mercredi 15 décembre 2010

Je vois tes volutes bleues.

Plus d'un mois sans cigarettes. Finie et oubliée la tige puante. Et ce fut déconcertant de facilité. Le plus dur, ce n'est pas de ne plus fumer, c'est d'écraser cette dernière cigarette.

Il y a quelques mois, j'ai recommencé à fumer. D'abord quelques bouffées sur la cigarette des autres, pendant des soirées bien arrosées. Puis, une cigarette entière de temps en temps, mais en refusant de l'allumer moi-même, avec cette illusion de maîtriser encore la situation. Puis de façon réfléchie et consciente, l'entrée dans le bureau de tabac pour y racheter un premier paquet qui sera alors suivi de centaines d'autres.

L'été, on peut trouver ça agréable. S'en griller une avec une bonne mousse sur la terrasse d'un café, en plein soleil. Oui. Mais mon problème, c'est que je n'ai jamais su me limiter. Alors, il y aura eu celle-ci mais aussi toutes les autres. Celles qui n'ont plus rien d'agréable, celles qui font tousser, cracher, se sentir mal, celles que l'on fume au saut du lit, avant même d'avoir bu un verre d'eau, celles qu'on oublie même d'avoir fumées tellement elles deviennent automatiques, celles qui ont un goût dégueulasse, celles qui nous obligent à nous excuser, à nous isoler, à avoir honte.

En reprenant, j'en suis très vite arrivée à ma consommation d'avant, il y a huit ans. Peut-être même plus. Et cette pensée "tant qu'à fumer...", sous entendu : tant qu'à être dans la faute, autant y être pour de bon. Et s'en allumer une dès que c'est possible, même si on en a pas envie. Avec cette culpabilité permanente, sentiment d'échec évident, lâcheté, trahison.

Puis vient dès le début cette décision : je dois arrêter & je vais arrêter. Le plus dur, c'est la peur de ne pas y arriver. Parce qu'on est persuadé qu'on a besoin de la cigarette, qu'elle nous apporte quelque chose. Et dès les premières semaines, j'en suis venue à me demander comment j'avais fait pour passer toutes ces années sans elle. Elle est redevenue omniprésente rassurante. On fume pour s'occuper, pour se déstresser, pour se motiver, pour ne pas s'ennuyer, pour se donner du courage., pour se donner une contenance, pour introduire ou pour conclure. Avant de se coucher, le matin au réveil, en montant en voiture, avant le repas, après le repas... Au bout de quelques jours seulement, elle a fait partie de moi à nouveau.

Ce ne fut pas évident mais voilà donc un mois que grâce à lui et son livre magique j'ai à nouveau supprimé la cigarette de ma vie. Cela peut sembler invraisemblable compte tenu de ce que j'ai décrit jusque là mais c'est pourtant très simple. Et je suis à nouveau libre. Libre de ne plus sentir le tabac froid, de ne plus claquer mon fric, de sentir ce que je mange, de ne plus m'inquiétr à la première douleur ou quinte de toux... Libérée de la cigarette !

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mercredi 8 décembre 2010

Audere est facere.

Des larmes tout à l'heure, assise dans ma voiture, au téléphone avec ma mère. Sa voix grésille dans mon oreille. Les mots ne se veulent pas méchants mais me blessent. Je viens de me garer et elle me fait la leçon, sur mon départ prévu ce week-end chez Neb. Elle ne comprend pas que je puisse entretenir avec lui de bonnes relations, elle ne trouve pas ça normal. J'en viens à argumenter, à me défendre, à me justifier. Je déteste ça. Que souhaite-t-elle ? Que nos relations soient froides et distantes, qu'on ne se parle plus, qu'on s'insulte ou qu'on se manque de respect ? J'ai vécu cinq ans avec lui, cinq années de ma vie à ses côtés. Il veut voir Lu, j'ai envie de passer du temps avec lui maintenant qu'il va mieux. En quoi cela est-il étrange !

Plus tôt, quelques minutes seulement, c'était ma sœur qui me rappelait que samedi soir, j'étais à l'ouest, que fallait peut-être que je remette les pieds sur terre. Je suis fatiguée, aucun doute là dessus. J'ai été désagréable et complètement à côté de la plaque. Je m'en suis voulu sur le moment et le lendemain encore. Et les derniers jours, les dernières semaines sont des poids sur mes épaules. Endurance. Encore, de nouveau, toujours trop de choses. Et cette sensation d'urgence permanente qui peut me faire vibrer parfois, vague d'adrénaline, mais qui est aussi tellement souvent source de grandes pages de fatigue. Mon rythme est difficile à suivre. 

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Pourtant, ça peut aussi être tout doux. Je viens de passer trois jours aux côtés de Gab. Trois jours de simplicité et de tendresse. Pas de projets, pas de promesses, pas de prises de têtes. Juste du partage, sur le moment. Aucune projection dans le futur. Les inquiétudes qui ont précédé son arrivée se sont évaporées dès que je l'ai vu. Petit instant de flottement et ensuite, tout fut évident. Impression récurrente de le connaître depuis très longtemps.

