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Diane Groseille
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29 août 2005

A fond la forme!

La voilà, la vraie, la grande, celle qu'il ne faut pas rater:

 la rentrée
(je ne lui mets pas de majuscule, quand même, faut pas exagérer!).

Je suis un peu pâteuse et un peu nouée, mais pas de vrai gros stress en vue. Y'a bien la petite larme qui voudrait sortir pour dire adios aux vacances, mais je ne lui laisserai pas sa place. De toute façon, c'est comme le saut à l'élastique, faut juste sauter, après, ça va très vite. Alors qu'on en finisse avec ces manières, on ne va quand même pas lui sortir la tapis rouge à cette conne de rentrée! Non mais!

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11 décembre 2004

Oui, mais non...

Je suis d'accord avec ça, mais alors pourquoi ça et ça ou encore ça, puis même ça. Oui, bien sur, c'est "joli", mais s'ils commençaient à donner l'exemple à ceux qui ont du mal à se rendre compte que ça va sans doute venir vite, ce serait sans doute plus facile et plus efficace que de les faire culpabiliser avec des pubs à la télé... Non?

{Quand j'éteins la lumière pour dormir le soir, il fait parfois plus jour que le jour...!?!}

28 décembre 2004

Lui et moi...

Hier, j'ai compté les jours. 365. Un an.  Et l'impression depuis le premier jour que je le connais depuis toujours. J'ai jamais raconté comment nous nous sommes rencontrés. C'est à la fois banal et original. Tout dépend où l'on se place. Disons que nous étions chacun d'un côté du miroir, comme moi et vous en ce moment. Il était chez lui, moi chez moi, vers cinq heures du matin, après une soirée entre amis, et nos mots se sont croisés sur un écran. Ses phrases m'ont tout de suite plu. Il y a eu une séduction sans que nous ne nous soyons vus. Puis il y a eu des images et beaucoup plus tard, il y a eu sa voix. Un mois plus tard, le 27 décembre, je prenais ma voiture, j'avais envie de fuir tous ces réveillons hypothétiques dans ma région. J'avais envie de fêter cette nouvelle année qui approchait différemment. J'avais envie de prendre des risques. J'avais envie de savoir qui il était vraiment. Je suis partie. Pour un ou deux jours officiellement. Je n'ai rien dit à personne. J'ai juste dit que j'allais chez un ami. Rien de plus. Juste pour qu'on ne s'inquiète pas. Je suis restée une semaine chez lui. J'ai découvert son monde, les gens qui vivaient autour de lui et qui ne savaient pas très bien d'où je sortais, sa montagne, son métier de photographe de l'époque, sa douceur et sa gentillesse.

Durant les mois qui ont suivi, on a eu vraiment besoin l'un de l'autre. Il ne pouvait pas lâcher sa boîte. Alors je montais dans le premier train du week-end, dès que la sonnerie du bahut avait retenti et je partais le rejoindre, pour quelques heures. Puis il est venu, pour mon anniversaire et rapidement, sans que je vois les choses arriver, il s'est installé avec moi. Tout était tellement simple que pas une fois nous n'avons vraiment remis en question ce qui se passait. Puis comme mon appart' à M. se faisait étroit, nous avons déménagé ici.

Aujourd'hui, je dois dire merci à Neb homme de moi pour sa présence les derniers temps. Pour sa tolérance face aux rigoles de larmes (joli paradoxe) qui creusent mes joues. Il a su me faire relativiser en douceur. Il a su m'écouter. Il était simplement là. Merci mon homme.

25 décembre 2004

Mon château.

Ce soir, ici, j'aimerais que tout foute le camp. Des grains de folie pourpre dans ma tisane, envie de regarder dehors dans le noir sans voir sa couleur et son petit corps couché dans la terre froide. Et le reflet dans la vitre de mes yeux encore (toujours) pleins de larmes. Je me cache, je me faufile entre les guirlandes du sapin et le bonheur de chacun pour ne pas déranger avec cette tristesse qui fait pas ton-sur-ton.

J'ai comme une sécurité partout autour de moi, même dans mes pensées. Une petite corde de secours à laquelle je me raccroche quand denouveau le film est lancé.

