jeudi 5 mai 2016

Sardinia.

En janvier, en pleine course absurde et déraisonnable. Gab me dit "calme-toi, ça va bien se passer". Il me fait le décompte de "ce qui reste". Je me sens comme un boxeur sur un ring, je viens me poser, défoncée, les idées en sang, entre deux raclées interminables, sur le petit tabouret dans l'angle droit et je crache ma fatigue et ma tristesse dans une bassine. Il me dit "tu sais quoi ? Il te faut des vacances".

Une soirée noire, entre deux paquets de copies à corriger, traces de stylo rouge sur ma vie, nous réservons une semaine en Sardaigne. Les images de ces plages paradisiaques viennent s'imprimer quelques secondes à peine sur fond de douleur, comme un ailleurs de dessin animé, un monde qui n'exsite pas. Commence alors le vrai décompte, que Gab n'oublie pas, qui me semble irréel. "Courage, il te reste trois mois". J'entends, "baisse pas les bras, ça va durer 10 ans".

Entre temps, j'ai été déclarée KO debout. Je suis descendue du ring (on m'a poussée de force) et j'ai continué à morfler. Puis est arrivé ce 8 avril, jour de ma fête, jour de départ. Je ne l'avais pas préparé, je n'y avais même pas pensé. Valise vide, tête vide. Cet espoir d'exotisme aurait pu panser ma souffrance, mais c'était comme mettre un sparadrap Dora l'exploratrice sur la gueule explosée de Mohamed Ali. Alors, soudain, on est montés dans un avion, et on a débarqué une heure et demi plus tard sur ces plages qui n'existaient qu'en A6, couleurs trop saturées, trop contrastées.

Dans la réalité, nous étions juste à côté de la carte postale. La saison n'avait pas commencé, les touristes se comptaient sur les doigts de l'hotesse qui nous annonçait qu'il faisait 25°C à Olbia. Nous avons erré dans les rues de cette bourgade qui n'a presque pas de raison d'être sans ses touristes. Puis nous avons loué une petite fiat 500 qui nous a menés où nous voulions, sous le soleil juste en dessous, là où le ciel et la mer s'embrassent. Cités balnéaires désertiques, plages de naufragés solitaires, résidences "fantôme".

Qu'il fut étrange de retrouver, à mes côtés, si loin de mon univers, la bestiole, fidèle au poste, efficace, collée à mes basques. En regardant les photos, parfois, il me semble voir son ombre dans toute cette luminosité.

église2

glycine

olbia-rue

port-d'olbia

carpobrotus2

crique

crique3

façade

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isthme3

olives

vague-dégradée

vitraux3

voiles

coque-de-bateau

eau

pin-plage

port

rue

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samedi 5 septembre 2015

Une nuit sous les étoiles.

Avec des amis.

Agiter de notre ivresse le silence de la nuit.

Et nous saouler de la beauté de l'immensité.

crépuscule2

étoiles

freesbee

lune

nuit-vallée

Et au petit matin,

se réveiller dans la rosée

et le regard encore endormi

Observer la nature fraiche s'étirer

aurore3

aurore4

brume

renard1

vignes

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dimanche 23 août 2015

Encore le temps.

Je relis avec le sourire cette note écrite durant la course hivernale. L'idée même d'avoir alors un peu de temps pour moi était un fantasme. Je viens de passer mon après-midi pluvieuse dans ma cuisine. J'y ai fait des expériences, des tentatives : mon premier fauxmage, du gomasio, une rectte de haricots mijotés, une purée de céleris... J'ai aussi rangé, trié, mélangé, goûté. Gabriel a travaillé dans la chambre bleue, maintenant, il lit. Le soleil de ce matin a vite laissé place à la pluie et la fraîcheur (un temps de rentrée m'a dit Gab)... Et au temps pour soi : lecture d'un article, écriture d'une note rapide, écoute d'une émission de radio...

Dans quelques jours seulement, déjà, je reprends les cours. En douceur, avec quelques heures pour commencer. Mais tout va aller très vite, comme chaque année, avec pas mal de nouveautés. A bien regarder derrière moi, les quelques semaines écoulées ont été joyeusement remplies, de lumière, d'amitiés, de partage, de découverte, de nouvelles expériences... de tout ce que mes trop pleines journées d'hiver ne me permettaient pas de faire...

baignade

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lundi 10 août 2015

Apéro lumineux.

maidi-creuse

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nuages-fileux4

S'installer au dehors, à la fin d'une journée, avec des amis, avec des envies.

A nos pieds, sous nos fesses, le sol dégage les odeurs sèches d'une terre épuisée.

Se faire écraser la peau de toute cette chaleur vive, brulante qui ne s'est pas encore éteinte.

