mardi 19 juin 2007

Mon problème avec les mariages.

  • Les distances : faut toujours que ça se passe à Pétaouchnock, en pleine brousse et y'a toujours une conne qui doit pas boire parce qu'il faut prendre la route.
  • Les tenues plouploum tralala*, où la jupe est trop serrée, elle remonte quand on s'assied et on se caille les miches quand vient la nuit.
  • L'air coincé des mariés qui doivent prendre la pose toutes les trente secondes, parce que, vive la technologie, maintenant tous les convives ont un appareil photo et ils veulent tous leur petite part du rêve sur leur carte mémoire.
  • La longueur du repas : attendre deux heures et demi pour que n'arrive la première coupette de cocktail à 19 heures, puis voir le repas se prolonger jusqu'à trois heures du matin (je n'ai pas goûté au dessert, j'étais déjà à l'horizontale)
  • Ce côté si conventionnel et kitsch qui me dépasse omplètement.
  • La question qui me poursuit en permanence : pourquoi ?
  • Faire semblant (sans doute le plus dur)
  • La fille qui vous demande trois fois dans la soirée "et alors tu fais quoi toi maintenant ?". La première fois par politesse, la deuxième fois pour meubler l'attente entre le fromage et le dessert, la troisième fois parce qu'elle est cuite et qu'elle ne se souvient pas de vous avoir déjà posé deux fois la question.
  • L'oeil ému de toutes les demoiselles qui sont dans la salle, qui attendent le prince charmant et qui regardent chaque détail en se disant qu'un jour, ce sera leur tour.
  • Répondre dix fois dans le week-end à la question "Et vous, c'est pour quand ?", et avec le sourire s'il vous plaît...
J'ai malgré tout apprécié :
  • De voir mon homme en costume.
  • De revoir ses copains que j'apprécie beaucoup.
  • De pouvoir passer ce qu'il restait de la nuit chez les parents de Neb, avec petite tête piquée dans la piscine au réveil.
  • De constater que notre Lu est un très bon chien qui sait se tenir tranquille quand il faut.
  • De profiter de l'air des montagnes.

mariage

*Je repense avec un sourire sadique à cette jeune femme qui a perdu sa bonne humeur de circonstance quand elle s'est penchée à l'apéro vers sa petite filleule et que son pantalon a émis un monstrueux bruit de déchirement. Coup d'oeil circulaire, panique à bord, on se relève et on part en crabe, histoire d'éviter que tout le monde ne profite du spectacle. La demoiselle a passé la soirée en jean.

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lundi 28 mai 2007

Compression de kangoo.

4h39, dans la nuit de samedi à dimanche. Dans mon rêve, des pneus crissent, sur une longue distance, puis, en toute logique, vient le choc de la tôle. Ce bruit qui n'était pas venu me réveiller depuis des années. Alors, je suis là, assise dans mon lit, les yeux grand ouverts. Puis je me dis, "ça faisait longtemps, pourtant". Et je mets quelques secondes à réaliser que je ne suis pas seule. Neb à côté de moi est réveillé, assis dans notre lit, comme moi, il me regarde "tu as entendu aussi ?". Bien sur, alors, pas de doute, il y a bien eu un impact là dehors, dans la nuit, très violent sans doute. Neb se lève, me dit qu'il faut aller voir, mais très vite, on entend des voix, des gens sont déjà dehors, on entend quelqu'un qui crie de sortir de la voiture. Puis très vite, des portes claquent et des véhicules s'arrêtent à proximité. Le quartier est grand, les gens dont les fenêtres donnent sur la rue ont déjà du appeler les pompiers. Neb se recouche en me disant que de toute façon, ça ne sert à rien de descendre. J'ai du mal à me rendormir, le bruit court encore dans ma tête, comme il a couru trop longtemps autrefois.

Puis le lendemain, j'ai presque oublié, comme si ç'avait été un rêve. Je prends ma douche quand je vois Neb qui remonte de sa balade matinale avec Lucius. Il est crispé, ses mâchoires sont serrées. Il me dit "tu te souviens de cette nuit ?". Bien sur, je me souviens. C'est sa voiture. Sur sa voiture que l'impact a eu lieu. Elle est littéralement explosée, elle a été poussée par le choc sur le trottoir. Nous étions pourtant sûrs que le bruit provenait de l'autre côté, de la place. Il doit partir au poste. Il revient deux heures plus tard. Pas de blessés. Délit de fuite, la voiture des coupables a été enlevée dans la nuit, ils l'avaient abandonnée sur la chaussée après l'accident. Sans doute pas mal de choses à se reprocher... La voiture de Neb va sans doute partir à la casse, toutes les roues sont déformées, voilà à peu près ce que ça donne.

krash_kangoo


krash_kangoo_avant

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lundi 7 mai 2007

The winner takes it all.


