Cette année, pour faire face à un emploi du temps fragile, j'ai accepté beaucoup d'heures de cours particuliers. Cela faisait longtemps que mes centres de formation me proposaient assez d'heures pour ne pas avoir besoin de compléter. J'ai donc retrouvé les derniers temps les joies du face à face, mais aussi le plaisir de l'analyse littéraire, la plupart de mes élèves préparant le bac français. Une demoiselle en particulier m'a émue cette année. Issue d'un quartier populaire non loin de chez moi, elle a fait des efforts de travail et de régularité comme j'en avais rarement observés. Méticuleuse et dotée d'un très bel esprit d'analyse, elle souffre en revanche de gros problèmes d'expression. Nous avons tout fait pour qu'elle soit prête malgré tout. Hier, elle passait son oral et m'envoyait en fin de journée ce message d'espoir :

"Je crois que m'en ai bien sortie, si j'aurais pas eu cours avec vous, je pense pas que j'aurais réussi".

Bon, ben, voilà... On va croiser les doigts maintenant...Et pour finir sur une réflexion autour de ce même bac français, je vous propose (si lecteurs ici il y a encore) l'intitulé de la dissertation :

"D'où provient, selon vous, l'émotion que l'on ressent à la lecture d'un texte poétique ? Vous répondrez à cette question en vous fondant sur les textes du corpus ainsi que sur les textes et oeuvres que vous avez étudiés et lus".

cerises