A fond la forme!
La voilà, la vraie, la grande, celle qu'il ne faut pas rater:
la rentrée
(je ne lui mets pas de majuscule, quand même, faut pas exagérer!).
La voilà, la vraie, la grande, celle qu'il ne faut pas rater:
la rentrée
(je ne lui mets pas de majuscule, quand même, faut pas exagérer!).
Je suis d'accord avec ça, mais alors pourquoi ça et ça ou encore ça, puis même ça. Oui, bien sur, c'est "joli", mais s'ils commençaient à donner l'exemple à ceux qui ont du mal à se rendre compte que ça va sans doute venir vite, ce serait sans doute plus facile et plus efficace que de les faire culpabiliser avec des pubs à la télé... Non?
{Quand j'éteins la lumière pour dormir le soir, il fait parfois plus jour que le jour...!?!}
Hier, j'ai compté les jours. 365. Un an. Et l'impression depuis le premier jour que je le connais depuis toujours. J'ai jamais raconté comment nous nous sommes rencontrés. C'est à la fois banal et original. Tout dépend où l'on se place. Disons que nous étions chacun d'un côté du miroir, comme moi et vous en ce moment. Il était chez lui, moi chez moi, vers cinq heures du matin, après une soirée entre amis, et nos mots se sont croisés sur un écran. Ses phrases m'ont tout de suite plu. Il y a eu une séduction sans que nous ne nous soyons vus. Puis il y a eu des images et beaucoup plus tard, il y a eu sa voix. Un mois plus tard, le 27 décembre, je prenais ma voiture, j'avais envie de fuir tous ces réveillons hypothétiques dans ma région. J'avais envie de fêter cette nouvelle année qui approchait différemment. J'avais envie de prendre des risques. J'avais envie de savoir qui il était vraiment. Je suis partie. Pour un ou deux jours officiellement. Je n'ai rien dit à personne. J'ai juste dit que j'allais chez un ami. Rien de plus. Juste pour qu'on ne s'inquiète pas. Je suis restée une semaine chez lui. J'ai découvert son monde, les gens qui vivaient autour de lui et qui ne savaient pas très bien d'où je sortais, sa montagne, son métier de photographe de l'époque, sa douceur et sa gentillesse.
Durant les mois qui ont suivi, on a eu vraiment besoin l'un de l'autre. Il ne pouvait pas lâcher sa boîte. Alors je montais dans le premier train du week-end, dès que la sonnerie du bahut avait retenti et je partais le rejoindre, pour quelques heures. Puis il est venu, pour mon anniversaire et rapidement, sans que je vois les choses arriver, il s'est installé avec moi. Tout était tellement simple que pas une fois nous n'avons vraiment remis en question ce qui se passait. Puis comme mon appart' à M. se faisait étroit, nous avons déménagé ici.
Aujourd'hui, je dois dire merci à Neb homme de moi pour sa présence les derniers temps. Pour sa tolérance face aux rigoles de larmes (joli paradoxe) qui creusent mes joues. Il a su me faire relativiser en douceur. Il a su m'écouter. Il était simplement là. Merci mon homme.
Ce soir, ici, j'aimerais que tout foute le camp. Des grains de folie pourpre dans ma tisane, envie de regarder dehors dans le noir sans voir sa couleur et son petit corps couché dans la terre froide. Et le reflet dans la vitre de mes yeux encore (toujours) pleins de larmes. Je me cache, je me faufile entre les guirlandes du sapin et le bonheur de chacun pour ne pas déranger avec cette tristesse qui fait pas ton-sur-ton.
J'ai comme une sécurité partout autour de moi, même dans mes pensées. Une petite corde de secours à laquelle je me raccroche quand denouveau le film est lancé.
Puis je dors. Parce que dans le sommeil rien n'a vraiment jamais existé. Alors je me roule en boule sous des couvertures douces qui consolent en me chuchotant des mots d'une langue que je ne comprends même pas.
