samedi 12 juin 2004

Liste au père Noël

   OUI? JE SAIS, c'est pas l'heure, et alors?! Quand on me demande à Noël, je ne sais jamais que répondre.... Alors, comme ça, je me prépare... Père Noël, j'aimerais:

  • Une machine à laver (avec quelqu'un qui est très très fort et qui me la monte au 5eme) paske j'en ai marre du lavomatic ou de la machine des parents.
  • Un nouveau canap' paske le mien est défoncé.
  • Une coupe de cheveux. Sont trop longs et commence à faire chaud.
  • Quelques semaines de vacances en plus pour avoir le temps de faire tout ce que j'ai jamais le temps de faire*.
  • Une culotte de zèbre, je peux plus voir ma culotte de cheval, besoin de changement. (Ohhhhhhh, je suis exigente là, y'a pas de drame, pour ça, on attendra).
  • Une nouvelle garde-robe (p... !Ce que je suis cliché comme fille, on me met face au père Noël et je suis pas fouttue de trouver autre chose que ce qu'on tente de nous refourguer à tout va dans les magazines pour donzelles!!!)
  • Un nouveau job, le job idéal dont je parlais plus bas.
  • Un dos qui tient le coup. J'ai toujours pas trouvé le SAV pour le mien.

                         Je cherche, mais je vois rien de plus pour le moment père Noël et je me dis que finalement, j'ai vraiment pas de quoi me plaindre, je suis heureuse et j'ai tout ce qu'il me faut...

          [LISTE POUVANT ETRE COMPLETEE A TOUS MOMENTS]

* objet d'une prochaine liste: tout ce que j'ai jamais le temps de faire... Je l'avais jamais dit? J'adore faire des listes, ça me rassure, me demandez pas pourquoi.

Posté par Diane Groseille à 20:15 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Merci...

          Je constate que certaines personnes me lisent, et même qu'elles me recommandent dans leurs propres blogs. Je suis étonnée car, en toute franchise, je ne pensais pas que mes cogitations et mes petits commentaires pouvaient interesser qui que ce soit. L'objectif premier étant de mettre en ordre mes pensées, comme une sorte d'herbier après une balade, faut que je colle mes idées quelque part le soir ou le matin, mettre à plat mes émotions. Oui, bien entendu, je voulais qu'on me lise. De la même façon que moi j'aime entrer dans d'autres univers, m'imprègner de l'ambiance d'une autre vie l'espace de quelques minutes....

Posté par Diane Groseille à 19:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

ICI peut-être plus pour longtemps

              Ménage. J'ai rangé mon antre. Demain, souerette et frèrot et moi, on fait un marché aux puces alors, j'ai vidé les plaquards. C'est la première fois que je fais ça. Et comme ça fait huit ans que je vis ici, les babioles ont eu le temps de s'entasser et de prendre la poussière. C'est ma voisine M. qui se fout toujours de moi quand je cherche un truc, je garde tout / je jette rien, alors quand faut fouiller au fond des placards, c'est une expedition. J'ouvre des tiroirs et je passe des heures à dépoussièrer des bricoles que je n'avais pas prises en main depuis des années. Dans la salle de bain, j'ai trouvé un flacon de parfum, tout collant, que je mettais quand j'étais en Martinique. Stupidement, je l'ouvre et je colle mon museau dessus. J'en ai eu sur la peau et depuis, pas moyen de me sortir l'odeur du pif. Un mélange de pomme et de cannelle, dixit l'étiquette, moi je dirais plutôt désodorisant pour les toilettes. Comment ai-je pu mettre un truc pareil?

             Donc voilà, quatre gros cartons qui trônent au milieu du loft. J'hésite à embarquer de vieux magasines, des disques et des bouquins... C'est que ça va faire lourd, et que j'ai quand même quelques étages à descendre.