Il est arrivé dimanche en fin d'après-midi et est reparti ce matin. Au milieu, il a fallu aussi que j'aille bosser, souvent sans avoir préparé quoi que ce soit, les mains dans les poches, la tête pleine de lui. Il m'a accompagnée lundi soir pour mon atelier théâtre. Nous avons aussi fait de longues grasses mat' sous la couette, il m'a invité au resto hier soir... Il était là, doux, attentionné, incroyablement tendre. Il m'a donné beaucoup, de lui, de ce qu'il est, d'éléments de réponses pour mieux le comprendre. On n'attend rien l'un de l'autre mais on se reconnait.

J'ai été émue souvent par ses gestes, ses paroles. Quand il est resté silencieux prêt du petit couffin de Delphine, pendant notre atelier théâtre, lui prenant simplement sa minuscule main pour la rassurer en l'absence de sa maman. Quand, hier soir, perché sur son tabouret de bar, il a parlé d'un de ses amis qui est sur le point de perdre sa femme à cause d'un cancer et que des larmes ont empli ses yeux. Quand son doigt est venu se poser sur la couverture de mon carnet orange. Quand il m'a dit "tu me plais... Beaucoup". Quand il n'a pas fait la vaisselle, parce que merde, on est pas un couple. Quand on s'est engueulé "pour de faux" en pleine rue, en se balançant des noms d'oiseaux. Quand j'ai trouvé à midi en rentrant sur la table du salon ses mots, son écriture ronde et régulière, pour me faire savoir que je le rendais heureux.

Il a juste semblé inquiet quand il a été question se revoir et que je lui ai dit "je ne sais pas, peut-être". C'était évident pour lui, ça l'est peut-être moins pour moi. Aujourd'hui, ma liberté est des plus précieuse et je ne crois pas avoir la volonté de la remettre en question. Certes, il ne me demande rien de tel, mais ça pourrait venir si vite...

***

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vendredi 3 décembre 2010

Marguerite dans le macadam a besoin d'un doliprane.

Réveil à huit heures et demi ce matin. Moi assise dans mon lit à l'heure exacte où mon cours débute à trois quarts d'heure de chez moi. Je réalise très vite que je suis encore toute habillée. Je remets les morceaux de la nuit dans l'ordre et j'en arrive à la conclusion que je suis rentrée très tard, ou plutôt très tôt et que je n'étais pas très fraîche. Je ne le suis d'ailleurs vraiment pas au moment de cette constatation. Je me change, je me brosse les dents, je passe un coup de fil pour dire que j'arrive et je saute dans ma voiture. Je suis hilare pendant tout le trajet, pourtant, y'a rien de drôle. J'appelle Gab, toute guillerette pour lui laisser juste un message.

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Puis en replaçant les éléments du puzzle, je me souviens de ceux avec qui j'ai passé la soirée, de celui qui m'a ramenée chez moi, de ce baiser échangé devant ma porte. N'importe quoi ! Je ne donne aucune valeur à ce baiser alcoolisé, mais je suis sure que pour lui, c'est important. Je retombe plus tard sur un message de lui qui confirme mes impressions. Je le connais depuis si longtemps, ça ne pouvait pas être insignifiant. Il me dit qu'il ne voulait pas d'une nuit, mais de bien plus. Aïe, encore.

J'attaque finalement une journée de cours dans le gaz total. Ce soir, Suite au prochain épisode.

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jeudi 2 décembre 2010

Corpus delicti.

Je marche dans la rue avec ma sœur. Une rue de novembre illuminée de cannelle et d'effluves sucrées. Je me dois de lui parler de moi, de ce que je ressens. Parce que c'est ma sœur. Mais je n'aime pas le faire. Je peux lui parler de tout, mais... A chaque fois que je soulève avec elle une histoire de cœur ou une histoire de corps, elle se braque. Je la sens qui me juge, qui se crispe, qui rentre dans sa coquille. Ce soir là, je le lui dis. Alors que j'essaye de mettre des mots sur ce que je vis, je m'interromps en lui disant "De toute façon...". Et je capte un regard triste. Et elle m'explique. De la jalousie, seulement de la jalousie, dit-elle. Et ça me fait mal...

