mercredi 23 septembre 2015

Journal de corps.

Voilà des semaines, des mois, que je me dois, c'est inscrit quelque part, de parler de mon corps. De lui parler sans doute. Parce que le dialogue a été rompu. Ou peut-être bien que même il n'y a jamais vraiment eu de dialogue. Il y a bien sur les exigences que j'ai envers lui et les douleurs qu'il me répond. Mais pas de véritable communication. Or moi, mon corps, nous nous approchons de la quarantaine. Et c'est peut-être les nombreuses années qu'il m'aura fallu pour comprendre, doucement, progressivement, parfois dans la souffrance, que ce n'est pas juste une boîte, pas juste une enveloppe. C'est un tout.

Parler de mon corps, parler avec lui, c'est accepter de le voir vieillir. Accepter que beaucoup de facilité est déjà derrière nous. Accepter que tout ce temps, il m'a envoyé des messages que je n'ai pas toujours su ou pas toujours voulu entendre.

Aujourd'hui, il change. En partie parce qu'il m'échappe, il s'inscrit dans le temps. En partie, parce que je le souhaite, me tournant davantage vers lui, à l'écoute. J'intègre donc une nouvelle catégorie, pour celui jusque là sourd et muet. Pour un dialogue, des questions, de moi à lui, de moi à moi.

corps2

 

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mardi 11 août 2015

Les filantes.

Couchée, peau nue, à même le carrelage encore chaud du petit balcon, mes chiens allongés près de moi.

Au dessus, l'étendue fascinante, la voute scintillante.

Pas assez de voeux pour faire face à la déferlante.

berger

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vendredi 31 juillet 2015

Pourquoi j'aime un film...

J'ai lu il y a quelques jours déjà cet article très intéressant... Qu'est ce qu'un bon film ?

Puis plus récemment, cet autre qui questionne : à quoi sert le cinéma ?

Ils m'intéressent car ils viennent rejoindre nombre de mes réflexions du moment. Depuis quelques mois maintenant, je me livre à un marathon cinématographique. Je ne saurais dire comment j'ai vraiment sombré dans cette "déviance". J'ai toujours aimé le cinéma. J'ai toujours aimé basculer dans des univers, j'ai toujours aimé qu'on me raconte des histoires mais depuis quelques temps, c'est devenu bien plus. C'est une vraie dépendance, une "addiction". Je peux me morfaler plusieurs films par jour et le manque est ressenti quand je ne peux le faire.

Bien que souvent inquiète face aux écrans (la télévision, les smartphones, les ordinateurs...), j'ai sur les dernières années appris à me réconcilier avec les quatre bords plats du film, ces lignes qui délimitent une autre vie. Je fais entrer ce cadre chez moi, le plus souvent possible. Depuis l'an passé, c'est grâce à un videoprojecteur que je savoure. Mais j'aime aussi me blottir sous la couette pour visionner égoïstement un film.

En vrac, sans vraie réflexion en amont, voilà les raisons pour lesquelles je peux aimer un film* :

Je vibre plus fort, je chante à l'intérieur, je dessine les histoires, je dialogue avec les personnages... Je sais que le cinéma me nourrit, me guide, donne du sens.

psychose

*J'accompagne chaque élément de la liste d'un film représentatif de l'idée... Un parmi des centaines...

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Paris, l'été.

bateau-mouche

batsille

ciel-parisien

défilé

grilles

invalides

toits1

toits2

tour-eiffel4

tour-eiffel5

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dimanche 12 octobre 2014

De la vigne.

Un week-end pour moi. La bonne conscience qui veut que j'avance sur mes projets polymorphes est en pleine lutte avec ma procrastination glandeuse qui pourrait me clouer au canapé deux jours durant. Première journée écoulée, je suis malgré tout satisfaite de l'avancée des choses...

Cette nuit fut réparatrice. De celles où je me réveille blottie dans une position identique à l'endormissement.

Des images de vignes aux couleurs chaudes et saturées me restent sous les yeux. Des coteaux qui dominent la ville, des amis avec moi, ou des connaissances qui deviennent alors des amis (un ancien élève par exemple). Une boutique dont la devanture vend/vante toutes sortes de produits étalés sur des tissus. Une attente. Je pense que je n'ai pas pris mon violon alors que j'ai cours, que c'est dommage. Mon appareil photo, extension de moi-même, est bien là, mais il ne m'obéit plus vraiment* : un papillon très bleu qui contraste fortement avec tout ce décor de feu se pose sur l'objectif et je tente vainement d'en capter l'image.

Plus tard/tôt, je suis sur mon vélo, nue comme un ver, et je pédale sur des artères très fréquentées (axe routier, voie d'insertion d'autoroute). Je me dis alors que je n'ai sûrement pas le droit de monter sur l'autoroute à vélo (mais je ne m'inquiète pas de ma non-tenue). Je me retrouve dans un garage ou un parking souterrain et je veux m'habiller. Des gens me croisent, leurs regards insistent sur mon corps, ils rient. On vient me chercher. On me mène dans un petit local vitré, on m'impose des explications, maintenant qu'on m'a trouvée. Je réalise vite que ça n'a rien à voir avec ma nudité mais qu'il s'agit d'une faute que j'ai commise. Je ne sais plus laquelle. Un crime ? Un meurtre. Je pense à chercher mes chiens, ils sont seuls, il faut que je les aide, je ne peux pas les oublier. Lucien est là, comme souvent, un soutien, une présence.

Plus tard/tôt, je suis dans une chambre, couchée dans un lit et plusieurs personnes que je connais très bien sont là autour de moi (lui entre autres). Je suis recouverte d'épaisseurs de draps blanc éclatant. Entre alors une soigneuse. Elle soulève les draps pour accéder à mon intimité. Je supplie les gens dans la pièce de ne pas bouger, j'ai si peur qu'ils me voient ainsi. Pourtant, l'idée de traverser la ville nue sur un vélo ne me dérangeait pas, il me semble que je militais pour quelque chose, qu'il y avait une revendication saine.

Noter mes rêves les derniers temps me fait du bien. Je vide mon esprit et je sollicite ma mémoire. Je m'apprète maintenant à aller travailler, débarrassée d'une bonne partie de ces constructions nocturnes.

vignes-jaunes

*il filme alors qu'il n'a jamais eu cette fonction et je cherche longtemps comment rétablir ce que je connais. Il est dans mes rêves un prolongement de mon corps, un troisième oeil, une mémoire. dans mes rêves seulement ?

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samedi 28 juin 2014

Des lacs & des montagnes.

barre-rocheuse

bourget1

bourget2

bourget3

bourget4

hortensia2

veyrier1

veyrier4

veyrier7

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