mercredi 18 août 2004

Vous vous ennuyez?

              Alors, là, coup de gueule. Je lis des blogs, comme ça, au hasard, à mon retour de vacances, quand j'ai quelques minutes, entre des recherches d'appart' et des prépas de cours. Je découvre, comme le soulignait notre webmaster, beaucoup de nouveauté. Je suis aussi fidèle aux blogs que je connais et qui me font toujours sourire ou qui m'interpellent. Puis je tombe, au fil de mes lectures vagabondes, sur de plus en plus de bloggers qui S'ENNUIENT. Alors les posts sont sur le sujet très inventifs. Cela va du classique et radical "Je m'ennuie", au "Je me fais chier grave, mais qu'est-ce que je me fais chier", en passant par les plus imaginatifs qui traduisent cet ennui par une liste détaillée de ce que contient leur chambre... Que même eux n'auront jamais envie de relire.

Je suis étonnée. Enervée oui, mais surtout étonnée. La jeunesse se plaint quand elle est en cours. Ce n'est pas intéressant, ce n'est pas là qu'ils souhaitent être, ils ont tellement mieux à faire... Et je constate, de plus en plus, ici et dans la rue, que les jeunes (je parle des moins de vingt ans) ne savent pas quoi foutre de leurs journées. Je ne généralise pas bien entendu, je sais à quel point certains sont capables de s'investir dans un projet, et même que bien des adultes pourraient en prendre de la graine. Mais il y en a de plus en plus qui attendent que le temps passe, en esperant peut-être qu'une fois passée la majorité, la vie sera plus palpitante et pleine de rebondissements... Lamentable utopie.

Alors je me surprends, en bonne animatrice BAFA, à mettre des petits commentaires acides sur les blogs de ces messieurs-dames, en leur faisant des listes de ce qu'ils pourraient bien faire de leur journée. Faut croire que j'ai pitié de leur ennui, mais en tous cas, du coup, moi, je m'ennuie pas du tout.

  • fais un scrabble avec ta voisine de pallier.
  • range ta chambre.
  • inscris-toi à la croix rouge.
  • compte tes poils
  • commence une collection
  • lis des livres (si, si, c'est intéressant parfois...)
  • fais des gâteaux
  • va te promener
  • va ramasser des cailloux sur l'autoroute
  • va rendre visite à des enfants à l'hosto
  • passe ton BAFA
  • visite des musées
  • fais du sport
  • écris des lettres à tes amis
  • fais des dessins, mets-toi à la peinture
  • lis des blogs, y'en qui sont intéressants, si si!
  •  apprends tes départements français, ou les capitales européennes
  • informe-toi
  • voyage
  • fais une liste de tous ce que tu aimerais faire s'il te restait 24 heures à vivre et commence........................

Liste non exhaustive et particulièrement farfelue. A vous de voir... Moi, je m'ennuie rarement, même que trop souvent, je manque de temps pour tous ces petits détails qui font que l'on adore perdre son temps (comme de faire des listes aussi ridicules...).

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lundi 16 août 2004

L'aura ou l'aura pas?

                            Je suis à la poste, je viens chercher un recommandé, je me dis que ça va prendre trois ou quatre minutes, mais en franchissant la porte vitrée, je réalise que j'aurais pu penser à prendre un bouquin: la salle d'attente de mon gynéco à côté, c'est gentil. Alors, je me positionne dans la file. Ils ont jugé intelligent de faire des zig-zags pour que les gens n'attendent pas sur le trottoir. Je laisse comme à mon habitude un bon mètre entre mon corps et celui de la personne qui est devant moi. Pourquoi? Car je suis dans une file anonyme et que je ne connais pas cet individu, je ne suis pas dans une queue-leu-leu de mariage, à quatre heures du mat', fin bourrée (à ce sujet, voir post précédent)(au, fait, vous connaissez l'origine du mot queue-leu-leu?). Donc, je laisse, surtout par éducation, un bon mètre. Et v'là ti pas que le gars derrière arrive et se colle contre moi. Il semble bien pressé, bien énervé, et doit se dire que s'il me bouscule comme ça, ça va avancer plus vite. Nada. L'a pas inventé l'eau tiède lui, puis l'a pas du en utiliser non plus récemment Je me retourne: regard noir. Il ne me voit pas, il cherche des yeux son sale gosse qui court dans tous les sens en poussant des cris aigus. Et j'ai donc passé une vingtaine de minutes avec cet abruti collé dans le dos qui gesticule en grommelant, parce que sans doute, il a des trucs bien plus important que les autres à faire dehors.