Point de départ d'une réflexion pas cohérente et pourtant menée depuis très longtemps. Commençons par le début. De l'importance accordée à l'image. Quelque chose qui me trotte dans la tête depuis des années. Et avant de rédiger cette note, j'ai eu envie de relire les mots des années passées. Je suis repartie des années en arrière, ici et ailleurs, pour y observer l'évolution de la question. Et je constate que pendant longtemps et souvent j'ai eu beaucoup de mal avec ce reflet de moi-même. Impression de décalage, impression de n'être pas à ma place, impression que cette image de moi-même ne me correspond pas. Et si souvent cela m'a freinée dans mes envies, dans mes projets, dans mes ambitions. Je me suis embourbée. Je me souviens avoir refusé des sorties, avoir été pétrifiée par l'idée de simplement marcher en ville, m'installer à la terrasse d'un café, supporter le regard des autres sur moi. De la timidité ? Un manque de confiance ? Une image faussée ? Peut-être même derrière tout ça, une dépression déjà présente depuis des années.

Celle-ci arrive officiellement l'été 2009. Avec elle, ces sentiments de mal-être liés au corps s'accentuent encore. La simple éventualité d'aller faire mes courses, de descendre ma poubelle me paralyse. Ma présence est à justifier partout, je ne me sens à ma place nulle part, je n'ai plus aucune légitimité, j'en suis à m'excuser d'exister. Je crois lire dans le regard des gens du dégout, de la rage. Je ne sais plus alors comment me gommer.

Mais je me soigne. Et la guérison vient de l'intérieur. Je sais aujourd'hui que ma tête était malade. Je sais que tout était faux. Je ne prends plus de traitement depuis mi-juillet et je suis de nouveau moi-même, avec une image réelle. Il aura fallu un an pour guérir. Ce fut un apprivoisement progressif et inconscient. Sans le savoir, j'ai avancé dans ma tête et avec mon corps. Aujourd'hui, je l'accepte, je l'aime.

Cela fait un an et demi que je suis séparée de Neb. Au milieu il y a eu la tempête. Après, il y a eu la renaissance. Mot lourd mais juste. Je le sais avec le recul que j'ai aujourd'hui. Je m'accepte. Bien sur ce n'est pas évident tous les jours, mais je m'écoute. Mon rythme de vie a changé. Avec lui mon corps s'est transformé. J'ai perdu quelque huit kilos. J'ai repris la cigarette, je l'ai arrêtée. Je dors très peu. Je mange moins, seulement quand j'ai envie. Je m'écoute. Mon corps est aujourd'hui mince et plein d'énergie. Je le sens souple et noueux à la fois. Résistant et docile. J'aime les pleins et déliés, les courbes et les creux. Mais c'est surtout ma tête qui a changé...

Et s'accepter permet d'être acceptée. Et c'est là que ça se corse finalement, je le constate à mes dépends. J'ai aimé dans un premier temps les regards bienveillants, flatteurs, les impressions de plaire. Plaire est un jeu. Une satisfaction. Se sentir libre et forte. Il y a eu l'admirateur secret d'abord, Nam plus tard. Puis l'ancien élève et la déclaration d'octobre. Gab maintenant. Chacun arrive avec son lot de sentiments, d'attentes. Je prends comme ça vient. Je me pose trop de questions, mais pas les bonnes. Et je me retrouve à chaque fois embarrassée. Parce que la réciprocité n'est pas là. Parce que pour certains, il a fallu faire mal et que ce n'est jamais une partie de plaisir que de faire souffrir quelqu'un. Et cela, personne ne le comprend. Je pense à Micahuete qui envie ces nombreux prétendants. Je pense aux paroles agressives de ma sœur que je saisis mieux maintenant. Certes, cela met du piquant dans une vie quotidienne  éteinte, en relançant à chaque fois les questions, en flattant. Mais que faire de ces personnes pour lesquelles je ne ressens rien ? A part les blesser...

Alors non, ce n'est pas forcément drôle. Ce n'est pas forcément agréable. Ce n'est pas forcément enviable.

Dentelle_noire

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mercredi 1 décembre 2010

Petit nuage.

Je n'avais même pas remarqué que la neige était tombée. Je suis partie dimanche matin après une semaine en suspension. Très peu de sommeil, des idées un peu floues mais toutes brillantes. Alors, quand il m'a demandé de le rejoindre à Nancy, je n'ai pas hésité. C'était évident, comme tout le reste. Je ne comprends pas bien d'ailleurs comment en quelques jours seulement, tout cela s'est imposé de façon si forte. Et je n'ai sans doute pas assez de recul.