Puis je dors. Parce que dans le sommeil rien n'a vraiment jamais existé. Alors je me roule en boule sous des couvertures douces qui consolent en me chuchotant des mots d'une langue que je ne comprends même pas.

En fait, ce qu'il en ressort, mis à part le fait que je l'ai perdue, c'est que tout peut arriver n'importe quand. A nouveau cette image du château de cartes que vous avez soigneusement construit, qui semble consolidé de béton armé, et que le souffle inattendu d'un inconnu vient démolir. Puis votre fauteuil en cuir, votre façon de marcher, le siège arrière de votre voiture, les perles rondes de ce collier, la sonnette de la porte d'entrée, les balles de tennis, ce torchon de cuisine un peu effiloché... Rien n'est plus pareil. Alors que le château de cartes semblait être le refuge idéal. Pourtant tout est toujours là, mais plus pareil.

Alors on dit toujours: "quelques secondes avant, quelques secondes après, tout aurait été différent". Le destin. L'effet papillon. La chance. La fortune. La vie. Ah que la vie est belle!. Le hasard.

Et je me rattache à cette idée que j'ai toujours le choix. Que ma vie n'est rien d'autre que ce que j'en fais. Même aujourd'hui. Toujours.

24 décembre 2004

Pas assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens...

Alors voilà, la vie continue, même quand on perd un être cher. Ce soir, on fête Noël en famille, chez mes parents. J'ai passé les derniers jours à courir dans tous les sens comme beaucoup de gens (si, si, j'ai constaté par moi -même). Comme je fonctionne au coup de coeur, j'ai mis le temps. Puis j'ai eu des compagnes de courses différentes à chaque fois, alors j'ai vu plusieurs fois les mêmes boutiques. J'ai trouvé de jolies choses chez Artisans du monde, des babioles qui peuvent faire plaisir. Pour le reste, j'espère que ça conviendra.

Je mange avec Neb homme de moi et ses collègues à midi. La semaine prochaine nous partons ensemble dans sa région, pour voir sa famille et pour fêter la nouvelle année. Ce sera pas avec mes amis pour la deuxième année consécutive, mais je m'en fous, je veux être avec lui.

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4 décembre 2004

La glande!

On trace la route dans peu de temps. On part chez les parents. Plusieurs semaines que nous n'y étions pas. On rentre pas avant demain aprèm'. Pas forcément envie. Je suis devenue pire que casanière. Mon week-end est un bien précieux où j'aime me retrouver. Cette journée écoulée fut cependant reposante. Un bain brulant avec mon homme. Mulan. Trainspotting. Sous la couette. Avec un père Noël en chocolat. Et des oranges. Et plein d'amour. Maintenant, il faut sortir dans le froid et la foule.... Courage.

13 janvier 2005

Au boulot

Aucune envie de travailler. Mes mains sentent les fruits, y'a du soleil et dehors, le froid ne tue plus les parfums. Je voudrais sortir d'ici, prendre la large, le long et le travers. Mais ma semaine n'est pas finie, et tous les soirs, quand je rentre chez moi, mes copies me harcèlent. Je voudrais faire moins, avoir plus de temps, toujours, maintenant et pour longtemps. Tout n'est que question de gestion.

Meilleure ambiance ici, en tous cas, depuis notre retour début janvier. Un gros con en moins dans le paysage quotidien (ce qui ne rend pas moins con ceux qui l'étaient déjà avant). Les élèves apprécient aussi et tout le monde est plus détendu, certains trop même je dirais, mais heureusement, je ne suis pas là pour juger le travail des autres...

Quoi qu'il en soit, j'écris vraiment moins ici, à cause de ce travail et de l'écriture ailleurs, qui se fait parfois palpitante...

23 janvier 2005

Glue.

Je me sens seule.
Je regarde autour et j'attends la couleur du soleil.
JE ME SENS SEULE.
Comme dans un vêtement qui n'est pas le mien.
Y'a plus grand chose qui colle.
Et j'aimerais changer le dehors, le autour, mais c'est pas possible.
Je me dis qu'il y'a vraiment trop de négatif en moi.
Je me fâche avec lui. Je me sens de plus en plus loin de lui. J'ai l'impression qu'il ne pense plus à moi.
Y'a une boule dans ma gorge à cause de tout ça, comme si je m'étais engluée dans cette situation que je trouve de plus en plus étouffante.

