<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Diane Groseille</title><link>http://diane.canalblog.com/</link><description>Une petite bille rouge et brillante, acidul&#xe9;e, avec des p&#xe9;pins. Roule, roule, roule.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 11 Nov 2009 20:40:24 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>En manque.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/01/15644342.html</link><category>Je me souviens...</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/01/15644342.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15644342/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/01/15644342.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voil&#xe0; des mois que je vis sans lui. Au d&#xe9;but, je me disais que je pourrai m&apos;en passer, que je finirais par l&apos;oublier. J&apos;ai fait le deuil du plaisir qu&apos;il avait pu me procurer. J&apos;&#xe9;tais si perdue que je n&apos;y pensais plus. Puis avec le temps, la frustration est n&#xe9;e : le manque, l&apos;absence se faisaient trop lourds. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Partout, tout le temps, je pensais &#xe0; lui. Une image, une luminosit&#xe9;, un instant me rappelaient le vide qu&apos;il avait laiss&#xe9; dans ma vie.&amp;nbsp; Plus possible de m&apos;&#xe9;tourdir aupr&#xe8;s de lui, de prendre du plaisir gr&#xe2;ce &#xe0; lui. Et il ne me restait que le souvenir du bonheur que &#xe7;&apos;avait &#xe9;t&#xe9; de poser mes doigts sur lui, avec un r&#xe9;sultat toujours plaisant, voire parfois spectaculaire. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;ai eu envie de le retrouver. Une ou deux fois, par hasard, j&apos;en ai eu l&apos;occasion tr&#xe8;s bri&#xe8;vement. Ce n&apos;&#xe9;tait qu&apos;une joie de courte dur&#xe9;e, g&#xe2;ch&#xe9;e par l&apos;id&#xe9;e trop pr&#xe9;sente qu&apos;il allait bient&#xf4;t &#xe0; nouveau me quitter. J&apos;ai su trouver, de fa&#xe7;on &#xe9;ph&#xe9;m&#xe8;re, le plaisir aupr&#xe8;s d&apos;autres que lui. Mais ce n&apos;&#xe9;tait jamais pareil. La complicit&#xe9; que nous avions ne saurait &#xea;tre effac&#xe9;e ou remplac&#xe9;e par d&apos;autres. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le d&#xe9;sir est toujours l&#xe0;. Voil&#xe0; des mois que je n&apos;ai plus d&apos;appareil photo.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 01 Nov 2009 17:12:00 GMT</pubDate></item><item><title>Analepse.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/27/15587165.html</link><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/27/15587165.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15587165/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/27/15587165.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Je me suis d&#xe9;cid&#xe9;e hier a publier des messages &#xe9;crits il y a plusieurs semaines, &lt;br /&gt;durant mes journ&#xe9;es tr&#xe8;s sombres... &lt;br /&gt;Ils sont post&#xe9;s &#xe0; la date o&#xf9; ils ont &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crits, tels qu&apos;ils ont &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crits.&lt;br /&gt;Je ne sais pas si c&apos;est une bonne chose,&lt;br /&gt;mais j&apos;ai l&apos;impression de m&apos;en d&#xe9;barrasser en vous les livrant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 27 Oct 2009 14:55:10 GMT</pubDate></item><item><title>Le sourire de Mona Lisa.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/26/15342606.html</link><category>Dixit</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/26/15342606.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15342606/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/26/15342606.