samedi 5 décembre 2015

Lettre au passé simple.

Je t'écris parce que tu es toujours là. Ceux qu'on a aimé sont toujours là. Le coeur n'est pas une petite pièce qui ne peut accueillir qu'une personne à la fois et où l'un remplacerait l'autre. Je crois que quand on a donné son amour, qu'on l'a conjugué, il existe toujours quelque part. Mon amour pour toi est toujours là. On oublie pas, comme tu dis, malgré les blessures et le temps qui passe.

Je sais qu'aujourd'hui, tu vis ta vie, loin et autrement. Je crois qu'elle te plaît cette nouvelle vie que tu as construite après nous, il y a des années déjà. Je veux croire que tu vas bien. Je quémande parfois, ponctuellement, de tes nouvelles. Je n'ai plus beaucoup de place maintenant dans cette nouvelle existence, alors je me fais toute petite, je pose juste une ou deux questions, pour obtenir quelques bonnes ondes de ta part, quelques mots rassurants.Nous avons su garder ce contact, ce fil entre nous n'est plus tendu et très solide, mais je sais que tu es toujours là, connecté, réactif.

Tu as été ma famille, comme j'ai été la tienne, comme tu aimais à le dire. Nous nous sommes aimés vraiment et tu es toujours l'un des miens. Je ne peux te le dire ainsi, ça n'aurait pas de sens. Et si peut-être parfois tes lectures s'égarent toujours ici, j'en doute bien sur, tu ne seras certainement pas surpris de lire ces mots car tu sais, je crois, à quel point tu comptes encore pour moi. Différemment, comme un ami, comme un frère, comme un lien. Un amour du passé.

baie

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lundi 6 octobre 2014

Le présent, c'est maintenant.

Odeurs de tarte aux pommes qui s'emmèlent dans l'air un peu trop frais. Gab et moi venons de passer trois jours dans son appartement, maintenant presque vide. Voilà près d'un an qu'il vit avec moi et qu'il vide ici le lieu de toutes traces du passé. Nous sommes venus passer quelques heures dans ce que nous nous amusons à considérer comme une "maison de campagne" ou "une résidence secondaire". Il y a aussi quelque chose du camping puisque les placards sont désertés. Nous repartons cet après-midi. Je me dis, comme je me le suis dit les trois dernières fois, que c'est peut-être la dernière fois. J'aime en tout cas ce lieu particulier qui est celui de nos premières fois, il a été une rupture avec mon quotidien pendant des mois, quand éreintée par des semaines trop longues, je sautais dans ma voiture pour venir me réfugier ici après deux longues heures de route, comme un sursis de douceur et de tendresse. Nostalgie agréable et sereine. Aujourd'hui, je suis installée au soleil (il diffuse sa lumière d'automne par la baie vitrée), mon ordinateur posé devant moi, sur une planche et deux tréteaux, Georges Ezra et Agnès Obel sur France Inter. Penser à tous les projets autour de la scène, à toutes ces envies d'écriture. Avoir le temps avant un départ et se sentir juste simplement bien.

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* Quelques images de la ville jaune *

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arbre-rose

cathedrale2

église2

facade-cathedrale-2

intérieur-cathedrale6

jardins

marronier

pont

présent-maintenant

rive

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