Dimanche matin, je montais donc dans ma voiture pour me rendre à Nancy, à mi-chemin ou presque entre nous deux. Je franchissais un col étincelant et éblouissant de soleil et de neige. Et j'arrivais sur la place Stanislas pour y retrouver ce grand garçon un peu perdu comme moi. On savait sans trop savoir. C'était comme une première rencontre, mais... C'était comme si on se connaissait depuis si longtemps. Nous nous sommes installés à une toute petite table dans le Grand café Foy et nous avons parlé. Tout a été facile tout de suite. Tant de choses à nous dire, comme durant ces longs échanges téléphoniques qui avaient précédé. Une vraie curiosité réciproque et cette surprise à chaque fois de découvrir de nouvelles ressemblances. Puis pas seulement parler de nous, parler de tout, de rien, d'eux, de demain, d'ailleurs. Je ne sais plus comment sont venus les gestes. J'aimerais d'ailleurs m'en souvenir mieux. Très vite, nous nous sommes touchés, embrassés. Nous sommes allés manger ensemble, puis visiter le musée de L'École de Nancy. Installés ensuite dans un bar où les gens semblaient tous se connaître. J'ai discuté avec des inconnus autour de moi, je me sentais vraiment si bien. Toute la journée a été ponctuée d'échanges, de sourires, de simplicité... Avec lui et avec ces personnes rencontrées, une serveuse, un voisin de table... Et ces gens autour de nous qui semblaient croire eux aussi que nous nous connaissions depuis si longtemps. La complicité et la douceur. Après avoir parlé toute la semaine, des heures au téléphone, je savais qu'en allant là-bas, ça se passerait comme ça. Je me suis sentie si bien avec lui, tout était doux, tout était facile, sourire, cohérence.

Quand la nuit est tombée et qu'il a été question de faire la route dans l'autre sens, nous n'avions pas envie de nous séparer. J'avais aimé sa bouche, sa force, j'avais envie de rester contre lui. Nous avons fait n'importe quoi, nous avons roulé tous les deux jusqu'à chez moi. Franchi le col toujours enneigé. Et nous nous sommes retrouvés dans mon cocon, encore tout embarrassé du désordre de la semaine écoulé. Rien de raisonnable, rien de réfléchi, que de l'instinctif. Et pour une fois, pour quelques heures au moins arrêter de se méfier.

Puis lundi matin, école buissonnière. Je suis restée au lit avec lui, contre sa respiration trop forte de fumeur, dans sa chaleur. Il n'y avait rien eu de plus que des baisers et de la tendresse. Les circonstances nous ont obligés à nous limiter et c'est bien. Les circonstances (la distance) nous y obligeront encore.

Il est reparti lundi midi alors que je me décidais à partir en cours. Depuis, il a souvent et systématiquement les bonnes réponses à toutes les questions que je me pose. Il rassure mes doutes. Il me dit que juste, il est là, qu'on a le temps, qu'on est bien. J'aime à la fois sa façon de me bousculer, de foutre un grand coup de pied dans toutes mes certitudes et sa capacité à me rassurer. Il est comme moi. Déjà sans doute aucun, bien plus attaché mais certainement parce que la prise de risque lui fait moins peur qu'à moi. Il est prêt. Prêt à attendre. Et il est urgent d'attendre.

Lundi soir et hier soir, sa voix grave au téléphone. Toujours plus d'éléments, toujours plus de liens, de morceaux consolidés. De quoi devrais-je avoir peur ? Je ne peux m'empêcher de confronter, de comparer. La trouille de reproduire les mêmes erreurs, d'aller trop vite, de se tromper, de trébucher. De réaliser dans quelques semaines qu'il n'est pas celui que j'avais cru voir et reconnaître.

Puis tous ces doutes par rapport à l'engagement, toujours là, omniprésents, agacés par toutes ces remises en question Pourtant, il n'est encore question de rien, mais je me crispe quand je l'entends utiliser certaines formules, quand je lis en transparence dans ces mots des projets communs. Je ne peux pas voir loin. Je ne sais plus le faire.

Me voilà, toute égarée, toute cotonneuse, douce torpeur... Dehors la neige qui saupoudre mes réflexions... Il revient dimanche.

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La vie sans...

20h32, mes bottes glissent sur la carrelage trop blanc d'une allée de supermarché désertée. Dans une main, un panier en plastique rouge, dans l'autre, le Libé du jour que je viens de choper machinalement sur un tourniquet. Ma tête pense à ce que je suis venue chercher dans ces rayons froids pendant que mes yeux s'arrêtent sur les mots que je lis. Le panier rouge tombe au sol dans un choc mou. Après quatre jours de quatrième dimension, j'apprends que ça n'arrivera plus jamais. Pendant quelques longues secondes, je reste figée, toutes mes pensées aux sombres héros de l'amer. Rude.

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mercredi 24 novembre 2010

Gab.

Cliquer trois fois. Créer un fichier. Mettre les trois lettres de son prénom en titre. Gab.doc. Donner du sens rien qu’avec ces actions simples. Il existe avec la création de ce fichier. Il existe par les mots. Il existe sans doute bien plus que d’autres.