Ouvrir une bouteille, entamer des conversations, les interrompre pour se taire et écouter.

Laisser la nuit venir, et l'ivresse et le rire.

Partager la joie du temps qui cesse, du temps qui regarde, du temps qui aime.

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vendredi 31 juillet 2015

Paris, l'été.

bateau-mouche

batsille

ciel-parisien

défilé

grilles

invalides

toits1

toits2

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lundi 29 juin 2015

A l'aube des promesses.

Ma fin d'année scolaire s'accompagne comme chaque année de multiples angoisses. Certaines, raisonnées, sont dues à ces perpétuelles incertitudes et aux difficultés financières déjà présentes qui vont sans doute s'accentuer sur les trois mois à venir. D'autres, plus tacites et sourdes sont de l'ordre du rapport au corps, à la perfection, au temps, au désir, à l'enfantement... Des constantes pour moi, comme pour tant d'autres. Je réfléchis beaucoup les dernières semaines à cet empoisonnement et aux solutions qui s'offrent à moi. Je veux regarder devant et je vois comme chaque année ces longues semaines comme tant d'opportunités. Voilà quelques projets pour mon été, parce qu'il est doux de les écrire, comme des promesses que l'on se fait à soi-même :

  • Dessiner : aquarelle, croquis
  • Lire des livres (une pile qui tient de plus en plus difficilement en équilibre au pied de mon lit)
  • Lire le journal
  • Ecrire (carnet de voyage, blog, feuilles volantes, cartes postales, lettres d'amour ou d'amitié)
  • Développer mes connaissances en photo, participer à des concours, faire des sorties thématqiues, ressortir mon Diana
  • Faites quelque chose qui m'effraie
  • Me relaxer, méditer, prendre conscience du moment (j'entame la lecture fascinante du livre de Christophe André, je me trouve face à des évidences lumineuses)
  • Cuisiner (des tentatives nouvelles, pâtés et laits végétaux, nature comestible, agar-agar...)
  • Faire du yoga, travailler ma souplesse et mon équilibre, si possible, dehors...
  • Marcher, au moins une heure par jour
  • Danser
  • Courir
  • Nager
  • Faire l'amour
  • Ne rien faire
  • Boire des tisanes (j'ai encore hier cueilli de la mélisse sur le bord d'un canal)
  • Aider mon homme à faire évoluer son projet
  • M'éssayer à la céramique
  • Jongler
  • Visiter des musées de la région
  • Faire venir le cinéma à la maison, grace à notre vidéo-projecteur
  • Faire du vélo
  • Passer une journée au lit
  • Multiplier les soirées avec les amis, soirées cocktails, balade nocturne, nuits à la belle
  • Faire des balades avec les chiens de la SPA
  • Faire de l'Affut
  • Lire des articles ou des textes en italien et en anglais
  • "Photographier" des sons
  • Aller au théâtre, notamment , parce que ça fait des années que j'en ai envie
  • Prendre soin de moi, et des gens qui m'entourent, en multipliant des petites attentions simples
  • Coudre
  • Faire de l'Origami
  • ...

ciel

Je trouve par hasard cette illustration qui résume les contraintes satisfaisantes que je tente de me fixer au quotidien :

journée

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samedi 2 mai 2015

Lu.

truffe

 

