vendredi 1 juillet 2016

Abeille, petit insecte capable de fabriquer du ciel*.

abeille1

abeille-1

abeille

abeille-malos

abeille3

22

29

13

abeille7

4

* Pef, Dictionnaire des mots tordus

Posté par Diane Groseille à 11:24 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,


samedi 2 janvier 2016

L'observation.

yeux-closFin de vacances scolaires : un film de Romain Goupil, Marina Hands est assise dans une pièce sombre face à une baie vitrée, elle dit au réalisateur/acteur, personnage en face de lui, sur le point de réaliser un film dont la caméra deviendrait presque un personnage (mise en abyme périlleuse), que "toute observation d'un phénomène perturbe le déroulement de ce phénomène".

Bien sur. Comment ne pas ?

Je décris, j'absorbe, j'observe. Je me nourris de regarder. Je gravite par des jeux de regards autour de ces phénomènes qui composent le/mon monde.

Ecrire, photographier, dessiner donnent du sens à mes jours. Mais la fidélité dans tout ça ? Quelle vérité pour ce que je vois, ce que je comprends ? Ma vérité ? Et comment ne pas modifier, par mes actes, mon regard, mes mots, mon trait, mon interprétation, ce que je valide de ce qui m'inspire. Et le faudrait-il d'ailleurs ?

***

"Observer c'est perturber", Hubert Reeves.

Posté par Diane Groseille à 14:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

jeudi 31 décembre 2015

Tzara.

Visite hier de l'exposition de l'ingénieur de la spontanéité, Tristan Tzara au musée d'art moderne de Strasbourg : ouverture du champs des possibles, stimulation de créativité, réflexions autour de l'écriture, du dessin, de l'improvisation...

ob_7fb1ec_dada-print-hasard

« Ce que nous voulons maintenant c’est la spontanéité. Non parce qu’elle est belle ou meilleure qu’autre chose. Mais parce que tout ce qui sort librement de nous-mêmes sans l’intervention des idées spéculatives, nous représente. Il faut accélérer cette quantité de vie qui se dépense dans tous les coins. L’art n’est pas la manifestation la plus précieuse de la vie. L’art n’a pas cette valeur céleste et générale qu’on se plaît à lui accorder. La vie est autrement intéressante. »
«Conférence sur Dada», Tristan Tzara.

Posté par Diane Groseille à 12:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

samedi 15 août 2015

L'été du dedans, l'été du dehors.

Matinée de frais, après de très longues journées de canicules, subies péniblement dans mon appartement sous les toits. L'impression de respirer de nouveau, de sortir d'une espèce de torpeur.

Cet été est véritable. On y cherche la fraîcheur de l'eau, la douceur des soirs qui s'étirent au dehors lorsque le feu du soleil a enfin voulu se cacher, l'ombre d'une façade, le calme d'une forêt ombragée, la climatisation d'un supermarché en plein après-midi...

M'ont encore traversée cet été ces impressions de dichotomie : le dedans / le dehors.

Hier encore, petite fille, l'été était synonyme de liberté. Gamines de la campagne, dès le saut du lit, ma soeur et moi nous précipitions au dehors pour y passer de longues journées de jeux. L'extérieur était notre liberté, espace sans limite, sans contour, sans règles : nos règles, nos jeux, nos délimitations... Et ce n'est qu'à la fin du jour, alors que les premiers réverbères s'allument, alors que les cris se font moins vifs et que la fatigue commence à se faire sentir, qu'éreintées, les genoux croûtés, les jambes griffées par les ronces, nous retournions au bercail pour s'y endormir devant Intervilles ou les Dents de la mer...

Aujourd'hui, le dehors de l'été, c'est les promenades, la nature sans cesse découverte et redécouverte, dessinée, photographiée, les longues heures à marcher, à parler avec Gab, les siestes dans les jardins. Mais le dehors parfois effraie, bêtement. C'est le dehors de la ville, c'est le dehors de la rencontre, de l'autre, du regard. Le dedans protège, isole, coupe du temps, de tout : on s'y vautre dans l'oisiveté. Le dedans a su protéger aussi les derniers temps de la chaleur. Volets fermés, c'est une journée d'obscurité qui s'impose pour ne pas étouffer.