Je lisais hier dans Libé une brève qui annonçait un lundi de déprime, compte tenu du contexte actuel (fin des soldes, temps pourri, fuite de l'esprit de Noël, endettement dû aux paramètres pécédents). Je ne suis décidément qu'un lamentable pion de cette société.
26 février 2005

Juste?

Est ce que tout le monde pense être dans le juste? Moi, je pense être juste. Dans ma façon de faire, de penser, d'être avec les autres, de dire les choses. Peut-être parfois un peu crispée en ce moment, à cause du boulot, mais j'ai l'impression que je gère de mieux en mieux. Et j'ai denouveau cette impression d'être à ma place. Et en regardant les gens autour, je me demande s'ils se sentent bien à leur place, s'ils ont l'impression d'être justes.

Je pense par exemple à ces gens, ici, qui ne peuvent s'empêcher d'être agressifs dans leurs commentaires. Ont-ils l'impression d'exister comme ça? C'est peut-être ce qui les ronge tous les jours, avec les gens dans la rue, dans la file d'attente d'un supermarché ou encore sur leur lieu de travail. "Non, mais connard, tu vois pas que tu m'emmerdes!". Mais comme ils sont incapables de faire ça dans la réalité, ils viennent prendre des forces virtuelles ici et balancent sur des blogs et sur des forums la rage accumulée dans la journée. Se sentent-ils justes après?

Ou alors, je pense aussi à cette soirée pathétique vendredi dernier, l'anniversaire d'une copine de l'Amie. Z'avaient réservé la salle au-dessus d'un bistrot pour une bouffe avec une trentaine de personnes. Je la connais pas vraiment, mais j'ai accepté l'invitation pour passer un moment avec l'Amie. Puis, dès que nous sommes arrivés, j'ai senti que ça n'irait pas. Les nanas étaient pomponnées comme pour un bal, faisait froid parce que tout le monde fumait et qu'y avait pas d'aération et tout le monde avait déjà un coup dans le nez au point de plus pouvoir parler sans crier. Y'avait un décalage, ç'aurait pu être drôle, mais au bout de quelques heures, après avoir mangé d'ignobles choses qui avaient pourtant un joli nom sur la carte, ils ont commencé à chanter la fameuse chanson de la beaufitude (dont ils ne connaissaient même pas les paroles: on est d'accord, tronche, ça rime pas avec ivrogne). Oui, oui, on s'amuse, c'est comme Cauet, y'en a encore qui vont me dire que j'ai un balai mal placé, mais je ne vois pas où est la joie, où est le plaisir là-dedans. Faire du bruit peut-être, pour se sentir exister aussi. Je n'ai pas aimé, j'ai détesté, mais j'ai rien dit, c'est leur délire. Retour de bâton, certaines personnes m'ont trouvé antipathique (dixit l'Amie). Comme dit Neb homme de moi, on s'en pète. Mais je me demande si ces personnes qui se permettent de juger quelqu'un à qui elle n'ont pas adressé la parole se sentent justes.

Il y a aussi A., ma collègue de travail, qui retourne sa veste systématiquement, en adaptant son discours à son interlocuteur, sa devise: "toujours brosser dans le sens du poil", mais se rend elle compte que très rapidement, ça mène à des incohérences, parce que forcément, ON NE PEUT PAS être d'accord avec tout le monde. Se sent-elle juste?

Je pense souvent à ça, et j'ai du mal à l'exprimer clairement. Ce n'est pas par rapport à l'image que l'on peut renvoyer, c'est justement par rapport à ce qui se passe à l'intérieur...

13 février 2005

Rester en vie.

Je monte les marches blanches, j'allume la petite lampe orange, je glisse dans le lecteur 1964 de Miossec, je m'installe face à l'écran. Ai décidé de prendre le temps sur ce dimanche qui se termine pour ECRIRE un peu. Je me souviens de ces jours où je pouvais passer des heures à lire, écrire, des réalités virtuelles ici. Toujours plus de distance au fil du temps, moins d'importance, moins de pertinence.