En fait, ce qu'il en ressort, mis à part le fait que je l'ai perdue, c'est que tout peut arriver n'importe quand. A nouveau cette image du château de cartes que vous avez soigneusement construit, qui semble consolidé de béton armé, et que le souffle inattendu d'un inconnu vient démolir. Puis votre fauteuil en cuir, votre façon de marcher, le siège arrière de votre voiture, les perles rondes de ce collier, la sonnette de la porte d'entrée, les balles de tennis, ce torchon de cuisine un peu effiloché... Rien n'est plus pareil. Alors que le château de cartes semblait être le refuge idéal. Pourtant tout est toujours là, mais plus pareil.
Alors on dit toujours: "quelques secondes avant, quelques secondes après, tout aurait été différent". Le destin. L'effet papillon. La chance. La fortune. La vie. Ah que la vie est belle!. Le hasard.
Et je me rattache à cette idée que j'ai toujours le choix. Que ma vie n'est rien d'autre que ce que j'en fais. Même aujourd'hui. Toujours.
Alors voilà, la vie continue, même quand on perd un être cher. Ce soir, on fête Noël en famille, chez mes parents. J'ai passé les derniers jours à courir dans tous les sens comme beaucoup de gens (si, si, j'ai constaté par moi -même). Comme je fonctionne au coup de coeur, j'ai mis le temps. Puis j'ai eu des compagnes de courses différentes à chaque fois, alors j'ai vu plusieurs fois les mêmes boutiques. J'ai trouvé de jolies choses chez Artisans du monde, des babioles qui peuvent faire plaisir. Pour le reste, j'espère que ça conviendra.
Je mange avec Neb homme de moi et ses collègues à midi. La semaine prochaine nous partons ensemble dans sa région, pour voir sa famille et pour fêter la nouvelle année. Ce sera pas avec mes amis pour la deuxième année consécutive, mais je m'en fous, je veux être avec lui.
On trace la route dans peu de temps. On part chez les parents. Plusieurs semaines que nous n'y étions pas. On rentre pas avant demain aprèm'. Pas forcément envie. Je suis devenue pire que casanière. Mon week-end est un bien précieux où j'aime me retrouver. Cette journée écoulée fut cependant reposante. Un bain brulant avec mon homme. Mulan. Trainspotting. Sous la couette. Avec un père Noël en chocolat. Et des oranges. Et plein d'amour. Maintenant, il faut sortir dans le froid et la foule.... Courage.
Aucune envie de travailler. Mes mains sentent les fruits, y'a du soleil et dehors, le froid ne tue plus les parfums. Je voudrais sortir d'ici, prendre la large, le long et le travers. Mais ma semaine n'est pas finie, et tous les soirs, quand je rentre chez moi, mes copies me harcèlent. Je voudrais faire moins, avoir plus de temps, toujours, maintenant et pour longtemps. Tout n'est que question de gestion.
Meilleure ambiance ici, en tous cas, depuis notre retour début janvier. Un gros con en moins dans le paysage quotidien (ce qui ne rend pas moins con ceux qui l'étaient déjà avant). Les élèves apprécient aussi et tout le monde est plus détendu, certains trop même je dirais, mais heureusement, je ne suis pas là pour juger le travail des autres...
Quoi qu'il en soit, j'écris vraiment moins ici, à cause de ce travail et de l'écriture ailleurs, qui se fait parfois palpitante...
Est ce que tout le monde pense être dans le juste? Moi, je pense être juste. Dans ma façon de faire, de penser, d'être avec les autres, de dire les choses. Peut-être parfois un peu crispée en ce moment, à cause du boulot, mais j'ai l'impression que je gère de mieux en mieux. Et j'ai denouveau cette impression d'être à ma place. Et en regardant les gens autour, je me demande s'ils se sentent bien à leur place, s'ils ont l'impression d'être justes.
Je pense par exemple à ces gens, ici, qui ne peuvent s'empêcher d'être agressifs dans leurs commentaires. Ont-ils l'impression d'exister comme ça? C'est peut-être ce qui les ronge tous les jours, avec les gens dans la rue, dans la file d'attente d'un supermarché ou encore sur leur lieu de travail. "Non, mais connard, tu vois pas que tu m'emmerdes!". Mais comme ils sont incapables de faire ça dans la réalité, ils viennent prendre des forces virtuelles ici et balancent sur des blogs et sur des forums la rage accumulée dans la journée. Se sentent-ils justes après?