Je ne veux pas parler
De ce par quoi nous sommes passés
Bien que ça me blesse
C'est désormais de l'histoire ancienne
J'ai joué toutes mes cartes
Et c'est ce que tu as fait également
Rien à ajouter
Plus d'as à jouer
 
Le gagnant remporte tout
La perdante se fait toute petite
Outre la victoire
C'est sa destinée
 
(...)
J'ai trouvé normal
De me construire une barrière
De me construire un foyer
Pensant qu'à cet endroit je serais forte
Mais j'ai été stupide
De suivre les règles du jeu
 
Les dieux peuvent jeter les dés
Leur esprit est froid comme de la glace
Et quelqu'un ici-bas
Perd quelqu'un de cher
 
Le gagnant remporte tout
La perdante doit tomber
C'est simple et évident
De quoi devrais-je me plaindre ?
 
(...)
Mais que puis-je dire ?
Il faut suivre les règles
 
Les juges décideront
Les gens comme moi suivent les règles
Les spectateurs
Gardent toujours profil bas
Le jeu vient de reprendre
Un amant ou un ami
Une chose grande ou petite
Le gagnant remporte tout
 
Je ne veux plus parler
Si ça te rend triste
Et je comprends bien
Que tu n'es venu que pour me serrer la main
Toutes mes excuses
Si ça te chagrine
De me voir si tendue
Et ne croyant plus en moi
 
Mais tu vois
Le gagnant remporte tout
Le gagnant remporte tout...

ABBA, The winner takes it all,1980.


***
Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite.
Je retombe, comme par hasard ce matin sur ce tube qui me fait,
en l'occurrence,
bien sourire... Jaune.

Depuis ce matin, comme par hasard, des sirènes dehors,
en continue, comme pour annoncer une victoire
que nous allons subir pendant cinq ans.

[Accessoirement, je tiens juste à préciser que j'adore ABBA,
et que tous vos commentaires concernant la pertinence de ce choix
et de sa valeur musicale sont vains,
j'adore,
je persiste et je signe]

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Je dis "aime" et je le sème, sur ma planète.

J'aime les gens.
J'aime regarder les mamans qui essuient les mains de leurs enfants dans la rue.
J'aime voir le sourire d'une vieille dame quand elle traverse un passage piéton devant ma voiture.
J'aime entendre les gens de ma région parler en dialecte, souvent fort et avec des éclats de rire.
J'aime aussi, au détour d'un rayon de supermarché, entendre les sonorités exotiques et mielleuses d'autres pays.
J'aime les plus jeunes, leur façon de s'exprimer, les efforts qu'ils peuvent faire pour entreprendre, pour être accepter et reconnus.
J'aime ceux qui essayent, alors que tout le monde leur dit que c'est pas la peine.
J'aime ceux qui travaillent, avec leur corps, avec leurs tripes, avec leurs coeur.
J'aime voir la patience, le calme, la tranquillité, l'humilité et la discrétion de certains.
J'aime aussi les coups de gueule justifiés, la révolte qui gronde pour certains, la force de dire merde et d'affirmer les choses bien haut.
J'aime ceux qui se battent, pour une liberté, pour un idéal, pour une utopie.
J'aime ceux qui protègent, qui aident, qui, sans aucune révolte, avancent avec les plus faibles.

J'aime Hugues. Il vit dans mon quartier, il est originaire de la Réunion et il parle avec tout le monde. Le samedi matin, il se fait beau, parce que dans mon quartier, il y a le marché. Et Hugues, il va voir tout le monde, il parle avec tout le monde, il aime tout le monde. L'autre jour encore, il me disait comme il était triste parce qu'ici, les gens se sentent si vite agressés, le prennent pour un SDF, un mendiant, un voleur, un violeur. Hugues veut juste parler avec les gens, il est à la retraite, c'est peut-être sa seule richesse.

J'aime cette femme qui vient tous les soirs au lycée, mettre de l'ordre dans les salles de classes et dont le sourire, dont les éclats de voix laissent oublier le voile qu'elle porte et qui pourrait encore (peut-être plus que jamais) déranger certains.

J'aime les gens, avec leurs forces et leurs faiblesses. Avec leurs couleurs, leurs différences, leurs identités. J'aime la richesse de notre culture, faite de toutes ces différences. J'aime voir, derrière le regard de chacun, son passé, ses richesses, ses paysages et ses parfums.

