Journée de "rien à faire", alors je traine, ici et ailleurs, je laisse des posts, des commentaires, je flane dans d'autres contrées, je me pose sur mon lit avec un livre, je me couche dans l'herbe du jardin. Cours ce soir, aucune envie. Encore à la campagne. Le vent qui entre par les portes et les fenêtres, qui soulève les voiles. J'écoute Idir et je respire. La journée d'hier aux puces m'a permis de passer du temps avec ma soeur. Nous avons beaucoup ri. Observé les gens, la diversité, les gentils et les méchants, les pressés du dimanche, les cons dans toute leur puissance aussi qui s'indignent car on refuse de leur vendre un carton de livres à un euro. Je reste sur l'image de cette dame au milieu de la foule de l'après-midi qui défile entre les stands de ce marché aux puces. Tout le monde marche, traine la patte. Elle roule, assise dans son fauteuil, poussée par un mari ou un ami. Eux deux respirent le bonheur. Ses yeux ont tellement ri qu'elle en a les marques. Je la trouve jolie car on voit son bonheur. Et tous ces cons debout qui ralent et s'engueulent et froncent les sourcils auraient bien besoin d'un bon pied au cul.

         La semaine repart. Eternel recommencement. Il n'en reste que trois maintenant avant ce mois de vacances. Je réfléchis de plus en plus à la signature du contrat pour l'année à venir. Je ne sais pas si c'est ma place, si j'arriverais à m'y épanouir. Faut encore que j'aille acheter de la confiture (dans cette petite boutique perdue dans la forêt où il font de la confiture avec tout) pour envoyer un pot à Nico qui me l'a demandé au téléphone l'autre soir. Gros pot framboise-groseille (pas très original pour le coup). Plus dans le colis le petit truc insolite qui devra rentrer dans le pot quand il sera vide. C'est le défi.