dimanche 25 mai 2008

Au fait !

J'allais oublier,
ça fait quatre ans aujourd'hui,
ou hier peut-être

Quelque 850 messages, des centaines de commentaires,
des trucs qui avancent et d'autres qui tournent en rond...


Et à peu de choses près,
ça commençait comme ça...

tartelette_a_la_fraise
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Posté par Diane Groseille à 09:29 - - Commentaires [11] - Permalien [#]


Contrariété.

Il y a une fois de plus cette importance de l'image. Cette image qui nous attache à la réalité, qui nous lie à un groupe, qui nous enclave dans une communauté. Cette image que j'essaye d'oublier. L4image n'est pas que le corps, elle est aussi chacun de nos actes, ce que nous laissons derrière nous.

L'image que je me faisais de l'été à venir, c'était les siestes et les longues lectures sous le pommier, les légumes frais qui se colorent au soleil, les petits fleurs qui agrémentent sur les bordures, le calme, le temps qui n'a plus d'emprise sur moi.

L'image que les voisins se font de la vie doit être parfaite, angulaire, perpendiculaire et à demi morte.

Alors hier matin, nous avons eu un message du propriétaire de notre jardin qui nous explique (avec des mots différents mais le contenu est là) que notre image de la vie n'est pas au goût des voisins, pour qui notre jardin est un capharnaüm trop vert et sale qui dissémine des mauvaises herbes chez eux. Ils nous perçoivent sans doute comme une bande de hippies qui se refuse à l'usage de produits chimiques et qui font leur jardin en sandales. Quelle honte ! Il faut quand même savoir que nous fauchons et désherbons deux fois la semaine, qu'il n'y a pas une herbe qui dépasse, que nous avons taillé arbres, vignes et rosiers. Mais nous n'avons, certes, pas eu les moyens, humbles locataires, de faire terrasser la parcelle et d'investir dans une tondeuse à gazon qui ferait de notre terrain le golf attendu. Et je me suis toujours, en effet, refusée à déverser des litres de désherbant sur les chemins puisque je mange les légumes qui poussent à quelques mètres et je ne comprends pas cette volonté, dictée justement par l'image renvoyée aux voisins, d'éradiquer la moindre touffe de pissenlit.

Bref, le message se terminait sur l'annonce de la rupture du bail, nous expulsant de "notre" jardin.  Il semble que ce soit un prétexte, une sombre histoire de voisinage et d'achat futur du terrain, de la diplomatie en somme. Je n'y comprends rien. Nous avons joué les gentils locataires qui ont fait sagement l'entretien et qui ont payé leur loyer et maintenant on nous jette. Bien entendu, je suis triste, mais je suis surtout écœurée de savoir que cette bande de maniaco-dépressif qui découpe leurs bordures de piscine aux ciseaux et colle des nains de jardin dans tous les recoins a eu gain de cause en allant cafter comme des élèves de sixième chez notre fouine de proprio. Et là où ça me révolte plus encore, c'est que mon potager est en pleine évolution, les tomates, les aubergines, les poivrons, les potirons, les melons, les radis, les poireaux, les carottes, les fraises et les framboises. Nous laissons tout cela en friche, c'est du temps, de l'investissement, une part de rêve et de l'argent gaspillés. J'avais prévu des bocaux de conserves, des stratégies pour le compost, des techniques pour ne pas perdre les fruits. J'ai même déjà planté des fleurs (lavandes et roses trémières) qui ne sortiront pas avant l'an prochain. On nous avait dit que c'était pour cinq ans au moins. Nous sommes tristes, en plus, de ne pouvoir joindre le proprio qui se mure dans son silence pour ne pas nous affronter.

Et comme nous ne savons pas quand sa décision prendra effet, hier soir, à la nuit tombée pour ne pas voir les sales gueules des voisins, nous sommes allés arroser, avec une boule dans la gorge, nos chers légumes. Le cœur n'y était pas et tout nous semblait tellement incohérent. A notre départ, sur le pas de la porte, je n'ai pu m'empêcher d'interpeler la voisine qui sortait arroser ses fleurs. J'ai su mettre ma rage dans ma poche pour obtenir les renseignements souhaités. Ce n'était pas elle, elle a même réagi de façon surprenante, en traitant notre proprio de salaud qui monte les gens les uns contre les autres. Nous avons pu en déduire que la plainte provenait de nos autres voisins, mais cela n'arrange en rien nos affaires. Elle nous a souhaité bonne chance, serrant son pouce de la main gauche et son arrosoir de la droite.

