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Diane Groseille
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11 juin 2004

Deux questions aux connaisseurs.

            #1: J'ai déjà posé la question il y a quelques jours mais la solution donnée est inéfficace. Comment faire pour que mes photos restent affichées? Elles s'effacent en quelques heures et je n'arrive pas à les faire réapparaître...

           #2: Quelle est la durée de vie d'un blog? Je ne suis là que depuis quelques jours et déjà, je pense que ces pages virtuelles ne sont pas aussi fiables que mon journal-papier. En gros, est-il possible que mon blog bug?

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11 juin 2004

Réfléchissez, boycottez Cauet!

     Trajet en voiture. Radio. Conclusion: Cauet est un con. Je le méprise. Oui, je sais, je l'ai déjà dit. Il organise autour de sa lamentable petite personne un culte de la personnalité misérable, avec petit jingle stupide et blague de mauvais goût et toujours, toujours, toujours les références à l'audimat. Il est amoureux de lui. Aujourd'hui, apogée. Il parvient à organiser un rassemblement de 10000(dixit pour le nombre) moutons qui entonnent joyeusement ses conneries à Amnéville. Et ce sont les premiers (petits ados boutonneux qui feraient mieux d'être en cours) qui vont militer pour leur liberté d'expression, sans se rendre compte que ce gros naze de Cauet véhicule toute la merde médiatique du moment. Réveillez-vous, si vous ne voulez pas finir à ricaner stupidement comme la bande de hyènes lobotomisées qui l'entourent. Puis faut dépasser le stade anal à un moment de sa vie, nan?
3 juin 2004

Amélioration

     Je vais mieux. Un élève de 1ere est à l'origine de cette amélioration. Je respire un peu. Comme si jusqu'à là, les derniers jours, j'étouffais, avec toujours ces larmes dans la bouche, à plus bien savoir POURQUOI. M'en fait, lui, il a rien fait. Simplement, j'ai accepté il y a une semaine de donner des cours particuliers supplémentaires à un jeune homme dont la ville n'est pas sur ma route. Sa maman avait insisté au téléphone après avoir touvé mes coordonnées sur le net. Préparation au bac français. Je me dis alors que ça peut me changer un peu de mon programme quotidien. C'était rien de le dire. Ces deux heures de cours m'ont fait l'effet du vicks. Une grande bouffée d'air frais. Reprendre des études de textes, organisation des idées, vocabulaire pointu et un minimum de motivation.

 Et je me dis sur la route du retour, entre les vignes et les gouttes de pluie, que je vais pas faire long feu dans cet établissement. C'est ma première année et elles se compteront sans doute sur les pouces. J'ai pas envie de terminer aigrie et lobotomisée.

  Neb homme de moi revient demain. J'ai été vraiment triste loin de lui. Comment est-il possible de s'attacher si vite à la futilité d'une présence. Pourtant je l'aime pareil loin. Pourquoi ai-je tant besoin de lui-corps? Demain soir peut-être des réponses. Maintenant, fatiguée, lassée de tant de tensions inutiles (je passerais les prises de bec du jour avec certains élèves dont la mauvaise foi n'égale pas la paresse), je vais retrouver la douceur et la sécurité de ma couette.

10 juin 2004

j'aligne des mots

             Je me pose des questions sur l'intéret de l'écriture ici. Voilà quelques semaines que j'aligne des mots sur ce blog. Je ne retrouve' pas forcément la justesse du papier (auqual je suis malgré tout restée fidèle). Mais pourquoi toujours vouloir le mot juste. Pourquoi cette recherche de la simplicité dans le verbe qui retranscrira un fait. Et pourquoi mettre toujours un mot sur chaque fait, ici ou ailleurs? Volonté de rendre vraiment réelle une vie qui l'est ou alors de me faire entrer dans une fiction. Peut-être pour ne pas laisser filer le temps. Peut-être la trouille de perdre justement le fil. Peut-être un soucis d'organisation, un epu maniaco dépressive sur les bords....

ET VOUS?

25 mai 2004

Première fois.

Je débute ici. C'est ici que ça recommence. Je n'ai que peu de temps maintenant, j'en aurai plus ce soir. Je suis face à la bécane du taf. Va falloir que je file donner mes cours ailleurs. J'avais envie de balancer quelques mots sur la toile avant cette nuit, juste pour voir mes lettres au milieu de temps d'autres. Ce qui me fait peur ici, c'est cette profusion. Jamais connu ça sur le papier. Le temps me presse. Plus tard.
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31 mai 2004

Fin de la parenthèse

    Un lundi soir qui ressemble à s'y méprendre à un moche dimanche. Avec devant une semaine de cours, avec des élèves qui ne veulent plus et moi qui rame pour eux, pour NOUS. Plus vraiment envie, mais faut pas le dire trop fort. Parfois, encore, au détour du désert de motivation d'une salle de classe surgit le petit mot qui fait qu'on se dit "c'est vrai, c'est pour ça que je suis là, oublie pas".

