<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Diane Groseille</title><link>http://diane.canalblog.com/</link><description>Une petite bille rouge et brillante, acidul&#xe9;e, avec des p&#xe9;pins. Roule, roule, roule.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 10 Dec 2009 04:09:24 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Lux.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/12/07/16064769.html</link><category>En bref...</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/12/07/16064769.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16064769/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/12/07/16064769.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Marcher en pleine rue froide, &lt;br /&gt;le vent glac&#xe9; qui p&#xe9;trifie &lt;br /&gt;et soudain lever les yeux vers le ciel &lt;br /&gt;et fixer effront&#xe9;ment ce rayon de soleil &#xe9;ph&#xe9;m&#xe8;re. &lt;br /&gt;&#xca;tre r&#xe9;chauff&#xe9;e, l&apos;espace de quelques secondes,&lt;br /&gt;le corps et le cœur.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 Dec 2009 16:11:50 GMT</pubDate></item><item><title>Birdy Nam.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/12/01/15978340.html</link><category>Journal de bord.</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/12/01/15978340.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15978340/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/12/01/15978340.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/13/65/4292/47000353.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;287&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;200&quot; alt=&quot;n1075161814_9982&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/13/65/4292/47000353_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Derniers jours lourds d&apos;&#xe9;v&#xe9;nements et d&apos;&#xe9;motions, de retournements de situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour reprendre les choses depuis le d&#xe9;but, appelons le protagoniste Nam et situons les principales &#xe9;tapes d&apos;une histoire qui n&apos;en est pas vraiment une. Je connais Nam depuis trois ans. C&apos;est quelqu&apos;un que j&apos;ai toujours connu en col&#xe8;re : une crispation froide et difficile &#xe0; cerner. L&apos;an dernier, j&apos;apprends qu&apos;il s&apos;est s&#xe9;par&#xe9; de la fille qui vivait &#xe0; ses c&#xf4;t&#xe9;s depuis six ans. Je le d&#xe9;couvre alors fragile et diff&#xe9;rent Cet &#xe9;t&#xe9;, alors que je suis en pleine d&#xe9;pression, je me force &#xe0; voir du monde. Je suis chez mes parents absents, j&apos;organise une soir&#xe9;e : j&apos;envoie des mails &#xe0; gauche &#xe0; droite, je passe des coups de fil. Beaucoup sont en vacances. Nous nous retrouvons une petite dizaine autour d&apos;un barbecue. Je suis &#xe9;teinte, assomm&#xe9;e par les m&#xe9;dicaments et je m&apos;en veux de m&apos;&#xea;tre impos&#xe9; cette mascarade. Tout le monde m&apos;avait dit que &#xe7;a pouvait me faire du bien. Je me sens plus seule encore, coup&#xe9;e de tout et impatiente de voir tout ce petit monde repartir. Il est l&#xe0;, il entre un peu plus dans mon univers. Quelques jours plus tard, un mail. Nam me propose d&apos;aller boire un verre. Il dit vouloir me conna&#xee;tre mieux. Jusque l&#xe0;, nous n&apos;avions que des rapports que l&apos;on peut qualifier de professionnels. Je r&#xe9;ponds oui, peut-&#xea;tre, &#xe0; l&apos;occasion. Mais rien ne se fait malgr&#xe9; de nombreuses relances, je trouve toujours de bonnes excuses pour remettre &#xe7;a &#xe0; plus tard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D&#xe9;but octobre, alors que tout le monde semble s&apos;enfoncer dans une d&#xe9;prime saisonni&#xe8;re, je me remets doucement sur pieds. Nous passons un week-end en montagne avec tout notre groupe et il me reparle de ce fameux verre. Je lui dis oui, et cette fois-ci, nous arr&#xea;tons une date. On se voit quelques jours plus tard, dans le caf&#xe9; situ&#xe9; au pied de l&apos;immeuble dans lequel j&apos;ai v&#xe9;cu huit ans. Ce soir l&#xe0;, je le trouve distant, nerveux, &#xe9;gocentrique, il me parle de lui, trop, et parvient &#xe0; me transmettre son angoisse. Il me parle aussi d&apos;un voyage &#xe0; venir, me demande comme &#xe7;a, si je serais pr&#xea;te &#xe0; le suivre, sur un coup de t&#xea;te.