Il est minuit. Nous avons derrière nous une journée pleine de soleil. Nous avons profité de la plage et du soleil. Nous sommes arrivés ici il y a deux jours. La journée a cependant été entachée par les vomissements de Lu. Mon ami chien est souvent sujet à des difficultés digestives et nous le fait d'ailleurs souvent savoir par toutes sortes de gaz plus surprenants les uns que les autres. Mais là, ça devient inquiétant. Très inquiétant. Nous sommes sur le point d"aller nous coucher. Je me dis que demain, il faudra que j'aille chez la vétérinaire s'il ne va pas mieux. je me dis ça en me brossant les dents et lorsque je rejoins ma chambre, je trouve Lu sur mon lit (dont l'accès lui est interdit) et il a vomi deux gros tas qui sont posés devant lui. Il me regarde avec de tout petits yeux noirs qui disent "aide-moi". Je me rhabille rapidement. Avec C., nous consultons des pages internet, nous passons un ou deux coups de fil. J'hésite quelques minutes (ça me semble une éternité), puis nous décollons. A une demi-heure de route, nous trouvons devant une clinique vétérinaire une adorable jeune femme blonde à la peau mate qui nous reçoit en souriant. Elle parle à Lu, le fait monter sur une petite table d'examen. Comme d'habitude, celui-ci se laisse faire, très conciliant. Je vois ses yeux qui me disent encore "aide-moi". Mes gestes se veulent rassurants pour lui. Je pense d'ailleurs que la véto va juste lui donner de quoi faire cesser ses vomissements, mais après lui avoir palpé le ventre, elle décide de faire une radio. Pour cela, je dois m'équiper d'une armure pour l'aider à tenir Lu qui se montre très docile. J'espère que cet épisode va nous rassurer, ça ne peut pas être grave. Mais quelques minutes suffisent à laisser apparaître l'image en noir et blanc. Une énorme masse blanche se dessine sur un fond noir, au milieu des contours de Lu en gris clair. Le jeune fille me dit très simplement, sans détour que c'est "très mauvais" et qu'elle "appelle le chirurgien de garde". Je vois le regard inquiet de C. qui sort fumer une cigarette, les yeux perdus de Lu que je prends contre moi, tout contre moi, en lui murmurant des choses importantes à l'oreille. Cela ne prend que quelques minutes avant de voir une femme plus âgée, le chirurgien, dans l'encadrement de la porte. Elle parle tout de suite à Lu, l'examine et confirme ce que nous savions déjà. Il faut opérer. Elle ajoute que c'est une opération importante et qu'une anesthésie est toujours risquée, surtout sur un chien de neuf ans. "Puis on ne sait pas ce qu'on va trouver à l'intérieur". La jeune fille a préparé la salle d'opération, elle nous dit que ça va durer une petite heure, qu'il faut que nous rentrions chez nous, qu'elle nous appellera. Elle nous accompagne à la porte avec Lu dans les bras. Je le laisse derrière cette porte qui se ferme. Une heure interminable débute, je compte les minutes. L'écran de mon nouveau téléphone semble m'indiquer un temps ralenti. Nous faisons la route dans l'autre sens, jusqu'à notre bel appartement de vacances qui soudain, dans cette nuit noire et inquiétante, n'a plus du tout le même charme et a perdu tout son exotisme. C. reste à mes côtés pour partager ces trop longues minutes. Nous parlons, nous échafaudons des hypothèses, sur le "avant" et le "après". On mise, on fait des pronostics. Je suis sure qu'il ne peut rien lui arriver. Ce chien est mon ami, mon compagnon, il partage ma vie, je parle sa langue, il est fort. Le téléphone sonne. Les premières paroles, je ne les écoute pas. La politesse me passe au-dessus, je cherche simplement à mesurer dans chaque intonation la gravité de la situation, le dénouement. Tout va bien. Il n'est pas encore réveillé, mais l'opération s'est bien passée. Elles ont trouvé un bouchon de sable dans son intestin. Mon champion du monde des abrutis a mangé du sable et jouant avec une balle le jour même sur la plage. Il en a mangé au point de boucher son système digestif.

Aujourd'hui tout va mieux. Nos vacances se sont articulées autour de la convalescence du dog, sans pour autant être compromises, il a fallu aménager notre temps autour de ses médicaments, de son repos, de nos inquiétudes.

J'ai mesuré, une fois de plus, à quel point ce que l'on estime de stable et de solide autour de nous est fragile, éphémère. Lu n'est qu'un chien. Mais il est une amitié, il est une compréhension, il est une présence. Ce n'était pas son heure. C'était juste un signal. Bon chien !

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jeudi 30 avril 2015

Le temps d'une traversée.

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L'eau turquoise du bassin porte mon corps. Mes jambes se déplient, une poussée de mes pieds contre le carrelage bleu m'allonge sur les milliers de vaguelettes. Je suis sur le dos et ce ne sont que quelques battements qui me déplacent, légère, oubliée par la gravité. Les yeux vers le ciel, bleu net. Il se découpe dans la frange vert foncé des pins parasols. Une petite lune claire sourit dans l'azur. Deux larges goélands fendent d'une diagonale l'immensité. Sur le bord, en tournant à peine la tête, je devine mes amis sur les canapés, mon chien couché sur les dalles chaudes, le jus de mangue orange vif posé sur la table basse. Je suis sourde de paix, je ne perçois que les vibrations régulières de l'eau sur les bords du bassin.

pins
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dimanche 12 avril 2015

Avril, sans fil.

{ Mode brouillon / idées en vrac on }[ Plusieurs semaines que je me fais à nouveau discrète. La réflexion autour du sens et de l'enjeu de l'écriture ici (et ailleurs) est récurrente. A mon "retour" l'an passé, j'y avais vu, pleine de motivation et d'espoir, l'opportunité d'échange, de partage. Mais les quelques pages laissées ici sont souvent restées solitaires, rares ont été les réactions. Puis moi non plus, je n'interragis pas. L'identité "Diane Groseille" reste cloisonnée à ces pages blanches que je noircis. Alors souvent, depuis quelques temps, j'écris ici, mais laisse le message à l'état de brouillon, sans y réfléchir vraiment. Comme si je préférais le garder au fond d'un tiroir, projet à remodeler, plutôt que de l'exposer en vitrine. Car c'est bien cela dont il s'agit : une vitrine. On me regarde et on me lit de l'extérieur, mais la vitre me sépare de ceux qui passent ici, curieux passants silencieux. Encore les Quatre bords]