Samedi soir, alors que je me rendais chez ces amis que je n’avais pas vus depuis des mois, je crois que je savais. Je savais que ça n’allait pas se limiter à quelque chose d’anodin. Je ne sais pas pourquoi. Je m’étais faite belle, j’avais mis cette petite jupe qui tourne un peu, mes bottes à talons qui font mes jambes plus longues, j’avais mis un peu plus de noir sur mes yeux. Pourtant, rien ne laissait présager ça. Je ne le connaissais pas, je l’avais entr’aperçu il y a un an et demi, lors de ce mariage, alors que je couvais déjà ma dépression. Je venais de me séparer de Neb et la tempête grondait. Je crois que mon attention alors était toute centrée sur cette petite boule de tristesse acide que je voulais faire taire et qui me ravageait l’intérieur.

Samedi soir, il était là. J’ai découvert un grand garçon franc, bourré de charme et d’humour. Intéressant et intéressé. Respectueux de tout ce que l’on pouvait dire autour de lui. Taquin mais sans être lourd. Plein de finesse. Il n’est pas beau, mais dégage quelque chose qui m’a plu dès les premières minutes. Et la soirée file, trop vite à mon goût. Je vois nos hôtes fatigués et avec ce constat approche le moment de se quitter. Lorsque je sors de leur appartement, il reste derrière moi, je vois son sourire dans l’entrebâillement de la porte et je me dis, alors que je dévale les escaliers qui me mènent à ma voiture, que je ne le reverrai jamais.

Samedi soir, je rentre chez moi et envoie à mes deux amis un petit mail de remerciement dans lequel je leur fais savoir que j’ai adoré faire la connaissance de leurs amis.  Le lendemain, je reçois un lien facebook qui me suggère de devenir «amie» avec lui. Je ne clique pas, je ne veux pas me précipiter. Je réfléchis devant mon écran lorsque dans mes mails, quelques secondes plus tard seulement il me demande en «amie». Ridicule, bien sur, mais mon cœur s’emballe, je pousse de petits cris de joie seule dans mon appartement. Et après ? Super ma grande, t’es «amie» avec lui sur facebook, quel pas en avant ! Puis je me dis que c’est toujours mieux que rien, qu’au moins toutes les portes ne sont pas fermées. C’est avec un sourire et une espèce de sérénité inexplicable que je me rends chez mes parents avec ma Tine pour le déjeuner dominicale. Puis la journée file. Dans la soirée part ce petit message anodin pour Gab dont j’ai déjà parlé lundi. Il n’attendait pas de réponse mais en espérait une…

Lundi, huit heures de cours et dans la soirée, mes traditionnelles deux heures de théâtre me permettent de lâcher toutes les tensions, de partir dans la création. Nous nous retrouvons comme toujours autour d’un verre et d’un bon petit plat après notre atelier. Ce soir là, une fois de plus, l’ambiance est bonne, les rires fusent, la bonne humeur est palpable. J’aime ce groupe, malgré les déceptions qui peuvent être occasionnées. Je sais que je suis exigeante avec eux, je sais que je ne dois pas en attendre trop. Et l’Homme aux mille questions, à ma droite ce soir là, qui prend ma main, qui me dit que je sens la vanille, qui pique un fard alors que je le regarde juste dans les yeux et qui m’encourage à boire encore et encore dans son verre, pour savoir à quoi je pense… Je quitte la périphérie de M. avec ces doutes toujours à son sujet.

Hier, il répond. Qu’il n’était pas rentré chez lui, qu’il est désolé d’avoir tardé, qu’il est ravi d’avoir de mes nouvelles, que je peux passer le voir quand je veux. Il vit à trois heures de route de chez moi. Je ne réponds pas tout de suite. Hésitante sur le contenu à apporter à ma réponse, je laisse finalement passer de longues heures de cours. Mon prétendant, celui qui m’avait embrassée vendredi soir m’appelle mardi midi. Il me dit qu’il veut me voir, qu’il est disponible en début de soirée. L’envie n’est pas là, mais je cède.

Après quatre heures de surveillance, je le rejoins dans un café dont je n’aime pas l’ambiance et la luminosité crue. Lorsque je m’approche de lui, il attrape ma bouche et m’embrasse. Je n’aime pas. Un de ces baisers de vieux couple. Manque plus que le «t’as passé une bonne journée chérie ?». Très peu pour moi. Nous passons quelques heures ensemble. Nous flânons dans les allées du marché de Noël qui vient de s’installer dans le centre ville de M. Un vin chaud, quelques sourires et nous nous installons dans un café où nous mangeons quelques tapas. Je n’ai pas faim, je regarde l’heure, impatiente de rentrer, je n’avais pas l’intention de passer la soirée à ses côtés et le fait qu’il m’ait un peu forcé la main m’agace sans que je ne m’en rende compte. Je me sens nerveuse et je ne parviens pas à m’expliquer pourquoi. J’ai pourtant toujours aimé les moments passés avec lui. Installés l’un en face de l’autre, alors que je lui parle avec conviction et fougue de ma vision de l’enseignement, ses doigts viennent glisser sur mon bras puis sur ma main. Je ne sais expliquer à quel point ça m’a crispée. J’en avais des envies de violence. Et je ne sais expliquer pourquoi. Incapable. Il me raccompagne à ma voiture et m’embrasse encore. Je n’aime pas ça. Toujours pas. Je n’aime pas ses lèvres, je n’aime pas ressentir ce néant en moi quand elles se posent sur ma bouche, juste un contact mouillé. Il me dit, alors que je manque de lui claquer la porte sur les doigts, qu’on peut se voir dimanche soir. Je botte en touche, je bosse le lendemain, je ne pourrai pas venir à M. Et lui de trouver la solution miracle : il peut dormir chez moi. Aïe. L’éventualité me met face à la réalité : je ne veux pas de lui dans mon lit, je ne veux pas de lui dans ma vie, comment ai-je pu imaginer le contraire ? Je réalise qu’il n’a d’ailleurs jamais trouvé de « nom » ici… Je fais le trajet de retour avec ces questions qui volent comme de sales mouches dans habitable de ma voiture. Et je déteste alors son odeur qui semble figée sur mes lèvres, sur ma peau, indélébile. Dès mon retour, je me fais couler un bain. Je retrouve le calme de mon appartement, j’allume mon PC, je mets l’album de J. Tillman découvert il y a peu. Je me détends, je chasse de mon esprit ces idées.