    Neb au téléphone juste avant. Je suis allée me blottir sous ma couette pour lui parler, besoin d'entendre sa voix comme si je pouvais sentir son corps en même temps. Encore quelques jours sans lui. Des tensions dans sa voix et je me dis que je veux construire quelque chose avec lui. Tout est encore flou de ce côté. Parfois, c'est une évidence. Lorsqu'on laisse sa place à la simplicité. Y'a pas de certitude.

   On  rentre dans le mois de juin dans quelques heures. Les cerises, les feux de la Saint-Jean, les festivals et les jours les plus longs.........................................


31 mai 2004

Pouce !

    Chez les parents. Au calme. "Pause". Whawha se promène dans le jardin, je fais ma lessive. Hier, déjeuner avec la petite famille. Cette douceur de Lilou a les yeux revolver, elle m'a fracassé le cibouleau. Après leur départ, je n'avais qu'elle devant les yeux. J'ai tenté de joindre le Furet pour qu'il voie le trio, mais il n'y a eu aucune réponse. Puis j'ai encore dormi, une sieste de plusieurs heures, dans la pénombre pas du tout fraiche de ma chambre, alors que dehors, le soleil cognait. Je recommence doucement à tenir sur mes pattes. J'avais besoin de tout ce repos et ce lundi férié m'arrange bien.

    Au programme de la journée, ma soeur et moi irons flaner sur quelques marchés aux puces à la recherche de je-ne-sais quel trésor puis j'irai sans doute vadrouiller avec Whawha dans les champs à la fin du jour.

29 mai 2004

La méchante glande du samedi.

          Rien fait aujourd'hui. Pas grand chose disons. Regarder des films. Doberman. Cassel et Belucci aussi ravageurs que dans Irréversible. Toute cette violence ne me touche que trop peu, c'est un excès qui m'anésthésie à la longue. J'aime que moyen. Pas convaincue. Sinon, j'ai trainé ici, ailleurs, dans ces virtualités, alors que dehors, y'avait grand beau. J'ai juste sorti Whawha, le temps d'un pissou. Trop de monde dans les rues. Trop de confrontations visuelles alors que je voulais voir personne. Et que personne ne me regarde. J'ai coller des morceaux de moi ici. Pas pour qu'on les regarde, pour amener un peu de réalité au mots. Peut-être.

        Neb au téléphone avant. Une dizaine de minutes. Homme de moi. Sa tendresse me manque. Pas de retour avant mercredi, dixit. Et là, je sais que j'ai besoin de lui, paske ça me fait un creu au ventre quand il me l'annonce. Il me parle de tout et de rien. Puis sa voix disparait.

       Faut que je me motive si je veux aller à cette soirée. Je veux? Sais pas, y'a de la route et des têtes que j'ai pas forcément envie de voir là-bas. Y'a ma soeur aussi mais je ne sais pas si elle restera. Il est plus de 20 heures et je suis loin d'être en phase de départ. Vaisselle dans l'évier. Je sors de ma douche. Linge à ranger. Copies à trier. T'as fait quoi de ta journée?

   

6 juillet 2004

Brise 88

                Retour de Shreck. Mes longs cheveux pendent dans mon dos nu. Je lis des commentaires à mes posts. Certains me demandent pourquoi moi j'écris, pourquoi moi je veux être lue. Je crois avoir déjà répondu à cette question. Mon point de vue là-dessus n'a pas beaucoup changé, ou si peu que ça ne m'a pas découragée... Je n'attends pas de reconnaissance, ou alors quelques bribes. Je n'en suis pas en tous cas à balancer des mots obsènes pour "boooooster" les moteurs de recherche ( :) kmlzzzzzzzzzz, avec mon respect). Et si certains trouvent mes nouvelles vulgaires, tel n'était pas le but, elles ont été écrites bien avant l'inauguration de ce blllllllllllllll, et ceux qui sont ici à la recherche de la fameuse confiture sont toujours plus nombreux que les vilains petits coquins...Et finalement, ça fait pas foule. Alors voilà. Toujours ce besoin d'organisation, si peu finalement.

     Je vais pas faire long feu (si si Nushy, cette expression existe bien, ça me fait sourire à chaque fois que je l'utilise maintenant), encore quelques trucs à mettre au point pour demain, dernière journée de taf, faudra que je vide mon casier, que je fasse mon chèque de cantine et que je tire un trait sur mes proccupations scolaires l'espace de quelques semaines.

Sinon, Mat' a eu son brevet et Clem' a eu 12 a son oral de bac. J'ai passé ma visite médicale, je suis APTE. J'ai bientôt le temps de lire, d'écrire, de faire ma chronique (2) des eurocks (la vraie, même si tout le monde s'en balance), de faire du pain, de dormir, d'écrire, de caliner Neb, de me promener avec Whawha, d'aller voir Lilou, de vivre pour moi.... Pour quelques semaines en tous cas...

8 juillet 2004

Cathédrales.