Les semaines filent vers un printemps qui dévoile parfois déjà des bribes dans un carnaval lointain. Brûlons l'hiver. On pourra se réveiller enfin. C'était pas encore pour aujourd'hui, j'ai fait encore cet aprèm' la petite marmotte sur la canapé devant La ligue des gentlemen extraordinaires. Hier soir, Marie mon ex-voisine, son homme et Jéjé sont venus pour une petite soirée sans prétention: bonne bouffe, bavardages, jeu de réflexe, échange de banalités, puis découragement quant il s'agit de mettre le nez dehors. Tempête cette nuit. Puis ce matin au réveil, des gros flocons qui tourbillonnent vite dans un ciel trop blanc.

... Je me découvre de plus en plus angoissée. Pour rien, pour d'hypothétiques catastrophes. Pour d'éventuelles fins terribles. J'aurais attendu mes 26 ans pour me rendre compte que je suis mortelle et pour en avoir peur. Parfois je regarde autour et je me dis que peut-être tout cela, je le perdrais dans un drame affreux. Conne, je me réveille en pleine nuit, le ventre noué, pour un coup de vent qui ébranle les murs et que mon sommeil fait passer pour un tremblement de terre. La mort s'est présentée à moi courant décembre (sur une route, un matin de brouillard, mais aussi dans l'horreur du 26 décembre qui nous rappelle à quel point nous ne sommes maîtres de rien). J'y pense encore, trop souvent. Je ne veux cependant pas devenir un de ces fantômes trop inquiet qui vit dans la crainte d'une fin précoce et tragique. Je dois retrouver cette insouciance qui s'échappe petit à petit. Une tranquillité intérieure.

Rester en vie, ce n'est que de la bricole, un peu de tuyauterie que l'on raffistole en surveillant jour et nuit le coeur quand il s'affole.
Rester en vie, ce n'est que du mudic-hall, un spectacle hors de prix, une grande foire agricole.
Rester en vie et devenir luciole, se tourner vers la lumière et n'être plus que tournesol.
Rester en vie, rester frivole, croire encore en l'infini, croire encore aux parasols, quand la lumière est trop forte, que je pleure sur ton épaule.

... M. 1964. Rester en vie.
27 janvier 2005

Encore et encore...

J'ai des hauts et des bas. Des moments de vide, de découragement, puis la machine se remet en route. C'est quand je ne réfléchis pas que j'avance le mieux. Et quand j'y pense, c'est ce qui m'inquiète le plus. Je ne prends plus vraiment de recul. Neb me déçoit, et c'est sans doute réciproque. On s'est fâchés, histoires de cigarette ou de petites culottes. Sans importance, des détails qui s'accumulent. Manque de temps pour nous deux, encore et toujours. La vie avance, semblable à elle-même et j'ai chaque jour peur de me retourner et de voir ce que j'ai raté, ce que j'ai perdu.

Dans vingt minutes, dernière ligne droite. Les conseils de classes viennent clore les journées en cette période déjà trop chargée. Et nos vacances sont loin. Fin mars. Les élèves sont fatigués aussi, il y a une lassitude. La tension des examens vient redonner un coup de fouet. A l'instant, un jeune homme dans l'obscurité du couloir, à quelques mètres, qui me crie "vous êtes splendide Madame, radieuse!". C'est gentil, mais si c'est vraiment le cas, c'est pas ma faute, parce que c'est pas ma préoccupation du moment. J'ai besoin de me retrouver.

On ne voit plus personne. On devait aller chez Le Pouh samedi soir. Elle a annulé, ses soeurs lui ont préparé une surprise. Même le téléphone ne me donne plus de nouvelles. Faut dire que je ne le décroche pas de mon côté non plus.

Il y a un sentiment de solitude de plus en plus prononcé dans cette accélération.