Tout ça pour dire, et j'ai eu le temps d'y réfléchir, que je pense que les gens ne sont pas un simple corps. Scientifiquement, oui, y'a que de la viande et des nonos, c'est physique. Mais je crois, comme le dispensent certaines croyances et certains mythes, que le corps est entouré d'une sorte d'auréole invisible, impalpable. Je ne me suis pas particulièrement renseignée sur le sujet, c'est juste quelque chose que je ressens. La proximité de certaines choses me les rend presque palpables sans qu'elles ne le soient. Ainsi, lorsque certaines personnes que je ne connais pas se tiennent trop près de moi, je ressens une certaine gène. De la même façon, lorsque quelqu'un se tient dans mon dos sans que je ne puisse le voir, je le sens.

J'ai rencontré quand j'étais enfant une amie de mes parents qui vit en Italie. Je ne me souviens plus de sont prénom car j'étais toute petite. Je me souviens que son gros chien s'appelait Georges et qu'elle avait une grande maison aux murs couverts de chaux. Sur l'un d'eux étaient accrochées des centaines de vieilles clés métalliques. C'était la première et la seule fois que je rencontrais cette femme. Elle me laisse l'image de quelqu'un de bien portant et de souriant, mais pas de traits particuliers. Pourtant, il me reste de cette personne une force, que je rencontrais aussi pour la première fois et que je rencontré encore depuis. Un magnétisme. Rien à voir avec le charme ou la beauté, quelque chose qui se dégage de l'intérieur.

Le contact physique peut aller jusqu'à me déranger. Une amie de ma ma soeur a pour habitude de toucher les gens avec lesquels elle parle. Elle leur tient le bras pour retenir leur attention peut-être. Elle perd la mienne à chaque fois car le contact de son corps me trouble. Bien au contraire, prendre un ami dans mes bras ou faire l'amour sont des gestes qui sont alors d'une force exceptionnelle.

Bref, il parait que certains appellent ça l'aura. Et (je mélange peut-être certaines choses) que certains sont capables de voir les couleurs qui se dégagent des corps. Il y aurait plusieurs couleurs, selon la force et les énergies. Je ne m'y connais pas du tout, je ressens seulement les choses. Mais je crois que le gars de la poste cet après-midi, il avait pas une jolie couleur....

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dimanche 15 août 2004

Mariage

                Ce que je pense sur le sujet... Vaste sujet. Mais faut que je me prononce, ça me travaille depuis que j'ai passé ces quelques jours chez Mim'. Elle se marie dans une quinzaine de jours et je suis le témoin de cette union.

Les petites filles ont souvent comme rêve de se voir un jour en robe blanche face à l'homme de leur vie, avec leurs familles derrière elles, ce qu'elles appelleront volontiers le plus beau jour de leur de leur vie. Elles pensent à "l'après" les gamines? Non, je sais pas, je demande, parce que moi, ça n'a jamais fait partie de mes rêves, pas même de mes objectifs à long terme.

Alors voilà, je vais pas faire la mauvaise tête, je respecte les gens qui se marient mais je ne les comprends pas. (C'est possible ça, de respecter quelque chose que l'on ne comprend pas? Admettons. ) Je peux comprendre que l'on ait une foi religieuse, que l'on croit en une force divine (même si je suis athée). Je ne saisis pas par contre ce besoin de prouver par convention à sa famille, à ses amis, à un Dieu quel qu'il soit, à un maire, à une société et j'en passe... Ce que l'on ressent pour la personne avec laquelle on a envie de passer sa vie.

Encore tout à l'heure, j'évoquais le sujet avec mon père, brièvement, qui résumait ce que je pense en quelques mots. On a jamais signé de contrats pour l'amitié et pourtant ce sont des liens très forts. Pourquoi avoir recourt à une signature au bas d'une page, dans un registre de mairie, pour officialiser un SENTIMENT...

Oui, il s'agit bien d'un sentiment. Je respecte la notion d'amour, tout aussi belle que celle de l'amitié. Je pense déjà à ceux qui vont ricaner "tiens, encore une vieille fille frustrée qu'a pas trouvé son prince charmant". Pas du tout. Je pense même que l'amour peut être une force que l'on estime plus à sa juste valeur. D'ailleurs, si tous les hommes d'états aimaient et étaient aimés, ce serait peut-être moins le bronx.... Alors pourquoi , je le répète, ma question est bien là, pourquoi vouloir prouver aux autres (en particulier en passant devant un maire qui représente une société que peu respectent encore ou devant un Dieu) ce que l'on ressent pour une seule personne. C'est quelque chose de tellement intime, de si personnel. Comment peut on devant un parterre de personnes, aussi proches soient-elles, étaler ses promesses et ses voeux de bonheur et d'amour....