           Je regarde autour de moi. Ce rangement me fait réfléchir. Neb et moi avons parlé de déménagement. Pour me rapprocher de mon lieu de travail. Pour commencer sur une nouvelle base tous les deux. Pour du plus grand ou mieux agencé en tous cas. Faut dire qu'ici, y'a trop de passé. Quantre ans avec le Furet, puis quatre ans de célibat endurci. Difficile après de faire de la place à un nouveau venu. Bien entendu, j'adore cet endroit. La lumière qui entre en entier. La hauteur du plafond. Les pouttres partout et le parfum de bois qu'elles dégagent. Les souvenirs que j'ai ici. La vue sur les toîts de la ville qui ressemblent à un décor théâtral...

              Il faut que j'y pense encore, surtout pas qu'il me brusque, je suis trop attachée à ce lieu pour qu'on me force la main. J'aimerais un appartement plus grand, avec plusieurs pièces. Ici, c'est immense mais pas de murs. Un peu de verdure aux alentours aussi, pas plein centre ville. Des murs blancs et des grandes fenêtres. Oui, de la lumière....

Posté par Diane Groseille à 16:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Je suis qui au fait, moi?

          C'est vrai, j'ai pas vraiment pris le temps de me présenter. Je suis arrivée ici, j'ai trouvé ça plutôt douillet et je me suis installée comme si y'avait personne autour alors que niveau voisinage, ça ressemble à une plage de Saint-Trop' un jour de juillet. Ceux qui lisent comprennent pas tout. Je pourrais dire "je m'en fous, je n'écris pas pour les autres", mais si c'était le cas, je me contenterais de quelques pages sur word.... Alors je vais essayer d'être polie et de dresser au fil des jours un portrait de moi à travers mes posts en donnant davantage de détails sur ma vie. On arrète de la jouer perso!

          Si j'en viens à ça, c'est parce que j'ai déjà eu de nombreuses questions sur mon emploi, qui, il faut le dire, me perturbe les derniers temps. Je ne suis pas prof de français. Je suis formatrice indépendante. J'enseigne plusieurs matières, à plusieurs niveaux et le domaine d'intervention numéro un est la méthodologie. Et forcément, comme je le fais remarquer à Nushy, dans cette polyvalence, je n'atteins aucune perfection. Je touche à tout. En ce moment, j'enseigne effectivement le français, l'histoire et la géographie, mais dans le cadre particulier d'un établissement privé à enseignement spécifique (j'entrerai pas dans les détails). J'ai jamais voulu passer de CAPES ou autre diplôme qui m'aurait ouvert les portes magiques de l'éducation nationale. [Je sens le coup de gueule qui revient] En effet, je ne vois pas l'intéret de trimer plusieurs années sur la préparation d'un concours qui va vous envoyer loin de votre chère région le temps de faire vos preuves sur un poste en ZEP que personne ne veut. Je ne vois pas l'intéret d'emmagasiner des connaissances en ancien français ou en latin pour faire la flicaille dans une classe de 5eme parce que les parents ne savent plus ce que signifie l'éducation, et n'ont même plus aucune notion de ce qu'est la politessse et que, du coup, les enfants se fondent dans un moule. Je ne veux pas être dépendante du ballets incessants des changements de gouvernements qui s'accompagnent de réformes plus novatrices les unes que les autres, pondues par des gens qui n'ont jamais vu à quoi ressemblait un élève de 4eme. Non, je ne veux pas des presque quatre mois de vacances. Je ne veux pas non plus entendre les syndiqués en salle des profs râler à longueur de journée parce que le rectorat ou le ministère sont "que des cons". Je ne veux pas travailler aux côtés de gens blasés, planqués, frustrés, qui ressortent chaque année les mêmes photocopies et qui comptent leurs jours jusqu'à la retraite. Je ne veux pas considérer les élèves comme une "classe", mais comme des individus, qui ressentent des choses, qui ont une vie en dehors de la salle dans laquelle on intervient.

