mercredi 20 février 2008

Il y a certaines choses qui ne s'achètent pas, pour tout le reste...

Elle est omniprésente, tous les jours de ma vie.
Je sais que toute petite, elle était déjà là, j'ai souvenir de certaines de ses ritournelles.
Aujourd'hui, elle est toujours là, trop fidèle, trop présente.
Je la croise à tous les coins de rue.
Elle vient chez moi aussi, parfois même pour me réveiller le matin.
Les derniers temps, je trouve qu'elle hausse le ton, comme si elle avait peur qu'on ne l'écoute plus.
Elle m'a souvent fait rire, fait réfléchir aussi
mais j'avoue que les derniers temps elle m'agace.
Elle est même parvenue à me faire détester certains morceaux que j'adorais.

Ce qui m'agace, c'est sa capacité à être partout, à monopoliser le dialogue.
Je n'aime pas l'idée qu'elle devienne une source de référence, qu'elle impose des codes.
Je n'aime pas savoir que tout le monde la connaît,
qu'elle sait se faufiler dans les têtes de chacun, y compris dans la mienne.
Je n'aime pas le fait de me sentir "cerveau disponible" à cause d'elle...

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Publicité,
sors de ma vie !

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samedi 2 février 2008

Equation.

Paradoxe du mode ralenti/speed. Il y a une machine A, appelons la "moi" qui fonctionne normalement à cette période B de l'année en mode ralenti : concrètement, ça voudrait dire "grasse matinée, couverture, lecture, télé, sieste, balade au soleil entre trois et cinq, bons petits plats et dodo tôt". Prenons cette même machine A et exerçons sur elle une force x qui lui demandera de se lever à 5h30 tous les matins, d'enchaîner entre huit et dix heures de cours par jour, ce à plusieurs endroits différents avec une distance parcourue d'une moyenne de 120 kilomètres par jour et ceci sur une durée d de six mois non stop. Ajoutez à cette force x le poids de cent vingt copies en moyenne par semaine, et greffez sur la même machine la préparation des cours, la correction de manuscrits d'auteurs, une once de vie privée, de fiesta et de pratiques sportives et quelques moments d'écriture.

Calculez la probabilité de défaillance technique KO en tenant compte dans votre calcul des paramètres petages de plombs !!! et dépression nerveuse ?!ž“~.

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Bel exemple.

Un élève de sixième traite son prof de connard.
Le prof, impulsif lui retourne une raclée.
La même raclée qu'il se serait sans doute prise dans n'importe quel autre contexte pour de tels propos.
L'élève, dont le papa est gendarme, est renvoyé trois jours.
Le prof est mis en garde à vue 24 heures et il sera jugé fin mars pour "violence aggravée sur mineur". Jusque là, il est suspendu.

Je ne fais pas l'apologie de la violence loin de là, le geste est à punir, mais je songe à l'image qui reste aux élèves de ce collège et à tous les autres d'ailleurs : traitez un prof de connard et il se retrouve devant un tribunal !

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mardi 6 novembre 2007

Feu rouge.

Ras le bol des Parisiens, des Lyonnais, des Suisses et des Allemands qui se croient seuls sur la route.
Ras le bol des nanas qui se remaquillent dans leur rétro et quittent leur voie sans même s'en rendre compte.
Ras le bol des colleurs de cul qui ne respectent pas les distances de sécurité.
Ras le bol des routiers qui pensent être tout seuls et qui attendent pour déboiter à 80 que j'arrive justement à 130.
Ras le bol des propriétaires de grosses BM, porsches et autres maserattis qui pensent qu'avoir un max de fric les dispense de respecter le code de la route.
Ras le bol de ces parents qui laissent leurs gosses sans ceinture à la place du mort.
Ras le bol d'attendre que mami remarque que la voie de droite est libre depuis une demi-heure pour se rabattre.
Ras le bol de tous ces gens qui pensent que les retros et les clignotants sont en option.

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Ras le bol de passer trop de temps sur la route, d'y perdre de l'argent, ma patience et ma courtoisie.

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samedi 20 octobre 2007

Auberge de jeunesse.