Je ne parle pas de l'importance que prend le divorce dans cette institution, car en aucun cas, ça ne répond aux questions que je me pose, ça vient seulement accentuer encore plus mes doutes quant à la valeur du mariage.

Alors voilà. Dans quinze jours, je traverse la France en diagonale, pour aller assister à un mariage. Je me tape plus de 1500 bornes, je taxe deux nuits d'hotel à 40 euros, j'offre un cadeau que je n'ai même pas encore déniché, je fais des sourires et des politesses à des gens que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, je claque une heures et demi de messe (et moi, quand je rentre dans une église, faut au moins que ce soit pour dire adieu à quelqu'un), je fais la grue dans ma robe verte avec mes talons aiguilles et mon maquillage de poupée russe, juste parce qu'une de mes meilleures amies à toujours rêvé de porter une robe blanche devant un curé.

Si encore elle avait pu me convaincre qu'il y a vraiment un sentiment là derrière, mais ça sonne tellement creux... Mes meilleurs voeux Mim'...

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mercredi 30 juin 2004

Formation.

Je sors de deux jours de formation. On met une vingtaine de profs dans une salle, avec un prof qui est un peu plus prof que les autres et qui va faire le prof pour les profs. Et les profs deviennent élèves. Il y a ceux qui sont très disciplinés et qui ont toujours été, il ya les lèche-bottes et ceux qui s'en balancent, il y a ceux qui viennent pour apprendre quelque chose et ceux qui pensent perdre leur temps. Il y a surtout un pourcentage bien trop élevé de personnes qui pensent tout savoir et qui sont sans doute devenues prof pour ne plus entendre quelqu'un leur dire ce qu'elles doivent faire.

 Donc, c'est tendu. Puis le prof aime pas. Il râle si on lui dit comment il doit faire, mais il râle aussi quand on ne lui donne pas de consignes. Il râle quand il doit sucrer des heures de cours pour une formation, mais il râle encore plus si cette formation tombe sur des jours où il n'a pas cours. Il râle parce qu'il n'est que celui qui met à execution la nouvelle réforme. Et il râle encore plus parce qu'il avait enfin réussi à se faire à la précédente. Une fois de plus, je ne jette pas la pierre à ce pov' prof qui n'est finalement pas si mauvais que ça. Mais c'est un véritable puzzle et personne ne semble avoir la tête à recoller les morceaux. Chacun fait un petit morceau dans son coin et quand on veut mettre le tout ensemble, ça ressemble à rien.

Alors, quand on se retrouve à ses formations, on est tout content de pouvoir râler tous ensemble contre le grand con qui arrive pas à recoller tous nos morceaux.

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vendredi 11 juin 2004

Je me fais vieille....

                     Ouais, je me dis le temps passe. Non, pas gratuitement comme ça. En fait, je me sens de plus en plus incrustée de principes. Mon insouciance fout le camp. Je m'explique. Certaines choses m'énervent. Avant, je m'en balançais profondément, je m'en cognais le coquillon. Maintenant, je sens en moi des grognements, des grondements, dans certaines circonstances.

          Exemples évidents: la route. Je maudis les gros tas pêtés de tunes qui se croient invincibles et qui se fourrent les doigts dans le nez à 180 sur l'autoroute en gémissant dans leurs portables. Je méprise les mamans qui s'imaginent que la vie est comme un épisode de "notre belle famille" et qui collent leur mioche sur le siège avant sans ceinture parce qu'il a eu une bonne note à l'école (il mérite bien de traverser le pare-brise). Je déteste les gens qui pensent que le clignotant est en option sur certains vehicules. Je suis parfaitement intolérante face à ceux qui ne maitrisent pas leur voiture ou qui justement pensent la maitriser en toutes circonstances. Et, j'y viens, je mettrais volontiers ma main dans la tronche à tous ces sacs à merde qui prennent le volant en ayant bu.

