de saveurs fruitées. Douceur malgré quelques prises de bec (de plus en plus fréquentes, parce que, parce que, parce que...). Ce soir encore une balade à vélo pour essayer de capturer un coucher de soleil.

Pas de pression. Peut-être même pas assez pour un démarrage. Une nouvelle alternance qui s'annonce. Encore de nouvelles têtes demain, comme une nouvelle rentrée, une deuxième vague. On la joue serré, on sait ce qu'on veut, c'est la troisième année ici, et il y en avait déjà quelques unes avant, alors maintenant, on sait où aller, comment mener la troupe.

Sinon, ça chiale à la Star Ac. Camille Laurens me plaît. J'écoute les albums de Keane et de James Blunt en boucle et j'ai chopé des places pour Coldplay en Allemagne (coeur de midinette qui prend le dessus). Voilà pour les aveux.

15 août 2005

Des journées grises.

Troisième journée sans lumière qui s'effondre. Pas envie de se lever du coup. Comme un avant goût de ce que l'on redoute et qui arrive à grands pas. Plus on y pense, plus ça se bouscule vers nous. La journée d'hier était tellement insignifiante qu'elle pourrait être rayée du calendrier. Rien fait. RIEN. Il n'y a rien à en retenir. Elle pourrait disparaître de mon espace temps, ce serait pareil.

Nuançons. Quelques commentaires pourtant. Notes pour plus tard:

  • Ne pas regarder la télé le dimanche. Programmation encore plus insipide que les autres jours.
  • Ne pas attendre que Neb homme de moi propose une sortie ou une activité. Il ne le fait pas. Surtout s'il se plonge dans un bouquin dès le réveil.
  • Garder la recette des chaussons aux pommes improvisée hier matin pour tuer une demi-heure d'ennui mortel. Succulents chaussons aux pommes.
  • Se mettre définitivement aux "ouvertures faciles" et ne pas faire sa maline avec un couteau pointu pour transpercer du plastique alors qu'on a son doigt derrière.

Et aujourd'hui, comme si c'était pas suffisant, on nous recolle la même journée, qui ressemble à s'y méprendre à un dimanche pluvieux.

11 août 2005

Retour galopant.

Sommes denouveau là. Depuis lundi. Mais il y a comme une course qui nous bouscule. Pour rentabiliser encore chaque minute avant que ne reprenne le travail. Comme si une fois que la sonnerie aura retenti, nous allions être prisonniers jusqu'au prochain été. Et pourtant je lutte contre cette idée. Je ne veux pas baigner dans l'ambiance boulot jour et nuit. Les quatre premiers mois ont étét tellement durs l'année précédente. Il faut que je sois capable de décrocher dès que je quitte le lycée. J'ai des projets. Comme toujours. Et je me demande pourquoi, stupide que je suis, je gâche déjà cette matinée de vacances à y penser.

Bref, au lieu de penser futur, pensons un peu passé. Avons passé deux bonnes semaines dans les alpages. Que du bonheur. Des balades dans les marchés. Un vol en parapente. Quelques randos bien difficiles. Des découvertes de personnages que l'on pensait pourtant connaître. Des petites soirées parfumées d'été. Des paysages à couper le souffle. Et on continue à courir dans tous les sens. Sur notre élan. Comme ces athlètes qui font une course et qui sont encore projetés sur plusieurs mètres après la ligne d'arrivée.

19 juillet 2005

Petite fuite.

Je pars deux jours. Je suis prète, avec mon panier en osier sous le bras, des bouquins, l'appareil photo et de quoi écrire... Avant goût des escapades qui se feront avec mon tendre Neb la semaine prochaine. Je retourne dans la cocon familial, prendre le soleil dans le jardin, lire, gambader dans les prés à la nuit tombée, dormir dans mon lit de lycéenne...

18 juillet 2005

Ma liste.

J'ai fait du ménage. La liste des liens a bien changé. Parce que les derniers jours, j'ai le temps. De lire, de regarder, d'observer. Certains liens n'étaient plus valides, d'autres aboutissaient sur des pages désertées depuis plusieurs semaines, plusieurs mois. Je n'avais jamais pris le temps de les supprimer. Puis comme c'était des personnes que j'aimais bien lire, j'espèrais toujours qu'ils reviendraient. Je reprends ma comparaison:

Lire un blog, c'est comme entrer dans l'appartement de quelqu'un,
ouvrir avec lui ses albums photos,
mais aussi fouiller ses tiroirs et observer ses bibelots, les livres ou les films alignés sur les étagères,
l'écouter raconter des histoires autour de la table basse et d'un thé...
Alors quand certains partent en vous laissant les clés, sans vous dire où ils sont partis et quand ils vont revenir, ça laisse une étrange sensation d'abandon.

