mardi 13 septembre 2005

Ses mots.

Deux longs messages d'un jeune homme dans ma boîte mail ce matin. Il me cherche je crois. Ce que j'écris semble lui plaire. Il croit me voir derrière des mots. Il joue aux devinettes. Il pense que ses messages me dérangent. Il ne veut pas trop en dire, ou mal dire. Il cherche ses mots. Il ne sait pas à quel point ça me touche. Je lui répondrai. Longuement sans doute. Quand j'en aurai le temps. Il le mérite. Merci.

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lundi 12 septembre 2005

Mal aux dents.

Bougon. décidément. Pourtant le soleil revient et faudrait que je mette les contrariétés de la veille au placard. Je fais tout pour. J'écoute Bogaerts: "c'est des rhododendrons, ça sent bon". Je fais des efforts. J'ai souris aujourd'hui. Plein. A tout le monde. Pour rien. Juste pour y arriver au bout du compte sans y penser, pour y croire.

D'ailleurs P.  me fait sourire. Jaune. Lui aussi il a un gros nombril. Alors il demande aux gens "comment tu vas". Il demande tout le temps, plusieurs fois par jour. Mais la réponse, il s'en pête comme de l'an douze. C'est comme un trampoline pour parler de lui. Vous remarquerez d'ailleurs, les gens, quand on leur demande comment ils vont, répondent sans même y réfléchir "ça va". Par pudeur, par politesse par économie de temps. Parce qu'on se voit mal répondre, qu'en fait, non, ça va pas fort, personne ne nous écoute, on a les impôts à payer, cette facture de gaz, plus une tune pour le plaisir, la vidange à faire et qu'en plus on est constipé (ce ne sont bien sur que des exemples). C'est plus simple de répondre "ça va". C'est plus simple quand on a pas P. en face. Parce qu'avec P., il vaut mieux raconter sa vie avant qu'il ne le fasse, ou alors se sauver vite. J'opte de plus en plus souvent pour cette deuxième solution. Et pas seulement pour P. en fait. Je fuis les gens.

Puis, oui, tiens, j'ai mal aux dents. Et merde. Vaut mieux que je la ferme.

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Constat.

Les crevasses d'hier sur la tronche. Sale gueule. Mes paupières sont gonflées. Je voudrais les gommer et avec elles la journée passée. Ces mots acides, toute cette colère et cette déception. On ne choisit pas sa famille. Et pourtant, qu'est-ce que je les aime! Puis dans la soirée, avec Neb homme de moi, nous avons aligné des mots d'explication, encore. Je veux qu'il comprenne, je veux pas qu'on en reste là. Je ne veux pas non plus faire semblant.

Ma voisine Marie au téléphone l'autre soir. Elle me parle. Pendant exactement 26 minutes. Elle se plaint, chouine, explique sa vie pour mieux la vivre (ce que beaucoup d'entre nous font). Au bout de 26 minutes, il faut qu'elle me laisse. Elle raccroche. Je reste assise. Elle n'a pas demandé une seule fois comment j'allais. J'ai l'impression d'avoir regardé une mauvaise série à la télé.

Le nombril des gens est peut-être ce qu'ils ont de plus important. Ce qui les rattache à eux-mêmes. Mon nombril est ici. Je ne le montre pas pendant 26 minutes à mes amis.

Je me sens seule.

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dimanche 11 septembre 2005

Les dimanches soirs puent.

Je me sens seule ce soir.
Je me sens lourde.
Incomprise.
Trahie.
Journée pourrie.
Des tensions.
Des mots tranchants.
Des larmes.
Goût de trop de sel dans la bouche.
On se fout de moi.

Je suis sans doute faite pour vivre seule.
L'impression d'être sale.
Le regard des autres se fait de plus en plus blessant.
Leurs mots, au lieu d'apaiser me pèsent.
Et les miens sonnent creux, on ne les entend pas, on ne les comprend pas.

J'ai marché tout à l'heure, pour ne pas trop montrer mes larmes, je suis partie avec elles.
Je suis montée dans la forêt le long des chemins mouillés, gorgés.
Je souhaitais ne croiser personne.
Seule.
De plus en plus.

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Ambition.

Que celui qui n'a jamais traversé ne se moque pas de celui qui s'est noyé.

Proverbe africain.

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samedi 10 septembre 2005

La première fois.

Il a été gentil avec moi. Il a peut-être vu mes mains trembler quand j'ai sorti l'instrument de sa boîte. Je n'ai pas fait grand chose. Il m'a parlé de lui, je lui ai parlé de moi. Il m'a montré comment tenir correctement mon instrument. D'après lui, pas d'archet pour le moment, pas avant deux bons mois. Et je suis tellement impatiente. Ne pas aller plus vite que la musique. Alors, jusqu'à mon prochain cours, je dois enchaîner ces mouvements, pour que l'instrument vienne se caler tout naturellement au creux de mon cou. Et cet enchaînement qui n'a en fait rien de naturel ressemble plus à une mauvaise macarena qu'à des gestes artistiques et souples. Mais je suis contente de pouvoir déjà le manipuler, en sachant que c'est juste, que c'est ma persévérance qui est mise à l'épreuve, qu'il faudra du temps. Le toucher est toujours tellement sensuel.

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***


Fête de quartier ce week-end. La famille qui a mangé ici hier soir. Sympa. Tour en vélo en vue, même si le soleil se planque. Je suis heureuse, satisfaite d'aller au bout de certaines choses, des rêves qui se réalisent, une année qui s'annonce bien. Chut... Faut pas le dire...

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Petite boule dans mon ventre.

Non, je ne suis pas enceinte. Enfin, pas à ma connaissance. Il y a simplement une petite boule d'appréhension qui se roule dans mon ventre depuis hier soir, puisque ce matin se joue pour moi une nouvelle rentrée. Encore. Différente cette fois puisque je prends la place de l'élève. Elève particulière avec un morceau de bois sous le menton et des poils de chevaux dans la main droite. Allez comprendre!

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vendredi 9 septembre 2005

Matin vert...

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jeudi 8 septembre 2005

Plus tard.

Deuxième semaine déjà (presque) bouclée. Je compte les jours comme un fumeur qui aurait réussi à se séparer de la cigarette. Puis viendra un moment où je ne compterai plus. La machine sera vraiment lancée. Difficile de se dire que c'est "pour de vrai" avec ses relents de grandes vacances. Difficile de se dire qu'on est parti pour plusieurs mois. Le soleil qui nous nargue donne à ce mois de septembre des couleurs de juin. Et je me sens frustrée de passer chaque minute de douce chaleur devant un tableau blanc, alors que j'aimerais me vautrer dans un pré ou m'évader encore sur mon vélo noir. J'appréhende tellement cet automne qui va nous priver de chaleur et de lumière, qui va nous anésthésier les sensations, qui va nous ancrer dans la routine et anéantir notre motivation. J'ai peur de cette nuit qui va se faire omniprésente.

Filer dehors avant que le soleil ne se couche.

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Poirier.


Et la marine va papa venir à Malte.

???

Posté par Diane Groseille à 19:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]