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je suis assise devant eux : une dizaine d&apos;&#xe9;l&#xe8;ves, de ceux avec lesquels j&apos;aime vraiment travailler. Ils &#xe9;crivent calmement, ils retranscrivent tout ce qui a &#xe9;t&#xe9; dit avant la pause, je les surveille car c&apos;est un travail personnel. Je me sens sereine, j&apos;ai cette impression du travail bien fait, d&apos;avoir dit ce qu&apos;il fallait dire, d&apos;avoir fait comme il fallait. Il y a ma tasse de th&#xe9; &#xe0; ma droite et des stylos &#xe9;parpill&#xe9;s sur la table. Je r&#xea;ve, je m&apos;&#xe9;gare un instant de la salle de cours, je respire dans ma t&#xea;te, une grande bouff&#xe9;e d&apos;air frais. Je ne sais pas o&#xf9; j&apos;en suis exactement de mes pens&#xe9;es quand le regard d&apos;un &#xe9;l&#xe8;ve me rappelle &#xe0; ma r&#xe9;alit&#xe9;. Je l&apos;interroge sur la raison de cette insistance. Il me r&#xe9;pond avec un sourire na&#xef;f &amp;quot;vous ressemblez&amp;nbsp; la Joconde !&amp;quot;. Et tous les autres de lever la t&#xea;te et de confirmer dans un brouhaha joyeux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A mon tour d&apos;afficher un sourire na&#xef;f... &#xc9;nigmatique diront certains... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/00/40/4292/45535158.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;290&quot; alt=&quot;Mona_Lisa&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/00/40/4292/45535158_p.jpeg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;***&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 26 Oct 2009 14:13:00 GMT</pubDate></item><item><title>Comme sa bouche est immense quand elle sourit.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/19/15495388.html</link><category>Journal de bord.</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/19/15495388.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15495388/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/19/15495388.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il fait froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;ai train&#xe9; mes pieds dans les feuilles mortes, dor&#xe9;es et rousses, qui se soul&#xe8;vent dans l&apos;air frais.&lt;br /&gt;J&apos;ai remis le chauffage et cette odeur dou&#xe7;&#xe2;tre de poussi&#xe8;re br&#xfb;l&#xe9;e a empli mon appartement.&lt;br /&gt;J&apos;ai mang&#xe9; les premi&#xe8;res cl&#xe9;mentines, les premiers pains d&apos;&#xe9;pices, les premi&#xe8;res soupes du dimanche soir.&lt;br /&gt;J&apos;ai ressorti mon manteau et j&apos;ai pris du plaisir &#xe0; blottir mon nez dans son col lorsqu&apos;il y avait un vent mordant.&lt;br /&gt;J&apos;ai repris l&apos;habitude de fermer les volets la nuit, &#xe0; la recherche d&apos;une chaleur int&#xe9;rieure, d&apos;un nid douillet, tout de couvertures et de bouillottes.&lt;br /&gt;J&apos;ai cueilli mes derni&#xe8;res tomates sur le balcon, pas encore tout &#xe0; fait rouges et je les ai pos&#xe9;es sur le bord de la fen&#xea;tre de la cuisine pour qu&apos;elles s&apos;y r&#xe9;chauffent et rougissent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;ai retrouv&#xe9; une s&#xe9;r&#xe9;nit&#xe9; que je pensais perdue. A tout jamais. Je n&apos;imaginais pas que c&apos;&#xe9;tait possible. je reviens de loin. Je reconstruis tout ce qui a &#xe9;t&#xe9; cass&#xe9;. Petit morceau par petit morceau. En prenant tout mon temps, calmement. Il y a de nouvelles choses dans ma vie. Pour beaucoup positives. Il faudra que je prenne le temps d&apos;en parler : l&apos;association, ce nouveau travail qui vient compl&#xe9;ter &#xe0; merveille mon emploi du temps, mon corps qui a tellement chang&#xe9; et avec lequel je me r&#xe9;concilie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;avance. Je remonte. J&apos;esp&#xe8;re comme je le disais plus t&#xf4;t que ce n&apos;est pas artificiel. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 19 Oct 2009 15:33:04 GMT</pubDate></item><item><title>Artificiel.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/06/15182083.html</link><category>Journal de bord.</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/06/15182083.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15182083/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/06/15182083.