samedi 11 décembre 2004

Oui, mais non...

Je suis d'accord avec ça, mais alors pourquoi ça et ça ou encore ça, puis même ça. Oui, bien sur, c'est "joli", mais s'ils commençaient à donner l'exemple à ceux qui ont du mal à se rendre compte que ça va sans doute venir vite, ce serait sans doute plus facile et plus efficace que de les faire culpabiliser avec des pubs à la télé... Non?

{Quand j'éteins la lumière pour dormir le soir, il fait parfois plus jour que le jour...!?!}

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vendredi 10 décembre 2004

Info pour vous les hommes...

... De grande importance, votre descendance pourrait en prendre un coup... Je vais dire ça à mon Neb homme de moi, il faut qu'il fasse attention même si le bébé n'est pas pour tout de suite...

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Paradoxe.

Deux angoisses de l'écriture: ne plus rien avoir à dire, n'avoir jamais fini de dire.

 

[Constance Debré]

 

Extrait de Un peu là beaucoup ailleurs

 

Posté par Diane Groseille à 12:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

On presse le pas!

On accélère encore le mouvement, déjà qu'on avait du mal à suivre. Les deux jours qui suivent, on se fait normalement plaisir, on pend sa crémaillère. Mais ce n'est pas que du plaisir... Faut être toujours dispo au téléphone, courir faire les courses (et comme par hasard, tout le monde à la même idée et en plus tout le monde remplit ses caddies avec des cadeaux), expliquer "c'est où?", mettre d'accord Machin et Bidule sur le "comment ils viennent", dire à Truc que c'est pas la peine qu'il arrive avec quinze packs de bière, (personne ne vomit demain soir, on a passé l'âge, on supporte maintenant), ranger, s'activer un peu parce que y'a aussi cours cet aprem', ne pas oublier Whawha dans toute cette histoire...

Hier j'ai encore pu dire que mon job, c'est décidément pas de la routine. Le matin, fin d'un cours, un élève, qui doit avoir à peu de choses près mon âge s'avance vers moi alors que je range mes affaires et que tout le monde a quitté la salle. "Madame... Je peux vous inviter au restaurant?". Je lève les yeux, il les chope au passage, droit fixé. "Euh, non, biensur que non, pourquoi tu veux m'inviter au restaurant, tu me vois déjà assez pendant la semaine non?"... Je fais passer sur le ton de l'humour. Il répond "non". "Quoi non?". "Je vous vois pas assez pendant la semaine". Je l'ai mis dehors de façon très énergique en disant que non, non, non, je ne voulais pas non plus de fleurs. Je mettrais bien ça sur le dos d'un bon gros pari entre potes, mais y'avait personne qui guettait dans le couloir et il avait l'air vachement sérieux... C'est tout de même flatteur...

 Puis dans l'aprem', une demoiselle m'appelle pendant un cours alors que tout le monde est occupé à déchiffrer une carte. L'air gêné et un peu rigolard aussi, elle finit par me dire "Madame, le prenez pas mal, mais vous avez un trou au cul"... "Pardon?". "Non, non, je veux dire, vous avez un trou dans votre pantalon au niveau des fesses...". Elle rouge comme une tomate. Moi sans doute de la même couleur. "Euh, merci de me le faire savoir, mais quelle est l'ampleur des dégats?". Pas grand chose parait-il, le velour qui se décolle au niveau du haut de la poche. Je pars comme si de rien n'était vers mon bureau que je ne quitte plus jusqu'à la sonnerie. J'ai claqué un bon fou-rire avec les collègues en leur racontant ça. Le trou est bien entendu minuscule, mais pourquoi leurs yeux traînent à ce niveau là, z'ont rien d'autre à faire, leur travail par exemple?...