 

Ainsi, j'ai rangé. Et en époussetant, en poussant les meubles, j'ai vu d'autres blogs, des jolis, des émouvants, des rigolos... Et je me suis dit qu'ils pourraient bien remplacer les autres. Puis j'ai fouiné, de liens en liens, je me suis laissée porter sur la toile. Et comme une drogue, on en veut toujours plus, on les cherche, on ne voudrait pas rater la perle rare. J'ai retrouvé certains qui disaient avoir mis la clé sous la porte, qui avaient ouvert une autre porte plus loin, pour recommencer, mieux, autrement, à zéro.

Du coup, la liste est longue. J'ai classé, comme une table des matières, un catalogue. Parce que j'aime classer. Faut que ce soit rangé. Et j'aime maintenant afficher ma page et me laisser entraîner vers ces mondes si différents et si riches.

6 janvier 2005

Nouvelle année...

Tout d'abord, bonne année... Pour mon Neb homme de moi, pour mes amis, pour ma soeur, mon frère, mes parents, pour l'Amie, pour The Pouh, pour ceux qui me lisent (oui, oui, vous) et même pour ceux qui ne me lisent pas.

Aujourd'hui, je suis grognon. Neb est triste. Il est loin de moi, depuis plusieurs jours. Depuis que nous sommes rentrés. Les trois jours passés là-bas ont été merveilleux, chauds, doux, sucrés (malgré cette boule de feu dans mon ventre qui se réveille encore parfois)... Il était près de moi, sans arrêt, tellement souriant. Nous avons fêté la nouvelle année avec ses amis (loin des miens, mais être avec lui me faisait tellement plaisir). Maintenant, il bosse denouveau, il a perdu une personne qui comptait pour lui, il se ferme.

Je lui ai fait un  gâteau au chocolat hier soir, alors que je sortais de huit heures d'examen et que mes rotules rayaient le parquet. Je lui ai cuisiné un bon petit plat. Mais il était ailleurs. Il n'a même pas touché au gâteau. Et il ne parle pas. Je voudrais le consoler, le faire sourire...

Le boulot a repris pour moi aussi, tout va très vite. Les bulletins et les conseils de classe qui approchent et tous les exam's qui tombent en même temps. Meilleure ambiance malgré tout, je pense que ces quelques jours de repos ont fait du bien à tout le monde.

Puis je laisse ici une petite pensée pour toutes ces personnes qui sont seules, qui souffrent, qui ont tant perdu et qu'on ne peut que si peu aider. Je pense à elles...

29 décembre 2004

Demain on part...

Dans le désordre, ça donne...

... Départ vers les Alpes. Jusqu'à dimanche. Puis après y'aura denouveau école, jusqu'en avril. Rien que d'y penser, ça me fatigue. Whawha me manque. Le père Noël est venu ce soir nous apporter et nous monter (plus fort qu'ikéa ce père Noël) notre table-cadeau de Noël qu'est jolie comme tout. Maintenant, notre appart' ressemble à une pub télé (quand c'est rangé). Demain, avant de partir, faut encore que j'aille chez le médecin pour qu'il apaise cette boule de feu que j'ai dans le ventre depuis plus d'une semaine. C'est la cinquième fois cette année et je refuse d'avoir encore recours à ces p***** d'antibiotiques qui ne font que donner des forces supplémentaires aux méchants qui me font mal (si, si, à force de les voir venir ces antibiotiques, ils savent comment se défendre et que même, maintenant, je crois que les méchants, ils rigolent quand ils les voient arriver). Bref, faut que je trouve le moyen de règler son compte à cette infection. J'aime pas les médicaments et les docteurs qui vont avec... Puis Whawha me manque (je sais, j'ai déjà dit), fort cruellement, trop souvent, pas comme un animal, et je rêve trop d'elle (encore cette nuit, on se promenait ensemble, on gambadait, c'était bien)

26 août 2004

Le questionnaire de Sophie Calle.

Quand êtes-vous déjà mort ? Automne 2002, quelques secondes avant un impact de tôles, dans ma tête.

