vendredi 7 septembre 2007

Etat d'âme.

Chape de plomb au-dessus de ma tête depuis deux jours. Impression d'anesthésie générale. L'année se profile, de plus en plus difficile. Les semaines vont s'enchaîner jusqu'à mi juillet sans aucun moment de répit.

Bien sur, je reviens ici.

Comme une évidence après ce qui n'a pas été de la réflexion. Au contraire. Oublier un temps que ce non-lieu existe. Mais il existe. Il fait partie de moi. Intégralement. Pendant quelques jours cependant, j'ai oublié de mettre systématiquement des mots sur tout ce que je peux vivre. J'ai seulement vécu. Veni, vidi.

Bien sur, je reviens ici.

Lire vos commentaires, dans lesquels vous avez essayé chacun de me donner votre propre définition du blog. Mais mon problème n'était pas dans la définition. Il était dans la finalité. Il l'est toujours d'ailleurs. Pourquoi partager. Pourquoi avoir envie de donner ce qui est à moi. Est-ce que ce don valorise où dégrade ce que je suis ? Est-ce vraiment utile ? Ai-je trouvé ici des solutions, un mode de pensée ? Je ne crois pas. Le partage est d'ailleurs tout relatif. Les remarques laissées sont souvent consensuelles, pas de véritable échange. Et tant passent et regardent, mais ne disent mot.

Bien sur, je reviens ici.

Je suis un peu perdue face à quelque chose qui était finalement inscrit en moi depuis le début. Un leurre. Celui d'être lue. Mais le blog n'est qu'un passage, une zone de standby. Lost in translation. On sait que l'essentiel n'est pas là. Et soyons franc, on voit dans chaque lecture bloguesque un miroir de soi-même, de ce qu'on aurait aimé écrire ou vivre, de ce qu'on ne voudrait pas devenir. On jalouse ou on méprise, mais c'est toujours dans un rapport profondément narcissique.

Bien sur je reviens ici.

Comme on reviendrait chez un ami qui a déçu, mais il n'en reste pas moins un ami.

petit_coin_perdu

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mardi 21 août 2007

Tempus fugit.

Ces temps ci, il fait un temps à ne pas mettre le nez dehors, un temps de chien.
Alors, je passe le temps, sans emploi du temps, j'ai du temps à moi.
Je perds ou je gagne mon temps?
Un gain sans doute, puisque la plupart du temps, le temps c'est de l'argent.
Je prends mon temps, car dans quelques temps reviendra la fuite du temps.
Le temps file et pourtant le temps nous manque toujours.
C'est dans l'air du temps de dire que les temps sont durs.
Le temps nous presse,
toujours cette peur de ne pas y arriver à temps,
cette trouille qui nous obsede à temps plein.
Si seulement on pouvait se contenter de chaque chose en son temps.
On a jamais le temps, mais l'avait-on dans le temps ?
Au temps pour moi, j'en mets du temps...
Avec le temps va, tout s'en va.

pierres_jaunes

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samedi 9 juin 2007

Silence radio.

bl_

Plus de nouvelles de Timbre, Zim, Fred et les autres...
Ils sont passés,
ils sont restés un temps,
ils ne reviendront sans doute plus...

La magie des lectures et des échanges bloguesques,
ils peuvent être très profonds :
confiance,
partage,
aveux,
...
puis s'évanouir et faner.

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jeudi 31 mai 2007

J'avoue...

... Oui, bon d'accord,
j'ai passé une bonne partie de ma journée
devant l'écran de mon ordinateur,
ça se voit tant que ça ?
Et puis, alors, ça vous dérange ?
Non mais, de quoi je me mêle...
Et même que ça fait vachement du bien.

Jonglage de mots,
temps passé avec le corps,
pas si somnolent aujourd'hui,
Découvertes,
déambulation,
chez ceux quon connaît,
chez les inconnus,
ailleurs,
écrire,
écrire,
écrire...

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jeudi 24 mai 2007

Camera obscura.

Plus j'y pense et plus je me dis...
Le blog est une chambre sombre, fraîche et silencieuse
où l'on laisse un corps somnolent, presque endormi, sur un lit défait.
La fenêtre est ouverte sur la rue bruyante et agitée
et les passants curieux peuvent jeter un oeil.

Lorsque l'on revient chez soi, on va doucement, avec des gestes tendres,
réveiller le corps endormi encore engourdi de fatigue,
on lui parle lentement, on lui raconte ce qu'on a fait dans la journée,
ce qui nous a ému ou attristé.
Puis on referme à nouveau la porte derrière nous, pour repartir vivre, pour le laisser dormir.

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lundi 14 mai 2007

Constat de spontanéité.

Y'a des notes comme ça, que vous mijotez pendant des jours, voire des semaines. Elles vous tiennent à coeur, vous les maternez, c'est presque une grossesse... Suivie d'un accouchement, presque dans la douleur. Les phrases tournent dans votre tête, pendant les longs trajets en voiture, dans l'ascenseur ou juste avant de vous endormir. Même qu'il y a des notes, vous les avez pas encore accouchées tellement elles sont présentes. Peur peut-être de ne pas pouvoir trouver le mot juste, l'exactitude de la notion. Et ce serait "gâché"...

Puis y'a les "spontanées", comme celle que je suis en train d'écrire, comme d'autres qui sont arrivées comme ça, vite et bien, et qu'on a collées en ligne sans réfléchir, je pose mes fesses cinq minutes devant l'ordinateur et c'est fait, "poster et publier".

Et curieusement, les lecteurs réagissent toujours mieux, plus en tout cas, à la spontanéité. Allez savoir pourquoi...