Posté par Diane Groseille à 10:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 9 décembre 2004

Angoisse

A bout. Hier tout est sorti. Cette accumulation de fatigue, de pression et d'urgence est venue à bout de moi. Craqué. Neb est parti comme il l'avait prévu. Il est juste venu poser quelques sacs de courses, m'a dit que j'étais qu'une mémé, qu'il ne resterait pas là encore une fois à me regarder corriger des copies, qu'il avait besoin de se détendre. Un peu triste après son départ, j'ai mangé un bol de soupe et j'ai essayé de décorer le sapin. Puis rien n'allait comme je voulais, je me suis fait mal en descendant une table en bois, j'ai cassé une branche du sapin qu'est déjà pas grand au départ, j'ai pas réussi à le fixer et (ce qui m'a achevé) la bobine de fil de pêche m'a claqué dans les doigts et il y en avait partout... Tout s'est emmêlé, j'ai pas réussi a récupérer le truc et j'ai fondu en larmes. Pour si peu. Comme si cette vision correspondait soudain à ma vie en ce moment. Tout qui va trop vite et qui s'entremêle, alors, dans l'urgence, on tire sur un bout de fil pour continuer à avoir du mou, puis ça coince, alors on prend un autre morceau et ainsi jusqu'à se retrouver avec un gros noeud au milieu où on ne peut plus rien en faire. Hier soir, seule au milieu du salon, j'étais plus qu'un gros noeud qu'on peut plus démêler et j'ai pleuré, nerveusement, comme j'avais pas pleuré depuis l'automne 2002, à chaudes larmes, perdue.

Pour conjurer le mauvais sort, je me suis couchée à 21h30. Neb est rentré tard et il m'a dit ce matin qu'il avait encore mangé avec ses amis, qu'il ne voyait pas l'intérêt de rentrer pour me trouver endormie. Il avait raison. Je suis en train de le perdre et ça me bouffe. Je pars au boulot. J'ai mis un max de khôl et de mascara sur mes yeux pour qu'on ne me fasse pas de remarques sur ces méchantes cernes. Puis aussi, c'est un barrage contre les larmes.

L'écrire me fait du bien, ce blog est encore utile, Diane Groseille n'est pas toujours pétillante de bonheur....

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mercredi 8 décembre 2004

Ma satisfaction de la semaine

J'aime la vie, j'aime la vie, oh oui, j'aime la vie (ça ressemble à un chant orgasmique)... Mais p'tain qu'est c'qu'elle va vite en ce moment... J'ai tant de mal à la suivre... Tout ce taf, préparation de situations d'examens, mise en place de projets pédagogiques, remise en question de la pertinence de tel ou tel cours, remaniement de progression et toujours et encore mes corrections de copies... Encore une bonne semaine et demi et ensuite, paraît-il, on passe aux visites en entreprises et ça promet d'être folklorique (surtout de se pointer chez les patrons une semaine avant Noël, pour sur, ils vont adorer.... Encore une bonne idée de notre grand chef)...

Petite satisfaction personnelle hier soir. Fin d'un cours. Un élève vient me voir. Il a pris grand soin d'attendre que tous ses camarades aient quitté la salle (ça sent la confidence). Il s'approche. Alexandre. Jusqu'à là, je ne le connaissais pas sans ses rangos, tout de noir vêtu, même le regard. Régulièrement, alors que je le suis depuis un an et demi, il tient des propos extrémistes, particulièrement simplistes et dangereux dans le milieu où il évolue: propos fascistes, racistes, homophobes, anarchistes... Il arrive hier vers moi en trainant ses baskets. Un bon vieux jean et une veste rouge. J'avais bien noté le changement. La semaine précédente, je m'étais vue obligée de faire un signalement à son sujet au directeur: négationisme. Et c'était pas la première fois que j'avais à le faire. Mais là, il s'était mis dedans profond puisqu'il avait accompagné ses propos d'une lettre abominable. S'en sont suivis des coups de fil au patron et aux parents (je pense même qu'il a fait un signalement). Bien sur, il y a eu des retombées. On a menacé "Monsieur" de renvoi, tant au niveau de l'établissement que de l'entreprise où il travaille. Ma satisfaction  n'est pas là, je ne prends aucun plaisir dans le sadisme (encore un mot qui va me ramener les vicieux de google) bien au contraire. Cependant Alexandre est venu me voir. Il n'avait plus aucun intérêt à le faire, les sanctions avaient été prises. Il m'annonce qu'il a réfléchi, que les propos de son patron et les miens ont mis un sacré souk dans sa caboche. Que toutes les idées qu'on lui fourre dans la tête depuis qu'il est jeune ont été remises en question. Il me dit faire partie d'un "groupe" depuis des années, que jusqu là, ça a été un vrai bourrage de crâne. Que maintenant, il s'en sort plus, qu'il a besoin de nous, de moi, pour y voir plus clair. Qui sont les gentils, qui sont les méchants? C'est un petit pas, mais ça reste un pas....