4 février 2005

NieT

Alors, ce soir, je me sens mal. Encore plus que d'habitude. Il est loin. Mais en plus, je découvre qu'il fait toujours des recherches, comme si je n'éxistais pas². Pas du tout. Ce soir, l'alcool fait le tour de ma tête. Mon hôte dort déjà. Et, là, seule dans le salon, je tape toujours, parce que je me sens seule sur la toile. j'ai envie cette fois, de m'évader sans laissser d'adresse puisque visiblement, il cherche toujours. Comme s'il n'avait pas trouvé.
tu démolis en moi tout le joli.

5 novembre 2004

Toujours Cauet...

Je trouve encore un commentaire concernant ce fameux post de Cauet. Il aura fait couler beaucoup d'encre virtuelle. Mais ça m'énerve. Que certaines personnes réagissent comme si je les agressais personnellement. Je trouve la réaction assez puérile. Ils ne sont pas tous, que je sache, animateurs télé ou radio (heureusement?). Ce qui me fait rire cependant, c'est cette réaction quasi unanime de la part de tous les fans de Cauet: à savoir, si on aime pas, c'est qu'on a un balai dans le Q. " Faut sortir ma grande" qu'on me dirait même. Alors là, je me marre. Cauet serait devenu LA référence culturelle. Et même un humoriste que l'on va jusqu'à comparer à Desproges (paix à son âme). Ehh, calmez-vous les gars!... Puis de là à dire qu'il ne se moque jamais, oui, effectivement, jamais les personnes connues qui pourraient lui en retourner une méchante (là, il se fait d'ailleurs maître dans le lécheur de bottes de tout ce qui sort de la Star'Ac et autre feuilletons débiles). Mais d'un autre côté quel humaniste ce Cauet...

Puis tant qu'à vous faire réagir à propos des animateurs radio, je tenais à dire que je trouve Maurad encore pire que Cauet: incapable d'aligner des mots pour faire une phrase, pitoyable dans les sujets qu'il traite, souvent complètement à côté de la plaque en ce qui concerne l'actualité. Là je trouve ça profondément révoltant... Et j'ai enlevé mon balai pour vous faire part de tout ça!

29 octobre 2004

Me revoilà...

Je suis là, denouveau, dans toute ma puissance: j'ai denouveau internet à ma maison de moi! Donc, en plus de la "couette chaude et douillette, de patisserie, de "bouquinade", de solitude, de calme, de pains d'épices et de mandarine, de promenades dans les prés avec Whawha, de silence..." Mes vacances auront un parfum d'internet. JE reprends le contrôle de ce blog qui prenait quand même la poussière depuis quelques mois. ME REVOILA!
11 novembre 2004

Nuit.

         Départ pour le cinoche dans peu de temps. Fallait pas fanfaronner hier. Mes joues roses et ma toute puissance m'ont conduite au lit très tôt. Impossible de garder les yeux ouverts. Neb homme de moi est parti en boîte avec ses compères. J'y serais bien allée mais je pense que ma tête serait tombée sur le bar après la première bière. Puis le mâle avait visiblement envie d'y aller seul, soirée entre mecs. L'est rentré à quatre heures du mat', puant la clope et l'alcool et s'est réveillé ce matin avec une bonne gueule de bois... Classique. Moi, j'ai fait un bon tour d'horloge sous la couette, la nouba, c'est pour une autre fois...
2 septembre 2004

Vider. Remplir.

                 Encore un accrochage aujourd'hui avec Tête de brique. Je me rassure en me disant qu'elle est comme ça avec tout le monde. Cette femme me répugne.

Dans la continuité. Les journées s'allongent, je dors trop peu entre mes aller-retours et mes cours, les cartons, les paperasses.  Ju, ami de ma soeur (et accessoirement ex de moi en courant d'air) va reprendre l'appart'. Un peu moins l'impression de l'abandonner. Je verse des larmes de fatigue, de nostalgie et de connerie en remplissant mes cartons. Ce que je suis niaise. Y'a plus que du vent dans ma tête, je suis en pilote automatique. Impatiente que tout ça se termine...

