lundi 23 novembre 2015

un festival, des festivaux.

Souvenirs estivaux, en début de saison, la vie devant nous, des centaines d'idées, chaque année renouvelées.

Et pendant trois jours, se laisser aller à la joie de partager, d'écouter, de frissoner, de bondir.

Qu'il est bon en ces temps sombres de se blottir dans ces images chaudes et bulleuses...

***

Partout, de longues jambes nues et bronzées, des chapeuax de paille et des yeux pétillants.

De la musique en force qui te transperce la cage thoracique en permanence.

De la jeunesse, des sourires, le temps qui s'arrête, à égalité.

Mes champs, ceux de mon enfance, de hauts pins et les montagnes bleues en couronne.

Mes amis, leur bienveillance, notre partage, notre joie d'être ensemble.

De la bière et de la bouffe, de l'insouciance et du plaisir, brut, net, simple.

boucle

bulles

petit-pois

pizza

soleil

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samedi 5 septembre 2015

Une nuit sous les étoiles.

Avec des amis.

Agiter de notre ivresse le silence de la nuit.

Et nous saouler de la beauté de l'immensité.

crépuscule2

étoiles

freesbee

lune

nuit-vallée

Et au petit matin,

se réveiller dans la rosée

et le regard encore endormi

Observer la nature fraiche s'étirer

aurore3

aurore4

brume

renard1

vignes

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dimanche 23 août 2015

Encore le temps.

Je relis avec le sourire cette note écrite durant la course hivernale. L'idée même d'avoir alors un peu de temps pour moi était un fantasme. Je viens de passer mon après-midi pluvieuse dans ma cuisine. J'y ai fait des expériences, des tentatives : mon premier fauxmage, du gomasio, une rectte de haricots mijotés, une purée de céleris... J'ai aussi rangé, trié, mélangé, goûté. Gabriel a travaillé dans la chambre bleue, maintenant, il lit. Le soleil de ce matin a vite laissé place à la pluie et la fraîcheur (un temps de rentrée m'a dit Gab)... Et au temps pour soi : lecture d'un article, écriture d'une note rapide, écoute d'une émission de radio...

Dans quelques jours seulement, déjà, je reprends les cours. En douceur, avec quelques heures pour commencer. Mais tout va aller très vite, comme chaque année, avec pas mal de nouveautés. A bien regarder derrière moi, les quelques semaines écoulées ont été joyeusement remplies, de lumière, d'amitiés, de partage, de découverte, de nouvelles expériences... de tout ce que mes trop pleines journées d'hiver ne me permettaient pas de faire...

baignade

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samedi 15 août 2015

L'été du dedans, l'été du dehors.

Matinée de frais, après de très longues journées de canicules, subies péniblement dans mon appartement sous les toits. L'impression de respirer de nouveau, de sortir d'une espèce de torpeur.

Cet été est véritable. On y cherche la fraîcheur de l'eau, la douceur des soirs qui s'étirent au dehors lorsque le feu du soleil a enfin voulu se cacher, l'ombre d'une façade, le calme d'une forêt ombragée, la climatisation d'un supermarché en plein après-midi...

M'ont encore traversée cet été ces impressions de dichotomie : le dedans / le dehors.

Hier encore, petite fille, l'été était synonyme de liberté. Gamines de la campagne, dès le saut du lit, ma soeur et moi nous précipitions au dehors pour y passer de longues journées de jeux. L'extérieur était notre liberté, espace sans limite, sans contour, sans règles : nos règles, nos jeux, nos délimitations... Et ce n'est qu'à la fin du jour, alors que les premiers réverbères s'allument, alors que les cris se font moins vifs et que la fatigue commence à se faire sentir, qu'éreintées, les genoux croûtés, les jambes griffées par les ronces, nous retournions au bercail pour s'y endormir devant Intervilles ou les Dents de la mer...