Enfin seuls ! Voilà une semaine et demi que nous hébergeons de la famille de mon homme. D'abord ses parents, un vrai bonheur. Puis, bien pire, son frère et son cousin. Les deux ados sur le tard ont été forcés de venir pour une soi disant formation informatique qui devait leur permettre d'installer du matériel une fois de retour chez leurs parents. Au passage, puisque l'un des deux a une formation en électricité, ils devaeint nous réparer quelques prises qui ont sauté il y a bien longtemps... L'occasion pour moi de (re-)découvrir ce qu'est un ado aujourd'hui, j'ai cru tomber des nues (attention, je ne généralise pas, j'en croise au quotidien et je pense que je suis tombée là sur deux spécimens hors du commun).

 

  • L'ado ne se lave pas : simple perte de temps, coquetterie inutile réservée à ces cons d'adultes qui veulent se conformer à la norme, on va pas s'abaisser à ça !
  • L'ado garde une casquette-bol sur la tête en permanence, comme ça il a une tronche de playmobile et il est toujours content, puis s'il peut greffer une capuche par dessus, il sera encore plus content.
  • L'ado mange trois boites de Kinder par jour, et s'étonne ensuite de pas se sentir très bien et de courir aux chiottes.
  • L'ado glande : levé à midi, il ne fait rien, ou alors fait vaguement semblant de s'agiter quand vous êtes dans la même pièce. Il semble épuisé en permanence. L'ado ne travaille pas (ou très rarement), c'est humiliant et tellement plus simple de dépendre des autres.
  • L'ado passe des heures devant la télé à fumer, à baver, à bouffer, à pouffer (quelque soit l'emission).
  • L'ado organise des soirées parce que la fête, c'est la vie : alors il passe ses journées au téléphone à pousser des cris de pucelle éffarouchée à l'idée de retrouver ses semblables et de se mettre minable.
  • L'ado a des blagues plus que vaseuses : par exemple, il trouve que ça pue dès qu'il voit une personne rousse (y compris si celle-ci est à la télé)
  • L'ado ne communique pas : il pousse des cris, gueule ou s'abstient. Dans la majeure partie des cas, il vous ignore.
  • L'ado pue des pieds (et pas que de là à bien y réfléchir, je vais penser à faire désinfecter la piaule qui sent le fauve en rut).
  • L'ado ment : à nous, à sa mère au téléphone, voire à ses potes.
  • L'ado est une fashion victime en puissance qui claque l'argent donné par Maman pour l'essence du retour en gadgets style écouteurs ou clés USB (il fait une collection).
  • L'ado baigne dans l'ignorance : culture zéro, intérêt pour le monde qui l'entoure nul.
  • L'ado est profondément égoïste : il finit le plat sous vous yeux ? Et alors !
  • L'ado ne fait rien s'il n'y a pas une compensation financière derrière. D'ailleurs une des ses questions préférées c'est "Tu me paies combien ?". Il a du être très mal rémunéré pour venir chez nous vu l'état de mes prises...
Je connaissais déjà l'animal, l'ayant côtoyé à plusieurs reprises : son mépris pour ses proches, pour les règles établies (politesse, savoir-vivre), pour toute forme de respect. Et la où je tombe des nues, c'est que l'ado en question a vingt ans. J'aurais été généreuse en lui en donnant douze. Vous devez vous demander pourquoi je n'ai pas réagi davantage, pourquoi j'ai laissé faire dans ma propre maison. J'étais contre leur venue, je savais que ça n'aboutirait à rien, connaissant ces monstres de paresse. Alors, j'ai laissé faire et j'avoue avoir souri plus d'une fois en voyant quel stade de connerie ces abrutis pouvaient atteindre.  L'ado a pris une seule bonne décision durant son séjour ici : celle de partir hier soir plutôt qu'aujourd'hui (organisation de fête oblige). Bon débarras !


centimes

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jeudi 18 octobre 2007

A droite, merde !

Français, tu votes à droite, pas de doute là dessus :
un petit gars trop énergique montre son nez tous les jours pour nous le rappeler
Tes idées sont à droite, ton argent est à droite, ton nombril est à droite...
Mais bordel, alors pourquoi rouler toujours à gauche sur l'autoroute ?
Là aussi, Français, il existe une voie de droite, et pour une fois, ce n'est pas la pire
Elle te permet d'avancer aussi vite et en plus
Oh miracle,
elle permet surtout aux gens qui roulent plus vite que toi de passer devant !

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jeudi 4 octobre 2007

Les neiges du Kilimandjaro.


