jeudi 4 décembre 2014

Si tu avais le temps...

Hibernation : nom féminin (zoologie). Etat d’hypothermie régulée, durant plusieurs jours ou semaines qui permet aux animaux de conserver leur énergie pendant l'hiver. Durant l’hibernation les animaux ralentissent leur métabolisme jusqu’à des niveaux très bas, abaissant graduellement la température de leurs corps et leur taux respiratoire, et puisent dans les réserves de graisse du corps qui ont été stockées pendant les mois actifs.

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... Tu dormirais des journées entières, te levant pour te nourrir, t'étirer longuement, aller faire pipi... Tu dessinerais, des heures durant, au crayon, à l'aquarelle, installée sur un coin de trottoir, une table de bistrot, une souche d'arbre pour prendre le temps de regarder... Tu écrirais, aussi pour dépeindre ce monde qui te plaît tant, que tu aimes, de plus en plus... Tu passerais des journées en pyjama, à ne rien faire, blottie dans les vêtements superposés qui gardent la chaleur de la nuit... Tu rédigerais de longues lettres, à tes amis, à celui que tu aimes, à ta famille, laissant filer une plume noire sur une feuille blanche et tout juste rugueuse... Tu danserais dans ton salon, de longs instants, interminables, sur des musiques dont tu ignores le nom, pour puiser dans ton corps une énergie sauvage et libre, qu'on ne contrôle pas, qui explose dans des mouvements laids... Tu lirais plus, beaucoup plus, attaquant cette pile de promesses installées sur ta table de chevet... Tu regarderais des films, de ces films qui projettent dans des univers nouveaux, inconnus, impressionnants... Tu cuisinerais, manipulant des ingrédients, des épices, des matières, expérimentant de nouveaux goûts, de nouvelles textures... Tu t'inventerais des épisodes de pauses sous une couette épaisse, coupée du monde, silencieusement... Tu n'attendrais rien... Pas même le printemps, pas même la lumière... Si tu avais le temps, cette saison serait presque douce, serait presque chaude...

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lundi 6 octobre 2014

Le présent, c'est maintenant.

Odeurs de tarte aux pommes qui s'emmèlent dans l'air un peu trop frais. Gab et moi venons de passer trois jours dans son appartement, maintenant presque vide. Voilà près d'un an qu'il vit avec moi et qu'il vide ici le lieu de toutes traces du passé. Nous sommes venus passer quelques heures dans ce que nous nous amusons à considérer comme une "maison de campagne" ou "une résidence secondaire". Il y a aussi quelque chose du camping puisque les placards sont désertés. Nous repartons cet après-midi. Je me dis, comme je me le suis dit les trois dernières fois, que c'est peut-être la dernière fois. J'aime en tout cas ce lieu particulier qui est celui de nos premières fois, il a été une rupture avec mon quotidien pendant des mois, quand éreintée par des semaines trop longues, je sautais dans ma voiture pour venir me réfugier ici après deux longues heures de route, comme un sursis de douceur et de tendresse. Nostalgie agréable et sereine. Aujourd'hui, je suis installée au soleil (il diffuse sa lumière d'automne par la baie vitrée), mon ordinateur posé devant moi, sur une planche et deux tréteaux, Georges Ezra et Agnès Obel sur France Inter. Penser à tous les projets autour de la scène, à toutes ces envies d'écriture. Avoir le temps avant un départ et se sentir juste simplement bien.

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* Quelques images de la ville jaune *

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mercredi 20 août 2014

Encore un matin.

Chaque rentrée s'accompagne de bonnes résolutions. Chaque année, avec la même motivation, chargée de bonne conscience et d'énergies positives, je fais des listes (celle-ci a dix ans, comme le temps file, et me semble toujours d'actualité), comme si cette période si particulière était la première page blanche d'un cahier tout neuf, qui sent le papier frais. Mes rentrées ont toujours été fascinantes : il y a une part de mystère qui flotte sur ces jours spéciaux, des promesses de bonheur, d'épanouissement, de satisfaction. L'idée, devant une porte ouverte, que tout est possible. Voilà des années que j'enchaine ces épisodes, assez pour savoir que les promesses sont rarement tenues dans leur intégralité et les bonnes résolutions sont souvent estompées par la fatigue ou la paresse. Aujourd'hui, je fais ma rentrée, avec calme, courage et motivation. Les bonnes résolutions sont bien là, nombreuses, fourmillantes, belles...

 

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samedi 19 juillet 2014

Se reposer.

On sait qu'on est en vacances quand le temps n'a plus d'importance...

Ne pas regarder l'heure avant treize heures, manger le repas "de midi" quand certains en sont déjà à leur repas "du soir", s'endormir n'importe où et n'importe quand, lire, regarder autour...

Une maison en Bretagne, dans le coeur des terres, au milieu des champs. Et presque se réjouir d'un ciel voilé et menaçant comme prétexte pour aller se blottir sous la couette avec un bon livre...

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lundi 7 juillet 2014

Le fil.

Je reprends le fil.