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vais mieux. Je le chuchote car j&apos;ai peur que le dire trop fort ne fasse vaciller cette stabilit&#xe9; qui semble revenue. J&apos;ai peur aussi que tout &#xe7;a ne soit pas moi-m&#xea;me, mais les simples r&#xe9;actions chimiques que les m&#xe9;dicaments provoquent sur mon cerveau. Pourtant je recommence &#xe0; m&apos;entendre avec celle que je deviens. Alors, je me dis que sans doute, je n&apos;&#xe9;tais pas moi-m&#xea;me avant. J&apos;ai tellement peur que cette force qui gonfle lentement &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur de moi ne soit qu&apos;un leurre. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;ai laiss&#xe9; filer les deux saisons que je pr&#xe9;f&#xe8;re, enferm&#xe9;e &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur de ma t&#xea;te. Je n&apos;ai pas vu l&apos;herbe vert tendre du mois d&apos;avril, les cerisiers&amp;nbsp; et les magnolias en fleurs. Je n&apos;ai pas vu la lumi&#xe8;re des journ&#xe9;es les plus longues de l&apos;ann&#xe9;e, j&apos;&#xe9;tais alors plong&#xe9;e dans l&apos;obscurit&#xe9;. J&apos;ai l&apos;impression maintenant que ces deux saisons ont dur&#xe9; une &#xe9;ternit&#xe9;. Et en m&#xea;me temps ce n&apos;est qu&apos;une longue parenth&#xe8;se creuse. Du temps g&#xe2;ch&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais j&apos;essaye de rattraper ce qui a &#xe9;t&#xe9; perdu. Je sais &#xe0; nouveau sortir de mon cocon. Et pas seulement pour aller travailler. Je sais m&apos;investir aupr&#xe8;s des gens qui m &apos;entourent, les &#xe9;couter, me d&#xe9;tacher de moi-m&#xea;me. Je sais &#xe0; nouveau donner et recevoir. Je sais oublier les angoisses de la veille, celles qui me rongeaient. Je sais m&#xea;me sourire et rire parfois.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis dans cette temp&#xea;te, j&apos;ai aussi perdu des choses auxquelles je ne tenais pas. Les angoisses li&#xe9;es &#xe0; Neb, celles qu&apos;il me transmettait sans le vouloir. Et quelques lourds kilos qui en s&apos;envolant ont affin&#xe9; tr&#xe8;s nettement ma silhouette. Je me sens plus l&#xe9;g&#xe8;re.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et j&apos;ai des centaines de mots, d&apos;histoires qui naissent &#xe0; nouveau derri&#xe8;re mes yeux clos et que je ne vais pas tarder &#xe0; coucher ici.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 Oct 2009 09:33:00 GMT</pubDate></item><item><title>Vingt huit jours plus tard.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/09/07/14988798.html</link><category>Journal de bord.</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/09/07/14988798.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14988798/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/09/07/14988798.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une nouvelle rentr&#xe9;e. Tr&#xe8;s diff&#xe9;rente des pr&#xe9;c&#xe9;dentes. Je suis faible, je me sens vuln&#xe9;rable. J&apos;attaque cette ann&#xe9;e sans savoir un instant o&#xf9; je vais, comment les choses vont &#xe9;voluer. J&apos;ai rencontr&#xe9; les premi&#xe8;res classes, de nombreuses autres arrivent encore. J&apos;ai du mal &#xe0; trouver mes rep&#xe8;res, les automatismes des ann&#xe9;es pass&#xe9;es semblent s&apos;&#xea;tre dilu&#xe9;s dans ces derniers mois. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; Je prends des m&#xe9;dicaments depuis quelques semaines. Dans un premier temps, les contours de ma vie sont devenus flous. Les anxiolytiques me faisaient dormir et gommaient ma r&#xe9;alit&#xe9;. Une esp&#xe8;ce de brouillard froid. J&apos;ai tr&#xe8;s vite cess&#xe9; de les prendre, tenant &#xe0; ma lucidit&#xe9;. Quant aux antid&#xe9;presseurs, on dit volontiers qu&apos;ils repr&#xe9;sentent une b&#xe9;quille, et j&apos;ai en effet cette impression. Je ne me sens ni heureuse ni triste, mais au moins stable. Ils ont neutralis&#xe9; mes id&#xe9;es noires en levant le lourd voile de tristesse qui pesait sur moi. J&apos;ai l&apos;impression de pouvoir avancer &#xe0; nouveau, sans parler encore de construire ou de connaitre la destination, mais j&apos;arrive &#xe0; me lever le matin, &#xe0; me concentrer sur un film, &#xe0; envisager une sortie, &#xe0; croire pendant une minute que tout ira peut-&#xea;tre mieux bient&#xf4;t. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; Beaucoup de personnes autour de moi ont critiqu&#xe9; mon choix de me tourner vers les m&#xe9;dicaments. Je dois dire que ce n&apos;est pas un choix. Il n&apos;y avait pas d&apos;autres possibilit&#xe9;s. Aucune alternative. J&apos;&#xe9;tais en danger. Les mots semblent forts mais j&apos;ai eu tr&#xe8;s peur de l&apos;&#xe9;tat dans lequel j&apos;&#xe9;tais. Ce fut tr&#xe8;s dur pour moi de me rendre chez un m&#xe9;decin et de reconna&#xee;tre mon incapacit&#xe9; &#xe0; m&apos;en sortir. Je suis fi&#xe8;re, je veux donner l&apos;image de quelqu&apos;un de fort, de solide. Et l&#xe0;... &#xc9;chec. Faiblesse. D&#xe9;ch&#xe9;ance. Je n&apos;avais jamais connu &#xe7;a.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; Aujourd&apos;hui, je ne remonte pas la pente. J&apos;ai juste arr&#xea;t&#xe9; de descendre. Je m&apos;habitue doucement &#xe0; ma nouvelle vie. Sans Neb. Pourtant je vis dans l&apos;appartement qui nous a unis. Je sors peu, je m&apos;entoure de personnes de confiance, celles que j&apos;aime depuis longtemps et que je sais &#xea;tre fiables, fortes et bienveillantes pour moi. Je ne me frotte pas encore aux &amp;quot;autres&amp;quot;. La vie me fait peur. Je reste dans mon cocon douillet et s&#xe9;curisant, avec mon chien, mes habitudes, ma tranquillit&#xe9;. Je panse mes blessures. Je pense moins. Je me recroqueville sur les tout petits tr&#xe9;sors que j&apos;arrive encore &#xe0; trouver au fond de moi-m&#xea;me.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : le message a &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crit le 7 septembre. Je ne le poste qu&apos;aujourd&apos;hui car mon ordinateur n&apos;a plus voulu s&apos;allumer pendant une semaine. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 Sep 2009 14:49:00 GMT</pubDate></item><item><title>Grandes vacances.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/25/14275137.html</link><category>Je me souviens...</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/25/14275137.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14275137/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/25/14275137.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ma sœur et mon fr&#xe8;re sont partis &#xe0; l&apos;autre bout de la France pour deux mois. Comme ce fut le cas sur les derni&#xe8;res ann&#xe9;es, ils s&apos;&#xe9;chappent d&#xe8;s que l&apos;&#xe9;cole est finie vers les colonies de vacances. Cette ann&#xe9;e, ma sœur occupe le r&#xf4;le de directrice et mon fr&#xe8;re l&apos;accompagne pour y jouer les personnels de service. Ce d&#xe9;part est toujours un moment difficile pour moi. Nous sommes tr&#xe8;s proches et l&apos;id&#xe9;e de ne pas les voir si longtemps me peine, plus encore cette ann&#xe9;e, alors que le g&#xe9;ant de la solitude me tourne autour comme un vautour.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/02/25/4292/41584393.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; alt=&quot;IMG_1540&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/02/25/4292/41584393_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce fut cette fois-ci l&apos;occasion de repenser &#xe0; nos vacances d&apos;enfants. Les souvenirs de ces moments d&apos;insouciance m&apos;ont transport&#xe9;e, berc&#xe9;e vers des univers d&#xe9;finitivement r&#xe9;volus. Je garde de cette p&#xe9;riode une impression de toute puissance. La magie d&#xe9;coulait tout d&apos;abord de la lumi&#xe8;re. D&#xe9;j&#xe0; &#xe0; l&apos;&#xe9;poque, j&apos;&#xe9;tais fascin&#xe9;e par les opportunit&#xe9;s que proposaient ces journ&#xe9;es &#xe0; rallonges : tellement plus de possibilit&#xe9;s et de libert&#xe9; qu&apos;en hiver. C&apos;est en particulier &#xe0; la tomb&#xe9;e de la nuit, alors qu&apos;on est d&#xe9;j&#xe0; en sursis par rapport &#xe0; l&apos;heure limite qui avait &#xe9;t&#xe9; donn&#xe9;e, que se r&#xe9;alisaient les plus belles b&#xea;tises. La maison de mes