Une Vérité Qui Dérange BA FR
envoyé par PeteRock

J'ai été bouleversée il y a quelques jours par les constats faits par Al Gore dans Une vérité qui dérange. On m'en avait parlé et j'avais attendu pour le voir. Pas vraiment envie, je savais que, oui, ça me dérangerait, comme tout le monde, dans mes habitudes, dans mes responsabilités, dans ma prise de conscience. Comme beaucoup, j'aurais aimé fermer les yeux sur ce qu'on nous y annonce : un réchauffement climatique, la fonte des calottes glacières qui va encore aggraver le réchauffement, une montée des eaux, un dérèglement des saisons, un bouleversement qui va accentuer encore les inégalités, une extinction d'espèces, d'écosystèmes, un avenir noir. Je savais déjà presque tout ce que contenait ce film. Les tableaux, les chiffres et le charismatique Al viennent appuyer ce qu'on sait déjà sans pouvoir réagir. Parce que mon problème est là : comment est-il envisageable suite à un constat de la sorte, de poursuivre une vie normale ? Ce n'est pas une blague, il s'agit bien de notre avenir, pas de science fiction. Comment est-il possible de ne pas se tourner vers des actes quotidiens plus raisonnés, vers une politique qui respecterait le principe de précaution et encouragerait le développement durable. Pourtant, ce n'est pas ce qui se passe.

Je suis à mon échelle déjà prudente : sur mes choix de consommation (produits locaux, minimum d'emballages, commerce équitable s'il faut choisir des produits qui viennent de loin, produits écologiques qui n'ont qu'une incidence réduite sur mon environnement), sur ma façon de me déplacer (voiture propre, et dans la mesure du possible, choix de cours à proximité, vélo et marche pour les petits trajets), sur mes habitudes (couper l'eau et l'électricité quand ce n'est pas utile, s'assurer de la bonne isolation de mon appartement, consommer des produits de mon jardin...), sur le respect du monde dans lequel je vis. Je me dis aussi que savoir, c'est agir, donc j'essaye de garder toujours une oreille dressée, j'essaye de comprendre. Je n'ai pas la prétention d'être l'écocitoyen modèle, loin de là, et pourtant, je voudrais l'être. Je voudrais que tout soit possible, que tout soit fait pour que cette machine ignoble qui est en route ralentisse et qu'on minimise ainsi les dégâts. Ce n'est pas du tout ce qui se passe. Les politiques prennent des décisions dérisoires qui font sourire dans un tel contexte, l'argent garde le pouvoir. Et les alter-mondialistes et autres partisans de la décroissance comme Serge Latouche qui proposent des solutions plus réalistes et efficaces à mes yeux ne sont pas entendus, voire jugés comme des soixanthuitards sur le retour, dangeureux parce qu'ils touchent à nos privilèges, à nos acquis. Leurs propositions sont considérées utopiques et je pense qu'ils sont les seuls à tenir une solution. Alors, où va-t-on ?

J'imagine un futur à long terme où les privilèges que nous considérons comme des richesses ne représenteront plus rien. Les inégalités seront creusées encore davantage mais elles toucheront encore plus directement nos besoins vitaux. J'imagine de la panique, de l'égoïsme, de la tristesse, de la peur. Des regrets aussi. De ne pas avoir écouté et réagi plus tôt. J'ai peur.

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vendredi 17 août 2007

Bison toujours pas futé*.

On nous annonce un week-end rouge dans le sens des retours. Depuis toute petite moi, je me demande dans quelle direction est le sens des retours. Parce que les gens du Sud qui viennent en Alsace, si j'ai bien compris le principe, quand ils rentrent chez eux, ils prennent la route de l'aller alors ? Ils ont de la chance, c'est comme s'ils partaient une deuxième fois en vacances !

* Ou alors c'est peut-être moi !

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jeudi 26 juillet 2007

Empêcheuse de tourner en rond.

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Pour la beauté du geste ?

Ras le bol du Tour de France. Pathétique course où les participants sont comme autant de robots, de machines qu'on aurait mis sur un circuit à tourner en rond. Course du fric, des sponsors, des medias, et des petits pantins avec des piquouzes dans les bras. Course de l'hypocrisie, du mensonge, de la mauvaise foi.

