mardi 24 août 2004

Mais où êtes vous?

Mouais, ma chance est passée... Ce n'est plus la saison des groseilles, je ne suis plus en page d'accueil de canalblog et pour conjurer le sort, je me suis absentée trois semaines J'ai plus de lecteurs... Les seuls qui arrivent encore ici, ils cherchent des fusibles de clio, des hommes nus sur la plage ou des culottes à matter. Des égarés. Desesperément navrant. Quand je pense que j'aurais pu profiter de ce succès et devenir une star! Je n'ai pas su saisir ma chance. Peut-être que je saurais m'illustrer d'une autre façon... Sinon, vous entendrez parler de moi en juin prochain... Si si, y'a des groseilles tous les ans...

Posté par Diane Groseille à 07:39 - - Commentaires [15] - Permalien [#]


mercredi 16 juin 2004

Susceptible S...

          Bon alors.... Je suis amusée. Par un commentaire de quelqu'un réagissant à un de mes posts (concernant mon ami Cauet) et qui se dit lui même amusé. Je suis sceptique. La violence de sa réaction ne traduit en rien de l'amusement. Je croyais que le blog était un lieu de libre expression et je ne comprends donc pas vraiment qu'on se froisse si facilement, surtout pour si peu, on peut se voir contrarié tout au plus, mais vexé comme un pou... Oui, ça me fait sourire. L'anonyme S. me traite de frustrée bien-pensante puant la démago et de pseudo intellos à 2 balles. Pourquoi pas. Je m'en défends avec le sourire, à moitié en fait, à quoi bon?! Je réfléchis depuis le début à l'intéret de l'écriture ici, j'en viens à me poser de sérieuses questions. Mais ce ne sont pas ce genres de remarques qui m'apporteront les réponses... Et je souris encore quand je repense à Nushy et son fameux Lent feu... Oui, je souris...

Posté par Diane Groseille à 21:50 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

lundi 14 juin 2004

Toujours les mots.

             Vous connaissez l'écriture automatique? Mais pourquoi danser comme ça et se poser autant de questions dans le brouillard de la vie? Je ne sais plus pour ma part si je vis pour écrire ou si j'écris pour vivre mais ce que je sais, c'est cette interdépendance entre les deux. Les mots sont comme une drogue acidulée dont la consommation me rassure, me soulage, me stimule. Alors parfois, trop souvent, je me demande dans le feu d'une action, quels mots je vais utiliser pour retranscrire ce que je vis. Quel mots seront les plus justes et les plus percutants pour qu'en les relisant dans le temps, je puisse ressentir ce que j'ai ressenti alors. C'est surtout ça qui est important. Et voilà des années que cette obsession me poursuit. Au point souvent de m'en vouloir de tant de futilité et surtout de passer à côté de la nature même des choses, la peur de ne pas vivre à 100%. Je vis donc les événements pour les raconter après? Je suis dans une fiction? Si c'était le cas, ma vie serait terriblement creuse et c'est bien le contraire, je la sens pleine à éclater, gonflée et tumultueuse. Tout ce que je vis est plein et fort. J'accorde de l'importance à chaque détail.

            J'avais sept ou huit ans quand j'ai commencé à noter les choses. Besoin déjà alors d'organiser les idées, de mettre mes souvenirs en ordre par peur de les oublier. Je collais dans mes cahiers des images, des fleurs et j'écrivais des recettes de gateaux. Il fallait cacher le trésor des yeux curieux de la petite soeur particulièrement intriguée.Il y avait beaucoup de "et puis" et de "et alors". Peu d'impressions, surtout des chronologies. Plus tard, avec les jours difficiles de l'adolescence et des premiers amours déçus, mon journal était le refuge des tristesses que l'on pense insurmontables et cruelles. J'y collais les billets de train, de concerts. Jamais de photos. J'y mettais des dates précises, les lieux et les heures, le temps aussi qui joue tellement dans mes jours à cause de la lumière. Aujourd'hui, mon cahier est toujours un Clairefontaine, il me faut cette aisance de la plume sur le papier pour cela. (Pour le reste, la correspondance, les nouvelles, les textes, je me contente de tout: le dos d'une enveloppe, un cahier de brouillon, le verso d'une photocop'...). Je n'y colle plus grand chose. Il y a toujours une régularité. Je n'y dis presque plus "je". Ellipse. Puisque je sais que c'est moi et que personne ne lira.

        Depuis plus d'un mois, j'écris ici. Je ne savais pas trop au début ce que je venais y chercher, ce que je pouvais trouver en plus. Au fil des semaines, je trouve une autre fluidité, j'apprivoise le clavier et je développe une aisance que je n'avais pas au début. Ma seule trouille: voir mes écrits disparaitre. Tous mes cahiers sont dans un lieu sure, mais qu'en est t-il des ces mots ici?

Posté par Diane Groseille à 12:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

samedi 12 juin 2004

Merci...

          Je constate que certaines personnes me lisent, et même qu'elles me recommandent dans leurs propres blogs. Je suis étonnée car, en toute franchise, je ne pensais pas que mes cogitations et mes petits commentaires pouvaient interesser qui que ce soit. L'objectif premier étant de mettre en ordre mes pensées, comme une sorte d'herbier après une balade, faut que je colle mes idées quelque part le soir ou le matin, mettre à plat mes émotions. Oui, bien entendu, je voulais qu'on me lise. De la même façon que moi j'aime entrer dans d'autres univers, m'imprègner de l'ambiance d'une autre vie l'espace de quelques minutes....

Posté par Diane Groseille à 19:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

jeudi 10 juin 2004

j'aligne des mots

             Je me pose des questions sur l'intéret de l'écriture ici. Voilà quelques semaines que j'aligne des mots sur ce blog. Je ne retrouve' pas forcément la justesse du papier (auqual je suis malgré tout restée fidèle). Mais pourquoi toujours vouloir le mot juste. Pourquoi cette recherche de la simplicité dans le verbe qui retranscrira un fait. Et pourquoi mettre toujours un mot sur chaque fait, ici ou ailleurs? Volonté de rendre vraiment réelle une vie qui l'est ou alors de me faire entrer dans une fiction. Peut-être pour ne pas laisser filer le temps. Peut-être la trouille de perdre justement le fil. Peut-être un soucis d'organisation, un epu maniaco dépressive sur les bords....

ET VOUS?

Posté par Diane Groseille à 07:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]