mardi 23 août 2005

Groseilles sensuelles.

Pour moi, la groseille évoquait la tradition, les confitures de grand-mère, les gourmandises d'enfants, les desserts acidulés, l'été et les feux de la Saint Jean. Maintenant, il y a aussi
ça.

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lundi 22 août 2005

Pré rentrée.

Dans une heure, toutes les têtes des collègues de l'année dernière vont s'imposer à moi pour une nouvelle année. Même Tête de Briques. C'est une fatalité. Pas Tête de Briques, le fait que sa tronche va monopolyser mon champ de vision une bonne partie de l'année. Eurk. J'aimerais la vomir une fois pour toute, vomir sa méchanceté et son arrivisme, son incompétence et son inconstance.

Passons. C'est un temps idéal pour remettre les pieds dans le lycée et dans cette morosité qui doit y règner... Il me reste presque une semaine de sursis avant l'arrivée de mes monstres. Beaucoup de monde à voir encore d'ici là. Beaucoup de petits détails à mettre en place. De petites choses qu'on aimerait voir règlées d'ici là. Pour être sur la ligne de départ avec  le coeur le plus léger possible.

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mercredi 17 août 2005

Mes images.

l_oeilJ'étais ravie de découvrir il y a quelques mois la nouvelle option "album" de canalblog. J'avais alors balancé rapidement quelques photos pour voir ce que ça donnait. Très moyen. Pas l'effet, mes photos. Beaucoup de flou (dont certains qui traînent encore d'ailleurs). J'ai mis à jour hier. Mais plusieurs albums plus costauds sont en préparation. J'entends par "plus costauds", plus de profondeur et de consistance. Moins niais. Les natures mortes, ça va un temps. Même si je ne me lasse pas de botanique.  En fait, je joue avec l'engin de Neb homme de moi depuis quelques mois. Pas d'ambiguité, je vous vois déjà ricaner, il s'agit de l'appareil que je tiens dans mes mains sur la photo.. Bien plus difficile de faire de belles photos que ce que l'on peut s'imaginer. Tellement de paramètres à prendre en compte. J'en reviens parfois, découragée, à mon petit A75. Il faut d'ailleurs que j'essaye de rencontrer un photographe professionnel que je connais, chez qui j'ai travaillé étant gamine. Il pourra sans doute me donner quelques tuyaux.

A ce sujet, je mets aussi une catégorie "images" dans mes liens avec de très belles photos qui valent le détour. Bon voyage... Moi, je pars vagabonder quelques jours encore dans la campagne.

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mardi 16 août 2005

Vol éphémère.

Assise à côté de ce thé vert  qui semble jaune dans cette tasse rose, j'ai le blues. Un peu. Une première vague de vacances qui vient lècher mes pieds et qui se désintègre. Neb homme de moi a repris le taf ce matin. Comme un grand, il a obéi au réveil qui a grésillé à sept heures. Et moi, sans lui, je suis une handicapée des vacances. J'ai encore "presque" deux semaines devant moi.

(Presque parce que la semaine prochaine, c'est la pré-rentrée. Ouais, c'est encore les vacances. Pour moi, ça commence quand la première sonnerie retentit et que j'ai mes nouveaux monstres en face de moi. J'ai d'ailleurs rêvé d'eux cette nuit. Si si, sans les avoir jamais vus. M'enfin, je mégare.)

Oui, toute seule, je suis une handicapée des vacances. Et pourtant, mon Neb homme de moi n'est pas du genre "prise d'initiatives" et "organisation de journées bien bouclées"... Au contraire. Mais je ne me sens pas de sortir seule. Pour faire quoi, aller randonner seule, aller au zoo, au cinéma? Et oui. Pourtant, va bien falloir ma grande. Il est hors de question que tu passes les deux semaines qui restent à te morfondre devant la télé. En plus, regarde, le soleil revient t'encourager. Alors, tu vas prendre ton appareil, et tu vas te balader... C'est vrai que j'ai plein de choses à faire, de petits bonheurs à emmagasiner encore, qui doivent, comme les autres, scintiller, éblouir...