14 janvier 2005

Pas comme tout le monde

Au fait, pas de résolutions pour 2005. Non, de toute façon, on les tient jamais vraiment. Elles nous procurent une sensation spontanée et éphémère de bonne conscience: "Maintenant, tout va bien se passer, je suis une bonne fille". Encore pire quand on les écrit puisqu'on risque de retomber dessus et de se rendre compte qu'on a été lamentable et trop exigeant et qu'on a même pas su tenir jusqu'à fin janvier notre promesse de ne plus "fumer=boire d'alcool=abuser du sucre=regarder des conneries à la télé=zapper la piscine le vendredi soir=se ronger les ongles=faire les trucs à la dernière minute=mentir=se lever tard=gueuler avec sa mère=oublier les anniversaires=etc...."*. Alors, pas de bonnes résolutions, de toute façon, je suis parfaite, y'a rien à améliorer... Tsssssssssssss

*Ce ne sont pas mes mauvaise habitudes, ce sont les vôtres...(échantillon des "bonnes résolutions 2005", panel canalblog)

9 mars 2005

Au premier réveil...

Malade. En arrêt depuis lundi. Comme sans doute pas mal de monde. Rien qu'au lycée, on était trois lundi, ce qui m'a valu un beuglement de Tête de brique au bout du fil puisque j'étais la troisième à prévenir. J'aime pas rester là à rien faire, incapable de faire quoi que ce soit, toute seule, à m'endormir sans arrêt. Puis je me pose trop de questions. J'angoisse pour rien. Il faut que je trouve un moyen de me détacher de ses trouilles non fondées. Alors, je m'endors, et je me réveille encore en sueur, avec de la fièvre. Au moins, j'aurais perdu quelques kilos, ce qui ne fait pas partie de mes préoccupations en règle générale, mais le fait de ne plus rentrer dans mon dernier levi's me contrariait quand même... Voilà pour la futilité du jour. Je pense de toute façon que mes jours sur ce blog sont comptés, puisque je n'y trouve plus de réelle satisfaction. Je ne trouve pas l'écriture vraie, celle que je cherchais au départ... Elle reste partielle, éphémère, aléatoire...
25 mars 2005

Nouvelles écritures.

Tellement de nouvelles choses à lire sur la toile, qui donnent envie de flâner, de se plonger à nouveau dans l'univers d'autres, comme autrefois, comme au début. Mais souvent, il y en a trop. On se perd dans le dédale des mondes, des quotidiens, des couleurs. Puis certains font n'importe quoi, recommencent sans arrêt, laisse des traits par ci et des mots par là, se cherchent et ne se trouvent pas, s'affichent, de façon vulgaire parfois, impudique. Presque un an que moi j'ai commencé à écrire ici et j'ai l'impression qu'autour d'un petit groupe s'est développée une jungle. Avec des écrits magnifiques aussi, des pages sur lesquelles on pourrait passer des heures, à ressentir de l'admiration, de la compassion, à sourire, à imaginer. Un peu perdue malgré cela dans ce qui devient une immensité. J'aime croire ceux qui pensent que c'est un phénomène de mode...

Aujourd'hui, premier jour de la parenthèse vacances qui va durer 10 jours. Prise de bec avec mon homme de moi hier soir. Je me sens souvent bien loin et seule. Là, il dort derrière moi, sur le canapé rouge, alors que le soleil dehors cogne. Nous partons sans doute demain. On voulait partir loin, vite et pour quelques jours. Barcelone, Seville ou Lisbonne. Mais on s'y est pris trop tard. Alors on décolle version plus "aventure", on part vers le sud, sans trop savoir vers quelle ville, avec un budget qui va nous permettre quelques petites folies, en espérant que le soleil sera au rendez-vous, car gros besoin de lumière.

28 novembre 2004

Température?

Dans mon rêve de cette nuit, y'a un furêt, y'a des maisons qui brûlent, y'a des gens qui font pas l'amour assez souvent et surtout, ça se termine avec un raz-de-marée phénoménal sur la grande scène des Eurocks, juste avant le coup de téléphone de l'amie. Je pense que la fièvre de ma grippe n'est pas pour rien dans ces délires...
8 avril 2005

Nostalgie?

La grisaille mais le printemps. Au boulot. Inspectée hier matin: que du positif, ou presque (quelques formulations trop abstraites dans ma progression, mais pour ce qui est de la gestion de mes cours, j'ai eu droit à des fleurs virtuelles).