Depuis, rien de neuf. Aujourd'hui, nous filons chez mes  parents pour la fêtes des mères. Je vais essayer de m'assoir sur cette contrariété. Je suis surprise au final de voir à quel point l'image que les gens se font de leurs vies, de ce qu'ils renvoient aux autres, est déformée. Avoir un beau jardin, parfaitement entretenu : ça n'a pas de prix.   

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hamacs_pommiers

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vendredi 16 mai 2008

Le temps ralentit, me laisse des moments à moi, des grasses matinées, des siestes dans le hamac sous le pommier, de la lecture... Les éclats de lumière se déplacent sur ma peau.

Mes week-ends sont plus longs que mes semaines, les cours qui me restent sont des plus agréables, même si l'ambiance dans mon centre de formation est tendue : la lettre envoyée à mon directeur a été transmise à l'équipe administrative sans que je ne le sache. Je découvre le talent caché de manageur de mon directeur, qui a fait preuve sur ce coup de beaucoup de tact !  Autant dire que je ne me suis pas fait des amis. Au moins, j'ai dit ce que j'avais à dire (contrairement à ceux qui distillent leur venin en douce en salle des profs) et cela semble avoir déjà des répercussions positives (retour de la communication, réunions pédagogiques enfin constructives...)

Mes étudiants ont passé jeudi après-midi leur examen et je suis soulagée car le sujet évalué avait été largement traité. Quelques retours positifs déjà de leur part... En cette fin d'année, la question du futur tourne en boucle. Vais-je rester dans cet établissement qui, pour le moment, a une réputation aussi lamentable que celle d'une maison de passe, à raison d'un plein à 72 euros par semaine (et c'est que le début !)... Ou vais-je à nouveau prendre un nouveau départ ? Rencontrer de nouveaux collègues, les règles d'un nouvel établissement où il faut se faire sa petite place.

Puis il y ces journées où l'on oublie, ça devient secondaire, les graines deviennent verdure, les fêtes de famille se succèdent, le soleil dore les épaules et les genoux, la lumière s'installe sur les journées. Il y a de beaux projets en vue : nos deux concerts de Radiohead approchent à grands pas, je ne compte pas les jours, mais les notes viennent me rappeler au quotidien que tout va aller très vite. Puis il y aura un séjour parisien un peu plus tard... Dans l'immédiat, une sieste, une balade en ville et un tour des musées de la ville plus tard... Enfin prendre le temps à nouveau.

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aneth

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lundi 28 avril 2008

Petit sac en cuir.

Il y a ces jours où on se sent vieille, et les charme du passé ne font plus leur effet. Ce qui avait tant plu a perdu de son efficacité. J'ai tant aimé étant plus jeune les vadrouilles en festivals, la musique qui se répercute dans la nature et dans la poitrine, les festivaliers crottés qui errent, une merguez, une bière, ou un pétard à la main, ces rencontres, ces surprises, ces nuits qui n'en finissent plus. J'aime moins aujourd'hui. Souvent fatiguée, souvent moins curieuse.

Alors quand on m'a offert ces deux places pour les Artefacts à Strasbourg pour mon anniversaire, j'ai souris. Un peu de nostalgie, un peu d'appréhension. Pas vraiment envie. Puis après une semaine impensable (David contre Goliath, David a gagné mais il était crevé), il me fallait trouver le courage d'aller errer dans le froid de ce festival qui se veut printanier. La fatigue me démotivait, même plus cette curiosité que j'avais encore l'an dernier. Pourtant, nous avons pris la route en début d'après-midi pour découvrir le nouveau lieu : le zénith de Strasbourg , une espèce d'énorme tuyau orange hideux. Sur le parking, j'ai ouvert mon petit sac en cuir et j'y ai fourré toute ma mauvaise humeur, ma fatigue et ma mauvaise foi.

Puis la découverte. A l'intérieur, le tuyau moche était très chaleureux. Nous sommes entrés dans une immense salle pleine de douceur et de convivialité. Nous sommes arrivés au milieu du concert d'Aaron, une espèce de Chris Martin français qui chante en anglais, des airs mélancoliques et de belles mélodies, une voix un peu magique accompagnée d'un violoncelle, des rythmes surprenants. Tout de suite sous le charme.

Il a été l'heure des premières bières, du goût doré qui coule dans les gosier et qui réchauffe les jours d'avril froids.

Plus tard, Renan Luce que j'attendais pourtant m'a déçue. Mon coup de coeur s'est évanoui. Il est arrivé avec une tête de zombie, des valises sous les yeux comme pour un départ au bout du monde ou un retour de gastro. Sa guitare semblait ramomo et malgré l'aide d'Europe 2 (Oh pardon, Virgin radio !) qui passe en boucle ses morceaux depuis des semaines, il n'a pas su mettre le feu au public venu tôt et nombreux pour le voir.