Puis petit coup de blues aussi parce que notre escapade est déjà si loin derrière nous, comme de petites vignettes de BD, il en reste si peu. Quelques clichés, éphémères.

coquelicot


Il me reste par exemple ce soleil couchant en face de moi, qui transperce des nuages épais et la montagne, cette pente d'herbe à dévaler qui m'appelle et un jeune homme dans mon dos qui me susurre presque tendrement "et maintenant, tu vas faire un bisou au soleil". Je lance mes jambes, quelques pas encore lourds et ce n'est plus la même gravité... Le vide de plus en plus profond sous mes jambes et la puissance du vent au-dessus de moi.  J'ai volé.


parapente__toiles

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lundi 15 août 2005

Des journées grises.

Troisième journée sans lumière qui s'effondre. Pas envie de se lever du coup. Comme un avant goût de ce que l'on redoute et qui arrive à grands pas. Plus on y pense, plus ça se bouscule vers nous. La journée d'hier était tellement insignifiante qu'elle pourrait être rayée du calendrier. Rien fait. RIEN. Il n'y a rien à en retenir. Elle pourrait disparaître de mon espace temps, ce serait pareil.

Nuançons. Quelques commentaires pourtant. Notes pour plus tard:

  • Ne pas regarder la télé le dimanche. Programmation encore plus insipide que les autres jours.
  • Ne pas attendre que Neb homme de moi propose une sortie ou une activité. Il ne le fait pas. Surtout s'il se plonge dans un bouquin dès le réveil.
  • Garder la recette des chaussons aux pommes improvisée hier matin pour tuer une demi-heure d'ennui mortel. Succulents chaussons aux pommes.
  • Se mettre définitivement aux "ouvertures faciles" et ne pas faire sa maline avec un couteau pointu pour transpercer du plastique alors qu'on a son doigt derrière.

Et aujourd'hui, comme si c'était pas suffisant, on nous recolle la même journée, qui ressemble à s'y méprendre à un dimanche pluvieux.

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jeudi 11 août 2005

Retour galopant.

Sommes denouveau là. Depuis lundi. Mais il y a comme une course qui nous bouscule. Pour rentabiliser encore chaque minute avant que ne reprenne le travail. Comme si une fois que la sonnerie aura retenti, nous allions être prisonniers jusqu'au prochain été. Et pourtant je lutte contre cette idée. Je ne veux pas baigner dans l'ambiance boulot jour et nuit. Les quatre premiers mois ont étét tellement durs l'année précédente. Il faut que je sois capable de décrocher dès que je quitte le lycée. J'ai des projets. Comme toujours. Et je me demande pourquoi, stupide que je suis, je gâche déjà cette matinée de vacances à y penser.

Bref, au lieu de penser futur, pensons un peu passé. Avons passé deux bonnes semaines dans les alpages. Que du bonheur. Des balades dans les marchés. Un vol en parapente. Quelques randos bien difficiles. Des découvertes de personnages que l'on pensait pourtant connaître. Des petites soirées parfumées d'été. Des paysages à couper le souffle. Et on continue à courir dans tous les sens. Sur notre élan. Comme ces athlètes qui font une course et qui sont encore projetés sur plusieurs mètres après la ligne d'arrivée.

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vendredi 22 juillet 2005

Poudre de Perlimpinpin.

nuit_couleurs

Dernier message avant une vraie fuite, celle-ci. Neb homme de moi et moi-même prenons la poudre d'escampette vers des cieux de tendresse et de découverte, d'évasion et de nouveauté. L'espace de quelques semaines. Il ne faudra surtout pas compter les jours. Il faudra rentabiliser chaque minute, broder des souvenirs merveilleux, pleins de paillettes et de soleil, qui nous permettront de survivre les jours sombres et sinistres d'hiver.

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jeudi 21 juillet 2005

On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans.

hkenDeux jours passés chez mes parents. L'impression d'une éternité. Cela faisait quelques temps que je n'y étais pas restée longtemps, seule surtout. Nos visites avec Neb se résument à quelques repas dominicaux. J'ai un peu tourné en rond. J'ai traîné là-bas, n'y trouvant plus vraiment ma place. Certes, il y a toujours ma chambre d'adolescente, mais je n'ai plus mes répères là-bas, ce n'est plus chez moi.

Curieusement, de nombreux souvenirs d'ado me sont revenus. Il y avait comme des fantômes de cette période qui filaient entre les murs de la grande maison.

Ado, j'étais une pourriture, une vraie peste, une rebelle, une casse-couille. Rejet systématique de toute forme d'autorité: les parents, les profs, la société (grand mot très péjoratif que l'on ne peut s'empêcher de dire avec du dégout dans la voix quand on a dix sept ans). Les grands classiques. On me disait "oui" et je disais "non", on me disait "noir" et je disais "blanc", on me disait "s'il te plaît" et je disais "merde".