Bien sur, parfois, je les aime moins. Quand ils laissent leurs poubelles dans les escaliers, quand leurs méchants chiens viennent attaquer mon Lucien, quand ils roulent comme des cons, quand ils frappent leurs gamins en pleine rue. Mais ce ne sont que des détails comparés à ce souffle qui émane de chacun de nous.

J'aime voir comment le visage fermé et craintif d'une personne peut s'ouvrir quand on lui donne un sourire, ou un mot gentil.

Hier, les français ont choisi un président qui ne me représente pas (ma personne, mon métier, mes idéaux). Un président qui n'aime pas les gens, qui fait gonfler la peur, l'indifférence, le mépris et la violence en chacun de nous. Des sentiments qui l'animent d'ailleurs lui-même. Depuis hier soir, je baigne dans l'incompréhension et l'écoeurement. Je regarde mon prochain (dans la rue, dans mon immeuble, partout...) en me demandant, de quoi avait-il si peur pour en venir à ça ? Et je me demande surtout où ce choix va nous mener ?

barbecue_bleu

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samedi 28 avril 2007

Fait pas si divers.

L'Alsace, quotidien de ma région, relatait il y a quelques jours un fait divers qui a alerté ma curiosité et piqué ma sensibilité. Il s'agit d'une histoire classique, un homme qui promenait son chien avec une laisse automatique, et qui, sans doute à cause d'un moment d'inattention, a vu une voiture passer sur son fidèle compagnon et le tuer. Jusque là, malheureusement, tout est plutôt banal pour la plupart des lecteurs (notamment tout ceux qui n'ont jamais perdu un animal, d'autant plus tué par une voiture). La suite est moins anodine. Le maître de l'animal mort, réalisant la situation, s'est jeté sur le véhicule, en a brisé une vitre (à mains nues sans doute) et a fini par frapper le chauffeur. Résultat des courses : le maître du chien (paix à son âme) passera devant un tribunal très prochainement pour rendre des comptes. Bien entendu, le chauffeur devient ici la victime, et n'aura en aucun cas à se justifier. Imaginons une seconde ce qu'aurait risqué ce même chauffeur si son inattention au volant avait dû tuer un enfant. Je sais bien que beaucoup d'entre vous ne me permettront pas cette comparaison... Tant pis, je l'ose. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent dans quelles conditions j'ai perdu ma petite chienne Whawha. Le chauffeur est parti quelques minutes après avoir tué ma compagne de six ans, sans me laisser la moindre adresse ou numéro de téléphone, et sans que cela ne choque toutes les personnes en présence. Je suis rentrée chez moi ce jour là avec mon chien dans un sac poubelle et ma culpabilité en bandoulière. Ce n'est que plus tard que je me suis demandé pourquoi il n'avait pas eu de compte à rendre. Et pourquoi tout le monde trouvait ça normal. Je soutiens donc ouvertement ce Strasbourgeois et je comprends son attitude.

Pour ceux qui voudrait mieux comprendre, le récit ici de la fin de Whawha.

coup_de_pouce

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vendredi 27 avril 2007

Et mon cul, c'est du poulet ?

Jamais.
Voilà presque trois ans que ça dure et non, jamais...
Jamais je n'ai parlé de mes fesses ici.
Ni de quelque autre partie de mon corps d'ailleurs. Ou alors si peu. Parce que ça ne fait pas partie des priorités. Mais là, oui, c'est devenu une préoccupation. Si futile me direz-vous. "Encore une victime de la pub, de cette dictature médiatique qui nous impose la maigreur, encore une pauvre fille qui veut ressembler à Kate Moss". Non, je n'en suis pas là. Et pourtant...

Autrefois j'ai été maigre. Très. Au point de répondre aux questions de personnes qui me croyaient malade. Au point de me blesser en cognant mes os saillant sur les coins de meubles. Au point d'être agressée par des amies qui me soupçonnaient de faire des régimes en douce. Au point d'être pistée aux toilettes par des proches qui étaient persuadés que je me faisais vomir. Rien de tout ça. Et je n'ai même jamais trouvé ça joli. Ce n'était pas du tout une volonté de ma part, bien au contraire. Je m'en inquiétais, tout comme ma famille qui me traînait de toubib en toubib pour trouver l'origine de cette "fonte des graisses". J'ai presque failli disparaître... Puis un jour, sans aucun changement de mon rythme de vie, de mes habitudes, je me suis stabilisée... puis remplumée.

