jeudi 10 septembre 2015

L'autre bord.

J'écris de plus en plus, de mieux en mieux. Je ne parle pas forcément de la qualité, car je n'ai pas la prétention de bien écrire, mais je pars vers de nouveaux formats et je m'impose plus de régularité. J'ai opté cet été pour un journal en ligne. J'y note ce que je fais au quotidien, un vrai journal de bord : les faits, les constats, des traces, une mémoire, l'évidence. Je m'accorde chaque jour quelques minutes pour lister mécaniquement et objectivement tout ce qui s'est passé dans ma journée. La base. Mais je ne l'avais jamais fait, pas sous cette forme en tout cas. Plus jeune, il y a quelques années encore, j'écrivais dans un cahier, sans savoir m'y tenir au jour le jour. Puis plus le temps passait, plus cela devenait fastidieux et décourageant. Ce nouveau journal existe donc en ligne, il m'est accessible rapidement et je me limite à l'essentiel pour que ce soit facile. Je recense également chaque jour de petites idées positives, mes efforts et la satisfaction qui en résulte.

J'y vois à la fois l'outil et la récompense. Il m'impose de tenir mes objectifs puisqu'ils apparaissent là noir sur blanc (les écarts, les oublis, la nonchalance aussi, par la force des choses). Il est aussi satisfaction quand je peux y noter, toujours noir sur blanc, la réussite qui découle de ces exigences, mes petites victoires personnelles.

J'aime et j'ai toujours aimé l'idée de me transmettre à moi même, comme un cadeau pour plus tard, de créer du souvenir, de produire de la fidèlité.

Il reste cependant en "off", à l'état de brouillon, pour que je ne me censure pas, par peur d'être lue par des gens qui se reconnaîtraient, qui me reconnaîtraient. Rien de secret, juste toujours cette même peur de tronquer la réalité à se savoir observée. Je peux ainsi nommer les personnes, nommer les lieux et accéder à une vraie transparence. Et Diane reste là, en vitrine, pour tous ses états d'âmes, pour détailler des impressions, des critiques, des images. Elle reste celle qui s'arrête et qui regarde.

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dimanche 9 février 2014

Madagascar.

mer3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a quelques mois déjà... Une nuit...

Le jour, ailleurs, loin. Un soleil bluffant, aveuglant. Des menaces : je me cache, je cours, je m'enfouis. C'est la guerre, on nous veut du mal. Je ne suis pas seule, mais je crois que je ne connais pas ceux qui m'accompagnent. Comme moi, il sont là pour témoigner, pour dire la vérité, pour raconter ce qu'ils ont vu. Un énorme bateau est sur le point de quitter le port. La lumière écrase le sol. Nous n'avons pas le droit de monter à bord, nous attendons de voir l'énorme animal de métal se mettre en mouvement. Puis nous sautons sur une plateforme avant qu'il ne soit trop tard pour rejoindre le pont. Plus tard, nous sommes sur une île. Nous roulons sur une route qui surplombe l'océan, la mer en contre-bas est vivante, mouvante, énrgique et pleine de nuances de bleus. Nous nous rendons sur les lieux de la violence, la tension gronde, mais je sens le vent dans mes cheveux, je me sens libre et utile.

Posté par Diane Groseille à 16:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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