Qu'est-ce qui vous fait lever le matin ? Souvent je me pose encore la question... L'envie de bien faire mon job, mes responsabilités.

Que sont devenus vos rêves d'enfant ? Pour beaucoup, la réalité.

Qu'est-ce qui vous distingue des autres ? Un genou exceptionnel. Une certaine sensiblerie.

Vous manque-t-il quelque chose ? Une petite boule de poil partie trop tôt.

Pensez-vous que tout le monde puisse être un artiste ? Non, la preuve trop souvent autour de nous.

D'où venez-vous ? D'un petit village sur les flancs d'une colline dans le Nord Est de la France, d'une famille agréable et douce, du ventre de ma maman.

Jugez-vous votre sort enviable ? Oui, vraiment très enviable.

A quoi avez-vous renoncé ? A la cigarette, par simple prise de conscience, par réel choix.

Que faites-vous de votre argent ? Je le dépense, je me fais plaisir: coups de coeur, livres, musique, bons petit plats, sorties, vêtements. Surtout, je ne le compte pas...

Quelle tâche ménagère vous rebute le plus ? Aucune.

Quels sont vos plaisirs favoris ? Écrire (partout, à quelqu'un, à personne, à moi-même), lire, me laisser transporter par une histoire, aimer, séduire, enseigner, transmettre, réussir... Dormir.

Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ? Des amis, faire une bonne bouffe (autre sens du mot "recevoir" bien sur)

Citez trois artistes vivants que vous détestez : Eve Angelli (trop gentille pour être bête ou trop bête pour être gentille?), Cauet et Maurad (allons-bon, je les mets dans le même sac), Isabelle Alonzo (pour l'image négative qu'elle donne des femmes, une lutte à contre-sens) Sont-ils tous les trois des artistes? Je ne sais pas si peut être considéré comme artiste tout ce qui apparaît trop souvent sur le PAF. S'il fallait s'en tenir à la définition du mot, les réponses seraient bien plus difficiles à donner.

Que défendez-vous ? Mon métier, mes élèves, mes idées, la planète (on fait ce qu'on peut, c'est vraiment pas assez), le droit à la différence, la liberté d'expression

Qu'êtes-vous capables de refuser ? Un compromis.

Qu'avez-vous été capable de faire par amour ? Mentir (ouais, paradoxe, une trop longue histoire))

Que vous reproche-t-on ?  Mon inconstance, mon impulsivité.

A quoi vous sert l'art ? A ouvrir les yeux plus grands.

Rédigez votre épitaphe : Merci.

Sous quelle forme aimeriez vous revenir ? Je crois qu'on ne revient pas...

24 novembre 2004

Ma boulangère a raté sa Star'Ac...

        Ouais, elle a raté sa vocation. Pourtant elle avait pas le look. Elle est pas du style maquillage à paillettes ou tenues affriolantes. Mais elle chante. Non, non, pas des vraies chansons, avec des paroles apprises par coeur. Disons qu'elle met l'intonation de la politesse au degré maximum. Alors, ça donne une sorte d'improvisation chantée sur le thème "lèche-moi les bottes, j'adore ça". Et elle remet des couches de "que puis-je pour vous Madame" et de "je vous en prie Madame" et de "mais c'est moi", à croire qu'elle va s'étouffer avec et tout ça, en partant dans les aiguës, à penser qu'on est en train de lui pincer les fesses. Non, vraiment, je me fais du soucis pour elle. S'il existait une police de la politesse, elle serait verbalisée depuis longtemps pour excès et pour fausse note.

Maintenant, avant de rentrer dans la boulangerie, quand je vois son sourire mielleux et ses hochements de têtes excessifs derrière son comptoir, j'entends déjà sa voix qui monte et qui descend et je regarde Whawha (qui attend toujours devant) et qui a la chance de ne pas supporter ça.

14 juin 2004

Toujours les mots.

             Vous connaissez l'écriture automatique? Mais pourquoi danser comme ça et se poser autant de questions dans le brouillard de la vie? Je ne sais plus pour ma part si je vis pour écrire ou si j'écris pour vivre mais ce que je sais, c'est cette interdépendance entre les deux. Les mots sont comme une drogue acidulée dont la consommation me rassure, me soulage, me stimule. Alors parfois, trop souvent, je me demande dans le feu d'une action, quels mots je vais utiliser pour retranscrire ce que je vis. Quel mots seront les plus justes et les plus percutants pour qu'en les relisant dans le temps, je puisse ressentir ce que j'ai ressenti alors. C'est surtout ça qui est important. Et voilà des années que cette obsession me poursuit. Au point souvent de m'en vouloir de tant de futilité et surtout de passer à côté de la nature même des choses, la peur de ne pas vivre à 100%. Je vis donc les événements pour les raconter après? Je suis dans une fiction? Si c'était le cas, ma vie serait terriblement creuse et c'est bien le contraire, je la sens pleine à éclater, gonflée et tumultueuse. Tout ce que je vis est plein et fort. J'accorde de l'importance à chaque détail.