          Autres éléments révoltants qui me font penser que je prends un bon "coup de principe". J'ai en horreur les jeunes (j'ai moi même moins de trente ans et c'est pour ça que je me sens vieillir) qui crachent systématiquement sur tous le fonctionnement politique et social français. Je ne peux entendre sans réagir des paroles du type: "de toute façon, ils se mettent tout dans les poches", ou encore  "on paye des impots pour qui?". Ces gens là, la plupart du temps, n'ont jamais débourser un centime et profitent de la sécu et d'autres avantages depuis leur naissance. Je déteste cette révolte prémachée (par des groupes ou des artistes qui ne pensent souvent qu'à faire de l'argent) contre la justice et les forces de l'ordre. Et pourtant, je suis ouverte d'esprit, consciente que certaines choses ne fonctionnent pas dans notre pays et profondément concernée par la situation sociale de ce dernier, je vote à gauche depuis que j'en ai l'occasion, même si la solution n'est peut-être pas là. Je n'aime pas du tout entendre des gens véhiculer des idées qu'ils ne comprennent même pas car ils ignorent tout de ce qui se passe autour d'eux, mais simplement parce qu'elle sont à la mode.

         Il y en a encore des paquets. En bref, j'aime pas les gens qui ralent tout le temps mais qui ne proposent jamais aucune solution, facile de voir où sont les problèmes. J'aime pas ceux qui font chier leur Saint-bernard au milieu de la pelouse fleurie. J'aime pas ceux qui fument n'importe où (j'ai pourtant fumé 10 ans et la fumée ne me dérange pas). J'aime pas les gens qui crachent dans la rue. J'aime pas les porcs qui balancent leur sac Mc do après s'être goinfrés. J'aime pas ceux qui pensent tout savoir et qui utilisent des mots dont ils ignorent le sens. J'aime pas les gens qui crient, les mères qui tapent leurs gosses et les traitent comme des merdes en public (ou ailleurs). Les couples qui se claquent des engueulades en permanence ou au contraire, qui se lechouillent tout le temps

          On croirait entendre Baccri. Mais faut pas croire, j'aime beaucoup de choses et beaucoup de gens, et même qu'on me dit souriante. quoiqu'il en soit, ça fait du bien de vider son sac. Essayez! ( et toutes mes "confuses" pour le peu de vulgarité)...

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Réfléchissez, boycottez Cauet!

     Trajet en voiture. Radio. Conclusion: Cauet est un con. Je le méprise. Oui, je sais, je l'ai déjà dit. Il organise autour de sa lamentable petite personne un culte de la personnalité misérable, avec petit jingle stupide et blague de mauvais goût et toujours, toujours, toujours les références à l'audimat. Il est amoureux de lui. Aujourd'hui, apogée. Il parvient à organiser un rassemblement de 10000(dixit pour le nombre) moutons qui entonnent joyeusement ses conneries à Amnéville. Et ce sont les premiers (petits ados boutonneux qui feraient mieux d'être en cours) qui vont militer pour leur liberté d'expression, sans se rendre compte que ce gros naze de Cauet véhicule toute la merde médiatique du moment. Réveillez-vous, si vous ne voulez pas finir à ricaner stupidement comme la bande de hyènes lobotomisées qui l'entourent. Puis faut dépasser le stade anal à un moment de sa vie, nan?

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mardi 8 juin 2004

Rage

       Vraiment plus envie. Je réalise que c'est ce boulot qui est à l'origine de ma mauvaise humeur. Je bosse dans un trou à rats où les élèves comme les enseignants sont considérés comme des merdes. Fais ci, fais ça. Et c'est valable pour tout le monde, les jeunes comme les adultes. Je fais quoi? Je peux pas fermer ma gueule et l'ambiance de travail devient désagréable. Méfiance. Les élèves en deviendraient presque plus agréables que l'équipe de direction. Je vais plus dans leur sens en ce moment en tous cas. Des détails ridicules: pas le droit à une bouteille d'eau alors qu'il fait 30°C. Je bosse avec des jeunes de 17 à 24 ans mais ces messieurs dames refusent, peur des débordements, au propre comme au figuré.

    Les grognements arrivent quand j'explique la situation et qu'on me répond qu'ici, c'est pas moi le chef et qu'on me parle comme à une demeurée. Vive l'esprit d'équipe et la pédagogie. Vous voulez être démago, j'en ai à votre service, je me fondrai pas dans ce moule de maton, très peu pour moi, c'est pas pour ça que j'ai craché sur l'éducation nationale.

    Et petit à petit, mon rêve prend forme. Je vois où je vais, puisque les portes se ferment je n'en vois plus qu'une ouverte vraiment devant moi. Et qui a dit que je n'y arriverai pas. Ce qui bouillonne en moi en ce moment est une force.

Posté par Diane Groseille à 16:15 - - Commentaires [1] - Permalien [#]