dimanche 27 septembre 2015

Des envies de rentrée.

  • Marcher, aller à la piscine, courir peut-être...
  • Me relaxer, faire du yoga, méditer, même s'il est difficile de prendre ce temps là, il doit apparaître dans les priorités
  • Reprendre le violon (et ça semble compromis pour le moment)
  • Dessiner, dans la rue, dans des cafés, dans des musées, même en cours, ... Dessiner des gens, des moments, des sensations, des paysages. Ne plus bloquer, surtout pas par perfectionnisme, excès d'exigence. Faire.
  • Aller voir des spectacles, encore et encore. De tout. Même des choses auxquelles je ne suis pas habituée. Faire face aux a priori. Se laisser habiter par l'inspiration.
  • Continuer l'impro, continuer à insuffler des choses nouvelles, à oser, même face à l'impossible. Chercher davantage de partenariats, d'échanges, provoquer des rencontres...
  • Planifier des vacances : anticiper les "trous" d'emplois du temps et prévoir des virées (tout près dans les régions voisines ou plus loin : capitales européennes, nature lointaine)
  • Devenir Greeters
  • Cuisiner
  • Lire un peu tous les jours
  • Préserver mes temps de sommeil, m'aménager des siestes sans culpabilité
  • Continuer à visiter des musées
  • M'accorder du temps avec mon homme, avec mes chiens, avec ma famille, avec mes amis
  • Anticiper pour pouvoir profiter de l'instant
  • Relativiser
  • Écrire, encore, toujours, m'en tenir à cette belle régularité qui me satisfait
  • ... Et puis me fixer moins d'objectifs, pour avoir plus de chances de les atteindre....

roue

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lundi 20 juillet 2015

Des abeilles.

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Joli et très original cadeau d'anniversaire.

J'ai eu la chance cet été de suivre une formation apicole de deux jours en banlieue parisienne. J'ai adoré découvrir ou redécouvrir les mystères de la vie des abeilles. J'ai aimé les regarder évoluer, travailler, petites ouvrières infatigables. J'ai projeté et imaginé une vie ou je pourrais travailler à leurs côtés....

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lundi 29 juin 2015

A l'aube des promesses.

Ma fin d'année scolaire s'accompagne comme chaque année de multiples angoisses. Certaines, raisonnées, sont dues à ces perpétuelles incertitudes et aux difficultés financières déjà présentes qui vont sans doute s'accentuer sur les trois mois à venir. D'autres, plus tacites et sourdes sont de l'ordre du rapport au corps, à la perfection, au temps, au désir, à l'enfantement... Des constantes pour moi, comme pour tant d'autres. Je réfléchis beaucoup les dernières semaines à cet empoisonnement et aux solutions qui s'offrent à moi. Je veux regarder devant et je vois comme chaque année ces longues semaines comme tant d'opportunités. Voilà quelques projets pour mon été, parce qu'il est doux de les écrire, comme des promesses que l'on se fait à soi-même :

  • Dessiner : aquarelle, croquis
  • Lire des livres (une pile qui tient de plus en plus difficilement en équilibre au pied de mon lit)
  • Lire le journal
  • Ecrire (carnet de voyage, blog, feuilles volantes, cartes postales, lettres d'amour ou d'amitié)
  • Développer mes connaissances en photo, participer à des concours, faire des sorties thématqiues, ressortir mon Diana
  • Faites quelque chose qui m'effraie
  • Me relaxer, méditer, prendre conscience du moment (j'entame la lecture fascinante du livre de Christophe André, je me trouve face à des évidences lumineuses)
  • Cuisiner (des tentatives nouvelles, pâtés et laits végétaux, nature comestible, agar-agar...)
  • Faire du yoga, travailler ma souplesse et mon équilibre, si possible, dehors...
  • Marcher, au moins une heure par jour
  • Danser
  • Courir
  • Nager
  • Faire l'amour
  • Ne rien faire
  • Boire des tisanes (j'ai encore hier cueilli de la mélisse sur le bord d'un canal)
  • Aider mon homme à faire évoluer son projet
  • M'éssayer à la céramique
  • Jongler
  • Visiter des musées de la région
  • Faire venir le cinéma à la maison, grace à notre vidéo-projecteur
  • Faire du vélo
  • Passer une journée au lit
  • Multiplier les soirées avec les amis, soirées cocktails, balade nocturne, nuits à la belle
  • Faire des balades avec les chiens de la SPA
  • Faire de l'Affut
  • Lire des articles ou des textes en italien et en anglais
  • "Photographier" des sons
  • Aller au théâtre, notamment , parce que ça fait des années que j'en ai envie
  • Prendre soin de moi, et des gens qui m'entourent, en multipliant des petites attentions simples
  • Coudre
  • Faire de l'Origami
  • ...

ciel

Je trouve par hasard cette illustration qui résume les contraintes satisfaisantes que je tente de me fixer au quotidien :

journée

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jeudi 4 décembre 2014

Si tu avais le temps...

