lundi 6 octobre 2014

Histoire de fesses.

Attention lecteur, ce message peut te surprendre, te déranger, te choquer...

Par sa vulgarité bien sur ( occurences de "cul") mais aussi par son caractère inutile et/ou égocentré.

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"La Patrie, l'honneur, la liberté, il n'y a plus rien : l'univers tourne autour d'une paire de fesses, c'est tout..."

Jean Paul Sartre

"Occupe-toi de ton cul"... Mais oui, je ne fais que ça. Je ne pensais pas que l'obsession qui est celle de toute une société pouvait à ce point devenir mienne. Parler de cul ? Oui, j'ai déjà fait souvent ici, raconter des histoires olé-olé. Mais si on parlait vraiment de fesses ?

Quand d'autres se regardent le nombril, mon obsession du moment tourne autour des fesses. Et je ne suis de toute évidence pas la seule. Hommes et femmes semblent fascinés par ce territoire de notre anatomie, à tel point qu'il trouve place partout, dans la pub, le cinéma, la musique, l'art... Pourquoi tant d'intérêt ? Je n'ai pas la réponse, mais je suis moi-même victime de cette machination. On a tous croisé une faux-cul qui affirme qu'elle est bien au-dessus de ces diktats, qu'elle est en paix avec son corps, qu'elle n'est pas de ces victimes de la mode et le tout, la bouche en cul de poule... Mon cul oui ! Pour ma part, j'ignore si la réflexion est pleinement personnelle (besoin de retrouver un corps avec lequel je suis simplement  à l'aise) ou issue d'une vraie influence médiatique (à moi ce corps parfaitement photoshopé qu'on me donne à manger tous les jours !). Quoi qu'il en soit, la question me colle aux fesses...

Et je ne me limite pas aux miennes ! Pire que ces mâles attablés sur les terrasses déjà bien fraîches du moment, faisant le guet derrière un demi, je scrute, j'évalue et je prends moi aussi du plaisir à mater. Mais lorsque l'homme y voit l'objet du désir, j'en apprécie pour ma part simplement l'esthétique, les contours, le volume. J'y vois un baromètre, je jalouse, je me rassure, je compare, je rêve moi aussi du petit cul magique qui se dandine bien haut dans un slim taille 36. Du 36, je n'ai que les bougies et les derniers temps, les derniers mois, j'ai multiplié les efforts pour me débarrasser des kilos venus se blottir juste là et de cette fameuse culotte de cheval. Je me trouvais la miche molle, je me trouvais la miche moche, alors je me suis mis un bon coup de pied au cul pour manger mieux, manger moins. Les efforts sont constants et payants et après des mois pour réapprivoiser mon popotin, je lui trouve à nouveau un certain charme, quand perchée dans des escarpins qui m'ont coûté la peau des fesses, celui-ci sourit timidement. Ça valait le coup de se casser le cul !

Mais au-delà de ces considérations esthétiques, mon cul s'est rappelé à mon bon souvenir cet été à plusieurs reprises. Comme je ne le vois pas, ce dernier à dû juger malin de se manifester par d'autres moyens. Je suis tombée sur le cul. Non pas d'étonnement, mais de maladresse. Et deux fois, car elle valent mieux qu'une. La première, en Bretagne, loin de mes repères, j'ai glissé dans l'escalier, dévalant quelque dix marches, rabotant mon fessier au passage. La cascade s'est soldée par un beau bleu (qui a d'ailleurs tenté toutes les couleurs de l'arc en ciel, camaïeu de douleurs). Puis quelques jours plus tard, c'est dans les prés un soir de pique nique que j'ai glissé dans un talus me réceptionnant sur mon coccyx. On ne sait jamais tant à quel point un coccyx est utile à un corps humain que quand on tombe dessus. Suite à cette seconde chute, j'en ai eu ras le cul, et j'ai voulu voir un message subliminal que m'envoyait ma lune. "Bouge toi le cul". En effet, une alimentation rigoureuse ne satisfait plus mes exigences. Allons plus loin, soyons fou ! Je me remets au sport. Alors depuis des semaines, fini la tête dans le cul, je marche une heure tous les jours ou presque et je me suis inscrite à un atelier "cirque" qui semble me réconcilier avec mon équilibre, ma souplesse et la partie trop charnue de mon anatomie. Nous voilà de nouveau comme cul et chemise, réconciliés ! Et que cela ne m'empêche pas de me cuisiner de bon petits plats, à me taper le cul par terre s'il vous plait !

Posté par Diane Groseille à 11:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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vendredi 3 octobre 2014

Torpeur.

Un rêve cette nuit plein de transparence et de désir. Le contenu m'échappe mais il me reste des sensations douces liées à toute cette eau. Il y a une nuit, puis le jour. La ligne de l'horizon est celle de la mer, observée depuis le hall d'un hôtel, baie vitrée panoramique. Des bassins diffusent une lumière claire, bleutée. En se glissant dans l'eau tiède, on accède à des passages qui communiquent avec l'extérieur, on se retrouve dans l'immensité de l'océan.

étincelles-piscine

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Posté par Diane Groseille à 09:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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