Puis merveilleux Dionysos, tout droit sorti d'un film de Tim Burton ou d'un asile psychiatrique. Il n'y a que sur scène que l'on peut être fou sans risquer de se faire enfermer. Personnage magique et bondissant qui nous a fait la surprise de venir accompagné de sa jolie Olivia et de ses airs de poupée. J'ai fait des sauts sur place pendant toute la durée du concert, sans trop savoir d'où provenait cette énergie insoupçonnée.

Nous avons zappé Grand Corps Malade, qui ne nous inspirait vraiment pas, et nous nous sommes dit que c'était sans doute le bon moment pour aller se chercher un petit truc à manger. Tout le Zenith avait eu la même idée et nous nous sommes retrouvés dans des files d'attente de plus d'une demi-heure pour les kebabs les plus dégoutants, les plus petits et les plus chers jamais mangés.

C'est avec les doigts puant les oignons et la faim au ventre (mais plus de sous ni de patience) que nous sommes allés savourer Cali. Une fin de toute beauté. Une sincérité et une chaleur pour cet homme qui transcende ses textes sur scène. Qu'il a été doux de se laisser porter par la force de ses mots, par son énergie brute.

Retour à la maison sans aucun regret. Le petit sac en cuir était vide au retour. Le contenu s'était évaporé.

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Posté par Diane Groseille à 10:24 - - Commentaires [11] - Permalien [#]

Diane G. fait le point.

Difficile de mettre tout cela à plat, d'être sincère. Rien ne va vraiment comme je l'aurais souhaité.

Pour commencer, il y a cette longue lettre écrite à mon directeur il y a quelques jours. Parce que je n'ai plus envie d'être transparente et de fermer ma bouche. Je fais un travail sérieux et conséquent dans ce centre de formation sans que personne ne s'en rendre compte, mis à part les élèves qui semblent être les plus exigeants, ce qui est un comble. Je suis en permanence en train de justifier le manque de sérieux de mes collègues auprès de mes élèves. L'autre jour encore, une classe de deuxième année m'avoue avoir joué de la faiblesse d'une collègue qui par manque d'autorité et par bêtise, les a laissés jouer au poker pendant ses trois heures de cours. J'ai failli tomber de ma chaise en l'apprenant. Même malaise imminent lorsque j'ai su que mes élèves avaient eu le droit de sortir fumer pendant leurs examens blancs. La lettre portait sur la prise en charge de certaines corrections qui ne correspondent pas à des heures de cours, sur l'absence de contrat correspondant à certaines missions, sur le manque de communication, le laisser-aller général depuis que notre PDG a décidé de virer notre responsable pédagogique pour économiser un salaire. Alors depuis, c'est la fête du slip et moi, je ne trouve plus ma place dans ce joyeux capharnaüm ! J'ai l'impression d'en faire trop. J'en suis à la création d'un site pour faciliter les recherches de mes étudiants, à l'animation d'ateliers de soutien, à l'encadrement de certains élèves en particulier, à l'initiative de la création d'une bibliothèque... Quand d'autres en sont à dire avoir perdu des copies pour ne pas les corriger, à arriver avec vingt minutes de retard, à lâcher les élèves une demi-heure avant la fin du cours, à écraser devant de grands dadets qui feraient pas de mal à une mouche puis à traiter les élèves de moins-que-rien en salle des profs... Peut-être bien que l'an prochain je partirai pour de nouveaux horizons, une fois de plus, histoire de voir autre chose, histoire de me rapprocher de chez moi, parce que je me dis que de toute façon, ce que j'ai pu investir dans ce centre est perdu pour eux et gagné pour moi....

Après ces constats et le silence qui a suivi cette lettre, j'ai décidé aujourd'hui de rester chez moi : école buissonnière de protestation personnelle. Je perds huit heures de cours et le salaire qui y correspond, mais ça leur fera les pieds. Je suis censée rendre les résultats de plus de quatre vingts copies d'examens blancs depuis vendredi, et comme je ne sais pas si ces corrections seront prises en compte (voilà un an que j'attends une réponse), je fais de la rétention de notes pour l'administration. Je rends les copies aux élèves (que je ne veux pas sanctionner juste avant leur examen) en sachant très bien qu'il sera impossible à l'administration de récupérer les notes auprès d'eux.

Et je traine aujourd'hui, comme quand j'étais gamine et que je disais être malade (et même que c'était pas vrai) pour avoir la chance d'être sous la couette quand tous se levaient pour aller travailler, et pour pouvoir trainer toute la journée devant les conneries à la télé. Je traine aujourd'hui. J'ai fait un pain, j'écoute Erika Badu, je vais rempoter les plantes aromatiques achetées au marché samedi matin, je soigne les coups de soleil de la veille. Endormie dans la jardin des parents à cause du petit coup de rosé de trop qui venait fêter le premier barbecue de l'année...