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L'automne fut des plus doux et des plus simples. Je commençais cette année de travail exceptionnelle, à la rencontre de classes formidables. Tout semblait facile et l'énergie était une évidence. Janvier et février furent très difficiles, sombres, écrasés et tendus : une bonne claque après les vacances de Noël, une de celles qu'on ne voit pas venir. Début mars, nous avons pris le large pour retrouver de l'air, pour sortir de ce cadre épuisant. Et nous voilà déjà fin avril. Ces années scolaires qui me semblaient des siècles il y a peu filent maintenant si vite. Le temps de tourner une page. Le temps de corriger une copie.

J'ai justement terminé hier soir mon traditionnel marathon de correction. Chaque année, sur la même période, il s'agit de corriger en quelques jours seulement des dizaines, que dis-je, des centaines de copies d'examen blanc, de les faire remonter dans les bulletins. A cela s'ajoutent en général les copies dont je n'ai pas encore pu me débarrasser. Et comme chaque année, je dois condenser tout ça sur quelques jours, nuits courtes, fatigue, tension. Hier soir, à onze heures, je validais mes dernières remarques sur mes derniers bulletins, laissant échapper un cri de victoire.

Il me reste maintenant deux jours et demi de cours avant de filer pour la tout aussi traditionnelle semaine entre filles dans le Sud. La tradition s'est installée il y a quatre ans : a quatre, nous descendons pour une dizaine de jours sur la Riviera, dans un appartement magique, des terrasses, vue sur le bleu de la mer, farniente, jeux, siestes, apéros. Une parenthèse turquoise d'insouciance et de nonchalance...

Les autres années, ces deux "traditions" précédemment évoquées se chevauchaient et je partais donc souvent avec plusieurs paquets de copies et ma mauvaise conscience sous le bras. Cette année, c'est légère et détendue que j'aborde ces dernières journées de travail, ma tête déjà un peu en vacances, pleine de vent salé et de grains de sable.

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Mon corps, ces derniers temps, me questionne beaucoup. Je chute moins, il semblerait que j'ai retrouvé le sens de l'équilibre, peut-être grâce à mes ateliers du jeudi soir. Mais j'interroge souvent ma carcasse. J'ai fêté mes trente-sept ans il y a quelques jours. Cet hiver, j'ai eu l'impression d'avoir pris dix ans. Mon visage est plus marqué, des lignes sombres cerclent mes yeux. La fatigue est parfois plus installée, indécrottable. Je m'ébroue comme mon Lu pour m'en débarrasser, mais elle est incrustée à mes chairs. La vieillesse.

Je me pose aussi beaucoup de questions liées à une volonté d'avoir un enfant. La question est vaste, étendue, sournoise. On la contourne, on ne l'affronte pas, mais elle se représente à nous, souvent. Il faudra l'évoquer ici de façon plus... Sérieuse. Un jour, plus tard.

Puis comme je l'ai déjà évoqué ici, ma silhouette est source d'une réflexion bien ancrée.

Alors, face à toutes ces questions, j'ai changé mes habitudes. J'envisage d'ailleurs de confirmer/compiler tout cela dans un "journal de corps", car ces réflexions sont importantes. L'on pourrait y voir une simple fascination égocentrique pour mon image, mais c'est bien plus que cela. C'est même autre chose. C'est que voilà, à bientôt quarante ans (il m'en aura fallu du temps) je comprends que c'est moi. Je saisis à quel point cette enveloppe est importante. Bien plus qu'une enveloppe, une entité : je suis mon corps, il me parle et je dialogue avec lui. Je l'écoute, calmement, même quand ses messages sont douloureux. J'apprends de lui, beaucoup. { Mode brouillon / idées en vrac off }

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lundi 6 avril 2015

Lisboa, un printemps avant l'heure.

Quelques jours à Lisbonne début mars. Une diagonale européenne pour découvrir, le temps de cinq jours de fuite, une capitale qui ressemble à un petit village. Nous avons marché, des journées entières, serpentant entre ses vieux immeubles colorés, découvrant ses belvédères qui surplombent les toits, longeant le Tage, mer de paille. Nous nous sommes aussi reposés dans ce douillet appartement sous combles, dont les petites fenêtres donnaient sur la ville, et perché la haut, dans ce nid, nous étions à la fois coupés de l'agitation de la ville en étant en son coeur. Nous avons aussi beaucoup écrit et dessiné. Un petit carnet a vu le jour, promesse d'autres voyages à venir.

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