J'ai été contente d'être à nouveau dans la norme. Et maintenant, pourtant, quelques années plus loin, mes cuisses rondes, mes fesses molles et mon petit bidon me gènent. Question de confort. Mes pantalons me serrent et j'ai l'impression d'être un shamallow quand je me glisse dans une jupe. Tout me boudine et bien sur, je refuse de renouveler ma garde-robe, ce serait admettre cette réalité, baisser les bras, accepter la défaite et, résignée, considérer comme acquis ces quelques kilos de gras en plus (gagnés essentiellement au moment du déménagement où nous avons cuisiné "camping" et mangé "fast food" un jour sur deux). Alors je continue, avec mes quelque huit kilos en trop, à rentrer mon ventre et à vérifier de temps en temps si je n'ai pas fait pèter une couture.

Tout ce que je vous dis là, je ne peux pas en parler dans la "vraie vie". Parce que je ne suis pas grosse. Et dès que vous en venez à parler de ça autour de vous, juste de cette gène, on vous traite tout de suite de folle furieuse ou de pauvre fille qui cherche à ce qu'on la rassure "mais si, je te dis, j'ai des kilos à perdre"... "Non, je t'assure, t'es très bien comme ça"...

Le verdict fut cette phrase de mon père que je précédais dans la cuisine familiale : "t'as un gros cul maintenant toi". Sans voix... "Ben si tu le dis". Limite choquée. Cherchant presque à me justifiée.

Alors cette fois c'est décidé : je vais faire attention. Non, pas de régime, vous plaisantez, je n'ai jamais fait ça et je ne vais pas commencer maintenant, à l'aube de mes trente ans. Je vais juste me montrer prudente, manger encore plus de légumes (ils sont déjà en train de pousser sagement dans mon jardin) et COURIR. J'ai pas encore commencé, mais je vais m'y mettre, histoire de remodeler tout ça.

Je veux mes fesses d'avant, et pour ça, je suis bien décidée à me mettre un bon coup de pied au cul.

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La peste et le colèreux.

Me voilà coincée.
Oui, bien sur, je vais voter pour elle.
Sans espèrer qu'elle sorte.
Et pourtant si, il le faut.
Ce ne peut être qu'elle.
Impossible que ce soit lui.
Où sont mes idées, mes convictions.
Qui sont ces deux clowns qui veulent juste s'asseoir dans un beau fauteuil rouge.
Les yeux de Ségolène sont faux, elle les baisse, je ne la crois pas.
Les yeux de Nicolas renvoient de la haine.

Vraiment perdue,
avec un choix qui est déjà fait.

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jeudi 5 avril 2007

Fine observation !

Je suis abonnée au Nouvel Obs' depuis quelques années maintenant. Et là, je sature. Au départ, il s'agissait d'avoir une bonne base d'information chez moi, parce que je n'avais pas le réflexe hebdomadaire d'aller chez mon buraliste pour y trouver des revues, n'étant plus fumeuse, je n'y mets plus les pieds (sauf en cas de prunes qui m'imposent un timbre amende). Cette revue me paraissait sympa, agréable à lire et plutôt objective.

Les derniers temps, je sature. Campagne électorale oblige, on nous sert des tronches politiques chaque semaine. Et je ne compte plus les titres dignes d'une Elisabeth Teissier "pourquoi il peut gagner" ou d'un Marc Levy "Et si c'était lui" qui accompagnent les portraits de chaque candidat. Bien entendu, on n'a eu droit qu'aux trois grandes têtes d'affiche. Et l'objectivité tend à s'essouffler... Pareil à la télé. Et si on nous donnait du neuf ?


Seg_obs

***

Je n'ai jamais parlé de politique ici. Parce que je n'ai pas envie que ce blog devienne une zone de polémique. Je vais le faire aujourd'hui à cause des doutes qui pèsent sur mes épaules. J'ai toujours eu des idées de gauche. A cause de mon éducation, de mon métier, de ce que je vis, de ce en quoi je crois. L'idée qu'une femme puisse incarner ces idées m'a beaucoup plu fut un temps. Et en dehors du fait qu'elle soit une femme, j'ai cru en elle... fut un temps. Puis la campagne a pris une tournure plus sérieuse et je me perds petit à petit. Il y a d'abord eu toutes ces propositions plus utopiques les unes que les autres, frôlant la démagogie. Puis il y a son attitude, tellement crispée, tellement rigide, dans laquelle je ne vois pas transparaître mes idées, celles de la gauche. Je trouve que ses paroles sonnent faux, qu'il n'y a pas de force, pas de foi dans ses mots. Mais jusque là, il y avait toujours un espoir.

