samedi 21 novembre 2015

Et puis des gouttes de pluie lourdes comme du temps.

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Eric Faye - Nagasaki

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samedi 17 octobre 2015

Le lapin blanc.

Tant travailler

Trop longtemps tâtonner

Autant t'en tamponner

Tutoyer les tensions

Tant de thé pour tenir

Temps dégoûtant

Instant distant

Entêté clignotant

Tâter l'ereintant

...

Pierre, poids, poing.

***

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Etre pressé :

  • Avoir été comprimé, tassé, avoir subi l'effet d'une pression : Fromage à pâte pressée.
  • Être urgent : Ce travail n'est pas pressé.
  • Avoir quelque chose d'urgent à faire, manifester de la hâte : Je vous quitte, je suis pressé. Marcher d'un pas pressé.
  • Avoir hâte de : Je ne suis pas pressé de le voir.

***

L'automne est venu vite. Fort. Et avec lui, ce rythme si dur.

Je relis ces "envies de rentrée", postées il y a quelques jours à peine et je m'en agace, je m'en indigne. J'ai dessiné non pas des envies, mais ce tableau parfait de cet automne que j'aimerais vivre, tout en sachant déjà qu'il me sera lointain, voire inaccessible.

J'ai pris cet été la décision difficile de me séparer d'un de mes employeurs. Les dernières années, dans ce centre, la mauvaise foi, le manque de transparence et l'enseignement dans des conditions lamentables m'avaient découragée. Mais ce choix fait et tout le soulagement digéré, il a fallu faire face à la réalité et retomber sur mes pattes. Très vite, j'ai retrouvé un autre centre de formation pour remplacer : autre cadre, autre public, nouvelles tensions, appréhensions, réorganisation. Je bouffe une énergie et un temps incroyable pour faire en sorte d'être à la hauteur et pourtant, je me sens fragile et bousculée tout le temps.

C'est légitime et fondé. J'enchaine des semaines à plus de 35 heures de cours (48 cette semaine) et ce aux quatre coins du département. Je rencontre chaque jour de nouvelles têtes, je ne sais plus où j'ai garé ma voiture, je mange rarement à midi, je suis déjà envahie de paquets de copies, de photocopies et de mauvaise conscience. J'évolue en permanence dans un passé contrarié et imparfait que je tente de recomposer et un futur à la fois fuyant et trop proche.

L'autre jour, à 11h, un de mes collègues me piste dans les couloirs, il tient dans ses mains à bout de bras ma thermos dans laquelle il a joliment shooté alors qu'il prenait ma relève dans une salle de classe. Résultat : inondation de thé sous le bureau du prof. Je me précipite dans la dite salle pour éponger le sol, devant mes nouvelles élèves amusées. L'anecdote est drôle, mais je ressors de cette classe avec une boule dans la gorge et une vraie envie de chialer. Cette flaque de thé au sol est à l'image de ma fatigue nerveuse : liquide, brulante, incontrôlable.

Et je relis ces "bonnes" résolutions. Et je me dis que c'est déjà bien d'arriver à avancer. Je me sens seule. Je me sens loin. Injonctions de perfection qui me piquent les yeux.

 

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***

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jeudi 24 septembre 2015

I think I'm allergic to morning.

Course du matin. Sensation dégeulasse quand tu sautes de ton lit et que tu sais que de toute façon, il va falloir faire des choix : tu ne pourras pas tout faire avant de partir bosser. Priorités : la douche, trouver des fringues correctes, rassembler les affaires de cours qui te seront indispensables. Tu oublies l'idée même de ton thé et de la lecture des infos que tu t'accordes d'habitude. Passer par la case maquillage, cheveux nattés en accéléré. Ton homme est assis dans son fauteuil avec son café et il te regarde, l'oeil vide, galoper dans tout l'appart', presque dérangé dans sa quiétude matinale. Il daigne te déposer à la gare, parce que franchement, sinon, c'est pas possible.

Mais que s'est il passé ? Où es-tu tombée dans une faille temporelle ? Quelques heures semblent s'être évaporées entre le premier clignement de paupières et les pieds au sol. Pourtant, tu as bossé tard, tu as fait en sorte d'anticiper, pour ne pas trébucher. Mais ça foire. Tu le vois bien. Et les journées qui commencent comme ça te foutent en rogne. Tu te détestes, tu te maudis, tu te foutrais des baffes.

Arrivée sur le quai de la gare, sur lequel tu n'as pas mis les pieds depuis des années, tu râles intérieurement contre la SNCF et les aller-retours à 20 boules, tu te brûles en lapant le thé de ta thermos, tu désespères en pensant aux 8 longues heures de cours qui t'attendent et tu t'englues définitivement dans ta mauvaise humeur quand tu réalises que tu n'as ni trousse, ni agenda, ni repas de midi, parce que tout est resté à la maison.

Putain de rentrée difficile. Note pour plus tard : S'ORGANISER MIEUX !

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mercredi 2 septembre 2015

Chaque espace.

Reprendre le chemin  de l'école

Entrer dans une nouvelle année

Naviguer vers d'inconnus espaces

Trouver la voie juste et claire

Respirer chaque instant

Et prendre le temps

Encore et encore

...

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dimanche 23 août 2015

Encore le temps.