[Je souffle]

               Alors, j'enseigne un peu partout. Mes journées ressemblent à un puzzle dont je cherche les pièces aux quatre coins du département. Si je parle si froidement de l'éducation nationale, c'est que j'y ai fait des remplacements plusieurs années (et j'y ai rencontré des gens géniaux, contrairement à ce que les lignes là-haut pourraient laisser entendre). Maintenant, j'ai donc un poste dans un établissement un peu particulier, à mi-temps. Et je donne des cours à des jeunes en rupture de scolarité, pour raisons médicales ou psy. Je donne des cours particuliers classiques aussi. Et j'aime beaucoup le rapport qui peut se développer dans ces conditions: la confiance et le respect (que l'on peut obtenir dans une classe aussi bien entendu). Je fais en quelques sortes ce que des gens ont cru inventer il y peu de temps et qu'ils ont baptisé coaching (z'auraient pas pu trouver un mot français). J'encadre des enfants, des jeunes et des adultes, je leur redonne les moyens de se sentir en confiance. Cours de methodo, d'expression orale, écrite, cours de théâtre, etc... Mais je recherche toujours autre chose. Ma quète? Un établissement, un contexte, dans lequel l'enfant, le jeune, est considéré comme une personne et non un pion, avec tout le potentiel qu'il peut avoir, tant emotionnel que manuel ou intellectuel. Un contexte dans lequel le prof n'est pas considéré comme celui qui fait règner l'ordre et qui applique des règles, mais comme quelqu'un qui transmet un savoir, dans un cadre de respect et de partage ("j'ai aussi quelque chose à apprendre de vous, je ne suis pas Dieu").

           Je ne crache pas sur le systême scolaire actuelle (quoique...). Il est ce qu'il est et j'ai rencontré des gens merveilleux qui avaient réussi à y trouver leur place et à s'y épanouir. Je trouve juste que ce n'est pas ma place et que ce systême n'est pas adapté à beaucoup, dont on ne tient pas compte et qui vont être catalogués "échec scolaire". Aujourd'hui, du haut de mes 26 ans, je cherche donc à m'épanouir. Le cadre dans lequel j'évolue actuellement ne me le permet pas. J'étouffe. On me demande de mettre à execution un règlement carcéral avec lequel je suis en total désaccord. J'assiste tous les jours à des scènes de conflits entre élèves et "supérieurs" pour des raisons de discipline ou d'autorité. Les cris me fatiguent. Et je suis presuadée que cette ambiance n'est pas de la responsabilité des élèves (dont l'éducation est bien souvent "en pointillé") mais bel et bien celle de la direction.

          Alors pour le moment, ça continue encore et encore, c'est que le début d'accord, d'accord.

       

Posté par Diane Groseille à 12:49 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

Coup de gueule de la veille

              Mmhhhhhhhhhh. Je m'étire. Je relis mon coup de gueule de la veille. Et je persiste: ça fait du bien, j'ai dormi comme un loir.

Posté par Diane Groseille à 12:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


vendredi 11 juin 2004

Je me fais vieille....

                     Ouais, je me dis le temps passe. Non, pas gratuitement comme ça. En fait, je me sens de plus en plus incrustée de principes. Mon insouciance fout le camp. Je m'explique. Certaines choses m'énervent. Avant, je m'en balançais profondément, je m'en cognais le coquillon. Maintenant, je sens en moi des grognements, des grondements, dans certaines circonstances.

          Exemples évidents: la route. Je maudis les gros tas pêtés de tunes qui se croient invincibles et qui se fourrent les doigts dans le nez à 180 sur l'autoroute en gémissant dans leurs portables. Je méprise les mamans qui s'imaginent que la vie est comme un épisode de "notre belle famille" et qui collent leur mioche sur le siège avant sans ceinture parce qu'il a eu une bonne note à l'école (il mérite bien de traverser le pare-brise). Je déteste les gens qui pensent que le clignotant est en option sur certains vehicules. Je suis parfaitement intolérante face à ceux qui ne maitrisent pas leur voiture ou qui justement pensent la maitriser en toutes circonstances. Et, j'y viens, je mettrais volontiers ma main dans la tronche à tous ces sacs à merde qui prennent le volant en ayant bu.

