Ça coûtait trop cher. C'était trop loin. Mais qu'est ce que j'aurais aimé la voir. Mais qu'est ce que j'aurais aimé l'entendre. Une des plus belles voix selon moi. Je ne me lasse pas de l'écouter. Je me suis endormie tant de fois avec elle, assise près de moi, sa guitare sur les genoux, à me raconter des choses douces et violentes à la fois. Comme ces contes qu'on écoute quand on est enfant. J'ai beau être athée, la foi de ses paroles me touche. J'ai beau connaître les propos qu'elle a pu tenir et savoir ce qu'on lui reproche, je ne me lasse pas de sa voix. Et j'aurais tant aimé être à Nice hier soir, vibrer avec ces milliers d'âmes, avec la sienne, le temps d'un concert.
Descendant le ruisseau de ma vie Des réservoirs de fascination dans mon sommeil
Rafraîchissant le feu de mon désir
Réchauffant le froid avec sa facilité intérieure
Fondant les murs de l'inhibition
Évaporant toutes mes craintes
Me réduisant par le baptême à une entière soumission
Dissolvant mon état de ses larmes
C'est comme de l'eau
Je n'ai jamais ressenti ça au fil des ans
C'est comme les eaux, l'eau
Je n'ai jamais ressenti ça au fil des ans
Ruisselant à travers mes sens il l'emporte
Flottant à travers l'espace de mon intention
Noyant ma navigation intérieure enflammée
Buvant dans le courant principal de son esprit
Remplissant à ras-bord la coupe de mes émotions
Débordant dans tout ce que je fais
Si seulement je pouvais me perdre dans son océan
Me raccrochant à la seule pensée de t'aimer
Baignant dans la fontaine de son essence
Il provoque mon expression pour rester
Humiliée sur la montagne par sa présence
Lavant mes intentions avec son nom
Fermant toutes les écluses de sa passion
Sauvant tout son liquide pour lui
M'hydratant de satisfaction
Dans mon imagination, oh non
Il me vide son âme durant des heures
Arrachant ma nature de ses mains
Envieuse, je suis assoiffée de son pouvoir
Consciente que je ne suis pas digne de son territoire
Ras le bol du Tour de France. Pathétique course où les participants sont comme autant de robots, de machines qu'on aurait mis sur un circuit à tourner en rond. Course du fric, des sponsors, des medias, et des petits pantins avec des piquouzes dans les bras. Course de l'hypocrisie, du mensonge, de la mauvaise foi.
Où en est le sport ? Où est l'exploit. Pourquoi les chaînes de télé insistent pour nous montrer tant de bétise ? Comment les coureurs qui participent encore à cette comédie peuvent-ils se regarder en face. Comment croire ceux qui se disent propres et indignés ? A midi, je suis restée perplexe devant la tête de ce coureur qui disait avoir envie de coller son poing dans la gueule à certains. C'est ça la solution ? Taper dans le tas ? Et si c'était simplement une parade, et si lui aussi, "à l'insu de son plein gré" était dopé... Personne ne sait rien. Mais si cette énorme machine à fric n'était pas médiatisée ainsi chaque été le sport aurait peut-être encore une valeur. Quelle image renvoit-on aux jeunes en manque de modèle ? L'image d'une société ou tricher c'est gagner. Et pourquoi tout le fric générer ne permet pas des contrôles systématiques. Pourquoi se fout-on de nous avec des joueurs qui parviennent à passer entre les mailles du filet ?
Si vous avez des réponses à mes questions, elles sont les bienvenues, parce que là, je reste sans voix devant tant de connerie !
J'ai également mis à jour les liens dans la catégories "jambes" où vous pourrez découvrir quelques merveilleux blogs sur le Japon, l'Inde, et d'autres pays que j'aimerais vraiment découvrir...
Y'a encore du neuf à venir... Mais aussi beaucoup de boulot au jardin (remontage de bretelles de la part du proprio hier), le violon à travailler, et l'envie de ne rien faire...
La paresse à l'Occidentale consiste à remplir sa vie d'activités fébriles, si bien qu'il ne reste plus de temps pour affronter les vraies questions.
Sogyal Rinpotché.
N.B. : deux blogs en vacances tous les deux depuis le 12 juin, pas de news, où êtes vous ? En attendant, ils passent de *coeur* à *sourire*.