Ou alors, je pense aussi à cette soirée pathétique vendredi dernier, l'anniversaire d'une copine de l'Amie. Z'avaient réservé la salle au-dessus d'un bistrot pour une bouffe avec une trentaine de personnes. Je la connais pas vraiment, mais j'ai accepté l'invitation pour passer un moment avec l'Amie. Puis, dès que nous sommes arrivés, j'ai senti que ça n'irait pas. Les nanas étaient pomponnées comme pour un bal, faisait froid parce que tout le monde fumait et qu'y avait pas d'aération et tout le monde avait déjà un coup dans le nez au point de plus pouvoir parler sans crier. Y'avait un décalage, ç'aurait pu être drôle, mais au bout de quelques heures, après avoir mangé d'ignobles choses qui avaient pourtant un joli nom sur la carte, ils ont commencé à chanter la fameuse chanson de la beaufitude (dont ils ne connaissaient même pas les paroles: on est d'accord, tronche, ça rime pas avec ivrogne). Oui, oui, on s'amuse, c'est comme Cauet, y'en a encore qui vont me dire que j'ai un balai mal placé, mais je ne vois pas où est la joie, où est le plaisir là-dedans. Faire du bruit peut-être, pour se sentir exister aussi. Je n'ai pas aimé, j'ai détesté, mais j'ai rien dit, c'est leur délire. Retour de bâton, certaines personnes m'ont trouvé antipathique (dixit l'Amie). Comme dit Neb homme de moi, on s'en pète. Mais je me demande si ces personnes qui se permettent de juger quelqu'un à qui elle n'ont pas adressé la parole se sentent justes.
Il y a aussi A., ma collègue de travail, qui retourne sa veste systématiquement, en adaptant son discours à son interlocuteur, sa devise: "toujours brosser dans le sens du poil", mais se rend elle compte que très rapidement, ça mène à des incohérences, parce que forcément, ON NE PEUT PAS être d'accord avec tout le monde. Se sent-elle juste?
Je pense souvent à ça, et j'ai du mal à l'exprimer clairement. Ce n'est pas par rapport à l'image que l'on peut renvoyer, c'est justement par rapport à ce qui se passe à l'intérieur...
J'ai des hauts et des bas. Des moments de vide, de découragement, puis la machine se remet en route. C'est quand je ne réfléchis pas que j'avance le mieux. Et quand j'y pense, c'est ce qui m'inquiète le plus. Je ne prends plus vraiment de recul. Neb me déçoit, et c'est sans doute réciproque. On s'est fâchés, histoires de cigarette ou de petites culottes. Sans importance, des détails qui s'accumulent. Manque de temps pour nous deux, encore et toujours. La vie avance, semblable à elle-même et j'ai chaque jour peur de me retourner et de voir ce que j'ai raté, ce que j'ai perdu.
Dans vingt minutes, dernière ligne droite. Les conseils de classes viennent clore les journées en cette période déjà trop chargée. Et nos vacances sont loin. Fin mars. Les élèves sont fatigués aussi, il y a une lassitude. La tension des examens vient redonner un coup de fouet. A l'instant, un jeune homme dans l'obscurité du couloir, à quelques mètres, qui me crie "vous êtes splendide Madame, radieuse!". C'est gentil, mais si c'est vraiment le cas, c'est pas ma faute, parce que c'est pas ma préoccupation du moment. J'ai besoin de me retrouver.
On ne voit plus personne. On devait aller chez Le Pouh samedi soir. Elle a annulé, ses soeurs lui ont préparé une surprise. Même le téléphone ne me donne plus de nouvelles. Faut dire que je ne le décroche pas de mon côté non plus.
Il y a un sentiment de solitude de plus en plus prononcé dans cette accélération.