Aujourd'hui, c'est ma fête. Oui, je me cache derrière un pseudo depuis presque un an. Ce n'est pas pour autant que je n'ai pas été sincère. Rares sont les lecteurs qui traînent encore par ici les derniers temps, Julien le Brésilien l'a bien remarqué, mais je n'y suis plus, donc il n'y a plus grand chose à voir. Ceci dit, au risque de surprendre, de me surprendre, je partais il y a un an avec un rapport à moi-même, une écriture très personnelle qui n'attendait rien de l'autre. Aujourd'hui, le fait d'avoir tant de monde autour, tellement de blogs, trop de lecteurs qui errent, comme ivres, sur la toile, à la recherche de plus grand chose ne me tente plus. Et je réalise que L'autre avait quand même son importance. L'autre en tant que lecteur intéressé et intéressant. Aujourd'hui, le lecteur de blog est comme ces toxicomanes de la télé, il zappe ou il scotche, il lui faut du gore, du trash, de l'indécence ou du vulgaire. Alors j'écris pour moi, mais ailleurs, ce qui ne signifie pas que je n'ai plus ma ferveur du début, simplement elle ne se manifeste plus forcément ici... Et sans doute que j'y reviendrai...

2 avril 2005

Premières fraises

Je viens ici presque en "touriste", comme si j'étais plus vraiment chez moi. Des personnes doivent lire, de temps en temps, venir ici, entrer comme on entre dans un lieu déserté.  Je suis partie en vacances et j'ai laissé la clé sous la paillasson pour que tout le monde puisse entrer. Ceci dit, y'a plus grand chose à voir, plus grand chose à lire. Diane se montre fainéante, elle se dore la pilule.

Retour d'Ardèche. Du fromage de chèvre, des saucissons et des jolis cailloux pleins les poches, des souvenirs, du soleil et du grand air plein la tête.  Des envies oubliées qui resurgissent. On a vadrouillé depuis les Alpes à travers la France, ses marchés, ses chambres d'hôtes et ses petits restaus. Des plaisirs simples. Beaucoup de calme. De plus en plus, je sais que c'est ce que je recherche. La simplicité et le calme. La solitude aussi.

ENTRE DEUX BOLS DE FRAISES. CHEZ LES PARENTS. SOLEIL.

P.S.: Mais où est passé Pancake?

19 avril 2005

Bavardages.

Il nous dit ouvertement qu'il ne comprend pas pourquoi nous pourrions avoir peur, qu'il ne faut pas voir peur. Bien sur, il a raison, pourquoi être si alarmiste, les djeun's? Il n'y a que 10 % de chômage pour le moment et même si ça augmente, ça ne devrait affoler personne, puis pour ce qui est de nos études, de notre futur, de l'économie française, n'en venons pas à provoquer "une tempête dans un verre d'eau". De toute façon, la planète se chargera peut-être de nous avant non? A moins que quelqu'un de bien pensant ne s'occupe de faire de grandes promesses et de grands discours avant...

Sinon, je trouve que Maria Carrey est particulièrement moche.

Et si un feu se déclarait dans le vatican, la fumée serait blanche ou noire?

Les gens n'écoutent pas ce qu'on leur dit. Je suis peut-être aussi un "gens" dans ce cas là, mais c'est profondément énervant. Comme la soeur qui a tendance à appeler les derniers temps pour "raconter" (la dernière, une bien bonne ou encore la meilleure) et qui ne se soucie pas forcément de savoir si je me porte bien... Ou encore Monsieur P. au taf, dont je connais toutes les activités extra-professionnelles (j'ai même déjà pu tâter la canne à pêche) et qui ne sait presque rien de moi... Ceci dit, je les adore ces gens là, même quand ils s'écoutent parler.

Mon frère invite sa copine à un concert de U2 dans le Sud pour ces 18 ans. La Grande Classe.

