samedi 20 janvier 2007

La question du jour.

Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer
pourquoi j'ai tout un tas de visiteurs
provenant de skyblogs plus cakes les uns que les autres,
alors qu'il n'y a sur leurs pages aucun lien vers mon blog?
Nouvelle stratégie pour gonfler la popularité des blogs d'ados en mal de reconnaissance?

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jeudi 18 janvier 2007

Coeur d'artichaut.

Je me souviens de ce petit gars aux yeux bleus qui avait enregistré une cassette si romantique pour moi quand j'étais en quatrième.lui_et_moi

Je me souviens, à peine plus tard de mon béguin pour ce blondinet odieux qui prenait un malin plaisir à me traiter de tous les noms.

Je me souviens de mon année de seconde passée à fantasmer sur ce beau brun que je n'ai jamais su aborder. Ma quête stupide et discrète pour glaner des informations à son sujet. L'attente des journées entières à compter chaque minute de cours, pour l'apercevoir seulement monter dans le bus... Puis en descendre vingt minutes plus tard.

Je me souviens de ma chute vertigineuse quand un autre beau blond aux cheveux d'ange, sur un trottoir pluvieux un matin de mai, m'a dit "non". Non, il ne voulait pas de moi, non, d'ailleurs, il avait passé une semaine avec moi et d'autres, à l'autre bout de la France, mais il ne se souvenait même pas de mon prénom. Insignifiante. Après lui, d'autres ont su jouer avec mon coeur d'artichaut.

Je me souviens de mon premier véritable amour. Année de terminale. Quelques péripéties auxquelles on pense qu'on ne survivra pas, puis il est là. Il a les boucles de Jim Morrison. On ne l'avait pas vu pourtant. Et ça faisait des mois que lui il le savait. Il n'avait rien dit. Il était au-dessus. Il avait attendu. Puis ça en devient une évidence. C'est lui. Il trouve les mots, il devient oxygène, il devient une partie de moi. Et je me demande comment j'avais pu exister avant lui. Je m'éloigne de tout le reste. C'est le plus important. Je quitte le cocon familial pour partir faire mes études avec lui. Dans une autre ville, à l'opposé de mes amis. Je me retrouve seule et loin, mais ça n'a pas d'importance parce que je suis avec lui. On se suffit. De l'amour et de l'eau fraîche, les galères d'étudiants nous importent peu, nous sommes forts. Puis quelques années passent. Et la lassitude s'installe. Nous avons fait un condensé de vie de couple. Nous nous retrouvons à vingt-deux ans avec l'impression de ne plus nous voir, et surtout d'être passés à côté de tant de choses. La rupture se fait d'un commun accord, en douceur, sans trop y croire, comme pour redonner de l'air. Ma mère trouve alors malin de me traîner chez le toubib. "Parce qu'elle dit rien la môme, elle va forcément pas bien". Moi, je ne savais pas trop, rien n'avait plus de goût. D'ailleurs je ne mangeais plus grand-chose. On me colle sous antidépresseurs. Et je suis en apnée. Tout est rose, mais je sais bien que ce n'est que du maquillage, ça a la texture du carton-pâte.

Quelques mois plus tard, je respire à nouveau. Je trouve un deuxième souffle que je n'attendais plus. C'est Lo. Et c'est magique et... éphémère. Et qu'est-ce que ça fait mal !

Après, j'ai peur de m'engager. Je joue avec le feu, avec la liberté, comme dit Tété, "je me laisse pousser les envies". Flirts d'un soir, nuits sans lendemain, pas de promesse, pas de destin, et on s'en balance de voir ces éconduits repartir la queue entre les pattes en remballant leur coeur brisé. Au contraire. Y'a comme un goût de vengeance. On ricane doucement. On marque le mur d'un trait blanc dès qu'il y en a un qui tombe. Puis arrive Jules. Dans toute sa splendeur. Un peu plus intéressant que les autres. Parce qu'il avait suivi le même chemin que moi. Il ne voulait plus prendre de risques. Ce n'en était pas un qui cherchait "la femme de sa vie". Alors on devient "copain comme cochon". Tant de complicité, mais aucune promesse. Parties de jambes en l'air et folies nocturnes à travers la ville.