[ Rêve, il y a plusieurs mois déjà]

Je suis dans ma ville. Je marche dans une torpeur et dans les rues humides et sombres. Je traverse un mur de fumée. Sorte de passage dans un autre monde. Réalisme magique. Je me retrouve alors sur cette grande place juste en bas de chez moi, mais qui n'est pas alors celle que je connais. Et il y a autour de moi des églises multipliées. Là, elles me cachent la lumière du jour et des personnages portant des vêtements larges et longs déambulent. Les églises se font de plus en plus hautes et de plus en plus oppressantes. Elles s'effritent aussi, soudain composées de blocs de sable friable, comme un château sur une plage de Normandie.

Je veux sortir, rejoindre mon monde et je cherche quelqu'un qui puisse m'aider. Je vois alors que des corps sont greffés dans ces cathédrales de sable. De longs turbans sont enroulés autour de leurs corps, de leurs têtes et les tiennent prisonniers de ces édifices qui en deviennent vivants.

L'un d'eux m'explique alors dans un souffle que je dois trouver cette petite ouverture au ras du sol. Je cherche et en tournant, je finis pas trouver une trappe au pied d'un des murs alors que la luminosité se fait rare. Devant, des pages en paille tressées que je tourne. Je me retrouve face à une ouverture qui a tout d'un boyau humain et je sais que je dois m'y engouffrer si je veux retrouver ma réalité. C'est ce que je me décide à faire, la tête la première et comme je manque d'air, je me réveille.

25 mai 2004

Soirée rose.

      Déjà la nuit. Muse dans mes oreilles. J'ai le temps d'écrire maintenant, même si ce n'est pas évident de se lancer comme ça. J'ai flané au détour de quelques blogs, comme je l'aurais fait dans les ruelles d'une ville inconnue, à la recherche de je-ne-sais-quoi, avant de me lancer. Ecriture bordeau, comme un bon verre de vin pour se donner du courage, pour accompagner un moment agréable. Un peu d'appréhension...

     Jusque là, je n'écrivais que sur du papier [si ce n'est quelques mots sur un site où je n'ai pas trouvé ma place, entre les journaux intimes (qui n'ont d'intime que leur rapport avec la grammaire française) de demoiselles de 15 ans]. J'ai toujours entretenu avec ma plume un rapport sensuel. La fluidité de l'encre sur le papier qui traduit des émotions: la colére, la joie, l'impatience, la peur ou l'incompréhension. Depuis l'age de sept ans. Depuis que je sais écrire en fait. J'ai besoin de mettre des mots sur ce que je vis. D'autres ont besoin de le raconter... A leur conjoint, leur meilleur ami, au téléphone, à un barman ou à un psy. Moi je préfère écrire, car je ne peux pas dire aussi facilement. Mais mettre des mots sur ce que je traverse m'a toujours permi de RANGER. Je m'éforce de trouver le mot juste et simple. De pas perdre le fil, de pas trop tirer dessus non plus.

    J'ai 26 ans. Je suis une fille. Ou faut-il dire une femme? Je vis dans un loft sous les toits d'une ville pas si jolie que ça. Plus seule depuis quelques semaines. Ouaip, y'a un jeune homme qu'a réussi à prendre une place dans ma vie. Et c'était pas facile. Et d'ailleurs c'est pas gagné non plus... Mais ça, j'y reviendrai... Puis j'enseigne. Je suis professeur. Pas toujours facile non plus. Je fais face chaque jour à l'inexistante motivation de mes élèves. Sont gentils mais z'ont vraiment autre chose en tête. Entre 15 et 25 ans. De futurs cuistos. Et moi, au milieu, je rame avec un enseignement général dont ils se battent les miches. M'enfin. J'y suis et je passe en temps plein en septembre.

    Sinon, que dire. J'aime les couleurs, les contrastes, la lumière, la spontanéité, les choses éphémères, le chocolat, pleurer, ma soeur, le vent, mon chien, partir, demain et aujourd'hui, le rire des bébés, les soirées entre amis, me laisser transporter par une fiction, faire des listes, cuisiner, marcher sans aucun but. Je n'aime pas courir, le froid, les certitudes, choisir (car c'est renoncer), mon inconstance, avoir mal, vomir, attendre, la mauvaise foi, Michel Sardou et les betteraves.


28 mai 2004

Curiosité sans intéret.

Questionnaire tac tac.

C'est l'heure des indiscrétions. Je ne connais personne ici...