Ce soir, Neb homme de moi s'en va (d'ailleurs il n'est pas encore rentré). Il part se taper une soirée balnéo avec un pote. J'ai pas envie d'y aller, je peux plus courir, faut que je me pose, c'est trop loin et j'ai toujours le nez qui coule, non, non, non...

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lundi 6 décembre 2004

Et alors quoi?

201e post. Soleil éclatant. Plus personne ne lit mon blog. Passés les 200 posts, on intéresse plus les gens (si on les a déjà intéressés avant). Je parle seule. M'enfous, c'est chez moi ici, je fais ce que je veux. De toute façon, je cours acheter des mannelas, on fête la Saint Nicolas ce soir. J'ai mieux à faire (mieux???). Je ne veux plus te voir trainer ici...

 

Parler, c'est faire figure. Ecrire, c'est disparaître.

Pascal Quignard, extrait d'une interview dans Lire, septembre 2002.

 


 

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dimanche 5 décembre 2004

Boomerang

De retour chez nous. Pas aimé plus que ça les moments passés là-bas. C'est toujours agréable mais je me retrouve face à certains constats. Nous n'y étions pas allés depuis plusieurs semaines et je ne me sens plus forcément chez moi. Ma chambre est toujours ma chambre, mais c'est un désert sans vie, un musée de souvenirs, de bouquins poussièreux et de vêtements que je ne mets plus. Je constate que mes parents ne savent plus se parler sans crier, et ça en devient ridicule. On me confirme également qu'ils font chambre-à-part. La venue d'amis de Nancy a rendu heureusement cette journée festive et copieuse (curry d'agneau aux fruits frais). Ma mère a soulevé lors de discussions sur la violence mes épreuves de l'automne 2002. C'est comme si elle parlait de quelqu'un d'autre. Je ne veux plus y penser.

Puis la soirée d'hier a su respecter le rituel de la cérémonie des miss. Non, non, non, ma soeur et moi n'avons jamais été des petites filles modèles entourées de barbies et rêvant de prince charmant et de diamant (bien au contraire, on galopait dans les prés et on faisait des batailles de boules de terre). Nous ne nous collons donc pas aujourd'hui devant la télé en tant que frustrées-jalouses. C'est plutôt un regard de pseudo sociologue fan du kitsch et du cake qui planent autour de cet événement. Attention, on se prend très au sérieux et on établit de notre côté aussi une cérémonie à base de gourmandises en tous genres (truffes, langues citriques, chokinis et autres) et de statistiques pour émettre nos pronostics... Miss Normandie ne nous a pas déçues, elle était dans nos favorites dès le début...

Puis il y a eu cette secousse cette nuit. 4.5 parait-il. J'y reviens mais je suis toujours fascinée par tant de force. Je n'ai pas trouvé le sommeil et ma nuit a été agitée. Puis ce soir nous avons pris la route dans l'autre sens et j'ai eu droit à un bel éclair-flash dans ma direction alors que je passais sur une zone de travaux limitée à 70 km/h. J'étais en excès mais je ne sais pas si c'est moi où le véhicule devant moi. Va falloir être patient pour le verdict....

Maintenant, faut que je me mette sérieusement au boulot... Ces dimanches après-midi ont un sale goût de lundi matin....

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Esthétique

Je tombe sur des photos dont la lumière et la beauté toute relative me parlent... Les photos sont peut-être pas de lui/elle.  Il/elle a su les rassembler, y voir une harmonie...

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Tremblement de terre....

.... Cette nuit vers une heure trente, secousse qui m'a sortie du lit dans lequel je n'étais pas depuis bien longtemps. J'aime ce genre de petit rappel à l'ordre de notre mère planète: "vous n'êtes que des merdes, je suis la plus forte". Je suis à chaque fois fascinée et surexcitée.

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