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la suite, il y a des mails. Il &#xe9;veille ma curiosit&#xe9;. Il me fait des compliments. Il joue &#xe0; me provoquer et &#xe0; me s&#xe9;duire. Il me propose de passer une soir&#xe9;e avec lui dans une ville de l&apos;autre c&#xf4;t&#xe9; de la fronti&#xe8;re. Je ne la connais pas, j&apos;ai envie de le suivre. Nous passons l&#xe0;-bas un tr&#xe8;s bon moment. Je le d&#xe9;couvre plus d&#xe9;tendu, naturel et spontan&#xe9;, il me fait partager ce qu&apos;il aime, des endroits, des id&#xe9;es... Deux jours plus tard, il me dit &#xea;tre de passage dans ma ville. Nous nous retrouvons sur des tabourets de bar &#xe0; siffler des bi&#xe8;res les unes apr&#xe8;s les autres. Je r&#xe9;alise qu&apos;il ne tient pas l&apos;alcool. Il m&apos;embrasse, plusieurs fois. Nous finissons chez moi, il n&apos;est bien entendu plus en &#xe9;tat de rentrer chez lui. Il passe la nuit dans mon lit &#xe0; me ronfler dans les oreilles. Au petit matin : impression d&apos;avoir dormi avec une tron&#xe7;onneuse. Lui est malade, il fait une migraine carabin&#xe9;e, il en vomit et je dois l&apos;emmener chez le m&#xe9;decin. Je r&#xe9;alise qu&apos;il ne tient &lt;strong&gt;vraiment&lt;/strong&gt; pas l&apos;alcool : il a tout oubli&#xe9; de la veille ! Quelques jours plus tard, il est de passage en train, il rentre d&apos;une conf&#xe9;rence sur S. et je sors d&apos;un conseil de classe. Nous nous retrouvons au m&#xea;me endroit, je le sens fatigu&#xe9; et angoiss&#xe9;. Il a quelques chose &#xe0; me dire, mais n&apos;y parvient pas. Il boit trop et trop vite, se crispe davantage et finit m&#xea;me par se montrer agressif. Comme la fois pr&#xe9;c&#xe9;dente, nous finissons la soir&#xe9;e chez moi et alors qu&apos;il s&apos;endort sur mon canap&#xe9;, il m&apos;appelle par le pr&#xe9;nom de son ex. J&apos;en ris beaucoup. Il me parle mais ce qu&apos;il articule n&apos;a ni queue ni t&#xea;te. Je passe une nuit blanche car il ronfle comme un sonneur et je ne parviens pas &#xe0; trouver le sommeil. Au petit matin, nous faisons l&apos;amour, il se montre maladroit et brutal, je d&#xe9;teste &#xe7;a. Je pars ce jour l&#xe0; en cours, sonn&#xe9;e et j&apos;attaque une journ&#xe9;e de boulot pleine de points d&apos;interrogation. Je d&#xe9;cide finalement de mettre fin &#xe0; cette mise en sc&#xe8;ne stupide. Tout cela me fait finalement sourire : cet homme aura &#xe9;t&#xe9; capable de cumuler sur deux rendez-vous tellement d&apos;erreurs... J&apos;officialise ma d&#xe9;cision un soir, en sortant de cours, devant un th&#xe9; &#xe0; la menthe. Il dit vouloir savoir ce que je lui reproche. Un mail part le lendemain dans lequel je liste tout : ses maladresses, ses fautes de jeu, son ind&#xe9;cision, ses trous de m&#xe9;moire, la sensation d&#xe9;sagr&#xe9;able d&apos;&#xea;tre son jouet. Je pense alors vraiment que &amp;quot;l&apos;histoire&amp;quot; s&apos;arr&#xea;te l&#xe0;. Mais je re&#xe7;ois trois jours plus tard une r&#xe9;v&#xe9;lation : un message qui met en lumi&#xe8;re beaucoup de choses. il m&apos;apprend que depuis fin septembre, il n&apos;est pas seul. Il a rencontr&#xe9; une femme. En lisant ce message, je suis prise d&apos;un fou rire que j&apos;ai du mal &#xe0; ma&#xee;triser. La cerise sur le g&#xe2;teau ! Puis je repasse en m&#xe9;moire toutes ses bourdes, toutes ses h&#xe9;sitations : je comprends. Il me dit que bien entendu, quand il &#xe9;tait venu me chercher, les premi&#xe8;res fois, il &#xe9;tait seul. Qu&apos;il m&apos;a vue distante et froide. Qu&apos;&#xe0; contre cœur, il a l&#xe2;ch&#xe9; l&apos;affaire. Elle s&apos;est trouv&#xe9;e sur sa route et il s&apos;est trouv&#xe9; bien avec elle. Quand, revenue &#xe0; moi-m&#xea;me, je suis venue &#xe0; lui, il s&apos;est d&apos;abord dit que tout cela n&apos;&#xe9;tait pas raisonnable, que c&apos;&#xe9;tait trop tard. Mais il a voulu savoir quand m&#xea;me : ce que &#xe7;a aurait pu &#xea;tre, ce qu&apos;il avait perdu. La suite est &#xe9;vidente. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me fait beaucoup rire dans un premier temps me froisse finalement. Je lui r&#xe9;p&#xe8;te alors que je pr&#xe9;f&#xe8;re que tout cela cesse. Et cette fois-ci, c&apos;est par peur d&apos;y perdre des plumes. Il se pointe apr&#xe8;s avoir saut&#xe9; en urgence dans un train jeudi soir. Il a plein de choses &#xe0; me dire : il veut continuer &#xe0; me voir. Il dit avoir besoin de mieux me conna&#xee;tre. Il souhaite que les ponts ne soient surtout pas coup&#xe9;s. Je dis non et il repart comme il est venu, en courant vers son train. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et la balle est revenue dans mon camp. Comme un boomerang. Il y a d&apos;abord eu ce silence puis mes mots et toute la r&#xe9;flexion qui a suivi. Je pensais que c&apos;&#xe9;tait mieux ainsi. C&apos;&#xe9;tait peut-&#xea;tre le cas. Vendredi, nous nous sommes vus &#xe0; midi car il avait oubli&#xe9; des affaires chez moi. Il a voulu que nous prenions le temps de parler. Nous sommes all&#xe9;s manger japonais, tr&#xe8;s vite car je reprenais les cours t&#xf4;t. Mais ce fut une coupure dans cette journ&#xe9;e trop rapide. Des tables basses laqu&#xe9;es, des coussins &#xe0; m&#xea;me le sol. J&apos;ai vraiment appr&#xe9;ci&#xe9;. Je lui ai r&#xe9;it&#xe9;r&#xe9; ce jour l&#xe0; mes propos de la veille, ma volont&#xe9; de couper les ponts pour me prot&#xe9;ger. Il m&apos;a dit encore &#xe0; quel point il est bien avec moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite se fait dans la virtualit&#xe9; des mails. Certains &#xe0; travers lesquels j&apos;ai m&#xea;me pu lire son sourire. Il me propose de l&apos;accompagner &#xe0; une expo d&apos;art contemporain. Je ne veux pas. Les heures passent, je ne r&#xe9;ponds pas. Vendredi soir, je retrouve mon cocon douillet apr&#xe8;s une semaine de course. Pas de Lu, maison vide sans lui, il est chez mes parents, je pr&#xe9;f&#xe8;re le savoir au grand air alors que j&apos;aligne des journ&#xe9;es de plus de huit heures de cours. Je m&apos;endors sur le canap&#xe9; en repensant &#xe0; Nam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi matin, je suis r&#xe9;veill&#xe9;e par le t&#xe9;l&#xe9;phone : ma m&#xe8;re en larmes. Le chat est mort. Il avait quinze ans. Une crise cardiaque. Quelques heures plus tard, j&apos;ai ma sœur au t&#xe9;l&#xe9;phone. Je comprends &#xe0; sa voix guillerette qu&apos;elle n&apos;est pas au courant. Je le lui dis, tout de suite. Plus de voix, elle raccroche. Et d&#xe9;barque chez moi. Elle me fait appeler notre fr&#xe8;re, elle ne se sent pas de le faire, ma m&#xe8;re non plus. Les heures qui suivent sont larmoyantes. J&apos;ai allum&#xe9; une petite bougie sur la table du salon et ma sœur la fixe avec ses yeux humides. Je finis par la motiver pour aller se balader. Nous trainons en ville. Dans un rayon, je trouve deux exemplaires d&apos;occas&apos; de &lt;em&gt;La nuit des temp&lt;/em&gt;s de Barjavel et des &lt;em&gt;Voleurs de beaut&#xe9;&lt;/em&gt; de Bruckner. Deux livres que j&apos;ai ador&#xe9;s. Dans la soir&#xe9;e arrivent les cop&apos;s pour une d&#xe9;sormais traditionnelle soir&#xe9;e de gonzesses : bonne bouffe, cr&#xe9;mant &#xe0; volont&#xe9; et blind test...&amp;nbsp; Depuis quelques mois, je me suis rapproch&#xe9;e d&apos;elles, nous aimons nous voir, nous soutenir, &#xe9;changer et rire. On se l&#xe2;che et je n&apos;avais pas imagin&#xe9; cet &#xe9;t&#xe9; que les choses puissent devenir aussi simples. La joie d&apos;&#xea;tre ensemble gomme un peu la tristesse de la journ&#xe9;e. Je leur parle de Nam car elles sont de bon conseil. Elles me mettent en garde. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bien sur, je devrais me m&#xe9;fier mais &#xe7;a faisait si longtemps que je n&apos;avais pas eu droit &#xe0; de petits bonheurs si &#xe9;vidents. Malgr&#xe9; toutes les tensions et les erreurs qu&apos;il a pu commettre, malgr&#xe9; la situation plus que difficile, les moments pass&#xe9;s avec lui sont doux et simples. En particulier depuis qu&apos;il joue la carte de la sinc&#xe9;rit&#xe9;, bien sur. Et je me dis que tout cela pourrait me convenir. Je ne veux de toute fa&#xe7;on pas d&apos;engagement, rien de s&#xe9;rieux apr&#xe8;s ce que je viens de vivre. Il est vrai que je d&#xe9;teste l&apos;id&#xe9;e qu&apos;il mente &#xe0; cette fille, bien que je ne la connaisse pas du tout. Je me dis que peut-&#xea;tre un&amp;nbsp; jour, c&apos;est moi qui serai &#xe0; sa place, c&apos;est &#xe0; moi qu&apos;il dissimulera des v&#xe9;rit&#xe9;s. Mais j&apos;aime sa fa&#xe7;on d&apos;&#xea;tre, sa fa&#xe7;on de voir le monde comme un tissu de possibilit&#xe9;s. J&apos;aime sa prise d&apos;initiative et sa maturit&#xe9; (m&#xea;me si la situation qu&apos;il se/nous fait vivre n&apos;en est pas la meilleure illustration)...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je d&#xe9;cide finalement de ne pas me mettre de barri&#xe8;re. Il veut me voir, il veut mieux me connaitre : je serai l&#xe0;, opportuniste, &#xe0; prendre ce qu&apos;il y a &#xe0; partager en tachant de me prot&#xe9;ger et de ne pas fondre comme un sucre d&apos;orge.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dimanche, apr&#xe8;s un repas familial chez les parents, je m&apos;&#xe9;clipse pour l&apos;accompagner finalement &#xe0; cette exposition. J&apos;y passe encore un d&#xe9;licieux moment. Sa compagnie est juste &#xe9;vidente. Il n&apos;y a plus aucune tension, les choses semblent naturelles. Nous parlons, nous rions. Nous choisissons nos toiles pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9;es. Je reste &#xe9;mue &lt;a href=&quot;http://4.bp.blogspot.com/_xzog_TUylpI/SjoiAd4mKCI/AAAAAAAAAKE/pw_VXA7rixw/s400/n1075161814_9982.jpg&quot;&gt;devant celle ci&lt;/a&gt; et r&#xea;veuse &lt;a href=&quot;http://www.benoit-trimborn.com/tour.php?cat=3&amp;amp;pnb=278&quot;&gt;devant