parents, situ&#xe9;e &#xe0; l&apos;or&#xe9;e d&apos;une for&#xea;t nous ouvrait des portes myst&#xe9;rieuses vers des mondes qui semblaient ne pas exister le reste de l&apos;ann&#xe9;e. Des fontaines d&apos;eau glac&#xe9;e tr&#xf4;naient &#xe0; chaque coin de rue, des fruits sucr&#xe9;s et juteux nous pendaient sous le nez et les arbres tortueux nous appelaient pour la constructions de cabanes secr&#xe8;tes. Nul besoin &#xe0; l&apos;&#xe9;poque de t&#xe9;l&#xe9;vision, d&apos;ordinateur ou m&#xea;me de courant. Il n&apos;y a gu&#xe8;re qu&apos;Intervilles et &lt;em&gt;Les Dents de la mer &lt;/em&gt;(traumatisme diffus&#xe9; la veille &lt;a href=&quot;http://diane.canalblog.com/archives/2007/02/16/4026461.html&quot;&gt;des d&#xe9;parts en bord de mer)&lt;/a&gt; qui m&apos;aient laiss&#xe9; un souvenir du petit &#xe9;cran. Nous vivions &#xe0; l&apos;&#xe8;re de la simplicit&#xe9;, dehors toute la journ&#xe9;e, les jambes &#xe9;gratign&#xe9;s par les ronces, des croutes plein les genoux, crasseux mais le sourire jusqu&apos;aux oreilles.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd&apos;hui, j&apos;aimerais des &#xe9;t&#xe9;s aussi simples, des &#xe9;vidences de bonheur, des impressions d&apos;&#xe9;ternit&#xe9;. Cette ann&#xe9;e en particulier, rien n&apos;a la saveur de l&apos;insouciance, je ne parviens pas &#xe0; oublier un instant tout ce poids sur mes &#xe9;paules, toute cette douleur, et tout en devient terne et fade...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;***&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 25 Aug 2009 14:12:00 GMT</pubDate></item><item><title>Trois jours &#xe0; la campagne.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/13/14730743.html</link><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/13/14730743.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14730743/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/13/14730743.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;&#xe9;tait pr&#xe9;vu depuis des semaines. Mes parents sont partis ce matin tr&#xe8;s t&#xf4;t en Italie, chez ma cousine. Ils me confient la maison et ma grand-m&#xe8;re pour les trois jours &#xe0; venir. Compte tenu de mon &#xe9;tat les derniers jours, ils ont h&#xe9;sit&#xe9; &#xe0; me laisser cette responsabilit&#xe9;. J&apos;ai su les convaincre que tout irait pour le mieux. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je prends mon traitement depuis lundi. R&#xe9;actions &#xe9;tranges. Bien sur, je suis dans le gaz, je me sens loin de tout, d&#xe9;tach&#xe9;e. Ce qui me bouleversait il y a encore peu me touche toujours, mais c&apos;est comme amorti par du coton. Je ne pleure plus. Je regarde tout &#xe7;a d&apos;au-dessus. Un peu anesth&#xe9;si&#xe9;e. J&apos;ai peur que mes r&#xe9;actions ne soient plus vraiment les miennes, cadr&#xe9;es par des r&#xe9;actions chimiques, mais je n&apos;avais plus d&apos;autre choix. Le m&#xe9;decin m&apos;a dit que j&apos;avais bien fait de venir, que mon &#xe9;tat &#xe9;tait s&#xe9;rieux. Puis il m&apos;a expliqu&#xe9; que c&apos;&#xe9;tait physique, des connections qui se font mal, et que non, je ne suis pas une loque. J&apos;ai du mal &#xe0; adh&#xe9;rer &#xe0; son point de vue alors que je dors des journ&#xe9;es enti&#xe8;res. L&apos;id&#xe9;e de rester ici, d&apos;&#xea;tre responsable de ma grand-m&#xe8;re m&apos;oblige &#xe0; me ressaisir, &#xe0; me contr&#xf4;ler, &#xe0; fixer des limites &#xe0; toute cette vase qui m&apos;emplit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;appr&#xe9;hende le futur, j&apos;ai du mal &#xe0; concevoir les jours et les mois &#xe0; venir. Je n&apos;y parviens pas du tout en fait. Je vacille &#xe0; l&apos;id&#xe9;e de faire cours dans quelques semaines, d&apos;&#xea;tre confront&#xe9;e &#xe0; du monde, de devoir faire la conversation, de reprendre une vie normale, insignifiante...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 13 Aug 2009 08:18:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tout au bout. </title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/11/14679844.html</link><category>Journal de bord.