Je trouve encore un commentaire concernant ce fameux post de Cauet. Il aura fait couler beaucoup d'encre virtuelle. Mais ça m'énerve. Que certaines personnes réagissent comme si je les agressais personnellement. Je trouve la réaction assez puérile. Ils ne sont pas tous, que je sache, animateurs télé ou radio (heureusement?). Ce qui me fait rire cependant, c'est cette réaction quasi unanime de la part de tous les fans de Cauet: à savoir, si on aime pas, c'est qu'on a un balai dans le Q. " Faut sortir ma grande" qu'on me dirait même. Alors là, je me marre. Cauet serait devenu LA référence culturelle. Et même un humoriste que l'on va jusqu'à comparer à Desproges (paix à son âme). Ehh, calmez-vous les gars!... Puis de là à dire qu'il ne se moque jamais, oui, effectivement, jamais les personnes connues qui pourraient lui en retourner une méchante (là, il se fait d'ailleurs maître dans le lécheur de bottes de tout ce qui sort de la Star'Ac et autre feuilletons débiles). Mais d'un autre côté quel humaniste ce Cauet...
Puis tant qu'à vous faire réagir à propos des animateurs radio, je tenais à dire que je trouve Maurad encore pire que Cauet: incapable d'aligner des mots pour faire une phrase, pitoyable dans les sujets qu'il traite, souvent complètement à côté de la plaque en ce qui concerne l'actualité. Là je trouve ça profondément révoltant... Et j'ai enlevé mon balai pour vous faire part de tout ça!
Encore un accrochage aujourd'hui avec Tête de brique. Je me rassure en me disant qu'elle est comme ça avec tout le monde. Cette femme me répugne.
Dans la continuité. Les journées s'allongent, je dors trop peu entre mes aller-retours et mes cours, les cartons, les paperasses. Ju, ami de ma soeur (et accessoirement ex de moi en courant d'air) va reprendre l'appart'. Un peu moins l'impression de l'abandonner. Je verse des larmes de fatigue, de nostalgie et de connerie en remplissant mes cartons. Ce que je suis niaise. Y'a plus que du vent dans ma tête, je suis en pilote automatique. Impatiente que tout ça se termine...
Au fait, pas de résolutions pour 2005. Non, de toute façon, on les tient jamais vraiment. Elles nous procurent une sensation spontanée et éphémère de bonne conscience: "Maintenant, tout va bien se passer, je suis une bonne fille". Encore pire quand on les écrit puisqu'on risque de retomber dessus et de se rendre compte qu'on a été lamentable et trop exigeant et qu'on a même pas su tenir jusqu'à fin janvier notre promesse de ne plus "fumer=boire d'alcool=abuser du sucre=regarder des conneries à la télé=zapper la piscine le vendredi soir=se ronger les ongles=faire les trucs à la dernière minute=mentir=se lever tard=gueuler avec sa mère=oublier les anniversaires=etc...."*. Alors, pas de bonnes résolutions, de toute façon, je suis parfaite, y'a rien à améliorer... Tsssssssssssss
*Ce ne sont pas mes mauvaise habitudes, ce sont les vôtres...(échantillon des "bonnes résolutions 2005", panel canalblog)
Tellement de nouvelles choses à lire sur la toile, qui donnent envie de flâner, de se plonger à nouveau dans l'univers d'autres, comme autrefois, comme au début. Mais souvent, il y en a trop. On se perd dans le dédale des mondes, des quotidiens, des couleurs. Puis certains font n'importe quoi, recommencent sans arrêt, laisse des traits par ci et des mots par là, se cherchent et ne se trouvent pas, s'affichent, de façon vulgaire parfois, impudique. Presque un an que moi j'ai commencé à écrire ici et j'ai l'impression qu'autour d'un petit groupe s'est développée une jungle. Avec des écrits magnifiques aussi, des pages sur lesquelles on pourrait passer des heures, à ressentir de l'admiration, de la compassion, à sourire, à imaginer. Un peu perdue malgré cela dans ce qui devient une immensité. J'aime croire ceux qui pensent que c'est un phénomène de mode...
Aujourd'hui, premier jour de la parenthèse vacances qui va durer 10 jours. Prise de bec avec mon homme de moi hier soir. Je me sens souvent bien loin et seule. Là, il dort derrière moi, sur le canapé rouge, alors que le soleil dehors cogne. Nous partons sans doute demain. On voulait partir loin, vite et pour quelques jours. Barcelone, Seville ou Lisbonne. Mais on s'y est pris trop tard. Alors on décolle version plus "aventure", on part vers le sud, sans trop savoir vers quelle ville, avec un budget qui va nous permettre quelques petites folies, en espérant que le soleil sera au rendez-vous, car gros besoin de lumière.