Depuis ce matin, le temps est maussade. Depuis des jours en fait. Ce matin, même une averse de grêle a failli ruiner toutes mes plantes sur la balcon... Alors, je traine ici. Chez moi, dans mes murs, je fais trois mouvements de ménage pour la forme, pour la bonne conscience, puis je passe des heures sur le net, à traîner de site en site, à traiter des photos, à lire des bétises, journée ponctuée par les émissions de la télé, papillon presque éteint qui se pose sans grand intérêt. Ça me dispense d'avoir à faire l'effort de faire face aux fameux regards, de prendre mon courage pour avoir à affronter le dehors. J'ai la bonne excuse de la pluie pour rester dans mon cocon. Douceur et confort de la lacheté, de la glande.
Des idées d'écriture toujours. De plus en plus sérieuses. Mes lecteurs réguliers me diront si l'hypothèse elle-même est sérieuse. Ai-je mes chances ? Ça me trotte dans la tête, ça m'empêche de penser à autre chose. Il va y avoir du neuf, ailleurs bien sur. Je muris aussi les projets de théâtre et d'écriture pour les ateliers de la rentrée. Il faudra que ça tienne le coup, je veux en mettre plein la vue, avec une machine bien huilée, pour que chacun (moi y compris) puisse avancer, construire. Autres projets, encore plus loin, et plus hypothétiques.
Mauvaise nouvelle tout à l'heure : Neb homme de moi devait être en vacances ce soir, il s'est planté dans les dates, ce ne sera que pour vendredi prochain. Heureusement que nous n'avons rien réservé. Il faudra de toute façon faire simple cet été, ce sera juste un petit détour dans les Alpes avec belles randos, parapente, piscine tous les jours, et vélo... Nous pensions à la côté Atlantique, j'ai des souvenirs de gosse iodés qui me tournent autour en ce moment. Mais ce sera pour plus tard. Parce que j'ai une bagnole à changer pour la rentrée et que tout est hors de prix avec les contraintes que nous avons (un Lucius, peu de temps, peu de fric et un jardin à arroser (même si en ce moment, la météo se charge de me dispenser de pomper)). Les folies martiniquaises, bretonnes et autres délires seront pour plus tard, quand les gens seront tout blancs et tout déprimés, nous irons loin.
Puis, maintenant, elle va la fermer, sinon, dans cinq minutes, elle va trouver le moyen de se plaindre d'être en vacances.
Et on poursuit dans le regsitre "nostalgie" avec le film culte de mon adolescence. Premiers émois, première idées, première obsessions. Un tel décallage entre le rêve et la réalité : on souhaite être calinée et adorée, mais les garçons de quatorze ans ne pensent alors qu'à cavaler, à rouler leur première pelle et à réussir leur contrôle de maths. Je pense avoir regardé ce film des dizaines de fois, seule ou avec les copines qui m'avaient collé la cassette dans les mains, les yeux brillants, comme s'il s'agissait là d'un rite de passage, d'une initiation. Il y a dans ce film encore aujourd'hui, quelque chose qui sait me toucher, malgré la "cakitude" omniprésente. Je ne saurais définir quoi exactement. Il y a le contexte, cette grande forêt sombre et humide, les lacs, quelque chose qui est à la fois loin et si proche, un univers, le monde du possible et du rêve. Je me souviens de ces booms, ou une rêveuse trouvait toujours moyen de coller un morceau en espérant hériter d' un cavalier qui aurait su faire d'elle "Frédérique Houseman" alias Bébé. Me reste également cette fascination pour ces magnifiques chaussures à brides (qui m'a traitée de fétichiste ? Attention, je vous entends)... Et que celle qui n'a pas versé sa petite larme sur la scène finale quitte sur le champ ce blog !
Pour les petites anecdotes
le 2 a été tourné aux Caraïbes, plus rien à voir avec l'ambiance "forêt mystérieuse"
le film a été adpaté en jeu vidéo, il faut gagner un concours de danse
Jenifer Grey n'a connu aucun succès après ce film, elle a fini dans des séries télé, contrairement à Patrick Swayze pour qui ce fut un tremplin
Le tube de la derrière scène a été écrit spécialement pour le film et a reçu un Oscar et un Golden Globes.
Il parait que la pension située dans l'Oregon a connu un record de réservations suite à ce film
Le morceau "She's like the wind" a été écrit et interprété par Patrick Sawayze lui-même.... Patriiiiick!