Aujourd'hui, le dehors de l'été, c'est les promenades, la nature sans cesse découverte et redécouverte, dessinée, photographiée, les longues heures à marcher, à parler avec Gab, les siestes dans les jardins. Mais le dehors parfois effraie, bêtement. C'est le dehors de la ville, c'est le dehors de la rencontre, de l'autre, du regard. Le dedans protège, isole, coupe du temps, de tout : on s'y vautre dans l'oisiveté. Le dedans a su protéger aussi les derniers temps de la chaleur. Volets fermés, c'est une journée d'obscurité qui s'impose pour ne pas étouffer.

Dimanche soir, autre et nouvelle vision du dehors. Un dehors agressif et concret, une autre réalité. Après une soirée avec C. et B., à regarder 2001 l'Odyssée de l'espace sur le grand écran de mon salon, je suis sortie sous une pluie battante avec mes deux chiens pour le petit pissou du soir. Je mes suis faufilée entre les gouttes et sous l'auvent de la banque, éclairée par les néons blancs crus, j'ai découvert une jeune Fleur, petite demoiselle, trempée jusqu'à l'os, à ses pieds, un sac, un chien roulé en boule. Je passe une première fois devant elle. Les deux chiens et moi bouclons notre habituel tour de quartier nocturne et lorsque nous repassons devant elle, je m'arrête, je lui demande si elle a faim. Elle me dit oui. Je lui propose de monter avec moi. Elle me suit, petit animal craintif et fatigué. Mes amis entre temps se sont couchés. Je l'installe dans mon salon et lui sors du pain, du fromage, des fruits. Elle hésite, elle mange. Elle parle peu, moi non plus, je n'ai que peu de choses à lui dire. Je lui propose une douche, elle me répond avec un sourire qui en dit long sur le luxe de ma proposition. Fleur dort dehors depuis des semaines, elle m'avoue n'avoir que peu mangé et ne s'être lavé depuis des jours. Elle est arrivée dans la région il y a trois jours, elle ne sait pas où aller. Pendant qu'elle occupe la salle de bain, par réflexe, je déplace dans ma chambre les quelques rares objets qui ont un tant soit peu de valeur (appareil photo, ordinateur, à vrai dire, je n'ai pas d'objets de valeur). En le faisant, je me dis que c'est bête, qu'elle m'inspire confiance... Quand elle me rejoint, elle me dit qu'elle va y aller, elle ne cesse de me remercier. Je lui dis que si elle le souhaite, elle peut rester et dormir sur le canapé. Ses yeux s'illuminent. Je mesure à la lumière de son regard l'angoisse qu'est le dehors pour elle. Elle a vingt ans, pas plus, elle est une jeune femme seule, elle dort dehors. 

Le lendemain, après avoir déjeuné avec moi et mes amis, elle est partie, avec un petit sac de nourriture et son jeune chien. La porte a claqué derrière elle. Elle laissait alors ce dedans protecteur pour un dehors inconnu, pour une ville hostile pour ce qu'elle est, pour un futur sans aucune certitude. Plus que jamais, j'ai vu mon dedans comme une chance, un luxe, une richesse, une base. Depuis, souvent je pense à elle, la solitude de son corps menu DEHORS.

rue

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mardi 11 août 2015

Les filantes.

Couchée, peau nue, à même le carrelage encore chaud du petit balcon, mes chiens allongés près de moi.

Au dessus, l'étendue fascinante, la voute scintillante.

Pas assez de voeux pour faire face à la déferlante.

berger

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lundi 29 juin 2015

A l'aube des promesses.