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jeudi 1 mars 2007

"Crie le bien fort, use tes cordes vocales"

J'écoutais Lou Doillon hier soir sur Canal + parler de son journal intime, de ses lectures, des écrits que lui ont laissé ses parents, de la valeur des mots. Elle disait aussi que l'on écrit que lorsqu'on est triste, que l'on écrit mieux quand on est triste.

Et je me dis que ces pages virtuelles ici doivent continuer d'exister. J'écris plus ici que ce que je ne notais dans mes carnets. Davantage d'anecdotes, de regards jetés autour de moi. Mais moins d'introspection, moins de détails sur la précision de ma vie, les noms, les dates. Toujours cette peur de me dévoiler. Se savoir lue transforme les mots et les thèmes abordés. Je voulais, il y a trois ans bientôt, à mon arrivée ici, faire de ce blog un "journal". Je trouvais merveilleuse cette formule proposée. Les lecteurs ne faisaient pas peur, ils peuvent juger mais ils sont loin, ils ne me connaissent pas, alors on est libre. Mais je me rends compte que finalement, leurs commentaires, leur simple passage sur mes pages modifie mes mots... On se veut pertinent, on veut le mot juste, celui qui fait sourire, on veut le succès. On veut tout ce que l'on a jamais recherché dans son cahier clairefontaine à grands carreaux qui ne s'adressait qu'à nous. Et pourtant, je m'écris à moi même.

Trois ans bientôt et déjà le sourire et la nostalgie en relisant certaines notes qui sont bien loin de moi. Les débuts avec Neb, certaines décisions qui ont fait prendre des virages à 180 °, les souvenirs de Whawha, les coups de gueules, les coups de fatigue...

fleur_de_paille

Alors on continue à pousser la voix, on reste là et on aligne les mots, la fluidité de la vie, quoi qu'il en soit, même si on se sent toute petite sur cette toile qui recouvre la planète.

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lundi 7 août 2006

Merci.

Il ya ceux qui sont là depuis le début.
Il y a ceux qui me font sourire, qui ont de superbes idées (réponse au mail prévue pour bientôt).
Il y a ceux qui ont osé, et qui se serait sans doute pas manifestés sans mes menaces.
Il y a ceux qui reviendront, et qui reconnaissent que ça fait partie du jeu.
Il y a ceux qu'on imaginait même pas, qui se disent "fan de moi" et que j'aimerais mieux connaître...
Même ceux qui se disent "accro".
Il y a ceux que je connais depuis peu et que j'aime découvrir.
Il y a ceux que je ne connaissais pas du tout, bonne surprise.
Il y a ceux qui ne sont pourtant pas loin.
Il y a ceux qui s'intéressent à mon futur.
Il y a ceux qui jonglent avec les mots.
Il y a ceux dont les photos sont touchantes, depuis longtemps.
Il y a ceux qui constatent le même silence.
Il y a vous tous, et c'est bon de vous savoir là
et même que parfois, c'est plus si virtuel que ça...

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mercredi 2 août 2006

Regarde moi dans les yeux.

Étrange sensation, comme une déformation. Avec du recul, les derniers temps, j'essaye de relativiser. Une semaine ailleurs et l'écriture me fourmille dans le bout des doigts en permanence, les mots sur le bout de la langue... Je tiens un blog : un carnet virtuel. Le mien est classé dans les "journaux intimes". Beau paradoxe. Où est l'intimité ? J'étale ici probablement plus d'impressions et de détails que ce que je ne dis au quotidien à ceux qui m'entourent. Vous, lecteurs, en savez plus sur ma vie, sur mes sentiments que ma famille proche ou mes amis. C'est tellement plus facile de parler à un clavier, la parole devient alignement de lettres, à la fois plus abstraite que la réalité et tellement plus vraie que la comédie qu'on peut jouer... Je garde cette image du "miroir" depuis le début, miroir déformant, "miroir mon beau miroir." Parfois je ne sais plus si je suis là pour me montrer (mirer une image idéale) ou pour me regarder, franchement, droit dans les yeux. Regarder en face celle (moi-même) qui relira ces messages dans quelques mois ou quelques années. Quoi qu'il en soit, il y a bien un jeu de regards...

Et pourtant, malgré toute cette importance des mots ici pour moi, personne ne sait que j'écris. Seul Neb homme de moi connaît l'existence de ce carnet virtuel. Il ne me lit que rarement, il sait que je préfère qu'il en soit ainsi. Parfois il m'interroge, au détour d'une conversation, sur tel ou tel passage, mais il ne se fait jamais indiscret. Puis pour tous les autres, je ne dis rien. Il y a comme une honte qui pése sur le mot "blog", teinté de futilité et de niaiserie. Et je me sens pourtant si loin de ça, je me sens profondément adulte dans ce cheminement, grande et forte, de savoir me regarder en face, de me plier régulièrement à cette exercice de relecture des faits. Mettre des mots sur les actes, sur l'électricité qui passe en moi, sur la violence de ce qui pourrait rester fade.

Alors je continue...

int_rieur

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vendredi 26 mai 2006

Happy B.

Voili, voilà, passé le cap des deux ans.
Le blog a toujours autant d'importance pour moi.
Un repère/repaire, une échappatoire, un exutoire.
Un petit nid douillet où j'arrive de plus en plus à être moi-même.
Un miroir qui essaye tant bien que mal de faire abstraction du regard des autres.
Et pourtant sans ce regard, Diane Groseille n'existerait pas.

Je me demande ce qu'il en sera dans un an, dans dix ans.
La mode bloguesque sera évaporée,
avec celle du coiffé-décoiffé, celle des chaussures pointues, celle des "quoi" en fin de phrases.
Et je serai peut-être toujours là, parce que pour moi, ça n'a rien d'un phénomène de mode.

Posté par Diane Groseille à 09:51 - - Commentaires [1] - Permalien [#]