Puis au détour d’un passage rapide sur facebook, il est là. Gab. Sa connexion déconne mais pendant près de deux heures, il m’envoie des messages. Peu de cohérence dans ce que je parviens à comprendre entre deux interruptions, mais tant d’acharnement. Il veut me parler, il veut me connaître, mieux, un peu au moins. Comme tout cela est compliqué, je lui laisse mon numéro et il m’appelle. Et cela se poursuit par deux bonnes heures au téléphone. Sa voix est tendre, calme, posée et enrouée. J’aime. Je pourrais l’écouter pendant des heures. Je l’écoute pendant des heures. Et je parle beaucoup aussi, et facilement je me confie à celui que je ne connais finalement pas. La confiance est évidente. Nous réalisons que nous avons de nombreux points communs. Cette passion pour la littérature et l’écriture, pour le théâtre. Une longue vie de couple derrière nous et une joie retrouvée avec la liberté qui a suivi, précieuse aujourd’hui. Il me pose des questions, indiscrètes, mais qui ne me gênent pas. Je raccroche le téléphone vers une heure du matin, avec un sourire simple sur le visage. Je vais me rouler en boule sous ma couette et j’ai du mal à trouver le sommeil. Je lui en ai trop dit, je n’aurais pas du…

Ce matin part un petit mail pour lui faire savoir mes regrets de m’être confiée si facilement, de lui avoir dit de moi tant de choses que je ne dis pas habituellement, de lui avoir fait savoir mes doutes, mes craintes, de lui avoir montré mon obscurité. Je me dis que sans doute pour tant de franchise, je vais être sanctionnée. Je reçois dans la matinée alors que je suis face à une classe qui quitte la salle pour partir en pause deux petits messages silencieux qui viennent crier dans ma tête. Le premier dit merci, ne t’inquiète pas, j’ai aimé. Le deuxième dit encore à quel point nous sommes pareils. Et je mets alors un masque pour ne pas afficher ce trop plein de bonne humeur qui m’inonde.

Dans quelques minutes, je vois notre ami commun. Nous nous retrouvons pour aller boire un verre. Ce sera l’occasion de tâter le terrain, de savoir si je dois me méfier ou si mon impression de confiance est la bonne...

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lundi 22 novembre 2010

La nuit chasse les dilemmes.

Quelques journées sans mots, quelques semaines sans maux. Et pourtant, l'impression d'avoir pris dans certains domaines des virages surprenants. La vie fait des ricochets parfois inattendus.

Premier élément, cette question au-dessus de ma tête depuis quelques jours, comme une épée de Damoclès. Je tiens l'épée. Tout commence par une conversation avec mon père un jeudi gris. Le point de départ est positif, il évoque un départ en retraite finalement précoce par rapport à ce que l'on attendait. Mais autour de cette hypothèse, des doutes. Notamment quant à la possibilité de continuer à "investir" dans mon appartement. Et derrière cet aveu arrivent les mots qui blessent. On me laisse entendre que c'est une aide, que je ne suis pas autonome, que d'ailleurs, professionnellement aussi, mes choix montrent leur limites. La discussion s'égare, me tire des larmes. J'avais l'impression, la certitude d'avoir une vie stable, d'avoir fait les bons choix, d'avoir opté pour des solutions qui me correspondaient et qui prouvaient aujourd'hui que j'étais indépendante. Et j'aperçois derrière les propos de mes parents tant de fragilité. Oui, au final, seule je n'avance pas. J'ai besoin d'eux. Depuis le départ de Neb, ils sont très présents. Ils s'occupent de mon Lu les semaines où je travaille trop, ils me versent une partie des traites de mon appart' (ça m'avait été présenté comme un investissement judicieux pour eux il y a deux ans, j'y vois simplement maintenant leur générosité pour leur fille qui était alors en pleine dépression), ils se font du soucis pour mon avenir professionnel. Cette année en effet, j'observe les limites de ce système qui me laisse tant de liberté. Ne pas dépendre d'un employeur, multiplier les contrats, voilà qui a son charme quand il y a du choix. Tous mes collègues s'accordent à dire que c'est très difficile cette année. Les centres de formation souffrent de la crise, les contrats se font rares, les vacataires sont remplacés par des permanents qui se doivent d'être polyvalents à défaut d'être compétents. On limite la casse. Et ce sont les contrats "volants" qui trinquent. J'ai pourtant essayé de trouver d'autres pistes pour compléter un emploi du temps très léger par rapport à l'an passé. Pas évident : pas de réponse ou des refus. J'en suis à proposer mes compétences en tant que bénévole, pour meubler des semaines creuses. Je vais faire des lectures en maison de retraite, monter un atelier d'impro avec de jeunes illettrés, reprendre sérieusement les lectures pour la bibliothèque sonore.

