yeux-closFin de vacances scolaires : un film de Romain Goupil, Marina Hands est assise dans une pièce sombre face à une baie vitrée, elle dit au réalisateur/acteur, personnage en face de lui, sur le point de réaliser un film dont la caméra deviendrait presque un personnage (mise en abyme périlleuse), que "toute observation d'un phénomène perturbe le déroulement de ce phénomène".

Bien sur. Comment ne pas ?

Je décris, j'absorbe, j'observe. Je me nourris de regarder. Je gravite par des jeux de regards autour de ces phénomènes qui composent le/mon monde.

Ecrire, photographier, dessiner donnent du sens à mes jours. Mais la fidélité dans tout ça ? Quelle vérité pour ce que je vois, ce que je comprends ? Ma vérité ? Et comment ne pas modifier, par mes actes, mon regard, mes mots, mon trait, mon interprétation, ce que je valide de ce qui m'inspire. Et le faudrait-il d'ailleurs ?

***

"Observer c'est perturber", Hubert Reeves.