            J'avais sept ou huit ans quand j'ai commencé à noter les choses. Besoin déjà alors d'organiser les idées, de mettre mes souvenirs en ordre par peur de les oublier. Je collais dans mes cahiers des images, des fleurs et j'écrivais des recettes de gateaux. Il fallait cacher le trésor des yeux curieux de la petite soeur particulièrement intriguée.Il y avait beaucoup de "et puis" et de "et alors". Peu d'impressions, surtout des chronologies. Plus tard, avec les jours difficiles de l'adolescence et des premiers amours déçus, mon journal était le refuge des tristesses que l'on pense insurmontables et cruelles. J'y collais les billets de train, de concerts. Jamais de photos. J'y mettais des dates précises, les lieux et les heures, le temps aussi qui joue tellement dans mes jours à cause de la lumière. Aujourd'hui, mon cahier est toujours un Clairefontaine, il me faut cette aisance de la plume sur le papier pour cela. (Pour le reste, la correspondance, les nouvelles, les textes, je me contente de tout: le dos d'une enveloppe, un cahier de brouillon, le verso d'une photocop'...). Je n'y colle plus grand chose. Il y a toujours une régularité. Je n'y dis presque plus "je". Ellipse. Puisque je sais que c'est moi et que personne ne lira.

        Depuis plus d'un mois, j'écris ici. Je ne savais pas trop au début ce que je venais y chercher, ce que je pouvais trouver en plus. Au fil des semaines, je trouve une autre fluidité, j'apprivoise le clavier et je développe une aisance que je n'avais pas au début. Ma seule trouille: voir mes écrits disparaitre. Tous mes cahiers sont dans un lieu sure, mais qu'en est t-il des ces mots ici?

21 août 2004

Je rêve...

  Cette nuit, j'ai fait en rêve le retour de Corse en barque. Il y avait de gros bateau qui nous surprenaient à travers le brouillard. Celui qui voyageait avec moi (je ne sais pas exactement de qui il s'agit, je crois qu'il a changé plusieurs fois d'identité au cours de ce voyage) m'a dit que pour ne pas heurter les paquebots, il fallait taper la coque du bateau du côté où il y a une horloge.

Il y a quelques jours, j'ai rêvé que j'avais une autre bouche, très pulpeuse, ronde, excitante. Mouais...

7 novembre 2004

Yellow screen

                     Petite pause dans le boulot. Ouais, ambiance studieuse à nouveau. Je n'arrêterai donc jamais d'aller à l'école. Je ponds de merveilleux textes à étudier pour la semaine.

 J'ai jamais aimé les dimanches soirs. Maintenant, ici, c'est plus paisible, il fait chaud, j'ai fait mon repassage, je fais un bon petit plat ce soir et j'irai me coucher avec un bon bouquin. Comme une grande. Oui, ça y est. Depuis un moment en fait, mais quand je me retourne, ça me surprend toujours. Je suis une adulte et j'ai encore parfois des impressions d'être une petite fille. J'ai souvenir de cette entrée progressive et difficile dans la cour des grands (pas facile de s'y faire une place) où les dimanches soirs avaient encore vraiment un goût amer. On venait de passer le week-end chez mes parents, tout confort, se péter le bide et siester confortablement, et il fallait prendre le train, dans la nuit, pour se retrouver dans cet appartement minuscule et froid de la résidence Edison où nous attendait une semaine universitaire et stricte: frigo désert, chauffage au minimum et économie de bouts de chandelles pour tenir jusqu'à la fin du mois. Maintenant, Cosette est moins morose les dimanches soirs. Elle a le confort, elle a fini de trimer à la fac avec les petits boulots de misère (faudra que je relate un jour le ridicule des animations commerciales en grandes surfaces ou en bureau de tabac). Elle a un vrai travail, avec un vrai salaire... Mouais, c'est pas une fin en soi, mais c'est déjà bien pour la suite...