cette autre&lt;/a&gt;. Nous &#xe9;voluons dans les couloirs feutr&#xe9;s de cet immense labyrinthe. Nous nous s&#xe9;parons, nous nous retrouvons. Je l&apos;observe. Plus tard, nous marchons dans les rues de la ville de S., celle que j&apos;ai tant de mal &#xe0; appr&#xe9;cier. Je lui explique d&apos;ailleurs pourquoi. Nous p&#xe9;n&#xe9;trons dans la cath&#xe9;drale, je m&apos;y sens toujours si &#xe9;cras&#xe9;e. Je crois que c&apos;est une premi&#xe8;re vraie soir&#xe9;e o&#xf9; nous sommes r&#xe9;ellement nous m&#xea;mes. plus de jeu, plus de r&#xe8;gles. Passage dans un bistrot, puis petit restaurant d&apos;habitu&#xe9;s. Nous rentrons en voiture, il s&apos;endort durant le trajet et j&apos;en profite pour caresser ses mains chaudes. Je suis cens&#xe9;e le d&#xe9;poser &#xe0; la gare mais nous passons finalement la nuit ensemble. Hier matin, douceur du r&#xe9;veil avec lui. Nous faisons la route ensemble jusqu&apos;&#xe0; M. Sur le trajet, je me dis que j&apos;ai l&apos;impression (sans doute fausse) de tr&#xe8;s bien le conna&#xee;tre. Pourtant je sais si peu de lui. Ce matin, c&apos;est encore avec lui que je me suis r&#xe9;veill&#xe9;e. Dans son lit cette fois et un peu tard.&amp;nbsp; Mais nous parlions depuis six heures et je n&apos;ai pas vu le temps passer. Course dans les rues de la ville pour &#xea;tre &#xe0; l&apos;heure. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je suis consciente que tout cela pourrait tr&#xe8;s vite devenir compliqu&#xe9; et douloureux. D&apos;autant plus qu&apos;il part au bout du monde avec elle dans deux semaines et ce pour un mois. Sans doute que cela nous permettra d&apos;y voir plus clair. A lui comme &#xe0; moi. Chacun de nous pourra sans doute savoir plus pr&#xe9;cis&#xe9;ment ce qu&apos;il veut. Pour le moment je sais surtout ce que je ne veux pas. Pas de promesses. Pas de pr&#xe9;cipitation. Pas d&apos;engagement. Et je ne veux surtout pas qu&apos;il prenne la d&#xe9;cision de la quitter pour moi, ce qu&apos;il pourrait regretter par la suite.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A c&#xf4;t&#xe9; de &#xe7;a, il y a d&apos;autres personnes. Ceux qui reviennent &#xe0; la charge. Ceux qui sont encore en p&#xe9;riode d&apos;approche. Ceux qui n&apos;osent pas et qui regrettent. Des pr&#xe9;tendants. Il est amusant de voir le contraste avec les douleurs de cet &#xe9;t&#xe9;. La fermeture, ce devait &#xea;tre &#xe9;crit sur mon visage, tout mon corps devait exprimer ce mal-&#xea;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis je me sens mieux aussi professionnellement, tellement mieux que l&apos;an pass&#xe9;. J&apos;ai rencontr&#xe9; la semaine derni&#xe8;re mes nouvelles classes, celles qui miraculeusement viennent compl&#xe9;ter mon emploi du temps. Je vais faire cette semaine plus de quarante-cinq heures. Et paradoxalement, &#xe7;a ne me fait pas peur. Je ne connais plus la fatigue de l&apos;an pass&#xe9;, j&apos;ai des tr&#xe9;sors d&apos;&#xe9;nergie dont je ne connais pas l&apos;origine. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;aime finalement le virage que j&apos;ai pris. Je pensais tout cela impossible. J&apos;ai retrouv&#xe9; de la force et je n&apos;ai plus peur de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Ils ne savaient pas que c&apos;&#xe9;tait impossible, alors ils l&apos;ont fait&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Mark Twain.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 01 Dec 2009 08:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>Game over.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/27/15946054.html</link><category>Journal de bord.</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/27/15946054.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15946054/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/27/15946054.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Assez jou&#xe9;. Voil&#xe0; des semaines que cette histoire traine. Une esp&#xe8;ce de jeu sournois, un labyrinthe dans lequel j&apos;avan&#xe7;ais en aveugle .&amp;nbsp; Les obstacles qui se dressaient devant moi, entre lui et moi, alors que tout semblait facile. De l&apos;indiff&#xe9;rence au d&#xe9;part, puis de l&apos;amusement et au final peut-&#xea;tre d&#xe9;j&#xe0; des bribes d&apos;attachement. Les &#xe9;l&#xe9;ments de compr&#xe9;hension ne sont arriv&#xe9;s qu&apos;au goutte-&#xe0;-goutte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n&apos;&#xe9;tais pas pr&#xea;te pour tout &#xe7;a, pas assez solide, pas assez stable. J&apos;aurais pu tomber si cela avait d&#xfb; devenir plus s&#xe9;rieux. Je ne voulais rien de s&#xe9;rieux, je ne voulais pas &#xea;tre bouscul&#xe9;e. Mais je me suis prise au jeu : la s&#xe9;duction, la tendresse, l&apos;attente. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je me sens soulag&#xe9;e aujourd&apos;hui. J&apos;ai pu dire hier soir ce que j&apos;avais sur le cœur. M&#xea;me si cela reste confus et absurde, j&apos;ai su trouver les mots. Ceux qui mettent fin &#xe0; cette mascarade. Ceux qui me lib&#xe8;rent de lui. La balle est dans son camp et je n&apos;attends plus qu&apos;elle revienne &#xe0; moi. Je suis fi&#xe8;re de moi, car j&apos;ai &#xe9;t&#xe9; sinc&#xe8;re et j&apos;ai trouv&#xe9; l&apos;exactitude pour transmettre mes impressions. Lui n&apos;avait pas su &#xea;tre clair et depuis le d&#xe9;but, il y avait ces zones d&apos;ombre. Je les ai toutes gomm&#xe9;es et j&apos;ai mis fin &#xe0; la partie. Une partie qui ne menait de toute fa&#xe7;on &#xe0; rien, perdue avant d&apos;&#xea;tre commenc&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il me reste &#xe0; prendre de la distance avec d&apos;autres pour ne pas reproduire le m&#xea;me sch&#xe9;ma. Il est trop t&#xf4;t et tout cela n&apos;est qu&apos;une mise en sc&#xe8;ne, une mise en abyme, certes rassurante et flatteuse pour moi, mais inutile et parois m&#xea;me dangereuse. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;***&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 27 Nov 2009 10:23:00 GMT</pubDate></item><item><title>Comme un chat.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/21/15879295.html</link><category>Dixit</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/21/15879295.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15879295/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/21/15879295.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Minuit. &lt;br /&gt;La table d&apos;une brasserie bruyante. &lt;br /&gt;Lui en face de moi. &lt;br /&gt;Il me tient la main. &lt;br /&gt;Ses yeux p&#xe9;tillent. &lt;br /&gt;Nous ne devrions pas &#xea;tre l&#xe0;. &lt;br /&gt;Nous transgressons des r&#xe8;gles. &lt;br /&gt;Il me dit : &amp;quot;tu as les yeux verts !&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre jours plus t&#xf4;t, &lt;br /&gt;deux tables plus loin, &lt;br /&gt;un autre gar&#xe7;on m&apos;avait dit : &lt;br /&gt;&amp;quot;tiens, tu as les yeux verts !&amp;quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/29/32/4292/46621479.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; alt=&quot;arc_en_ciel_d_eau&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/29/32/4292/46621479_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 21 Nov 2009 16:51:00 GMT</pubDate></item><item><title>Zombies.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/19/15853977.html</link><category>R&#xea;ves</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/19/15853977.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15853977/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/19/15853977.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Peu de sommeil les derniers temps. Je repense &#xe0; la marmotte que j&apos;&#xe9;tais l&apos;an pass&#xe9;. Je me couchais parfois d&#xe8;s mon retour du boulot pour ne me r&#xe9;veiller que le lendemain matin, toute p&#xe2;teuse. Cette ann&#xe9;e, je ne suis pas fatigu&#xe9;e, je suis port&#xe9;e par une &#xe9;nergie inconnue. Par contre, mes nuits sont toujours si agit&#xe9;es. Les antid&#xe9;presseurs me collent des sueurs froides impressionnantes. Je me r&#xe9;veille en sursaut, tremp&#xe9;e jusqu&apos;&#xe0; l&apos;os et glac&#xe9;e. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette nuit, j&apos;ai &#xe9;volu&#xe9; dans un monde &#xe9;trange. J&apos;&#xe9;tais accompagn&#xe9;e de nombreuses personnes dont je me sentais proche et responsable. Nous &#xe9;tions oblig&#xe9;s de fuir et de nous m&#xe9;fier de nous-m&#xea;me. Je ne sais pas pourquoi, mais certains d&apos;entre nous pouvaient devenir des dangers pour les autres et nous &#xe9;tions alors oblig&#xe9;s de les abandonner. C&apos;&#xe9;tait la nuit. Je me souviens avoir couru, &#xea;tre pass&#xe9;e de maison en maison, avoir saut&#xe9; du haut de balcons, prise de vertiges douloureux, m&#xea;me en r&#xea;ve, m&apos;&#xea;tre heurt&#xe9;e &#xe0; des portes closes. Je me souviens &#xe9;galement de la peur, si r&#xe9;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce matin, j&apos;ai tap&#xe9; sur mon r&#xe9;veil lorsqu&apos;il a sonn&#xe9;, sans m&apos;en rendre compte je l&apos;avais &#xe9;teint. Je me suis rendormie. J&apos;ai tout de m&#xea;me su &#xea;tre &#xe0; l&apos;heure et sans m&#xea;me paniquer. Pas besoin de sauter de mon balcon.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L&apos;autre jour, j&apos;ai r&#xea;v&#xe9; qu&apos;on me coupait les cheveux. Et cette id&#xe9;e m&apos;avait paniqu&#xe9; bien plus encore que l&apos;id&#xe9;e de fuir. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/72/69/4292/46624975.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;344&quot; alt=&quot;cheveux_longs&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/69/4292/46624975_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;***&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 19 Nov 2009 09:27:00 GMT</pubDate></item><item><title>Checkpoint.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/19/15830661.html</link><category>Journal de bord.</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/19/15830661.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15830661/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/19/15830661.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vais vraiment mieux. Aujourd&apos;hui, je peux l&apos;affirmer. J&apos;arrive &#xe0; relativiser. Je comprends mieux ce qui a pu se passer, m&#xea;me si j&apos;ai encore beaucoup de mal &#xe0; me l&apos;expliquer, &#xe0; mettre des mots dessus. Physiquement &#xe9;galement, je me suis r&#xe9;tablie. Stabilit&#xe9;. j&apos;ai moins peur, m&#xea;me si les vieux d&#xe9;mons sont toujours l&#xe0;. J&apos;ai repris une certaine confiance en moi. Je me questionne par contre tr&#xe8;s souvent sur la valeur de ce bien &#xea;tre : r&#xe9;alit&#xe9; ou masque chimique ? Je me revois assise il y a une semaine en face de mon m&#xe9;decin alors que je l&apos;interrogeais sur les parts de force et d&apos;illusion de mon &#xe9;tat : &amp;quot;impossible de le savoir pour le moment, et d&apos;ailleurs, on ne veut pas le savoir&amp;quot;. Je poursuivrai le traitement jusqu&apos;au printemps, m&apos;a-t-il dit. Je n&apos;ai toujours pas rencontr&#xe9; le psy qu&apos;il m&apos;avait conseill&#xe9;, rendez-vous tr&#xe8;s difficile &#xe0; obtenir. Il me dit que c&apos;est un signe de s&#xe9;rieux, de professionnalisme, c&apos;est quelqu&apos;un qui s&apos;engage aupr&#xe8;s de ses patients. Je ne suis de toute fa&#xe7;on pas impatiente de le rencontrer, je n&apos;en ressens pas le besoin et je suis m&#xea;me g&#xea;n&#xe9;e &#xe0; l&apos;id&#xe9;e de devoir lui d&#xe9;baller ma vie. A vrai dire, j&apos;en aurais sans doute eu besoin cet &#xe9;t&#xe9;, alors que j&apos;&#xe9;tais envahie par tant de doutes. Aujourd&apos;hui, alors que je me sens mieux, je ne vois pas ce que je vais pouvoir lui dire et comment tout cela pourrait s&apos;articuler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma vie avance alors que je la voyais au point &lt;strong&gt;mort&lt;/strong&gt; il y a quelques mois &#xe0; peine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses semblent &#xe9;voluer avec Neb. J&apos;avais mis des distances pendant plusieurs semaines pour y voir plus clair. Aujourd&apos;hui, mes sentiments pour lui semblent moins confus. Je vois de fa&#xe7;on plus claire ce que nous avons v&#xe9;cu, je comprends mieux les liens qui ont pu nous unir jusqu&apos;au bout, malgr&#xe9; tant de tensions. Je ME comprends mieux au travers de cette histoire. Il aura fallu du temps. Et pour lui tout semble encore abstrait. Je crois qu&apos;il a toujours des sentiments pour moi. Je crois qu&apos;il sait avoir g&#xe2;ch&#xe9; beaucoup de choses. J&apos;esp&#xe8;re sinc&#xe8;rement qu&apos;il r&#xe9;ussira &#xe0; se reconstruire. Je tiens beaucoup &#xe0; lui et je voudrais le (sa)voir heureux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon c&#xf4;t&#xe9;, je construis. Les projets que je jugeais bien trop ambitieux il y a quelques semaines encore sont en train de prendre forme. En particulier mon association d&apos;impro. J&apos;en suis tr&#xe8;s fi&#xe8;re. Je ne pensais pas &#xea;tre ainsi suivie et soutenue dans l&apos;&#xe9;laboration de cet atelier. Aujourd&apos;hui, nous sommes une vingtaine, motiv&#xe9;s et pr&#xea;ts &#xe0; affronter d&apos;autres &#xe9;quipes. Tout cela pourra prendre des formes tr&#xe8;s diff&#xe9;rentes et &#xe7;a me laisse une libert&#xe9; de mouvement par rapport aux ann&#xe9;es pass&#xe9;es : je ne suis plus salari&#xe9;e mais pr&#xe9;sidente ! Les relations au sein du groupe se renforcent de semaine en semaine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre point qui m&apos;a fait peur tout l&apos;&#xe9;t&#xe9; : ma situation professionnelle.