Là où ça se complique, c'est quand le "véritable amour", le "premier" revient. La bouche en coeur, pensant qu'assez d'eau a coulé sous les ponts pour qu'on remette les choses à plat et qu'on reparte du bon pied. Et moi, je ne peux pas y résister. Mais le " copain comme cochon" s'accroche de son côté au peu qu'on lui avait laissé miroiter. Il en veut et est prêt à se contenter des miettes, parce que ça faisait partie du jeu. Alors pendant quelques mois, je jongle, entre la confiance fantôme et les scrupules indigestes. Puis la vérité éclate. Le "véritable amour" de la deuxième chance disparaît, trahi, il me laisse honteuse, sans nouvelles pendant plus d'un an.

Plus tard, après quelques parenthèses foireuses, un directeur de colo, un copain de ma soeur, arrive Neb homme de moi, virtuellement puis dans ma réalité. Il est toujours là, avec les hauts et les bas.

Je regarde tout cela par-dessus mon épaule, un bref bilan de mes histoires d'A., et bordel, que c'est difficile.

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Goutte-à-goutte.

plage_rougeUn silence. Un moment qui file s'en que je m'en rende compte. On court après des factures, des échéances, des délais. Notre appartement est encore un champ de bataille, mais doucement il (re)prend vie. Nouveau parquet posé dans la cuisine. Nous avons mangé froid pendant trois jours et fait la vaisselle dans le lavabo puisque tous les meubles étaient déplacés. J'ai l'impression de bivouaquer. L'image me revient de ces cabanes que ma soeur et moi construisions étant petites en pleine forêt. Nous posions la nappe sur la petite table faite de branchage avant même d'avoir un toit sur nos têtes. Je retrouve ici ces incohérences. Une tentative désespérée pour trouver un peu de confort, quelques repères dans ce capharnaüm. Petits bouts par petits bouts, on avance. Une petite satisfaction de chaque jour.

 

Tout en travaillant. Comme un fantôme, partir tous les matins, prendre la route, au radar. Je prends d'ailleurs beaucoup de plaisir auprès de mes classes. Il y a du partage, du respect, une vraie motivation. Pourvu que ça dure.

 

Et toujours la Martinique derrière moi, qui souffle un vent tiède sur mes jours.

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mercredi 10 janvier 2007

Mésaventure.

Promenade avec Lu à l'instant. On se fait plaisir à flâner sur les trottoirs, y'a comme un air de printemps et on en oublierait presque que c'est parfaitement anormal. Puis au détour de l'église, alors que j'ai le pif en l'air, Lu voit un truc avant moi. Je sens sa laisse qui se tend et j'ai à peine le temps de tourner la tête vers lui pour voir arriver sur lui une bombe. Un bull terrier sans muselière ni laisse qui se jette sur mon clebs en poussant des grognements dignes d'un film d'horreur. Tout va très vite, ça ne dure que quelques secondes. Je tire la laisse en me baissant pour soulever Lu que j'aperçois à peine dans la boule de poils que forment les deux chiens roulant l'un sur l'autre. Arrive dans la seconde un jeune gars en jogging avec une capuche sur la tête qui hurle "salope, salope". Je comprends avec du retard qu'il s'adresse à sa chienne. Il parvient à la choper, lui colle sa laisse en la rouant de coups. Lu est là, devant moi, sonné mais il n'a rien. Je le prends dans mes bras pour le protéger d'une éventuelle nouvelle attaque. Et j'arrive juste à articuler "tu pourrais lui mettre sa laisse". Le gars ne répond rien et part rejoindre une bande de copains qui squattent la place. Je tremble comme Lucien. Nous rentrons chez nous et je téléphone aux flics. Parce que j'ai eu peur. Parce que Lu aurait pu être un enfant, une petite fille ou un petit garçon qui se promène. Parce que la loi impose une muselière et que ce chien était en liberté. Parce qu'il ne m'a même pas présenté d'excuses. Parce que Lu aurait pu y rester. Une patrouille a été envoyée dixit la voix au téléphone. Après seulement, j'ai le goût amer de la dénonciation dans la bouche. Puis vient la peur de retomber sur eux, avec ou sans chien, les représailles...

Penser à autre chose. Lu va bien, c'est le principal.