Message sur mon répondeur l'autre soir. Un ex. De courte durée (l'ex, pas le message). Une erreur. Mauvais calcul, mauvaise appréciation. Droit dans le mur. Bref. L'ex me propose une colo. V'là deux ans que j'ai pas mis les voiles sur un camp. Puis la proposition ne s'arrète pas là. C'est que c'est allèchant. Il s'agit d'une tournée des festivals de France au mois de juillet, avec un petit groupe de 15-18 ans. Le seul hic, c'est l'ex (Notez, jolie consonance de phrase). Tant pour moi (j'ai si peu apprécié ce que j'ai découvert en lui, le calculateur qui joue le rôle de celui qu'on attendait) que pour Neb homme de moi (je conçois très bien que l'éventualité ne l'enchante pas).

Je pense à cette nana qui a foutu le feu dans cet hôtel parisien, je pense à ce qui a dû se passer dans sa tête les heures qui ont suivies.

Le Furet est papa. Un petit garçon avec un prénom aux sonorités grisâtres. Ils ont cherché l'originalité. J'ai encore du mal (avec le prénom). Mais il est papa. Encore un peu difficile à concevoir. Il faudra le voir pour vraiment réaliser. Celui avec qui j'ai partagé cinq ans de vie. Mais ce n'est pas douloureux ou dérangeant, je suis même profondément heureuse pour lui.

22 avril 2005

Et je me fais mon printemps.

La météo se fout de nous. Voilà le week-end, avec ses promesses de soleil et de sorties, et parait qu'il va encore nous faire faux bond. Non, ce blog ne va pas devenir un site "météofrance bis". Juste pour dire que j'ai trouvé malgré tout mon petit bonheur. Du soleil en pots. J'ai planté il y a quelques jours quelques graines de plantes aromatiques: thym, sarriette, basilic, menthe, persil, ciboulette. Dans de jolis pots en terre cuite sur lesquels sont inscrits leurs noms en lettres blanches. Elles pointent le bout de leurs nez. De petites pousses vert tendre qui luttent contre la gravité mais semblent encore si fragiles. Chaque matin, au réveil, je me précipite sur les bords de fenêtres pour admirer et m'extasier devant leurs évolutions. Je sais pas pourquoi, quand je les vois, je pousse des petits cris de ravissement, pas consciente du tout du degré de ridicule que je peux atteindre... En attendant, ça me fait du bien...

19 mai 2005

Examen

Une salle froide. Plus de chauffage ici depuis plusieurs semaines. Il entre. Ses mains tremblent. Il va devoir montrer qu’il sait de quoi il parle. Il s’installe et pose devant lui quelques feuilles volantes. Il commence à parler. Il doit avoir vingt ans. Un corps d’homme mais un langage de gamin. Sa veste en cuir dégage un parfum qui se mêle au tabac. J’observe. Il aligne des mots. Il ne sait pas de quoi il parle. Pourtant, il a eu le temps de préparer son dossier. Plusieurs fois, il dit « comment dire ». Il me regarde discrètement alors qu’il continue à marmonner. Savoir s’il est dans le bon. Avoir un petit encouragement visuel. Je reste de glace. Ses mains sont sales, ses ongles sont longs. Il me parle de tornades. Il a du mal. Je ne l’aide pas. Il doit d’abord présenter son travail. Et ce n’est pas ce qu’il est en train de faire. J’ai froid. Je regarde par la fenêtre. Comme en octobre. Mais nous sommes en mai. Il a terminé. Il attend. Toujours tremblantes les mains. Comment un garçon de cet âge peut-il être si perdu dans sa tête ? Je lui pose quelques questions, faciles, pour remonter la note de la présentation qui est déjà catastrophique. Mais il ne semble pas comprendre mes questions. Je le perds encore plus. Je lui tends pourtant la main. Comment fonctionne-t-il pour ne pas comprendre ces mots, quels mécanismes dans sa tête. Je cherche à mon tour à comprendre ce qui se passe. Tout s’éloigne. Comment perçoit-il le monde qui l’entoure s’il n’est pas capable de comprendre cette question. Tout doit être flou dans sa tête. J’ai peur pour lui, l’espace de quelques secondes, un frisson me parcourt. Ce vide. Puis je mets fin à sa panique qui est venue envahir toute la salle, encore plus froide maintenant. Il sort. C’est terminé pour lui, il est soulagé, même s’il n’a réussi à cumuler que quelques points.

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Diane Groseille
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