Puis derrière tous ces constats, et après la claque à l'amour propre, j'ai voulu positiver tout ça. Mon appart' me coûte trop cher ? Mon métier n'en est pas vraiment un ? Alors il faudrait se débarrasser de l'appart' et trouver un autre emploi. Et une solution se dessine. Mettre cet appart' en location (le vendre n'est pas une bonne option par les temps qui courent) et partir travailler à l'étranger. Depuis ma séparation avec Neb, j'envisage ce départ. Dans les premiers mois, on me disait que je ne devais pas y penser, que ce n'était pas bien de partir pour fuir. J'étais sans doute trop faible pour me lancer dans cette aventure. Puis l'idée s'est faite transparente, discrète derrière un rythme de vie mouvementé. Aujourd'hui la revoilà, plus solide, plus aboutie. Certes, ce n'est qu'une idée pour le moment. Elle ne plait pas à tout le monde. Beaucoup autour de moi manifestent un égoïsme flatteur, mettant en avant leur attachement et leur refus de me voir partir. Pas de décision pour le moment. Je prends la température. Auprès de mes proches dont les conseils sont précieux. Auprès de sites internet qui étalent des annonces plus alléchantes les unes que les autres.

Et en attendant, je continue à avancer dans un automne somme toute agréable. J'enchaine des semaines très irrégulières. Parfois six jours sans travailler. Puis à nouveau quarante heures d'affilé. Pas de cohérence mais on s'y fait. Et derrière tout cela, il y a des satisfactions personnelles, preuve que je suis quand même maître(sse) de mon destin. Par exemple, plus de cigarettes depuis plus de deux semaines et même pas mal, même pas peur. le plus dur aura été d'écraser la dernière. Et je regarde en arrière, ces huit mois où j'ai repris et où j'ai fumé comme un pompier. Je ne comprends pas. Il me faudra d'ailleurs une note entière pour expliquer ce phénomène si étrange. Puis mon groupe d'impro qui tient la route malgré quelques doutes en début d'année. J'ai appris à prendre les membres de ce groupe avec plus de distances, plus de souplesse. Ils ont tous des caractères forts, des attentes différentes et je dois leur laisser de l'air si je ne veux pas les essouffler ou les étouffer. Prochaine représentation dans trois semaines, premier match contre une autre équipe, je suis sure que ce sera bon.

Dans ce contexte, toujours mon homme aux mille questions. Et malgré tout ce temps, malgré toutes ces portes fermées, j'en suis toujours à vibrer à chaque fois que je le vois. A vibrer au point d'en perdre mes repères. Il est doux avec moi, proche mais sans l'être vraiment, sans ambigüité. L'autre soir, il s'est joint à moi pour une interview que je devais donner au nom de l'association. J'ai tellement aimé sa présence, sa simplicité, la spontanéité de ses réponses face à la journaliste amusée. J'ai aimé nous voir tous les deux ensuite à la table de ce petit café que j'ai tant fréquenté autrefois. Ses yeux et son sourire sont des massues qui me démolissent la raison ! Il y a une semaine, son frère est venu nous rejoindre après notre entrainement hebdomadaire. J'ai aimé le voir dans ce contexte, petit frère si complice, si fier. Je craque un peu plus, je m'effondre progressivement, à chaque fois que je partage des moments avec lui. Et derrière tout cela, rien ne bouge. Impossible pour moi d'avancer un autre pion, j'ai déjà dit ce que j'avais à dire. Statu quo.