&amp;nbsp; Javais tout vu s&apos;&#xe9;crouler en juin lorsqu&apos;on m&apos;avait appris que j&apos;aurais nettement moins d&apos;heures. Ma situation de vacataire qui ne pr&#xe9;sentait jusqu&apos;alors que des avantages montrait son vrai visage. Je craignais cette ann&#xe9;e de rencontrer de vraies difficult&#xe9;s financi&#xe8;res. J&apos;ai commenc&#xe9; l&apos;ann&#xe9;e avec tr&#xe8;s peu d&apos;heures de cours et une motivation ras des p&#xe2;querettes. Puis j&apos;ai su il y a quelques semaines que j&apos;allais cr&#xe9;er cette ann&#xe9;e des supports p&#xe9;dagogiques pour un site de soutien scolaire sur internet. Et hier, j&apos;ai eu un entretien qui s&apos;av&#xe8;re concluant pour de nouvelles interventions dans un autre centre de formation. Seul point noir au tableau : je vais avoir de tr&#xe8;s nombreuses heures et je ne sais pas comment je vais pouvoir g&#xe9;rer mon Lucien dans de telles conditions, cela va demander une certaine organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis il y a mon rapport aux autres qui a consid&#xe9;rablement &#xe9;volu&#xe9; : j&apos;&#xe9;change, je partage, je ris, j&apos;&#xe9;coute, je me positionne sans plus de peur de ce qu&apos;on va penser de moi, j&apos;affirme, je m&apos;oppose, je donne, je crois, je fais confiance, je rassure, je soutiens, je s&#xe9;duis, j&apos;aide, j&apos;accepte. Je prends du plaisir &#xe0; &#xea;tre avec certaines personnes, je savoure les instants pass&#xe9;s avec les gens qui m&apos;entourent : mes &#xe9;l&#xe8;ves, ma famille, mes amis... De nouveaux liens se sont tiss&#xe9;s : certains qui me semblent pouvoir devenir tr&#xe8;s forts, d&apos;autres dont je dois apprendre &#xe0; me m&#xe9;fier. Certaines personnes, je le sais, cherchent &#xe0; jouer, et la petite cr&#xe9;tine fragile que je suis en ce moment est la proie id&#xe9;ale pour qui veut s&apos;amuser &#xe0; manipuler. La s&#xe9;duction est l&#xe0;, omnipr&#xe9;sente avec certaines personnes. Je reste prudente m&#xea;me si j&apos;ai parfois l&apos;impression de jouer avec le feu (il faudra que je mette des mots plus concrets sur cette situation particuli&#xe8;re, mais cela reste d&#xe9;licat pour le moment).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mes relations avec ma famille me semblent &#xe9;galement de plus en plus fortes. Les difficult&#xe9;s estivales nous ont rapproch&#xe9;s, m&#xea;me si mon fr&#xe8;re et ma sœur n&apos;&#xe9;taient pas l&#xe0; &#xe0; ce moment l&#xe0;. Je sens qu&apos;on se consid&#xe8;re responsable de moi, qu&apos;on s&apos;inqui&#xe8;te, et j&apos;essaye de me montrer forte et &#xe0; la hauteur&amp;nbsp; pour ne pas les d&#xe9;cevoir. Ma sœur a d&#xe9;m&#xe9;nag&#xe9; il y a deux semaines. Elle vit maintenant en plein cœur de la ville dans laquelle je travaille, dans un petit appartement tout douillet. Cela repr&#xe9;sente un pied &#xe0; terre pour moi, la possibilit&#xe9; de trouver du r&#xe9;confort sur une journ&#xe9;e de boulot qui tire en longueur, le moyen &#xe9;galement d&apos;&#xe9;viter certains trajets parfois inutiles. J&apos;ai d&apos;ailleurs dormi chez elle cette nuit. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;ai retrouv&#xe9; l&apos;&#xe9;criture aussi. Celle spontan&#xe9;e, impulsive. Celle qui fait du bien, qui fait sourire. Celle qui illumine et qui dynamise. Les listes, les petits mots, les gribouillages sur des coins de serviettes en papier, les petits mots dans l&apos;agenda...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et somme toute, j&apos;ai la patate. Des envies de faire la f&#xea;te, de profiter de chaque instant. Je dors peu, je mange par phases : glouton ou moineau. Je m&apos;&#xe9;coute. Il &#xe9;tait temps !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 19 Nov 2009 09:23:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les blessures.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/17/15830146.html</link><category>Note pour plus tard.</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/17/15830146.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15830146/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/17/15830146.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est un truc que tu ne voulais pas. Tu voulais te prot&#xe9;ger parce que les blessures sont encore l&#xe0;. Tu avais ton armure pourtant. Tu ne voulais pas que &#xe7;a puisse arriver. Puis un jour, tu pensais &#xea;tre assez forte, r&#xe9;tablie, tu t&apos;es dit alors &amp;quot;pourquoi ne pas jouer ?&amp;quot; Et tr&#xe8;s vite, les vieilles douleurs sont ressorties. Tu as commenc&#xe9; &#xe0; trembler, &#xe0; attendre, &#xe0; esp&#xe9;rer. Pour le moment, simplement un rappel. C&apos;est pas grand chose mais &#xe7;a peut faire bien mal. Souviens-toi. Tu ne te m&#xe9;fies jamais assez. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/32/43/4292/46469313.gif&quot;&gt;&lt;img height=&quot;140&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;158&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/32/43/4292/46469313_p.gif&quot; alt=&quot;w71&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;***&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Nov 2009 09:43:00 GMT</pubDate></item><item><title>Pic &amp; pic &amp; colagram !