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Eclairages III.

dans_l_ombre

Sami

J'ai été étonnée par la polémique "Sami Nacéri". L'homme est ce qu'il est et on a beau tout tenter pour lui trouver des excuses, son attitude reste impardonnable. Pas de quoi faire tant de bruit, et c'est plus ce point qui me surprend en ce début d'année. Un parfait inconnu aurait eu la même attitude que même la presse locale n'en aurait pas voulu. Pourquoi alors faire occuper les premières minutes du JT deux jours de suite à un fait si insignifiant. Les chaînes de télé françaises cherchent-elles à se mesurer à des Voici ou autres Gala ? Cherche-t-on à montrer encore à quel point les Maghrébins viennent troubler l'ordre publique et accentuer ce climat d'insécurité qu'on nous met à toutes les sauces ? ("Un acteur, en plus, vous vous rendez compte ma petite dame, on est plus à l'abri, ils sont partout !")

dans_la_lumi_re

beverlyhills90210

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C'est avec un peu de honte que je me dois d'avouer ma joie de retrouver certaines séries. Le fameux Beverly Hills pour commencer que je redécouvre par hasard sur TF1 certains matins. Oh oui, je sais, on est bien loin de la référence culturelle, mais j'aime revoir ces personnages qui ont tant évoqué dans ma jeunesse. Des Kelly et des Dylan qui incarnaient alors le modèle du rêve américain. Je souris aussi en retrouvant les thèmes préoccupants de nos années 90.
Puis il y a Grey's anatomy. Un Urgence en mieux, pour lequel Neb et moi avons développé un amour tout particulier, tant et si bien que nous avons fini par faire des adeptes autour de nous, pour nous retrouvés lors de la diffusion des derniers épisodes cet automne la bouche ouverte. Plus de diffusion prévue avant plusieurs mois, mais les saisons 1 et 2 en cadeaux de Noël...

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lundi 1 janvier 2007

2007.

Une belle et surprenante nouvelle année à ceux qui passent par là...

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vendredi 29 décembre 2006

Presque le dernier jour.

Ce matin, en marchant à travers la ville bleu glacé pour me rendre à un cours particulier, j'ai fait le point sur la situation.

Toujours beaucoup de cartons, toujours obligés de faire des pas de cigogne pour évoluer à travers notre appartement. C'est un agacement de chaque seconde, on ne sait plus où trouver nos affaires, ni où les ranger, et les travaux continuent. Mon père vient nous aider régulièrement. Nous trouvons doucement nos repères dans le quartier qui nous plaît beaucoup.

Je me disais tout ça en traînant les pieds dans les graviers. Regards circulaires autour de moi. Presque personne dans ce froid que l'on attendait plus. Seules les cheminées qui fument me laissent deviner la présence de vies, chacun est bien blotti chez lui, dans l'attente de la fin des festivités, en essayant d'ignorer la rentrée déjà trop présente. Comme une trêve. Nous reprenons le deux, comme beaucoup. Mais c'est une nouvelle parenthèse qui s'ouvre. Plein de projets déjà, la piscine à reprendre, le vélo, des promenades plus fréquentes avec Lu. Non, ce ne sont même pas de bonnes résolutions. Juste des activités laissées en suspend durant les mois d'attente de la signature.

Je ne suis finalement pas allée à cette session de formation. J'avais trop de détails à égler ici, trop de cartons à vider, à trier. Besoin de repos aussi, après cette course nerveuse. Pas envie d'attaquer le mois de janvier sur les rotules. Mes yeux vont mieux. Je suis allée consulter un ophtalmo à S. qui m'a diagnostiqué quelques petits soucis qui seront vite réglés.

Des achats encore prévus demain matin, pour la suite des travaux. Un déplacement à S., ville aux mille fantômes. Puis un repas chez mes parents, avec leurs amis du Sud. Rien de planifié pour le réveillon, plusieurs invitations (le Pooh, ma soeur, l'Amie...) mais pas de vraies motivations.

Je suis à nouveau un peu perdue avec Neb. Il est loin de moi. Je ne le lui dis plus, ça lui est égal. Il doit le savoir.

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mercredi 27 décembre 2006

Quelques images...

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mardi 26 décembre 2006

Déjà si loin.

vanille
Souvent, dans cette course des derniers mois
m'est revenue la parenthèse douce et sucrée de la Martinique,
comme un rêve coloré,
comme si tout ce bonheur n'avait pas vraiment existé.
Et pourtant, la preuve par là...

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dimanche 24 décembre 2006

Toujours là.

Juste une petite pensée égarée sur la toile pour ma Whawha,
partie il y a trop longtemps déjà,
un peu avant Noël,
dans le brouillard d'un matin inconscient.

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