Puis pour finir la liste des choses qui ne vont pas comme on les souhaitait, il y a cette relation avec Neb qui bat de l'aile et dont je n'arrive pas à parler. Je ne trouve pas les mots pour dire l'échec, pour dire le mal que ça fait toute cette confiance qui part en miettes. Les mots qui sont là, comme une boule de rage qui ne veux pas sortir...

Alors, sans doute un nouveau virage. Sans doute beaucoup de nouveauté dans les mois à venir. Tabula Rasa.

vue_du_mont_saint_michel

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jeudi 17 avril 2008

Madinina.

Le soleil s'est couché aujourd'hui.
J'ai versé une larme en l'apprenant.
J'ai toujours tellement aimé ses mots.
Très tôt.
Et l'homme, tellement juste, tellement fort.
Je suis triste pour la Martinique.

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Bidon !

L'autre jour en classe, j'interpelle un élève fashion victime qui semble jouer avec son portable sur la table. J'entends des bip-bips et je lui demande donc de ranger l'engin. Je vois ses voisins de rang pouffer et lui ne lève pas les yeux vers moi. Je crains le pire, je m'approche avec appréhension de sa table et il me regarde enfin pour me dire : "c'est pas un portable M'dame, mais z'inquiétez pas, j'ai tout de suite fini". Et en m'approchant encore, je vois l'émetteur du bip-bip en question. Mon adorable dandy était en train de paramètrer sa ceinture abdominale électrique pour soigner sa silhouette de rêve, y compris pendant mes cours ! On arrête ni le progrès, ni la coquetterie.

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mardi 15 avril 2008

Espace temps en rupture.

Cette semaine, j'affronte un géant, un monstre violent qui a comme unique but de me faire plier : ce monstre s'appelle Goliath et je suis le petit David qui voit se dresser devant lui le géant aux cinquante heures. Il a comme seul but de me trouver d'autres épreuves pour que je fléchisse : correction de plus de quatre-vingt copies, réunions soporifiques, journées de dix heures de cours, collègues exécrables envoyés pour me faire perdre mon sang froid, routiers pas sympas sur l'autoroute...

Hier, première tentative de déstabilisation de sa part, je l'avoue très intelligente. Tout semblait être modifié. Dès mon réveil, et tout au long de la journée, des éléments de mon quotidien avaient perdu de leur familiarité. Tout a commercé par la taille de mon chien qui  paraissait tout petit sur mon canapé dans l'obscurité du petit matin. Plus tard, j'ai eu l'impression sur mon trajet habituel qu'on avait coupé des arbres, la lumière n'était pas la même. La pédale de mon embrayage était plus souple que d'habitude. Cette route qui me mène tous les jours sur mon lieu de travail avait l'air d'être en pente, avec des montagnes au loin et j'ai aperçu ce village sur ma droite dont je n'avais jamais vu le clocher. Puis il y avait cet animateur radio, à l'élocution et aux expressions si étranges. J'ai trouvé sur mon lieu de travail que mes petites gâteaux n'avaient pas le même goût et que le temps de pause durait une éternité.  Je n'ai pas compris pourquoi dans l'après-midi cette classe d'habitude si  peu motivée redemandait du travail. Je n'ai pas compris pourquoi et comment je me suis retrouvée en train d'animer une réunion dont je n'avais pas été avisée et j'ai encore moins compris cette colère spontanée qui est sortie de moi juste après, face au responsable de cette situation. Hier soir, Neb s'est endormi avant moi, très tôt et ça non plus, je ne l'ai pas compris. J'ai eu du mal à trouver le sommeil alors que d'habitude, je tombe comme une masse.

Puis ce matin, tout était à sa place. Je retrouve ma réalité après une chute dans une faille spatio temporelle. Sans aucun doute la première épreuve du monstre dont je sors victorieuse. Ce n'est qu'un début. Mais peut-être que hier, ma réalité avait juste pris un jour de repos.

 

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dimanche 13 avril 2008

Quelques nouvelles photos par ici et par .

Posté par Diane Groseille à 21:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Portrait.

Excellente émission qui vient de s'achever sur la 5 : Star portrait. Le concept est simple, trois peintres dressent chacun le portrait d'une personnalité (aujourd'hui Michel Leeb). Résultats surprenants et expériences très enrichissantes. De mon côté, cela m'a donné envie de peindre, pour donner du volume à la lumière, pour capter ces émotions sensuelles que mon appareil n'arrive pas toujours à fixer.

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Portrait de Michel Leeb par Grégoire Debailly.

Posté par Diane Groseille à 16:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]