Hibernation : nom féminin (zoologie). Etat d’hypothermie régulée, durant plusieurs jours ou semaines qui permet aux animaux de conserver leur énergie pendant l'hiver. Durant l’hibernation les animaux ralentissent leur métabolisme jusqu’à des niveaux très bas, abaissant graduellement la température de leurs corps et leur taux respiratoire, et puisent dans les réserves de graisse du corps qui ont été stockées pendant les mois actifs.

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... Tu dormirais des journées entières, te levant pour te nourrir, t'étirer longuement, aller faire pipi... Tu dessinerais, des heures durant, au crayon, à l'aquarelle, installée sur un coin de trottoir, une table de bistrot, une souche d'arbre pour prendre le temps de regarder... Tu écrirais, aussi pour dépeindre ce monde qui te plaît tant, que tu aimes, de plus en plus... Tu passerais des journées en pyjama, à ne rien faire, blottie dans les vêtements superposés qui gardent la chaleur de la nuit... Tu rédigerais de longues lettres, à tes amis, à celui que tu aimes, à ta famille, laissant filer une plume noire sur une feuille blanche et tout juste rugueuse... Tu danserais dans ton salon, de longs instants, interminables, sur des musiques dont tu ignores le nom, pour puiser dans ton corps une énergie sauvage et libre, qu'on ne contrôle pas, qui explose dans des mouvements laids... Tu lirais plus, beaucoup plus, attaquant cette pile de promesses installées sur ta table de chevet... Tu regarderais des films, de ces films qui projettent dans des univers nouveaux, inconnus, impressionnants... Tu cuisinerais, manipulant des ingrédients, des épices, des matières, expérimentant de nouveaux goûts, de nouvelles textures... Tu t'inventerais des épisodes de pauses sous une couette épaisse, coupée du monde, silencieusement... Tu n'attendrais rien... Pas même le printemps, pas même la lumière... Si tu avais le temps, cette saison serait presque douce, serait presque chaude...

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lundi 6 octobre 2014

Histoire de fesses.

Attention lecteur, ce message peut te surprendre, te déranger, te choquer...

Par sa vulgarité bien sur ( occurences de "cul") mais aussi par son caractère inutile et/ou égocentré.

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"La Patrie, l'honneur, la liberté, il n'y a plus rien : l'univers tourne autour d'une paire de fesses, c'est tout..."

Jean Paul Sartre

"Occupe-toi de ton cul"... Mais oui, je ne fais que ça. Je ne pensais pas que l'obsession qui est celle de toute une société pouvait à ce point devenir mienne. Parler de cul ? Oui, j'ai déjà fait souvent ici, raconter des histoires olé-olé. Mais si on parlait vraiment de fesses ?

Quand d'autres se regardent le nombril, mon obsession du moment tourne autour des fesses. Et je ne suis de toute évidence pas la seule. Hommes et femmes semblent fascinés par ce territoire de notre anatomie, à tel point qu'il trouve place partout, dans la pub, le cinéma, la musique, l'art... Pourquoi tant d'intérêt ? Je n'ai pas la réponse, mais je suis moi-même victime de cette machination. On a tous croisé une faux-cul qui affirme qu'elle est bien au-dessus de ces diktats, qu'elle est en paix avec son corps, qu'elle n'est pas de ces victimes de la mode et le tout, la bouche en cul de poule... Mon cul oui ! Pour ma part, j'ignore si la réflexion est pleinement personnelle (besoin de retrouver un corps avec lequel je suis simplement  à l'aise) ou issue d'une vraie influence médiatique (à moi ce corps parfaitement photoshopé qu'on me donne à manger tous les jours !). Quoi qu'il en soit, la question me colle aux fesses...