1. Ton dessin animé préféré quand tu étais petit

2. Ton plus grand projet.

3. Définis toi en un mot.

4. Ta couleur préférée.

5. Ton surnom.

6. Crois-tu à la réincarnation?

7. De quoi as-tu peur?

8. Ton rêve le plus fou.

9. Quel est le prix de la valise R.T.L.?

10. Dors tu avec une peluche?

11. La chose la plus ridicule que tu possèdes.

12. Le pire défaut.

13. Ton pire défaut.

14. Ton souvenir le plus drôle.

15. Le moment de ta vie où tu t'es senti le plus heureux.

16. Un animal commençant par N.

17. Le nom du compagnon de Nils Olgerson.

18. La personne que tu admires le plus.

19. As tu lu Le Petit Prince?

20. Aimes-tu la choucroute?

21. Crois tu en Dieu?

22. Un mot pour ta vie du moment.

23. As tu des photos dans ton portefeuille?

24. Le plus joli mot.

25. Le mot le plus laid.

26. La couleur de tes yeux.

27. As-tu déjà pleuré devant un film? Si oui, lequel?

28. As-tu un porte-bonheur?

29. Quelle est la pire insulte qu'on puisse te dire?

30. Une citation que tu apprécies.

31. Que sais-tu cuisiner le mieux?

32. Sais tu danser la valse?

33. Quel est le plus beau cadeau qu'on puisse te faire?

34. As-tu déjà volé un panneau de signalisation?

35. Aimes-tu mélanger le sucré et le salé?

36. Que penses-tu de la portée artistique des nains de jardin?

37. Penses tu que le nutella mérite le prix nobel?

38. Où est Charly?

39. As tu déjà lu un magazine féminin?

40. As tu déjà fait une collection?

41. La partie de ton corps que tu préfères.

42. La partie de ton corps que tu détestes.

43. As tu déjà porté une jupe?

44. Aimes tu le coca cola?

45. As tu déjà volé?

46. Aimes tu les pigeons?

47. Que penses-tu de la mondialisation?

48. Le dernier livre que tu as lu?

49. Ton plus gros mensonge.

50. Ta plus grosse honte.

51. Qu'est ce qui te donne envie de vomir? Pourquoi?

52. As-tu déjà offert des fleurs? A quelle occasion?

53. Qu'est-ce qu'un adulte?

54. La chose la plus folle que tu ferais par amour.

55. Mais... As-tu déjà été amoureux?

56. De quelle couleur est une boîte noire?

57. Pourquoi le père Noël est il habillé en rouge et blanc?

58. Fait chaud non?

59. Ça te saoule là?

60. Quelle est la question qui te gênerait le plus?


15 juin 2004

Douce solitude & thé noir.

                 Le temps pour une fois. J'ai pas cours ce matin. Alors je traine comme j'aime. Une douche avec la tête dehors, velux grand ouvert. Un thé noir et quelques princes. Sortir Whawha, faire le tour du parc. Réfléchir à la journée qui vient. Je fais quoi en cours cet après-m'? Y'a des copies à rendre. On termine les études de textes. J'improvise pour le reste. Y'a encore tellement de choses à faire. Puis ensuite, je pars à l'autre bout du département pour un cours d'expression orale. Je serai pas rentrée avant huit heures.

        Personne ne m'attend de toute façon. Oui, Neb homme de moi toujours pas revenu. Jusque là, je disais oui-oui... Hier soir, j'ai haussé le ton. Et pour sure que c'est pas maintenant qu'il va accélérer le pas pour revenir. Il m'annonce trois ou quatre jours supplémentaires. J'aime pas, je le dis. J'accuse même une certaine mauvaise foi au service de sa lenteur. Reproches, tournés en ironie et encore plus piquants. Il aime pas. Comme ça on est quitte. En même temps que je profère ces paroles agressives, je me déteste. Je vois la chieuse de service qui saoule son mec au téléphone. Je ressemble à toutes ces grincheuses qui sont à l'origine de la rumeur : "les femmes sont des emmerdeuses". Je m'en veux, ça ne me ressemble pas. Je le lui dis, surtout que c'est parce que je tiens tellement à lui. Tous les autres, je n'aurais rien dit, je m'en balançais. Il dit comprendre... et la tension est descendue au moment où nous raccrochons, après une bonne heure de mots dans le vide. Après, je me sens sale. Ce n'est pas moi qui réagis comme ça. Est-ce l'amour qui me fait opter pour de telles réactions,si puériles? J'ai effectivement souvenir que la dernière personne avec laquelle je me comportais comme ça était mon premier amour. Le seul "véritable" jusqu'alors. Le Furet. Mais je mettais cette attitudes sur le compte de la jeunnesse. C'était peut-être pas ça...

          Ensuite, le temps a filé, j'ai discutté avec un bloggeur, pour la première fois, un peu, brièvement, j'ai étendu mon linge, j'ai fait la vaisselle, je suis sortie avec Whawha, déplacer ma voiture, dans la nuit déserte de ma ville, avec ma lacrymo, toujours, j'ai ouvert deux livres de cours, sans but précis, feuilleté... Puis il était une heure. J'ai aimé aller me coucher... Et la solitude qui ne m'a jamais dérangée est toujours douillette et agréable. Et je me dis qu'il a intéret à se dépècher s'il ne veut pas que ma vie de célibataire reprenne le desssus.

28 mai 2004

Fantasme.