Où en est le sport ? Où est l'exploit.  Pourquoi les chaînes de télé insistent pour nous montrer tant de bétise ? Comment les coureurs qui participent encore à cette comédie peuvent-ils se regarder en face. Comment croire ceux qui se disent propres et indignés ? A midi, je suis restée perplexe devant la tête de ce coureur qui disait avoir envie de coller son poing dans la gueule à certains. C'est ça la solution ? Taper dans le tas ? Et si c'était simplement une parade, et si lui aussi, "à l'insu de son plein gré" était dopé... Personne ne sait rien. Mais si cette énorme machine à fric n'était pas médiatisée ainsi chaque été le sport aurait peut-être encore une valeur. Quelle image renvoit-on aux jeunes en manque de modèle ? L'image d'une société ou tricher c'est gagner. Et pourquoi tout le fric générer ne permet pas des contrôles systématiques. Pourquoi se fout-on de nous avec des joueurs qui parviennent à passer entre les mailles du filet ?

Si vous avez des réponses à mes questions, elles sont les bienvenues, parce que là, je reste sans voix devant tant de connerie !

Posté par Diane Groseille à 14:05 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

dimanche 24 juin 2007

Milouze.

On nous dit aujourd'hui sur Canal + (et ils ne sont pas les premiers) que l'Alsace grince des dents à la vue de Jean Marie Bockel accédant au gouvernement. Les Guignols parlent d'un député de Moselle. Et pourquoi pas en Allemagne tant qu'on y est ? Ils ne seraient pas les seuls à se planter. Je ne suis pas de cette Alsace. Et je ne suis pas d'accord. Et tant pis pour Arlette que l'on voit dans tous les journaux et qui tire la tronche. Je suis heureuse pour lui, heureuse qu'on ait su reconnaître ses qualités et qu'on lui ait proposé des responsabilités, heureuse qu'il ait su voir en cette proposition une possibilité de faire avancer les choses et non une potentielle trahison. Je crois qu'il n'y a plus rien à trahir. Le PS se trahit tout seul (et je porte pourtant toujours ses idées dans le coeur), il n'a pas besoin qu'on le quitte, ou qu'on "pactise avec l'ennemi". Ségolène, elle-même, ne sait plus ce qu'elle dit ou ce qu'elle a pu dire : "1500 euros brut, mais je n'ai pas dit ça, ce n'est pas possible, je n'y ai jamais cru". Comment avoir encore envie de se battre au sein d'un parti qui semble prêt pour mener bataille contre lui-même. Il ne s'agit pas de se tirer dans les pattes, de critiquer un tel ou son voisin, ou son conjoint, ou mieux encore son ex-conjoint, pour telle ou telle raison. Il ne s'agit même pas de tirer dans les pattes de celui qui est maintenant président d'ailleurs. Il s'agit avant tout de faire avancer les choses, quel que soit le parti, quelle que soit la personne, pourvu qu'il y ait les idées. Navrée si mon discours ce soir a un petit goût de "modem", ce n'était pas forcément le but.

J'ai vécu huit ans à Mulhouse. Les premières années là-bas ont été difficiles : étudiante alors, j'y ai découvert la rudesse de la vie, la vraie valeur de l'argent, la solitude parfois, mais surtout une ville, ses habitants, si différents les uns des autres, hostiles à première vue et finalement si généreux. Mulhouse était alors triste et morne, sa Tour de l'Europe faisait grise mine au coeur d'un centre qu'on désertait et qu'on disait même dangereux, les sorties se faisaient rares, faute d'argent, faute d'envie. Puis au fil du temps, le coeur s'est attaché aux ruelles, à ce que proposait la municipalité, au programme culturel et social. Je me suis fait une place dans cette cité qui m'a liée à elle. Puis je l'ai quitté, en devenant adulte. Études achevées, job dans une autre ville. Aujourd'hui, la ville que j'ai laissée est belle, transformée par l'arrivée d'un tramway, agréable disent même ceux qui y vivent encore. Et le hasard m'a trouvé un poste là-bas en septembre dernier, ce qui me mène dans ses quartiers plusieurs fois la semaine. Alors j'ai toujours eu du respect pour Jean-Marie Bockel. Je ne dis pas qu'il a été seul, je ne dis pas qu'il est parfait (j'ai entendu récemment parler, par exemple, de la suppression des subventions aux postes d'enseignement du FLE à Mulhouse), et encore moins magicien. Je dis simplement qu'aujourd'hui, il a eu raison de préférer l'efficacité (ça reste bien sur à mettre en pratique) à une espèce de fraternité terne qui sonne faux.


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J'ai vécu pendant huit ans dans la deuxième maison en partant de la gauche.
Encore maintenant, lorsque je passe sous ces fenêtres,
je lève le nez, nostalgique,
pour voir s'il y a de la lumière derrière les carreaux.

Posté par Diane Groseille à 19:59 - - Commentaires [3] - Permalien [#]