Dimanche soir, autre et nouvelle vision du dehors. Un dehors agressif et concret, une autre réalité. Après une soirée avec C. et B., à regarder 2001 l'Odyssée de l'espace sur le grand écran de mon salon, je suis sortie sous une pluie battante avec mes deux chiens pour le petit pissou du soir. Je mes suis faufilée entre les gouttes et sous l'auvent de la banque, éclairée par les néons blancs crus, j'ai découvert une jeune Fleur, petite demoiselle, trempée jusqu'à l'os, à ses pieds, un sac, un chien roulé en boule. Je passe une première fois devant elle. Les deux chiens et moi bouclons notre habituel tour de quartier nocturne et lorsque nous repassons devant elle, je m'arrête, je lui demande si elle a faim. Elle me dit oui. Je lui propose de monter avec moi. Elle me suit, petit animal craintif et fatigué. Mes amis entre temps se sont couchés. Je l'installe dans mon salon et lui sors du pain, du fromage, des fruits. Elle hésite, elle mange. Elle parle peu, moi non plus, je n'ai que peu de choses à lui dire. Je lui propose une douche, elle me répond avec un sourire qui en dit long sur le luxe de ma proposition. Fleur dort dehors depuis des semaines, elle m'avoue n'avoir que peu mangé et ne s'être lavé depuis des jours. Elle est arrivée dans la région il y a trois jours, elle ne sait pas où aller. Pendant qu'elle occupe la salle de bain, par réflexe, je déplace dans ma chambre les quelques rares objets qui ont un tant soit peu de valeur (appareil photo, ordinateur, à vrai dire, je n'ai pas d'objets de valeur). En le faisant, je me dis que c'est bête, qu'elle m'inspire confiance... Quand elle me rejoint, elle me dit qu'elle va y aller, elle ne cesse de me remercier. Je lui dis que si elle le souhaite, elle peut rester et dormir sur le canapé. Ses yeux s'illuminent. Je mesure à la lumière de son regard l'angoisse qu'est le dehors pour elle. Elle a vingt ans, pas plus, elle est une jeune femme seule, elle dort dehors. 

Le lendemain, après avoir déjeuné avec moi et mes amis, elle est partie, avec un petit sac de nourriture et son jeune chien. La porte a claqué derrière elle. Elle laissait alors ce dedans protecteur pour un dehors inconnu, pour une ville hostile pour ce qu'elle est, pour un futur sans aucune certitude. Plus que jamais, j'ai vu mon dedans comme une chance, un luxe, une richesse, une base. Depuis, souvent je pense à elle, la solitude de son corps menu DEHORS.

rue

Posté par Diane Groseille à 13:23 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

vendredi 31 juillet 2015

Pourquoi j'aime un film...

J'ai lu il y a quelques jours déjà cet article très intéressant... Qu'est ce qu'un bon film ?

Puis plus récemment, cet autre qui questionne : à quoi sert le cinéma ?

Ils m'intéressent car ils viennent rejoindre nombre de mes réflexions du moment. Depuis quelques mois maintenant, je me livre à un marathon cinématographique. Je ne saurais dire comment j'ai vraiment sombré dans cette "déviance". J'ai toujours aimé le cinéma. J'ai toujours aimé basculer dans des univers, j'ai toujours aimé qu'on me raconte des histoires mais depuis quelques temps, c'est devenu bien plus. C'est une vraie dépendance, une "addiction". Je peux me morfaler plusieurs films par jour et le manque est ressenti quand je ne peux le faire.

Bien que souvent inquiète face aux écrans (la télévision, les smartphones, les ordinateurs...), j'ai sur les dernières années appris à me réconcilier avec les quatre bords plats du film, ces lignes qui délimitent une autre vie. Je fais entrer ce cadre chez moi, le plus souvent possible. Depuis l'an passé, c'est grâce à un videoprojecteur que je savoure. Mais j'aime aussi me blottir sous la couette pour visionner égoïstement un film.