Diane est couchée dans les herbes hautes. Allongée de tout son long, le souffle court, elle respire. Le ciel au-dessus d'elle tourne. Elle vient de lâcher son vélo dans le fossé et s'est laissée tomber dans ce flou vert et parfumé. Elle avait pédalé de toutes ses forces, jusqu'à n'en plus sentir ses mollets, pour gravir cette pente... Maintenant, jusqu'à chez elle, il n'y a plus que de la descente... Une fois son souffle repris, elle s'assied et fouille dans son sac de toile pour en extirper son paquet de cigarettes... Elle allume sa tige de nicotine, regarde ses longues jambes dorées, lisse une mèche de cheveux entre ses doigts. C'est une des journées les plus longues et les plus chaudes de l'année. La lumière est rose et horizontale, encore chaude alors que le soleil lentement se cache.

Diane remonte sur son vélo noir et se laisse descendre. La ville est au bas de la côte, avec ses odeurs de pizzas, la rumeur de ses terrasses, le parfum du goudron qui a été chauffé par le soleil toute la journée. Elle a dans la tête un morceau des Pixies. Elle repense à cette agréable soirée passée avec quelques amis dans un jardin, à tous ces martinis qu'elle a bus et qui la rendent bêtement joyeuse. Le tissu léger de sa robe mauve imprime tout son corps. Avec la vitesse, ses cheveux fouettent ses épaules.

Diane slalome maintenant dans les petites rues qu'elle connaît si bien. Peu de monde. Elle emprunte la rue piétonnière, deux garçons se lèvent en riant d'une terrasse de café, ils saluent leurs amis en reculant. Pas de réflexe, sans doute l'alcool, elle percute le premier alors que le second l'esquive avec une pirouette. Elle laisse tomber son vélo à terre. "Je suis vraiment désolée". Elle sourit quand elle voit que le garçon allongé sur la chaussée est secoué d'un rire rassurant. Visiblement éméchés, les deux jeunes hommes se proposent de la raccompagner ce qu'elle n'ose refuser.

Diane observe ces deux compères tout en marchant à côté de son vélo. Celui qu'elle a renversé sautille à sa gauche, bousculant les politesses et les présentations. Il se nomme Ben, la peau matte, de longues mèches blondes et bouclées qui cachent un regard bleu espiègle, il a un débit de parole impressionnant qui contraste avec le silence de son voisin de droite. Claude est grand, plutôt large d'épaules, des traits fins et un regard sombre. Il marche, mains dans les poches, souriant vaguement aux vannes balancées par son ami. Ce dernier est tellement occupé à attirer l'attention de Diane qu'il ne se rend même pas compte de l'absence de Claude lorsque celui-ci entre dans un bar illuminé pour saluer quelqu'un qui lui faisait signe.

Diane et Ben continuent leur route. L'immeuble de Diane n'est plus qu'à une centaine de mètres... Elle ralentit son pas pour passer encore quelques instants aux côtés de ce jeune homme qu'elle aimerait mieux connaître. Il lui parle de lui, la dévisage, puis la détourne de sa route, bifurque sous une porte cochère pour arriver dans une petite cour intérieure au milieu de laquelle trône un petit cerisier. Devant un parterre de fleurs éparpillées, un banc laqué d'un vert tendre les invite à s'asseoir. Diane appuie son vélo contre un mur et vient prendre place aux côtés de sa nouvelle connaissance. En levant la tête, elle réalise que la nuit est proche, que l'obscurité se fait lourde, un trou de lumière rosâtre se dessine au-dessus des terrasses. Elle ne sursaute pas quand sa main se pose sur sa cuisse encore chaude de cette lourde journée et ne l'arrête pas quand il remonte sous sa robe. Silence, il la regarde profondément, elle comprend, elle acquiesce avec les yeux. Elle le laisse faire, renverse sa tête en laissant ses longs cheveux se balancer derrière le banc.

Diane soupire quand elle sent sa culotte de coton blanc glisser le long de ses jambes. Ben est à genou devant elle, il pose sa bouche sur sa peau, à l'intérieur de ses cuisses. Sa main s'est posée au creux de ses jambes, il sent son désir humide, ses doigts glissent en elle, lentement, tendrement. Rapidement, Diane sent que la chaleur d'une langue a remplacé l'habileté digitale et sous ce baiser, elle ferme les yeux et laisse monter en elle le flux du plaisir qui la remplit. Les paroles incessantes ont laissé place au murmure lointain de la ville nocturne. Les boucles dorées viennent chatouiller sa peau innocente. Elle a un mouvement de surprise lorsqu'une main se pose sur son cou et découvre le visage de Claude au-dessus du sien en ouvrant les yeux, elle surprend un regard complice entre les deux amis. Les fines bretelles de sa robe glissent sur ses épaules et découvrent des seins ronds et dorés aux pointes érigées de plaisir. La bouche de Claude vient se coller à cette peau scintillante. Sous les deux langues, Diane se sent objet de désir, poupée gonflée de sensualité. Elle sent la bombe en elle, cette moiteur douce dans son ventre, aiguisée par les doigts de Ben qui la fouillent, sa langue qui caresse son bouton, conjuguée aux morsures torrides de Claude. Plaisir multiplié. Galop de souffle. Un gémissement s'écoule de ses lèvres entrouvertes, pour se transformer en un cri qu'elle ne peut réprimer... Cri... Crie... Claude écrase sa main sur la source bruyante et pose sa bouche sur les paupières closes. Elle jouit, explosion multicolore...