6 novembre 2004

Inspiration?

J'observe les titres des posts du moment. Je fais un copier-coller, je trouve qu'ils sont beaux. Je remarque simplement que chacun se fait une place. De plus en plus arrivent ici. certains restent si peu... Dis Monsieur Canalblog, y'en a combien des blogs abandonnés. On le commence un beau matin et le lendemain déjà, il perd son charme et on le laisse là tout seul comme font certains imbéciles avec leurs chiens avant les vacances sur des aires d'autoroutes. Ce soir, après une Aprem shopping, soirée po...(tiron?), certains qui ne sont pas sortis faire comme tout le monde (boire une mousse, aller au cinoche, au resto) se posent des questions existentielles. On retrouve des interrogations très diverses: ça va du très traditionnel et néanmoins difficile Qui je suis finalement au bien plus original J'ai des problèmes avec mon cerveau reptilien... D'autres, plus narcissiques, qu'ont peut-être pas le choix en ce samedi solitaire (Sans toi!!), se font très observateurs, se mettent Nu(e)s et se regardent les  Grain(s) de beauté. D'autres encore, plus sensibles aux saisons qui passent parlent de la nature qui parle  ou encore de ce Morne automne qui se fait si tristoune quand on est chez soi seul un samedi soir. Puis y'en a qui parle de leur Déménagement, changement d'adresse comme pour ces nouveaux arrivants qui se tâtent encore et lancent un timide  Pour voir comment ça marche. En leur souhaitant que ça marche bien pour eux..

6 novembre 2004

Soupe de légumes et au travail...

                 C'est déjà plus les vacances (se sont transformées en week-end, ni vu ni connu). Le goût va rester dans la bouche encore un moment. Ce bonheur aura filé comme une journée. Et on voudrait tant qu'elle recommence. Pour une fois, on ne pense pas au temps qui nous rattrape, on se laisse vivre, on reste au lit le matin avec un bouquin en se disant "je me lève quand je l'ai fini", on regarde de bons films (se plonger dans une fiction, entièrement, sans être rattrapé par ses soucis du jour), on traîne dans les rues, dans les boutiques, sur les banquettes molletonnées des salons de thé, alors que le froid commence à pincer et que le soleil se fait timide... J'ai eu le temps de faire ce que j'avais envie de faire. Sauf le travail que j'ai gentiment boudé et je me retrouve avec ma mauvaise conscience. Non, en fait, j'ai pas boudé tant que ça, j'ai pas mal cogité, élaboré, lu et réfléchi. C'est déjà bien. Y'a de l'idée pour la suite et j'avais besoin de cette parenthèse oisive. J'ai aussi découvert ma nouvelle ville, en long, en large et en travers, même les quartiers pas forcément "jolis".

Puis j'ai beaucoup vu l'amie et sa petite. Elle est encore venue hier soir. Je me demande en regardant les yeux bleus de la petite Lilou ce qu'elle retiendra de cette période de sa vie: les couleurs, les odeurs, peut-être juste des motifs ou une mélodie. J'ai de ma plus tendre enfance des souvenirs d'une précision déconcertante en ce qui concerne de tout petits détails: la tapisserie du salon de la maison où j'ai vécu jusqu'à mes deux ans (une forêt de chênes, top kitsch année 70), une robe vert pomme, la crème que mettait ma mère, l'odeur de la pipe que fumait mon père, la tête de Noël Mamère à la télé (paraît que ça me collait des fou-rires), les fraggles le dimanche juste après Maggy, la consistance rêche des poils de Popeye mon chien ...

Dans le domaine des mauvaise nouvelles, pas grand chose:

  • Appareil photo cassé (retour à canon qui s'impose)
  • Neb homme de moi un peu grognon mais il part aux courses et l'arrivée de la toute nouvelle freebox va sans doute lui faire retrouver le sourire
  • Pas de soleil, z'avaient encore menti météofrance, méchants
  • Lundi matin, je suis en classe

Mais sinon, la vie est belle et je ne crois pas me souvenir avoir déjà connu une telle constance dans ma vie. J'ai fait une soupe de légumes à midi et maintenant je vais quand même corriger quelques copies histoire de ne pas arriver les mains vides. Cinoche demain ou ce soir. Balade avec mon homme. Bouffe chez les parents. Câlins sous la couette ou ailleurs. Confection d'un gâteau au chocolat aux noix. Ce blog est un étalage impudique de bonheur...

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Diane Groseille
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