</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/11/14679844.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14679844/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/11/14679844.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/25/67/4292/42627567.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;275&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/25/67/4292/42627567_p.jpg&quot; alt=&quot;regard_noir&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Impression de cauchemar permanent. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je passe un &#xe9;t&#xe9; affreux. Mes yeux constamment baign&#xe9;s de larmes, comme deux cicatrices br&#xfb;lantes, mon corps secou&#xe9; de sanglots. Je ne sais plus o&#xf9; j&apos;en suis. Je vais mal. Je ne me reconnais plus. J&apos;ai perdu toute ma force, toute ma confiance, toute ma volont&#xe9;, toutes mes envies. Je suis une loque. Je ne parviens pas &#xe0; voir un int&#xe9;r&#xea;t quelconque &#xe0; ce qui m&apos;entoure, &#xe0; ce qui m&apos;attend. Tout ce qu&apos;il y avait de stable et de r&#xe9;ussi dans ma vie semble s&apos;&#xea;tre effondr&#xe9;. D&#xe9;sagr&#xe9;g&#xe9;. Petits morceaux par petits morceaux. Les d&#xe9;cisions que je pensais &#xea;tre justes perdent de leur sens, sur tous les plans. Je me d&#xe9;compose.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ma vie professionnelle d&apos;abord. Les joies de la vacation se sont retourn&#xe9;es contre moi mi-juin lorsque mon employeur principal m&apos;a annonc&#xe9; qu&apos;&#xe0; la rentr&#xe9;e, ce serait 50% d&apos;heures en moins. Ils ont d&#xe9;cid&#xe9; de grouper des sections pour faire des &#xe9;conomies et faut bien que quelqu&apos;un les subisse. Moi. Je me retrouve avec deux options. Soit accepter cette proposition et me retrouver avec deux autres employeurs et un emploi du temps-gruy&#xe8;re que je ne parviendrai pas &#xe0; combler et des revenus insuffisants pour payer seule les traites de l&apos;appartement. Soit l&#xe2;cher compl&#xe8;tement ce syst&#xe8;me et d&#xe9;coller vers autre chose. Je ne sais pas quoi : le th&#xe9;&#xe2;tre, du coaching, une ferme, l&apos;&#xe9;tranger, ...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; Ma vie sentimentale repr&#xe9;sente le plus bel &#xe9;chec que j&apos;aie &#xe0; mon palmar&#xe8;s. Impossible de trouver les mots pour d&#xe9;crire justement ce d&#xe9;sastre. Neb et moi sommes s&#xe9;par&#xe9;s depuis le mois de mars. Rien ne semble se reconstruire. Ni pour moi, ni pour lui. Lui n&apos;a pas avanc&#xe9; d&apos;un pouce. Il veut &#xe0; la fois s&apos;&#xe9;loigner de moi et laisse entendre qu&apos;il tient toujours &#xe0; moi. De mon c&#xf4;t&#xe9;, c&apos;est la confusion totale. Je suis consciente qu&apos;il a &#xe9;t&#xe9; et qu&apos;il est toujours un complice. Cinq ans de vie commune ne s&apos;effacent pas d&apos;un revers de manche. Je sais qu&apos;il me connait. Mais je regrette am&#xe8;rement tout ce que j&apos;ai voulu construire avec lui, tout ce qu&apos;il a g&#xe2;ch&#xe9;. Je ne le respecte plus, je ne lui fais plus confiance. Et je ne parviens pas un instant &#xe0; imaginer que je puisse un jour &#xe0; nouveau faire confiance &#xe0; quelqu&apos;un. C&apos;est une blessure douloureuse et b&#xe9;ante. Je souffre de le savoir si pu&#xe9;ril, si loin de ce que j&apos;avais imagin&#xe9;. A un instant, je m&apos;&#xe9;tais dit que cette rupture lui ferait du bien, qu&apos;elle lui permettrait de revoir ses priorit&#xe9;s. Au contraire, il a coul&#xe9; plus encore qu&apos;avant. Il m&#xe8;ne une vie d&#xe9;cousue, n&apos;a pas plus d&apos;objectifs qu&apos;il n&apos;en avait sur notre derni&#xe8;re ann&#xe9;e de vie commune, il vit de petits jobs qui suffisaient peut-&#xea;tre lorsqu&apos;il touchait encore les ASSEDIC. L&apos;entreprise dont il parle depuis des mois n&apos;a toujours pas vu le jour, &#xe0; l&apos;&#xe9;couter le syst&#xe8;me est compliqu&#xe9; et pr&#xe9;sente des lourdeurs administratives mais je pense surtout qu&apos;il