  • Je repensais à toutes ces nuits où ma mère ne devait pas dormir en m'attendant. Elle se serait coupé un bras pour avoir un téléphone portable pour me joindre, mais ça n'existait pas à cette époque. Elle s'est fait tant de soucis.

  • Je repensais à toutes ces fois où je ne prenais pas le bus qui devait me ramener chez moi le soir, pour passer plus de temps à traîner avec les copains, autour d'une bière, à fumer sans se soucier de rien.

  • Je repensais à tout ces matins, dans la cour du lycée, où on se regardait avec un petit sourire en coin et où on filait avant la sonnerie pour ne pas assister à ces heures de cours mortelles.

  • Je repensais à ces amitiés qui semblaient alors infaillibles et qui se sont si vite éffilochées. Les grandes promesses "à la vie, à la mort", les projets farfelus qui font rêver, les ambitions de changer le monde. Ils sont tous loin maintenant, les projets comme les amis. Pas géographiquement pourtant, mais plus rien ne nous rapproche.

J'ai tellement changé, j'ai grandi, très vite en fait. La fin du lycée marquait l'entrée dans la vraie vie et la fin de la rébellion gratuite et facile. Une grande claque dans la gueule en fait. On ne lâche pas pour autant ses ambitions et ses projets, on réalise simplement mieux, ce que c'est en vrai: le loyer, les factures, les jobs, la vie à deux, le manque de temps, les retours dans la tronche, les fins de mois difficiles, les menus-patates... Les responsabilités.

Puis en fait, on devient adulte sans même sans rendre compte. On se réveille un matin, dix ans après, pour réaliser que le grand pas en avant est fait, qu'on est un grand, depuis longtemps déjà.

  • Je repensais au livre d'Alexandre Jardin, Le Petit Sauvage, et à son héros qui ne veut surtout pas grandir. Syndrôme de Peter Pan. Je ne voulais pas grandir non plus en fait...

jardin_petit

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mardi 19 juillet 2005

Petite fuite.

Je pars deux jours. Je suis prète, avec mon panier en osier sous le bras, des bouquins, l'appareil photo et de quoi écrire... Avant goût des escapades qui se feront avec mon tendre Neb la semaine prochaine. Je retourne dans la cocon familial, prendre le soleil dans le jardin, lire, gambader dans les prés à la nuit tombée, dormir dans mon lit de lycéenne...

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lundi 18 juillet 2005

Ma liste.

J'ai fait du ménage. La liste des liens a bien changé. Parce que les derniers jours, j'ai le temps. De lire, de regarder, d'observer. Certains liens n'étaient plus valides, d'autres aboutissaient sur des pages désertées depuis plusieurs semaines, plusieurs mois. Je n'avais jamais pris le temps de les supprimer. Puis comme c'était des personnes que j'aimais bien lire, j'espèrais toujours qu'ils reviendraient. Je reprends ma comparaison:

Lire un blog, c'est comme entrer dans l'appartement de quelqu'un,
ouvrir avec lui ses albums photos,
mais aussi fouiller ses tiroirs et observer ses bibelots, les livres ou les films alignés sur les étagères,
l'écouter raconter des histoires autour de la table basse et d'un thé...
Alors quand certains partent en vous laissant les clés, sans vous dire où ils sont partis et quand ils vont revenir, ça laisse une étrange sensation d'abandon.

 

Ainsi, j'ai rangé. Et en époussetant, en poussant les meubles, j'ai vu d'autres blogs, des jolis, des émouvants, des rigolos... Et je me suis dit qu'ils pourraient bien remplacer les autres. Puis j'ai fouiné, de liens en liens, je me suis laissée porter sur la toile. Et comme une drogue, on en veut toujours plus, on les cherche, on ne voudrait pas rater la perle rare. J'ai retrouvé certains qui disaient avoir mis la clé sous la porte, qui avaient ouvert une autre porte plus loin, pour recommencer, mieux, autrement, à zéro.

Du coup, la liste est longue. J'ai classé, comme une table des matières, un catalogue. Parce que j'aime classer. Faut que ce soit rangé. Et j'aime maintenant afficher ma page et me laisser entraîner vers ces mondes si différents et si riches.

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