La grisaille mais le printemps. Au boulot. Inspectée hier matin: que du positif, ou presque (quelques formulations trop abstraites dans ma progression, mais pour ce qui est de la gestion de mes cours, j'ai eu droit à des fleurs virtuelles).
Aujourd'hui, c'est ma fête. Oui, je me cache derrière un pseudo depuis presque un an. Ce n'est pas pour autant que je n'ai pas été sincère. Rares sont les lecteurs qui traînent encore par ici les derniers temps, Julien le Brésilien l'a bien remarqué, mais je n'y suis plus, donc il n'y a plus grand chose à voir. Ceci dit, au risque de surprendre, de me surprendre, je partais il y a un an avec un rapport à moi-même, une écriture très personnelle qui n'attendait rien de l'autre. Aujourd'hui, le fait d'avoir tant de monde autour, tellement de blogs, trop de lecteurs qui errent, comme ivres, sur la toile, à la recherche de plus grand chose ne me tente plus. Et je réalise que L'autre avait quand même son importance. L'autre en tant que lecteur intéressé et intéressant. Aujourd'hui, le lecteur de blog est comme ces toxicomanes de la télé, il zappe ou il scotche, il lui faut du gore, du trash, de l'indécence ou du vulgaire. Alors j'écris pour moi, mais ailleurs, ce qui ne signifie pas que je n'ai plus ma ferveur du début, simplement elle ne se manifeste plus forcément ici... Et sans doute que j'y reviendrai...
Je viens ici presque en "touriste", comme si j'étais plus vraiment chez moi. Des personnes doivent lire, de temps en temps, venir ici, entrer comme on entre dans un lieu déserté. Je suis partie en vacances et j'ai laissé la clé sous la paillasson pour que tout le monde puisse entrer. Ceci dit, y'a plus grand chose à voir, plus grand chose à lire. Diane se montre fainéante, elle se dore la pilule.
Retour d'Ardèche. Du fromage de chèvre, des saucissons et des jolis cailloux pleins les poches, des souvenirs, du soleil et du grand air plein la tête. Des envies oubliées qui resurgissent. On a vadrouillé depuis les Alpes à travers la France, ses marchés, ses chambres d'hôtes et ses petits restaus. Des plaisirs simples. Beaucoup de calme. De plus en plus, je sais que c'est ce que je recherche. La simplicité et le calme. La solitude aussi.
ENTRE DEUX BOLS DE FRAISES. CHEZ LES PARENTS. SOLEIL.
P.S.: Mais où est passé Pancake?
Il nous dit ouvertement qu'il ne comprend pas pourquoi nous pourrions avoir peur, qu'il ne faut pas voir peur. Bien sur, il a raison, pourquoi être si alarmiste, les djeun's? Il n'y a que 10 % de chômage pour le moment et même si ça augmente, ça ne devrait affoler personne, puis pour ce qui est de nos études, de notre futur, de l'économie française, n'en venons pas à provoquer "une tempête dans un verre d'eau". De toute façon, la planète se chargera peut-être de nous avant non? A moins que quelqu'un de bien pensant ne s'occupe de faire de grandes promesses et de grands discours avant...
Sinon, je trouve que Maria Carrey est particulièrement moche.
Et si un feu se déclarait dans le vatican, la fumée serait blanche ou noire?
Les gens n'écoutent pas ce qu'on leur dit. Je suis peut-être aussi un "gens" dans ce cas là, mais c'est profondément énervant. Comme la soeur qui a tendance à appeler les derniers temps pour "raconter" (la dernière, une bien bonne ou encore la meilleure) et qui ne se soucie pas forcément de savoir si je me porte bien... Ou encore Monsieur P. au taf, dont je connais toutes les activités extra-professionnelles (j'ai même déjà pu tâter la canne à pêche) et qui ne sait presque rien de moi... Ceci dit, je les adore ces gens là, même quand ils s'écoutent parler.
Mon frère invite sa copine à un concert de U2 dans le Sud pour ces 18 ans. La Grande Classe.