          Autres éléments révoltants qui me font penser que je prends un bon "coup de principe". J'ai en horreur les jeunes (j'ai moi même moins de trente ans et c'est pour ça que je me sens vieillir) qui crachent systématiquement sur tous le fonctionnement politique et social français. Je ne peux entendre sans réagir des paroles du type: "de toute façon, ils se mettent tout dans les poches", ou encore  "on paye des impots pour qui?". Ces gens là, la plupart du temps, n'ont jamais débourser un centime et profitent de la sécu et d'autres avantages depuis leur naissance. Je déteste cette révolte prémachée (par des groupes ou des artistes qui ne pensent souvent qu'à faire de l'argent) contre la justice et les forces de l'ordre. Et pourtant, je suis ouverte d'esprit, consciente que certaines choses ne fonctionnent pas dans notre pays et profondément concernée par la situation sociale de ce dernier, je vote à gauche depuis que j'en ai l'occasion, même si la solution n'est peut-être pas là. Je n'aime pas du tout entendre des gens véhiculer des idées qu'ils ne comprennent même pas car ils ignorent tout de ce qui se passe autour d'eux, mais simplement parce qu'elle sont à la mode.

         Il y en a encore des paquets. En bref, j'aime pas les gens qui ralent tout le temps mais qui ne proposent jamais aucune solution, facile de voir où sont les problèmes. J'aime pas ceux qui font chier leur Saint-bernard au milieu de la pelouse fleurie. J'aime pas ceux qui fument n'importe où (j'ai pourtant fumé 10 ans et la fumée ne me dérange pas). J'aime pas les gens qui crachent dans la rue. J'aime pas les porcs qui balancent leur sac Mc do après s'être goinfrés. J'aime pas ceux qui pensent tout savoir et qui utilisent des mots dont ils ignorent le sens. J'aime pas les gens qui crient, les mères qui tapent leurs gosses et les traitent comme des merdes en public (ou ailleurs). Les couples qui se claquent des engueulades en permanence ou au contraire, qui se lechouillent tout le temps

          On croirait entendre Baccri. Mais faut pas croire, j'aime beaucoup de choses et beaucoup de gens, et même qu'on me dit souriante. quoiqu'il en soit, ça fait du bien de vider son sac. Essayez! ( et toutes mes "confuses" pour le peu de vulgarité)...

Posté par Diane Groseille à 23:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Deux questions aux connaisseurs.

            #1: J'ai déjà posé la question il y a quelques jours mais la solution donnée est inéfficace. Comment faire pour que mes photos restent affichées? Elles s'effacent en quelques heures et je n'arrive pas à les faire réapparaître...

           #2: Quelle est la durée de vie d'un blog? Je ne suis là que depuis quelques jours et déjà, je pense que ces pages virtuelles ne sont pas aussi fiables que mon journal-papier. En gros, est-il possible que mon blog bug?

Posté par Diane Groseille à 23:36 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Bravo Virginie Vasseur

          Je lache le téléfilm d'Arte à l'instant. Merveilleuse histoire qui m'a transportée si simplement. Histoire de famille, pas de fil, pas de fin. Facile. Merci.

Posté par Diane Groseille à 22:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

effluves

 La pluie de la nuit réveille les odeurs fabuleuses de la nature...

Posté par Diane Groseille à 09:56 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Réfléchissez, boycottez Cauet!

     Trajet en voiture. Radio. Conclusion: Cauet est un con. Je le méprise. Oui, je sais, je l'ai déjà dit. Il organise autour de sa lamentable petite personne un culte de la personnalité misérable, avec petit jingle stupide et blague de mauvais goût et toujours, toujours, toujours les références à l'audimat. Il est amoureux de lui. Aujourd'hui, apogée. Il parvient à organiser un rassemblement de 10000(dixit pour le nombre) moutons qui entonnent joyeusement ses conneries à Amnéville. Et ce sont les premiers (petits ados boutonneux qui feraient mieux d'être en cours) qui vont militer pour leur liberté d'expression, sans se rendre compte que ce gros naze de Cauet véhicule toute la merde médiatique du moment. Réveillez-vous, si vous ne voulez pas finir à ricaner stupidement comme la bande de hyènes lobotomisées qui l'entourent. Puis faut dépasser le stade anal à un moment de sa vie, nan?

Posté par Diane Groseille à 09:36 - - Commentaires [16] - Permalien [#]