ne s&apos;est pas donn&#xe9; les moyens, une fois de plus. Et dans ce contexte plus que fragile, il envisage de partir en vacances. Mais tout cela ne me regarde plus, il faut que je me fasse &#xe0; cette id&#xe9;e. Difficile de laisser quelqu&apos;un dans une telle merde alors qu&apos;on s&apos;est fait du soucis pour lui pendant des ann&#xe9;es. Lui ne s&apos;inqui&#xe8;te pas, c&apos;est le principal. Aujourd&apos;hui, je lui en veux. Et je m&apos;en veux. J&apos;aurais aim&#xe9;, comme dans un monde parfait, garder avec lui des contacts d&apos;adultes, qui &#xe9;changent sur leur &#xe9;volution. Mais &#xe7;a ne peut pas fonctionner comme &#xe7;a. Il ne peut pas &#xea;tre l&#xe0; quand j&apos;ai besoin de lui. Je ne veux plus qu&apos;il le soit d&apos;ailleurs. Il n&apos;est pas la personne vers laquelle je dois me tourner. Je dois d&#xe9;finitivement m&apos;&#xe9;loigner de lui. &amp;quot;Nous&amp;quot; ne veut plus rien dire, nous n&apos;avons pas d&apos;avenir commun, six mois se sont &#xe9;coul&#xe9;s depuis notre rupture et rien n&apos;a chang&#xe9; (je dirais m&#xea;me que la personne qu&apos;il est devenu depuis me d&#xe9;&#xe7;oit encore plus). Je ne peux pas continuer &#xe0; compter sur lui, &#xe0; accepter qu&apos;il vienne ici quand bon lui chante, qu&apos;il d&#xe9;cide quand arriver et quand repartir, qu&apos;il change d&apos;attitude comme de chemise. Je me dis que je lui ai tant parl&#xe9;, tant de fois, et &lt;a href=&quot;http://diane.canalblog.com/archives/2005/09/28/844270.html&quot;&gt;mes mots sont all&#xe9;s se perdre dans le n&#xe9;ant&lt;/a&gt;, pas pris au s&#xe9;rieux, pas compris. Je m&apos;attache &#xe0; lui comme &#xe0; une bou&#xe9;e, mais j&apos;ai tort, parce que je sais nager. Il ne m&apos;a rien apport&#xe9;, je m&apos;attache &#xe0; ce que j&apos;ai voulu construire, &#xe0; cette stabilit&#xe9; qui est d&#xe9;j&#xe0; bris&#xe9;e. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; Ma vie familiale aussi est &#xe9;branl&#xe9;e par un &#xe9;v&#xe9;nement r&#xe9;cent. Gros clash la semaine derni&#xe8;re. Particuli&#xe8;rement perturbant. Me voil&#xe0; paum&#xe9;e. Plus encore qu&apos;avant. Mon p&#xe8;re, qui jusqu&apos;&#xe0; maintenant &#xe9;tait pour moi une r&#xe9;f&#xe9;rence solide et fiable est entr&#xe9; dans une col&#xe8;re noire pour des raisons qui me sont toujours inconnues et qui je l&apos;avoue m&apos;effrayent. J&apos;ai juste fait l&apos;erreur d&apos;&#xea;tre sur son chemin &#xe0; ce moment l&#xe0; et les mots qu&apos;il a pu me lancer au visage comme des centaines de petits cailloux me restent encore aujourd&apos;hui sur le cœur. Un coup de plus qui vient couler mes certitudes et ma confiance. Un coup qui a m&#xea;me repr&#xe9;sent&#xe9; celui de trop.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis pour finir, ma sant&#xe9;. Toutes les analyses ont &#xe9;t&#xe9; effectu&#xe9;es, y compris les plus d&#xe9;sagr&#xe9;ables. On ne me trouve rien. Pas la moindre trace d&apos;infection, de microbes, de bact&#xe9;rie qui pourraient &#xea;tre responsables de ce dysfonctionnement. Et pourtant, malgr&#xe9; le repos du premier mois de vacances, je continue &#xe0; souffrir. Des crampes, des naus&#xe9;es, des aigreurs, des diarrh&#xe9;es. Bien sur, tout cela a modifi&#xe9; consid&#xe9;rablement ma fa&#xe7;on de vivre. Et je me demande si au final, ma fa&#xe7;on de vivre, de percevoir ma vie du moment ne modifie pas consid&#xe9;rablement ma fa&#xe7;on de dig&#xe9;rer. Pendant des semaines, je n&apos;ai pas voulu entendre parler de ce foutu stress, je ne voulais pas croire qu&apos;il puisse &#xe0; lui seul &#xea;tre responsable de mon &#xe9;tat. Cela voulait dire que je ne contr&#xf4;lais plus rien. Aujourd&apos;hui je finis par me faire &#xe0; cette id&#xe9;e. Je fais des crises d&apos;angoisse comme je n&apos;en avais plus faites depuis des ann&#xe9;es : je manque d&apos;air, je sanglote, je ne parviens plus &#xe0; relativiser quoi que ce soit, je ne contr&#xf4;le plus mes &#xe9;motions. J&apos;ai l&apos;impression d&apos;avoir quinze ans, bouff&#xe9;e par les hormones, incapable de me ma&#xee;triser. Je pensais qu&apos;en vieillissant, tout cela n&apos;arriverait plus. Je pensais qu&apos;on devenait solide avec le temps. Dans ces cas l&#xe0;, je me d&#xe9;goutte.