Diane ouvre les yeux, frisson dans tous son corps, elle croise les regards rieurs des deux amis. Ben l'attire contre lui. Elle sent le gonflement du désir. Elle sursaute lorsqu'il glisse à nouveau sa main entre ses cuisses liquéfiées. Il la fait pivoter, en face d'elle, Claude, torse-nu. Elle appuie ses deux mains sur le dossier du banc et offre sa croupe aux mains qui l'explorent. Cambrure, corps anguleux. Elle sent sa queue maintenant remonter le long de sa fente chaude. Il entre en elle, facilement, en assurant son mouvement de ses mains collées sur ses hanches. Claude, accroupi en face d'elle, lèche ses lèvres, se relève et lui présente un bâton de chair. Sa bouche se referme autour de la queue frémissante, elle l'engloutit, délicatement puis goulûment, l'enveloppe de ses lèvres. Elle est remplie, son plaisir est bipolaire. Les deux sexes suivent la même cadence. Toujours les Pixies dans son esprit, mais "où est son esprit ?". C'est au tour des deux garçons de gémir. Claude attrape un sein et en torture la pointe. Délicieux supplice. Ce va-et-vient parfaitement rythmé fait fondre Diane. Elle se sent comme désarticulée par cette nouvelle vague en elle. Pourtant, il y a comme un axe qui la transperce. Plaisir aigu, soudain, toujours plein de contrastes et de couleurs. Elle sent Ben se répandre dans son ventre, au même moment Claude emplit sa bouche d'une semence onctueuse, plusieurs jets qu'elle laisse descendre le long de sa gorge avec délectation. Alors que Ben se retire, Diane lèche encore tendrement la queue de Claude. Elle s'assied sur le banc, engourdie de plaisir, sa robe retroussée à sa taille.

Ben, après avoir chuchoter quelques mots à l'oreille de son ami, colle un baiser sur la joue de Diane et s'en va, les mains dans les poches de son 501. Claude et Diane se retrouvent seuls, silencieux. Le jeune homme tend un paquet de camel. Ils fument tous deux, laissant s'évaporer avec les volutes de fumée leurs derniers frissons de plaisir. Diane, retrouvant ses esprits, se lève et se dirige vers la rue avec son vélo. Claude l'accompagne, sans un mot, jusqu'à sa porte. Après avoir cadenassé son vélo à un réverbère, elle fouille dans son sac pour y chercher ses clés. Il soulève son visage et l'embrasse tendrement, puis, après avoir longuement plongé ses yeux dans les siens, il lui glisse un "merci" à l'oreille qui la fait encore trembler. Il tourne les talons et Diane entre dans le couloir frais et sombre. Elle grimpe les cinq étages et n'est pas surprise, en poussant la porte de son appartement, d'y trouver son ami, les yeux rivés à l'écran de sa console de jeux. Sans un regard, il lui demande si sa journée a été bonne. Elle lui répond seulement : "Je t'aime".


27 juillet 2007

Troisième âge.

Note pour plus tard : Ne plus aller faire ses courses le matin. Impression d'être pris dans un flot d'échappés d'une maison de retraite. Et comment se fait-il que ces gens là fonctionnent toujours au ralenti ? Pendant toute la durée de mes courses, j'ai eu l'impression d'avoir pris de la coke ou des ecsta. Puis finalement, j'en suis arrivée à une conclusion : être vieux, c'est presque comme être bourré.

12 mai 2007

Fausse note.

Ce matin, toute guillerette, je me suis rendue à mon cours de violon, fière de savoir jouer "par coeur" ce morceau de Mendelssohn que m'a collé mon prof la semaine dernière. Je le connaissais sur le bout des doigts, sans ouvrir ma méthode et même cette petite note qui accrochait encore ce matin, j'avais réussi à la passer.

Quand je suis arrivée, je lui ai collé la méthode sur les yeux, j'ai commencé à jouer et dès la deuxième note il m'a arrêtée, parce que je jouais un fa dièse au lieu du fa bécar. Et la note apparaît une douzaine de fois dans le morceau. Toute la mélodie que j'avais en tête était fausse. Toute ma fierté est partie en fumée. Je l'aurais un jour, je l'aurais...

18 novembre 2006

Quoi que.

Plus de six cents messages sur ce blog.
Bonne chance à ceux qui se lancent dans les archives.
Mise à jour aujourd'hui des liens, une petite balade s'impose.
L'autre jour avec Neb, on a retrouvé des pages de "Diane Groseille" telle qu'elle était en 2004.
Etrange, fade et timide.
Mais j'ai pas tellement changé.

12 juillet 2006

Dommage.