En vrac, sans vraie réflexion en amont, voilà les raisons pour lesquelles je peux aimer un film* :

Je vibre plus fort, je chante à l'intérieur, je dessine les histoires, je dialogue avec les personnages... Je sais que le cinéma me nourrit, me guide, donne du sens.

psychose

*J'accompagne chaque élément de la liste d'un film représentatif de l'idée... Un parmi des centaines...

Posté par Diane Groseille à 16:31 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


Paris, l'été.

bateau-mouche

batsille

ciel-parisien

défilé

grilles

invalides

toits1

toits2

tour-eiffel4

tour-eiffel5

Posté par Diane Groseille à 15:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

lundi 29 juin 2015

Tom et l'autofiction.

Mes vacances débutent officiellement dans quelques heures. Demain midi exactement. Le mois de juin fut difficile, comme chaque année. Je ne sais pas trop l'expliquer. C'est toujours une tension que de travailler en pointillés. J'ai eu beaucoup de temps pour moi, sans trop savoir comment l'utiliser. Parce qu'il y a toujours cette attente, que je ne sais pas gérer. Je me retrouve épuisée par mon impatience.

table-de-chevet

Durant ces longues journées de juin, souvent vides, je prends plus de temps pour lire. Et j'ai des projets de lecture bien trop ambitieux pour cet été. Dans les stocks de mon homme, en tant que dame de compagnie lors de dernières expositions, j'ai picoré des dizaines de livres qui s'entassent au pied de mon lit.

Je lis en ce moment Tom est mort de Marie Darieussecq. J'ai acheté ce livre sur des puces, à 1€, un jour de grand soleil, dans un des plus beaux village de France, en vue des vacances à venir, parce que le titre était simple, la couverture était blanche.

Je suis entrée très vite dans ces mots. Une femme écrit dans un cahier dix ans après la mort de son fils. Elle livre ses réflexions, naturelles et authentiques, crues et violentes. Elle décortique le vide laissé par la mort, par l'accident, elle parle du néant qui suit, de la difficulté de vivre sans l'enfant. Je lis les premières pages et j'interromps ma lecture. Un peu sonnée, je me sens voyeuse dans cette lecture bouleversante, face à tant d'intimité, d'impudeur, de souffrance. Il faut que je vérifie si ce récit si "vrai" l'est vraiment. Il me faut quelques secondes pour qu'un moteur de recherche me livre le mot "autofiction". Bien sur, je poursuis ma lecture, mais je suis dérangée. Ce petit Tom qui n'est plus, n'a en fait jamais été. Je me sens un peu trahie. On m'a sali le fameux pacte autobiographique...

Je pense à Tom et me vient cet autre Tom, le Tom de Xavier Dolan, lui aussi fasciné par la mère, lui aussi objet de fiction dans ses propres films.

Je réfléchis beaucoup à l'importance d'écrire pour soi, d'écrire sur soi... Et je lis...

Posté par Diane Groseille à 09:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

samedi 20 juin 2015

Je questionne le temps...

C'est une énigme depuis des années,

des questions récurrentes,

parfois légères, en suspension,

parfois pesantes et piquantes,

et l'impression de ne jamais trouver les réponses

et en lisant cet article, je trouve des évidences,

Des mots simples qu'il faudrait se répéter souvent,

pour faire face au grand manipulateur chrono-maître.

perles

Posté par Diane Groseille à 22:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

vendredi 15 mai 2015

Gazouillage.

Posté par Diane Groseille à 09:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

lundi 6 avril 2015

La couleur des sons que tu vois.

J'avais déjà évoquée ici la synesthésie, cette perception croisée des différents sens.

Je découvre avec joie il y a peu cette peintre, ce petit cadeau esthetique.

Elle peint les tableaux de ses morceaux préférés.

Sans partager forcément ses choix de représentation,

je suis fascinée par le travail technique,

par la recherche et le jeu au niveau des couleurs.

lucky__880

Lucky de Radiohead.

Posté par Diane Groseille à 09:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,