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tous ces &#xe9;l&#xe9;ments remettent compl&#xe8;tement en question la notion de confiance. Je ne sais plus quelle place je dois occuper, comment je dois me comporter. Alors petit &#xe0; petit, j&apos;ai ferm&#xe9; des portes, j&apos;ai refus&#xe9; des sorties, je n&apos;ai pas r&#xe9;pondu &#xe0; des messages... J&apos;ai peur des autres. L&apos;id&#xe9;e de voir du monde me perturbe. Je me suis referm&#xe9;e sur mon petit appartement, celui que j&apos;ai choisi, am&#xe9;nag&#xe9;, partag&#xe9; avec Neb, celui o&#xf9; il faudra que je finisse par trouver ma place. Mes sorties se r&#xe9;sument &#xe0; de longues balades avec Lu dans la montagne, &#xe0; m&apos;en &#xe9;puiser, &#xe0; chercher &#xe0; m&apos;&#xe9;touffer de grand air et d&apos;horizons lib&#xe9;rateurs. Je vais &#xe0; la piscine, j&apos;y fais des longueurs qui me vident la t&#xea;te, qui perdent mon souffle. Je dors &#xe9;norm&#xe9;ment et souvent mes r&#xe9;veils sont contrariants parce que ma r&#xe9;alit&#xe9; me d&#xe9;courage. J&apos;ai l&apos;impression de faire une allergie &#xe0; ma vie. Je me sens la fragilit&#xe9; d&apos;une coquille d&apos;œuf. J&apos;essaye de me reconstruire tout doucement, je me fixe des d&#xe9;fis : sortir faire une balade en ville, m&apos;assoir seule &#xe0; la terrasse d&apos;un caf&#xe9;, aller au march&#xe9;... Rien d&apos;insurmontable, me frotter aux autres, aux gens, pour ne pas finir totalement misanthrope, gloutonn&#xe9;e par ma solitude. J&apos;ai aim&#xe9; vivre seule, j&apos;ai aim&#xe9; ne d&#xe9;pendre de personne, construire seule. Aujourd&apos;hui, je suis &#xe9;puis&#xe9;e et trop fragilis&#xe9;e pour y voir de la force. J&apos;ai perdu quatre kilos en une semaine. Je ne sais plus qui je suis, je ne me reconnais plus, plus rien &#xe0; quoi me raccrocher. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bien entendu, &#xe7;a me co&#xfb;te de mettre des mots sur tout cela. Petit roman de ma m&#xe9;diocre existence des derniers mois. D&#xe9;sol&#xe9;e pour les longueurs, le fatalisme, les mots qui sonnent faux, la sensiblerie, la l&#xe2;chet&#xe9; qui transpirent dans ce message. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Triste bilan. Dans mon bulletin de mauvaise &#xe9;l&#xe8;ve, ils auraient pu inscrire : &amp;quot;A touch&#xe9; le fond, et continue &#xe0; creuser&amp;quot;. Le mot d&#xe9;pression a &#xe9;t&#xe9; utilis&#xe9; pour la premi&#xe8;re fois la semaine derni&#xe8;re. Je suis all&#xe9;e voir mon m&#xe9;decin hier, je prends des m&#xe9;dicaments, je n&apos;avais plus assez de force. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;***&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 11 Aug 2009 08:23:00 GMT</pubDate></item><item><title>Silences. </title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/03/14633915.html</link><category>En bref...</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/03/14633915.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14633915/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/08/03/14633915.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Trop de temps qui file sans que je ne parvienne &#xe0; &#xe9;crire. &lt;br /&gt;Je me sens vide. &lt;br /&gt;Mais je prends des images. &lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://petitnid.canalblog.com&quot;&gt;Ici&lt;/a&gt;&lt;/font&gt; et&lt;font size=&quot;5&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://lucienlechien.canalblog.com&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/72/82/4292/42440143.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;360&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/82/4292/42440143_p.jpg&quot; alt=&quot;gouttes_sur_feuille3&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 03 Aug 2009 14:39:43 GMT</pubDate></item></channel></rss>