Prise, je suis prise. Même pas de temps de réflexion de la part de cette femme blonde qui m'a bombardée de questions pendant une demi-heure. Elle m'a mis dans les mains un dossier à bosser, contenant le programme des cours. C'est tout juste si elle ne me disait pas "on se revoit en septembre". Y'a forcément un "hic". Elle a attendu vingt bonnes minutes avant de me laisser entrevoir le "hic" en question. L'annonce ANPE parlait d'un très bon salaire, sur une boîte de formation privée, prépa à de grands concours, que du bonheur... Elle m'a annoncé ce matin qu'il s'agissait d'un poste à deux heures hebdomadaires. Forcément elle me prend. Personne n'en veut. Là où je suis encore plus étonnée par son discours, c'est qu'elle ne me prend(rait) que pour une matière (prépa orale) alors que je postulais pour trois autres matières. Je ressors de son bureau avec l'impression d'être un peu le bouche-trou de service. J'ai eu la curiosité de lui demander pourquoi ils avaient retenu ma candidature pour ce poste. Elle m'a parlé de mon environnement familiale et de mon BAFA. Mes diplômes et mon expérience ne valent rien. Puis, comble du comble, elle exige que je suive une formation sur Lyon ou sur Montpellier avant septembre (déplacements à mes frais bien entendu). Formation qui ressemble plus à une deuxième sélection.

Alors je me laisse un temps de réflexion. Mais je pense qu'il est évident que c'est un piège pour moi. Tout simplement le fait que ces deux heures hebdomadaires si je les accepte peuvent me bloquer un accès à un temps plein d'ici la rentrée.

27 mars 2006

Babycaments.

Il y a comme une tempête qui se lève. Un vent de colère qui souffle et qui enfle en moi. Je me rends à mon cours d'arabe dans quelques minutes, à contre-coeur. J'ai réalisé avec horreur hier soir que les nombreuses absences de ma prof pourraient compromettre mon rapport de fin d'année : pas de validation envisageable si je n'ai pas vingt cinq heures de cours. Je suis enragée par les conséquences de son incompétence. Je voulais rencontrer ce soir le directeur de l'association histoire de lui dire ce que j'avais sur le coeur, de lui cracher mon venin à la figure, de lui faire savoir combien va me coûter cette bagatelle.... Mais il n'a pas pu me recevoir. Rendez-vous est pris, je ne laisserais pas passer, et il va me faire un justificatif de tant de bétise. Hors de question que je plante mon année à cause de ces abrutis.

Puis je sors de chez le médecin à l'instant. Il a refusé de me faire un arrêt maladie pour la journée de vendredi, il m'a dit que je n'avais qu'à venir le jour même. C'est vrai, j'aurais dû penser à ramper jusqu'à son cabinet... Il m'annonce aussi la bonne nouvelle de l'année : mon mal semble n'être qu'un début, il me dit que quand ça commence, on voit les migraines se pointer tous les mois et que le seul remède efficace serait une bonne grossesse, voire deux. Mouais, c'était pas au programme...

4 avril 2006

Furtive.

Dans une salle de classe ce matin. Les élèves sont en contrôle. Je tourne, je traîne mes talons dans les allées, je regarde distraitement une copie, je rappelle à l'ordre certains qui ont le regard qui s'égare. Je pense à d'autres choses, des futilités, les soucis du moment : y'a plus de flotte à la maison, il faut que je renvoie ce courrier, je dois passer à la banque pour encaisser ce chèque, j'ai toujours pas compris la conjugaison des verbes en arabe mais c'est quand même plus clair... Des idées me traversent, me frôlent, légères. Puis je regarde par la fenêtre. De l'autre côté de la cour, plus loin, il y cet immeuble dont la façade est baignée de soleil. Une fenêtre entr'ouverte avec des rideaux qui respirent, gonflés par le vent. Une pièce sombre derrière, avec encore la fraîcheur du matin. Puis il y a cette silhouette, rapide et claire, qui traverse l'encadrement, presque nue. Un corps fragile qui ondule derrière ces rideaux jaunes. Et ce geste : les bras qui se lèvent et qui viennent attacher les cheveux blonds sur le haut de la tête, mécaniquement mais gracieusement. Un ange passe. Puis disparait. Je me retourne et ma classe est toujours là. Ils sont silencieux et concentrés, sans aucune conscience de ce moment d'éternité qui vient de leur échapper.

29 mai 2006

Omission.

Dans ma merveilleuse liste d'anniversaire de blog de la semaine dernière,
J'avais oublié ça.
J'aime relire ce texte qui me replonge dans toute une époque.
Ce fut un bonheur de l'écrire, de creuser la roche des souvenirs.
...
Je sais, je suis odieuse de prétention et d'égocentrisme.
Mais 'savez quoi ?
M'en fous.

22 août 2005

Pré rentrée.

Dans une heure, toutes les têtes des collègues de l'année dernière vont s'imposer à moi pour une nouvelle année. Même Tête de Briques. C'est une fatalité. Pas Tête de Briques, le fait que sa tronche va monopolyser mon champ de vision une bonne partie de l'année. Eurk. J'aimerais la vomir une fois pour toute, vomir sa méchanceté et son arrivisme, son incompétence et son inconstance.