Puis il y a eu ce soir où je tombe sur elle un peu par hasard. Elle semble plus tendue que jamais, face à Michel Denisot sur un plateau de canal+. Les traits tirés, comme une gamine à qui on vient de marcher sur les pieds dans la cour de récréation, elle traite Nicolas Sarkozy de "menteur", parce que lui même l'avait traitée de quelque chose d'autre, parce qu'elle avait dit "ignoble" à propos de ses idées. "C'est pas moi, maîtresse, c'est lui qu'a commencé", "c'est celui qui dit qui l'est"... Une école maternelle, oui, une de mes salles de classes, à la limite, mais pas en pleine campagne électorale. Pitié, il faut relever le débat, on ne peut pas se contenter de ces arguments, de cette petite guerre d'intérêts et de fiertés personnelles.

Je suis perdue, entre mes convictions et mes intuitions. Je ne veux pas de Nicolas Sarkozy, que je juge dangereux et fourbe, trop nerveux, trop sur de lui. J'attends, mais sans savoir si les jours à venir et si les débats prévus sauront m'apporter une réponse.

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mardi 27 mars 2007

Nelly, la strasbourgeoise à Pékin.

Ma région est toujours très dignement représentée à la télévision. Ce soir, après neuf heures de cours, je me pose devant mon bol de soupe et la dernière émission de télé-réalité de M6. J'avais lu dans le journal régional que des Strasbourgeois étaient dans la course. Jamais regardé ce truc, mais mon état de fatigue met en veille mon esprit critique, donc, ça passe. Puis, très vite, entre deux cuillers de soupe, je découvre LA Strasbourgeoise, dans toute sa splendeur. Le critère de sélection devait être la vulgarité et elle est parfaite. Les seuls mots de vocabulaire sont "putain" et merde". 150 occurrences pour le premier, le double pour le deuxième. Même plus besoin de lever les yeux pour savoir que c'est elle qui est à l'écran. Bravo, pour une fois que ce n'est pas un accent à couper au couteau ou un facho de base !

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dimanche 25 mars 2007

Hypocondriaque.

Cette semaine, une personne qui m'est à la fois très proche (par les liens du sang) et très lointaine (par ce que nous partageons) a été hospitalisée. Au départ, il s'agissait de problèmes intestinaux. L'intéressé avait déjà fait des analyses dont il attendait les résultats, mais il faut savoir que l'intéressé a un gros problème non pas intestinal, mais des "boyaux de la tête". C'est à dire pour faire simple qu'avant l'ombre d'un résultat, il était déjà persuadé de mourir d'un cancer généralisé dans la semaine. Ses nerfs ont lâché, torrent de larmes 24h/24 et son médecin qui est une flèche a décidé pour rassurer tout le monde de le faire entrer en clinique. Brillante idée qui n'a fait que conforter mon proche dans ses délires d'agonie. Toute la famille a eu droit au récit indirect du néant de maladie, de l'attente angoissante, histoire de bien en faire des tonnes. Pour finir, le verdict est tombé en fin de semaine, pas la moindre trace de maladie, même pas une petite chiasse. Et ce après coloscopie, analyse de sang, d'urine, échographie et autres examens plus poussés les uns que les autres (ceci additionné à quatre jours en clinique, bravo la facture sécurité sociale). Puis notre flèche de médecin (histoire de bien enfoncer le "malade" dans l'idée cette fois d'un complot interplanétaire pour lui dissimuler sa terrible maladie) lui colle deux bonnes semaines d'arrêt. Qui lui seront bien utiles pour cogiter et pour réussir au bout du compte à ses créer une véritable belle grosse maladie, un truc bien costaud.

Je ne suis pas allée le voir. J'ai eu des nouvelles par mail, sans en demander...

Parce qu'avant les résultats, je connaissais la chute de l'histoire.
Une histoire pas drôle parce que derrière le protagoniste, il y a une femme et deux filles.
Parce qu'il y a dix ans déjà, il était sûr qu'il allait mourir dans la douleur et le désespoir.
Parce que je suis persuadée que tout vient de la tête,
et qu'il va l'obtenir sa maladie incurable et exceptionnelle qu'il tricote depuis des décennies.
Parce que de nombreuses personnes qui sont vraiment malades savent se montrer fortes, dignes et courageuses.

la_vie

Je n'ai pas peur de la mort. Je sais qu'elle est là, au-dessus de nos têtes. Je ne l'oublie jamais. Je vis avec elle, je l'ai déjà vue en face mais je n'en ai pas peur. J'ai plus peur de celle de mes proches, du vide que ça laisserait, égoïstement. Mais la mienne arrivera bien assez tôt, pour que je ne la craigne et ne me pourisse la vie en l'attendant.

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