Ma fin d'année scolaire s'accompagne comme chaque année de multiples angoisses. Certaines, raisonnées, sont dues à ces perpétuelles incertitudes et aux difficultés financières déjà présentes qui vont sans doute s'accentuer sur les trois mois à venir. D'autres, plus tacites et sourdes sont de l'ordre du rapport au corps, à la perfection, au temps, au désir, à l'enfantement... Des constantes pour moi, comme pour tant d'autres. Je réfléchis beaucoup les dernières semaines à cet empoisonnement et aux solutions qui s'offrent à moi. Je veux regarder devant et je vois comme chaque année ces longues semaines comme tant d'opportunités. Voilà quelques projets pour mon été, parce qu'il est doux de les écrire, comme des promesses que l'on se fait à soi-même :

  • Dessiner : aquarelle, croquis
  • Lire des livres (une pile qui tient de plus en plus difficilement en équilibre au pied de mon lit)
  • Lire le journal
  • Ecrire (carnet de voyage, blog, feuilles volantes, cartes postales, lettres d'amour ou d'amitié)
  • Développer mes connaissances en photo, participer à des concours, faire des sorties thématqiues, ressortir mon Diana
  • Faites quelque chose qui m'effraie
  • Me relaxer, méditer, prendre conscience du moment (j'entame la lecture fascinante du livre de Christophe André, je me trouve face à des évidences lumineuses)
  • Cuisiner (des tentatives nouvelles, pâtés et laits végétaux, nature comestible, agar-agar...)
  • Faire du yoga, travailler ma souplesse et mon équilibre, si possible, dehors...
  • Marcher, au moins une heure par jour
  • Danser
  • Courir
  • Nager
  • Faire l'amour
  • Ne rien faire
  • Boire des tisanes (j'ai encore hier cueilli de la mélisse sur le bord d'un canal)
  • Aider mon homme à faire évoluer son projet
  • M'éssayer à la céramique
  • Jongler
  • Visiter des musées de la région
  • Faire venir le cinéma à la maison, grace à notre vidéo-projecteur
  • Faire du vélo
  • Passer une journée au lit
  • Multiplier les soirées avec les amis, soirées cocktails, balade nocturne, nuits à la belle
  • Faire des balades avec les chiens de la SPA
  • Faire de l'Affut
  • Lire des articles ou des textes en italien et en anglais
  • "Photographier" des sons
  • Aller au théâtre, notamment , parce que ça fait des années que j'en ai envie
  • Prendre soin de moi, et des gens qui m'entourent, en multipliant des petites attentions simples
  • Coudre
  • Faire de l'Origami
  • ...

ciel

Je trouve par hasard cette illustration qui résume les contraintes satisfaisantes que je tente de me fixer au quotidien :

journée

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mardi 22 juillet 2014

Fragments de chemin.

Un soir d'été, dans la diagonale du territoire, après une longue balade à travers champs, loin de tout, loin du temps, écouter des fragments de Fragment d'un discours amoureux de Roland Barthes par le talentueux Guillaume Galienne

coquelicots

Au passage, je me dis depuis notre arrivée ici sur ce sol breton que les petits chemins, les grands champs et la lumière écrasante ont quelque chose de l'été du Grand Chemin de Jean Loup Hubert.

J'aurais aussi pu parler d'Après la guerre du même réalisateur ou de l'Eté meurtrier avec Souchon. Petits villages de province, de campagne, qui semblent n'être pas touchés par le progrès, la modernité. Ici, nous vivons depuis quelques jours dans un hameau, les maison ne se regardent pas, les façades attendent. Très peu de gens, parfois une voix au loin. Et si peu d'indices pour nous rappeler qu'on est en 2014 (un panneau solaire sur un toit, une kangoo garée devant une maison, le générique d'une emission télé en passant devant une fenêtre ouverte...)

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lundi 2 juin 2014

Une sieste.

Allongée. Pièce obscure, rideaux tirés. Dehors, le vent se lève annonçant l'orage qui mettra fin à de longues heures trop chaudes. J'entends le bruit de la rue, de cette journée de semaine, moteurs et klaxons, voix sur un trottoir, échanges de banalités, cris aigus et excités de cour de récréation à deux patés de maison. Toute cette compote de bruits est étouffée par les voilages et les ombres de la chambre. Ici, presque le silence. Et qu'il est doux et précieux, alors que le dehors court pour répondre aux urgences du quotidien, aux injonctions de la ponctualité, aux exigences sournoises de la bienséance, de se laisser aller à la somnolence d'un moment creux, suspendu.

olivier-volet

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