Je relis avec le sourire cette note écrite durant la course hivernale. L'idée même d'avoir alors un peu de temps pour moi était un fantasme. Je viens de passer mon après-midi pluvieuse dans ma cuisine. J'y ai fait des expériences, des tentatives : mon premier fauxmage, du gomasio, une rectte de haricots mijotés, une purée de céleris... J'ai aussi rangé, trié, mélangé, goûté. Gabriel a travaillé dans la chambre bleue, maintenant, il lit. Le soleil de ce matin a vite laissé place à la pluie et la fraîcheur (un temps de rentrée m'a dit Gab)... Et au temps pour soi : lecture d'un article, écriture d'une note rapide, écoute d'une émission de radio...

Dans quelques jours seulement, déjà, je reprends les cours. En douceur, avec quelques heures pour commencer. Mais tout va aller très vite, comme chaque année, avec pas mal de nouveautés. A bien regarder derrière moi, les quelques semaines écoulées ont été joyeusement remplies, de lumière, d'amitiés, de partage, de découverte, de nouvelles expériences... de tout ce que mes trop pleines journées d'hiver ne me permettaient pas de faire...

baignade

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lundi 10 août 2015

Apéro lumineux.

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S'installer au dehors, à la fin d'une journée, avec des amis, avec des envies.

A nos pieds, sous nos fesses, le sol dégage les odeurs sèches d'une terre épuisée.

Se faire écraser la peau de toute cette chaleur vive, brulante qui ne s'est pas encore éteinte.

Ouvrir une bouteille, entamer des conversations, les interrompre pour se taire et écouter.

Laisser la nuit venir, et l'ivresse et le rire.

Partager la joie du temps qui cesse, du temps qui regarde, du temps qui aime.

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vendredi 31 juillet 2015

Paris, l'été.

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samedi 20 juin 2015

Je questionne le temps...

C'est une énigme depuis des années,

des questions récurrentes,

parfois légères, en suspension,

parfois pesantes et piquantes,

et l'impression de ne jamais trouver les réponses

et en lisant cet article, je trouve des évidences,

Des mots simples qu'il faudrait se répéter souvent,

pour faire face au grand manipulateur chrono-maître.

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vendredi 22 mai 2015

A la perfection.

Il y a des femmes parfaites, elles existent.

Dans la lumière, la femme parfaite éclate d'une beauté simple. Elle dégage un charme bouleversant. Sa présence est un enchantement.

Elles a le mot juste / le pli du vêtement impeccable / le sourire émail diamant / le parfum envoûtant / la silhouette de rêve / l'idée qui fait tilt / le temps de tout faire / l'énergie positive / la force de caractère / l'humour adapté / une connaissance approfondie de l'actualité et du monde qui l'entoure / une intelligence à toute épreuve / une beauté simple mais éclatante / une créativité exceptionnelle / un don pour la cuisine / ...

Les enfants de la femme parfaite sont parfaits. Obéissants et drôles, ils sont attachants sans être envahissants.

Le compagnon de la femme parfaite est parfait. A eux deux, ils vivent le parfait amour, respirent la joie de vivre, il est évident qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Jamais de tension, leur complicité et leur amour sautent aux yeux.

La femme parfaite est une parfaite collègue. Elle est serviable et efficace. Ses compétences sont toujours sollicitées et on loue son à-propos.

La femme parfaite est une amie parfaite. Elle n'oubliera jamais un anniversaire. Elle trouve les mots les plus doux pour réconforter et a de formidables capacités d'écoute et d'empathie. Elle sait valoriser et aimer ses proches qui se sentent toujours bien à ses côtés.

La maison de la femme parfaite est parfaite. Décorée avec goût, elle est toujours rangée, chaque chose est à sa place. Tout est pensé pour que ce soit évident. Ça sent bon et c'est propre et lumineux. On s'y sent bien immédiatement.

Les défauts de la femme parfaite ? Elle est gourmande (mais peut toujours se le permettre), elle se dit timide (mais lorsqu'elle est là, on ne voit et n'entend qu'elle), elle est perfectionniste (allons bon !)... Puis la femme parfaite sait être imparfaite quand il faut, juste comme il faut : elle sait surprendre avec le décalage, elle sait être là où on ne l'attend pas, nonchalante ou agaçante, juste ce qu'il faut...

***

Mon principal défaut ? Vouloir être la femme parfaite...

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jeudi 30 avril 2015

Le temps d'une traversée.

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L'eau turquoise du bassin porte mon corps. Mes jambes se déplient, une poussée de mes pieds contre le carrelage bleu m'allonge sur les milliers de vaguelettes. Je suis sur le dos et ce ne sont que quelques battements qui me déplacent, légère, oubliée par la gravité. Les yeux vers le ciel, bleu net. Il se découpe dans la frange vert foncé des pins parasols. Une petite lune claire sourit dans l'azur. Deux larges goélands fendent d'une diagonale l'immensité. Sur le bord, en tournant à peine la tête, je devine mes amis sur les canapés, mon chien couché sur les dalles chaudes, le jus de mangue orange vif posé sur la table basse. Je suis sourde de paix, je ne perçois que les vibrations régulières de l'eau sur les bords du bassin.

pins
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