Autres contextes, autres histoires. La déclaration de début septembre, mon ancien élève, s'est essoufflée. Il a finalement lâché l'affaire sans explications. J'essaye de tourner la page de son corps chaud et musclé, de ses gestes de tendresse enfantins. Bien sur que c'est mieux ainsi ! La déclaration de début octobre est plus difficile à décourager et je me retrouve d'ailleurs prise à mon propre piège si on peut dire. Cela faisait un mois qu'on se voyait. Je n'avais pas donné de suite favorable à ses aveux, d'autant plus qu'un beau gros mensonge était venu se greffer dessus entre temps. Cependant, sa compagnie me plait, nous continuions à nous voir et je pensais que les choses étaient claires. Puis bien entendu est arrivé le moment où il m'en a demandé plus. Je lui ai ressorti le disque habituel. Celui de Nam, celui de l'ancien élève, celui qui semble rayé à force. Celui qui dit que je ne suis pas prête à m'engager, à faire des promesses, que le peu que je suis prête à donner ferait plus souffrir qu'autre chose, que je ne peux exiger de personne d'accepter ça. Il me demande d'être plus concrète, alors oui, je le lui dis, ça rime avec  liberté, éphémérité et infidélité. Il part ce soir là, alors qu'on sortait du cinéma, avec son petit mouchoir au coin de l'œil. Je pense avoir été sincère, même si bourreau des cœurs. Du coup, je ne vois pas venir ce qui me (re)tombe sur la tronche vendredi soir : je passe chez lui pour un apéro rapide alors que je suis attendue pour diner chez des amis une heure plus tard. Et là, il me dit "oui". Je reste coi. "Oui" quoi ? Oui, il accepte. Mes conditions dont personne ne voudrait, ces petits lambeaux de relations que je suis prête à céder. Il veut bien de ces miettes de moi-même que je daigne lui accorder, même s'il ne doit pas être le seul, même s'il doit subir mes silences, même s'il n'a droit à aucune exigence, même si ça se vit au jour le jour, sans lendemain. Il accepte. Il veut bien de ça à défaut d'autre chose. Il se contentera de ça. Il m'aime. Sur ce, il m'embrasse. Et je ne sais que dire, que faire. Je ne sais pas si ça me plait, si je veux de ça, de lui, de cette situation. Je le quitte ce soir là, un peu perdue.

Le week-end file sans que je ne lui donne de nouvelles et sans que je n'en reçoive. Samedi soir, invitée chez d'autres amis, je réalise que c'est une soirée embuscade. De celles où un couple consciencieux et plein de bonne volonté lance les invitations auprès de tous les célibataires de son répertoire. Pour l'occasion nous étions trois cœur à prendre. Deux hommes et moi. Le premier, je le connais déjà, je l'avais eu sur le dos il y a un an et demi lors d'un mariage. Le deuxième, je l'ai rencontré brièvement dans le même contexte. Brièvement car Monsieur, ivre "de bonheur", s'était tapé une sieste sur un banc au soleil après l'apéro et on ne l'avait presque plus revu. Et cette soirée, imprévue, m'a finalement plu. Bien entendu, il a été doux de revoir ces amis que je n'avais pas pris le temps de voir depuis près d'un an. Et leur petite fille, adorable demoiselle d'un an à peine qui connait tous les cris des animaux. Mais j'ai aimé en particulier le deuxième cœur à prendre. J'ai aimé sa voix rauque, accentuée encore sans doute par son gros méchant rhume et par ces cigarettes roulées qu'il sortait fumer sur le balcon. J'ai aimé son humour, rentre-dedans, ses mains qui se sont agitées à table lorsqu'il parlait, la force calme avec laquelle il a défendu certains avis, la pertinence de ces derniers. J'ai aimé découvrir en quelques heures seulement derrière ce grand gaillard un personnage complexe et curieux. J'étais finalement sous le charme. Rien de plus, bien sur. Mais quand j'ai lu hier soir dans mon télérama un article en rapport avec son sujet de mémoire (oui, Monsieur a repris des études), je n'ai pu m'empêcher de lui envoyer un mail via facebook (nous sommes "amis" depuis hier matin) avec l'espoir secret d'une réponse, d'un peu plus peut-être...

Voilà où j'en suis. Noël approche, les marchés de Noël déboulent dans toutes les villes alsaciennes dès la semaine prochaine et avec eux le flot habituel de touristes. Je n'aime pas les mois de novembre, mais il me semble cette année moins pire que les autres. Toutes les portes sont ouvertes je sais que je peux en ouvrir encore, autant que je le souhaite...

Posté par Diane Groseille à 14:22 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Note ronde.

Et de mille !
Mille mots magiques.
Mille messages miroirs de moi-même,
et mémoires de moments, murmurés ici.
Mille mercis à vous tous de faire que cette magie dure.
***

Posté par Diane Groseille à 09:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 7 novembre 2010

Yes !

Il y a deux heures,
j'ai fumé ma dernière cigarette.
Et une bonne chose de faite, une !

fum_e_4
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Posté par Diane Groseille à 11:22 - - Commentaires [7] - Permalien [#]