Et je ne me limite pas aux miennes ! Pire que ces mâles attablés sur les terrasses déjà bien fraîches du moment, faisant le guet derrière un demi, je scrute, j'évalue et je prends moi aussi du plaisir à mater. Mais lorsque l'homme y voit l'objet du désir, j'en apprécie pour ma part simplement l'esthétique, les contours, le volume. J'y vois un baromètre, je jalouse, je me rassure, je compare, je rêve moi aussi du petit cul magique qui se dandine bien haut dans un slim taille 36. Du 36, je n'ai que les bougies et les derniers temps, les derniers mois, j'ai multiplié les efforts pour me débarrasser des kilos venus se blottir juste là et de cette fameuse culotte de cheval. Je me trouvais la miche molle, je me trouvais la miche moche, alors je me suis mis un bon coup de pied au cul pour manger mieux, manger moins. Les efforts sont constants et payants et après des mois pour réapprivoiser mon popotin, je lui trouve à nouveau un certain charme, quand perchée dans des escarpins qui m'ont coûté la peau des fesses, celui-ci sourit timidement. Ça valait le coup de se casser le cul !

Mais au-delà de ces considérations esthétiques, mon cul s'est rappelé à mon bon souvenir cet été à plusieurs reprises. Comme je ne le vois pas, ce dernier à dû juger malin de se manifester par d'autres moyens. Je suis tombée sur le cul. Non pas d'étonnement, mais de maladresse. Et deux fois, car elle valent mieux qu'une. La première, en Bretagne, loin de mes repères, j'ai glissé dans l'escalier, dévalant quelque dix marches, rabotant mon fessier au passage. La cascade s'est soldée par un beau bleu (qui a d'ailleurs tenté toutes les couleurs de l'arc en ciel, camaïeu de douleurs). Puis quelques jours plus tard, c'est dans les prés un soir de pique nique que j'ai glissé dans un talus me réceptionnant sur mon coccyx. On ne sait jamais tant à quel point un coccyx est utile à un corps humain que quand on tombe dessus. Suite à cette seconde chute, j'en ai eu ras le cul, et j'ai voulu voir un message subliminal que m'envoyait ma lune. "Bouge toi le cul". En effet, une alimentation rigoureuse ne satisfait plus mes exigences. Allons plus loin, soyons fou ! Je me remets au sport. Alors depuis des semaines, fini la tête dans le cul, je marche une heure tous les jours ou presque et je me suis inscrite à un atelier "cirque" qui semble me réconcilier avec mon équilibre, ma souplesse et la partie trop charnue de mon anatomie. Nous voilà de nouveau comme cul et chemise, réconciliés ! Et que cela ne m'empêche pas de me cuisiner de bon petits plats, à me taper le cul par terre s'il vous plait !

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mercredi 20 août 2014

Encore un matin.

Chaque rentrée s'accompagne de bonnes résolutions. Chaque année, avec la même motivation, chargée de bonne conscience et d'énergies positives, je fais des listes (celle-ci a dix ans, comme le temps file, et me semble toujours d'actualité), comme si cette période si particulière était la première page blanche d'un cahier tout neuf, qui sent le papier frais. Mes rentrées ont toujours été fascinantes : il y a une part de mystère qui flotte sur ces jours spéciaux, des promesses de bonheur, d'épanouissement, de satisfaction. L'idée, devant une porte ouverte, que tout est possible. Voilà des années que j'enchaine ces épisodes, assez pour savoir que les promesses sont rarement tenues dans leur intégralité et les bonnes résolutions sont souvent estompées par la fatigue ou la paresse. Aujourd'hui, je fais ma rentrée, avec calme, courage et motivation. Les bonnes résolutions sont bien là, nombreuses, fourmillantes, belles...

 

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lundi 7 juillet 2014

Un ailleurs.

Aujourd'hui, des nouvelles d'Asie. Nam est parti il y a des mois déjà. Après une méchante dépression, il a mis les voiles. Il fait un tour du monde. Ponctuellement, il nous envoie des messages, détaillés, alimentés de longues descriptions de ses errances, ses questionnements, ses découvertes, ses surprises, ses rencontres. Chaque lecture est une petite évasion, piquetée de couleurs vives, de parfums forts. Il joint également des photos. Je suis toujours ébahie devant ce corps que je connais si bien au bout du monde, dans des cadres si exotiques. Et c'est à chaque fois de l'admiration (de la jalousie peut-être) pour ce courage d'être parti, à l'aventure, vers l'inconnu. J'aimerais être capable de laisser derrière moi mes repères que je pense solides, mon confort et mes habitudes. Je pars vers une autre vie, construite, mais qui offrira sans aucun doute son lot de surprises...

***

rouge-passion

Le Loup et le Chien


Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
" Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
" Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

La Fontaine, Les Fables, Livre I

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