</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/16/15815444.html</link><category>Dixit</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/16/15815444.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15815444/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/16/15815444.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a deux jours, passage rapide dans un supermarch&#xe9;. Rapide, car je suis attendue et d&#xe9;j&#xe0; tr&#xe8;s en retard. J&apos;ai trois articles lorsque j&apos;arrive &#xe0; la caisse : une bouteille de cr&#xe9;mant d&apos;Alsace, un pain de campagne et une bo&#xee;te de 24 pr&#xe9;servatifs. Devant moi, une fille de mon &#xe2;ge accompagn&#xe9;e d&apos;un homme plus &#xe2;g&#xe9; qui pourrait &#xea;tre son p&#xe8;re. Ils rient en d&#xe9;versant sur la tapis des tonnes de courses, j&apos;ai l&apos;impression que leur chariot n&apos;a pas de fond.&amp;nbsp; Je patiente et lorsque vient mon tour, Je pose mes achats sur le tapis. Derri&#xe8;re moi, un homme arrive. Il pose la petite barre cens&#xe9;e s&#xe9;parer nos achats sur le tapis, semble inspecter ce qui s&apos;y trouve et me regarde droit dans les yeux. Il dit &amp;quot;je passerai bien les deux prochaines heures avec vous&amp;quot;. Et moi de rougir sans trouver un mot &#xe0; dire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;***&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Nov 2009 08:16:34 GMT</pubDate></item><item><title>En manque.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/01/15644342.html</link><category>Je me souviens...</category><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/01/15644342.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15644342/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/11/01/15644342.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voil&#xe0; des mois que je vis sans lui. Au d&#xe9;but, je me disais que je pourrai m&apos;en passer, que je finirais par l&apos;oublier. J&apos;ai fait le deuil du plaisir qu&apos;il avait pu me procurer. J&apos;&#xe9;tais si perdue que je n&apos;y pensais plus. Puis avec le temps, la frustration est n&#xe9;e : le manque, l&apos;absence se faisaient trop lourds. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Partout, tout le temps, je pensais &#xe0; lui. Une image, une luminosit&#xe9;, un instant me rappelaient le vide qu&apos;il avait laiss&#xe9; dans ma vie.&amp;nbsp; Plus possible de m&apos;&#xe9;tourdir aupr&#xe8;s de lui, de prendre du plaisir gr&#xe2;ce &#xe0; lui. Et il ne me restait que le souvenir du bonheur que &#xe7;&apos;avait &#xe9;t&#xe9; de poser mes doigts sur lui, avec un r&#xe9;sultat toujours plaisant, voire parfois spectaculaire. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;ai eu envie de le retrouver. Une ou deux fois, par hasard, j&apos;en ai eu l&apos;occasion tr&#xe8;s bri&#xe8;vement. Ce n&apos;&#xe9;tait qu&apos;une joie de courte dur&#xe9;e, g&#xe2;ch&#xe9;e par l&apos;id&#xe9;e trop pr&#xe9;sente qu&apos;il allait bient&#xf4;t &#xe0; nouveau me quitter. J&apos;ai su trouver, de fa&#xe7;on &#xe9;ph&#xe9;m&#xe8;re, le plaisir aupr&#xe8;s d&apos;autres que lui. Mais ce n&apos;&#xe9;tait jamais pareil. La complicit&#xe9; que nous avions ne saurait &#xea;tre effac&#xe9;e ou remplac&#xe9;e par d&apos;autres. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le d&#xe9;sir est toujours l&#xe0;. Voil&#xe0; des mois que je n&apos;ai plus d&apos;appareil photo.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 01 Nov 2009 17:12:00 GMT</pubDate></item><item><title>Analepse.</title><dc:creator>Diane Groseille</dc:creator><link>http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/27/15587165.html</link><comments>http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/27/15587165.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://diane.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15587165/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://diane.canalblog.com/archives/2009/10/27/15587165.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Je me suis d&#xe9;cid&#xe9;e hier a publier des messages &#xe9;crits il y a plusieurs semaines, &lt;br /&gt;durant mes journ&#xe9;es tr&#xe8;s sombres... &lt;br /&gt;Ils sont post&#xe9;s &#xe0; la date o&#xf9; ils ont &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crits, tels qu&apos;ils ont &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crits.&lt;br /&gt;Je ne sais pas si c&apos;est une bonne chose,&lt;br /&gt;mais j&apos;ai l&apos;impression de m&apos;en d&#xe9;barrasser en vous les livrant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 27 Oct 2009 14:55:10 GMT</pubDate></item></channel></rss>