People are strange, when you're a stranger
Faces look ugly when you're alone
Women seem wicked, when you're unwanted
Streets are uneven, when you're down
When you're strange, faces come out of the rain
When you're strange, no one remembers your name
When you're strange, when you're strange, when you're strange
Leurs yeux. Encore du mal. Je me demande parfois quel poids a le regard. Si lourd sur moi, si souvent. Sauf dans une salle de classe, curieusement, car c'est là qu'ils doivent être les plus pesants. J'ai moi même un regard particulièrement critique, j'ai l'oeil comme on dit, je vois tout, je juge, je jauge, c'est plus fort que moi. Toujours pour me rassurer. Volonté d'être dans la norme. Satanée volonté. Adolescente, je voulais à tout prix ne pas en être. Aujourd'hui, je suis victime de l'effet miroir. La trouille toujours de ne pas être à la hauteur. Sur ces scènes quotidiennes (terrasses de café, commerces, rues) j'ai toujours la crainte du regard qui marque la différence. Je me mettrais des claques tellement ce raisonnement est stupide mais il est ancré en moi. Je me sens fragile, vulnérable et pourtant, j'ai tant de force en moi. Je veux la crier, la valoriser, la cultiver. Je veux ne plus avoir peur.
Euh, je précise juste au passage, pour ceux qui avaient un doute à la lecture des deux messages précédents que je vais bien, j'ai toujours vingt-neuf ans et ma santé mentale est indemne (telle qu'elle l'était avant en tout cas) ...
Il y a quelque temps déjà, j'ai retrouvé chez mes parents, dans une grosse caisse en bois, tous les petits objets qui faisaient le monde miniature de mon enfance. Fascinée par tout ce qui était petit, j'avais une maison de poupée (fabriquée par les mains de mon regretté grand-père, et à l'identique pour ma petite soeur, pour que ça ne fasse pas de drame) que je meublais de petites peluches très réalistes et toutes douces, avec un soucis du détail et de la proportionnalité presque maladif. Nous inventions autour de ces maisonnettes des scénarii dignes de toutes les séries que nous ne regardions alors pas à la télé. Chaque anniversaire, chaque Noël était l'occasion pendant des années de compléter le mobilier de ces petites demeures bien douillettes. En été, on partait même en vacances avec toute la petite famille, et on installait tout ce petit monde dans les arbres, avec des ascenseurs et des hamacs.
Quelle ne fut pas mon émotion en retrouvant les bestioles (écureuils, lapins et souris) au fond d'un placard. Aussi fort que de retrouver un ami d'enfance, qui aurait partagé mes jeux et mes délires, mes peines et mes rêves. Et j'ai été soufflé par ma mémoire, qui a su ressortir de tiroirs poussiéreux les noms donnés à chaque petit animal... Pissenlit, Coton, Mirabelle, Noisette, ...
Winnie et sa forêt des rêves bleus à plus ou moins consolidé ma géographie enfantine. J'ai longtemps cru, à cause du réalisme des personnages que cette forêt existait quelque part. Avec un Jean Rochefort assis dans un fauteuil de Grand-mère qui passe ses journées à raconter des histoires.
Punki était alors le symbole de la liberté, de ce qu'on pouvait faire sans risquer d'être puni puisqu'elle le faisait à la télé. J'avais un chien qui ressemblait à Bandit, mais pas les chaussettes multicolores qui allaient avec.
Curieusement, le générique, quand je l'ai revu hier soir, a fait naitre en moi des sensations de sécurité et de douceur, d'insouciance et de plénitude. Pourtant, je n'ai pas souvenir d'avoir apprécié plus que ça les Bisounours, mais ça doit correspondre à une époque, à un univers.
Je retrouve avec émotion les petits bruitages de Tom sawer, et j'écoute
le générique d'une oreille bien plus critique, "c'est l'Amérique, le
symbole de la liberté", "il n'a peur de rien c'est un Américain",
z'avaient pas honte de faire de la propagande auprès de gamins de huit
ans ?
Je pense Nils figure aussi parmi mes préférés, c'était pour moi une sorte de
fantasme quand j'étais petite : être minuscule. Ainsi, les minipouce
trouvent égalzment très bien leur place dans mon palmares. J'ai
d'ailleurs des souvenirs très précis des jeux fascinants que ces
dessins animés m'inspiraient... Nils holgersson et les oies sauvages (generique) envoyé par Settlersman