Passons. C'est un temps idéal pour remettre les pieds dans le lycée et dans cette morosité qui doit y règner... Il me reste presque une semaine de sursis avant l'arrivée de mes monstres. Beaucoup de monde à voir encore d'ici là. Beaucoup de petits détails à mettre en place. De petites choses qu'on aimerait voir règlées d'ici là. Pour être sur la ligne de départ avec  le coeur le plus léger possible.

8 février 2005

moï moï, petit chant

Mon Neb homme de moi est rentré de ses vacances dans les Alpes. Ma semaine seule s'achève là, mais j'ai bien aimé. Alors même si j'ai réussi à lui en vouloir alors qu'il n'était pas là, je suis contente de le retrouver. Un peu plus de calme aussi au boulot après la vague difficile du mois de janvier. J'écris beaucoup: moyen de m'évader, d'entrer dans d'autres dimensions. Ce blog en subit les conséquences: une absence de plus en plus marquée, des posts de plus en plus insipides, égocentriques en tous cas. Tracé plat.

Y'avait aujourd'hui les premières odeurs du printemps dans le soleil. 

Alors je chantonne mon moï moï, petit chant d'insouciance.

14 novembre 2004

Satisfaction.

Contente, plutôt, même si le week-end touche à sa fin. Hier soir, du monde à la maison, des amis de Spö et cette dernière qui est venue squatter, après une aprèm dans sa ville, à tourner dans les magasins, noirs de monde (y'avait-il des promos, des offres spéciales?)... Avons joué à Elixir, et même que j'ai réussi à caser le sort "dommage" qui m'a fait gagner la dernière partie. Puis sinon, Neb homme de moi est bougon, je ne cesse d'excuser sa mauvaise humeur, mais j'ai aussi mes limites... Rien de spécial aujourd'hui, je voulais aller au cinéma (ça a déjà été remis plusieurs fois), mais je crois que je vais finir à la séance de 20h15 toute seule. Puis voilà une semaine qui va redémarrer demain. Je commençais ce post en disant que j'étais contente, j'ai enfin réussi à mettre un peu de distance entre moi et cette année scolaire qui file à toute vitesse et qui me mettait la pression. J'ai pris suffisamment d'avance pour ne pas avoir en permanence cette impression de courir. Puis il y a une cohérence que j'avais du mal à trouver l'année dernière
28 novembre 2004

Elle dit que...

.... Elle voudrait bien savoir qui la lit, connaître leurs petites habitudes, voire même leurs vices. Elle dit que, en quelques sortes, ça pourrait flatter son ego. Elle dit surtout qu'elle se demande si elle pourrait leur adresser la parole dans la vie... Elle me fait réfléchir cette Lorenza: depuis le début, aux alentours de mai, j'écris ici des niaiseries, parfois sans queue-ni-tête, parfois pour vider mon sac, parfois pour laisser une trace, mais la plupart du temps pour moi... Bien sur, j'aime constater que je suis lue... Mais de là à savoir par qui? Me suis-je déjà posé la question? Sans doute... Mais si le lecteur aime se curer les doigts de pied en lisant mes posts, s'il a des renards empaillés chez lui ou s'il porte des chaussures imitation léopard (???), c'est son problème. J'accorde finalment peu d'importance à "qui il est", il vient ici pour y trouver quelque chose, la porte est ouverte, il ressort comme il est entré s'il ne le trouve pas... Je sais que je suis dans les liens de certaines mères de famille, de demoiselles qui ont du avoir un chapeau de Catherinette cette semaine, d'expatriés, de siphonnés du bulbe, de gars au chômage qui se cherchent, de gens susceptibles qui ne m'aiment pas, de personnes épanouies, d'artistes... Mais de là à savoir s'il ont des varices, s'ils aiment le roquefort où s'il font partie d'une chorale gospel, je m'en fous, et même le reste, je m'en fous en fait. S'il viennent ici, c'est qu'ils y trouvent leur compte. Non pas, Mademoiselle Lorenza (Fabulous toujours, j'adore vos posts pétillants et pertinents) que je ne sois pas d'accord avec vous, simplement, j'aime encore découvrir maintenant pourquoi j'aime traîner ici (je me fais un lien, quel narcissisme!), pourquoi d'autres n'ont pas les mêmes buts, pourquoi j'aime écrire ici ou ailleurs, pourquoi ici moins qu'ailleurs ou plus qu'ailleurs, pourquoi j'aime lire ce qu'écrivent les autres... Y'aura toujours une part de mystère dans la fascination que j'ai pour toutes formes d'écriture (et par conséquent toutes formes de lecture)... Merci Mam'zelle, souvent, vous venez transformer les rondelles sur les "i" (abstraction fantaisiste que je déteste) en point, franc et sec. Comme ça tout est plus clair...
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Diane Groseille
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