Message sur mon répondeur l'autre soir. Un ex. De courte durée (l'ex, pas le message). Une erreur. Mauvais calcul, mauvaise appréciation. Droit dans le mur. Bref. L'ex me propose une colo. V'là deux ans que j'ai pas mis les voiles sur un camp. Puis la proposition ne s'arrète pas là. C'est que c'est allèchant. Il s'agit d'une tournée des festivals de France au mois de juillet, avec un petit groupe de 15-18 ans. Le seul hic, c'est l'ex (Notez, jolie consonance de phrase). Tant pour moi (j'ai si peu apprécié ce que j'ai découvert en lui, le calculateur qui joue le rôle de celui qu'on attendait) que pour Neb homme de moi (je conçois très bien que l'éventualité ne l'enchante pas).
Je pense à cette nana qui a foutu le feu dans cet hôtel parisien, je pense à ce qui a dû se passer dans sa tête les heures qui ont suivies.
Le Furet est papa. Un petit garçon avec un prénom aux sonorités grisâtres. Ils ont cherché l'originalité. J'ai encore du mal (avec le prénom). Mais il est papa. Encore un peu difficile à concevoir. Il faudra le voir pour vraiment réaliser. Celui avec qui j'ai partagé cinq ans de vie. Mais ce n'est pas douloureux ou dérangeant, je suis même profondément heureuse pour lui.
La météo se fout de nous. Voilà le week-end, avec ses promesses de soleil et de sorties, et parait qu'il va encore nous faire faux bond. Non, ce blog ne va pas devenir un site "météofrance bis". Juste pour dire que j'ai trouvé malgré tout mon petit bonheur. Du soleil en pots. J'ai planté il y a quelques jours quelques graines de plantes aromatiques: thym, sarriette, basilic, menthe, persil, ciboulette. Dans de jolis pots en terre cuite sur lesquels sont inscrits leurs noms en lettres blanches. Elles pointent le bout de leurs nez. De petites pousses vert tendre qui luttent contre la gravité mais semblent encore si fragiles. Chaque matin, au réveil, je me précipite sur les bords de fenêtres pour admirer et m'extasier devant leurs évolutions. Je sais pas pourquoi, quand je les vois, je pousse des petits cris de ravissement, pas consciente du tout du degré de ridicule que je peux atteindre... En attendant, ça me fait du bien...
Une salle froide. Plus de chauffage ici depuis plusieurs semaines. Il entre. Ses mains tremblent. Il va devoir montrer qu’il sait de quoi il parle. Il s’installe et pose devant lui quelques feuilles volantes. Il commence à parler. Il doit avoir vingt ans. Un corps d’homme mais un langage de gamin. Sa veste en cuir dégage un parfum qui se mêle au tabac. J’observe. Il aligne des mots. Il ne sait pas de quoi il parle. Pourtant, il a eu le temps de préparer son dossier. Plusieurs fois, il dit « comment dire ». Il me regarde discrètement alors qu’il continue à marmonner. Savoir s’il est dans le bon. Avoir un petit encouragement visuel. Je reste de glace. Ses mains sont sales, ses ongles sont longs. Il me parle de tornades. Il a du mal. Je ne l’aide pas. Il doit d’abord présenter son travail. Et ce n’est pas ce qu’il est en train de faire. J’ai froid. Je regarde par la fenêtre. Comme en octobre. Mais nous sommes en mai. Il a terminé. Il attend. Toujours tremblantes les mains. Comment un garçon de cet âge peut-il être si perdu dans sa tête ? Je lui pose quelques questions, faciles, pour remonter la note de la présentation qui est déjà catastrophique. Mais il ne semble pas comprendre mes questions. Je le perds encore plus. Je lui tends pourtant la main. Comment fonctionne-t-il pour ne pas comprendre ces mots, quels mécanismes dans sa tête. Je cherche à mon tour à comprendre ce qui se passe. Tout s’éloigne. Comment perçoit-il le monde qui l’entoure s’il n’est pas capable de comprendre cette question. Tout doit être flou dans sa tête. J’ai peur pour lui, l’espace de quelques secondes, un frisson me parcourt. Ce vide. Puis je mets fin à sa panique qui est venue envahir toute la salle, encore plus froide maintenant. Il sort. C’est terminé pour lui, il est soulagé, même s’il n’a réussi à cumuler que quelques points.