J'ai repris l'écriture ici de façon régulière et motivée. C'est une de mes belles satisfactions du moment. Avec celle du dessin. Ces envies créatrices naissent souvent en moi et nourrissent un souffle. C'est très égoïste. D'ailleurs ces mots ici ne doivent parler que trop peu à mes lecteurs qui se sont sans doute perdus avec le temps et qui restent maintenant des fantomes silencieux. J'ai ce besoin de solitude en ce moment pour faire face à mes angoisses, mes inquiétudes. Pour ne pas les faire porter par d'autres, je m'isole. La foule, le bruit, les regards, et même parfois la présence de Gab me pèsent. J'ai longtemps vu ces épisodes comme de la faiblesse, j'apprends depuis peu à y voir une force brute, une base de moi-même à ne pas contrarier, à écouter.

Pourtant, je vis une période que tout le monde attend : ces quelques heures qui précèdent le saut à pieds joints dans les "grandes vacances", on trépigne, on s'impatiente. J'en suis à mes toutes dernières heures de cours, le compte à rebours est lancé depuis longtemps. Mais mes dernières semaines ne ressemblaient à rien, un morceau de gruyère avec des trous partout. Heureusement, j'ai ajouté quelques cours particuliers et des corrections qui sont venus mettre un peu de beurre dans les épinards. J'ai beaucoup de mal avec ce rythme qui n'en est pas vraiment un, je crois que je préfère définitivement travailler beaucoup. Attendre ces quelques rares heures qui traînent me laisse inactive, vide. Et je suis toujours un peu angoissée à cette période de l'année, car je quitte certains centres de formation sans certitude d'y revenir en septembre. La rentrée à venir s'annonce difficile, plusieurs centres ont déjà parlé de restrictions budgétaires et de sections qui n'ouvriront pas. Je vais essayer progressivement de travailler à mon compte en me créant un statut d'auto-entrepreneur, mais c'est bien plus compliqué que ce qu'on dit ! La création du statut prend quelques minutes, certes, mais c'est après que ça se complique ! Puis il me faudra prospecter les entreprises et mettre en place des outils de com' efficaces que je ne connais que très mal pour le moment. Un monde nouveau, des portes à ouvrir...

Un mois et demi de "vacances" se profile (les guillemets ici rappellent que ce sont surtout plus de cinq semaines sans salaire, oh joie de la vacation !). Nous irons sûrement en Bretagne la semaine prochaine. On avait envie d'une destination un peu plus lointaine et exotique, mais on veut partir avec les chiens et c'est donc plus simple. On prendra une location pour être autonomes. La région nous a semblé évidente, nous l'aimons tous les deux depuis notre enfance.

Gab de son côté voit son activité devenir de plus en plus rentable. Je l'accompagne dans ses démarches en faisant vivre ses pages internet et en le soutenant sur les salons auxquels il peut participer. J'aime beaucoup partager avec lui ces moments là. L'idéal serait à long terme de trouver une solution d'entreprise qui cumulerait nos deux activités, de façon cohérente. Toujours mes idées de ferme, de lieu de vie un peu magique, pour partager et prendre le temps. Pour le moment, ça nous semble complètement utopique. Les contours de notre vie à deux sont parfois flous, nous vivons ensemble depuis le mois de septembre et nous tâtonnons parfois encore, si attachés que nous sommes à nos libertés et à ce schéma à inventer... C'est toutefois bien le bonheur qui ressort de cette expérience nouvelle... Nous nous sommes également bien habitués à la présence de notre nouvelle demoiselle-chien, Lu et elle s'entendent à merveille, elle est propre et supporte très bien de rester seule. Pas de grosse bêtise pour le moment, on croise les doigts. Il est doux d'avoir une nouvelle petite vie à nos côtés.

Pour les jours à venir, je me souhaite donc de savoir lâcher prise, de gommer mes inquiétudes stériles et de me laisser porter par ce souffle renaissant...

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lundi 2 juin 2014

Mieux, moins, moi.

On voudrait...

Moins d'écrans. A limiter, oublier, remplacer. Regarder ce qui n'est pas limité à quatre bords.

Manger moins, mieux.

Du sport, du yoga, s'essouffler, mieux connaître son corps, sentir ses muscles, ses articulations, ses poumons. Les airs, de l'air, mon air.

De rien.

Dormir, plus et encore, mieux. Lire, écrire, décomposer, créer, dessiner. De l'eau, des couleurs, des instantanés. A chaque moment, n'importe où, n'importe quand.

Parler, raconter, transmettre. Laisser une trace. Avoir le temps, le voler, le prendre, en priorité.

Rire et faire le vide. Ecouter, absorber, ce qui est autour, ce qui est dedans. Penser maintenant, ni hier, ni demain.

Et oublier parfois de respecter le programme, arrêter les exigences..

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lundi 19 mai 2014

De la nouveauté.

Une nouvelle petite venue à la maison, une petite copine pour Lu.

On a hésité longtemps et la voilà arrivée.

Drôle d'impression, c'est une nouvelle petite vie à protéger, à guider, à aimer.

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samedi 1 décembre 2012

Un temps, un samedi.

Une petite pièce sombre, loin de chez moi, la lumière de la table de chevet. Les volets sont fermés pour ne pas laisser entrer la lumière du jour, insignifiante, fade, éteinte. Blottie sous la couette, je me protège du temps qui passe sans moi. Entre deux semaines trop denses, trop longues, trop pleines, j'arrête le temps en lisant en quelques heures Capri et moi de Philippe Fusaro. Il se projete sur une terrasse baignée de soleil et de chaleur à Capri. J'en fais de même. Et j'imagine, le temps de ce samedi, premier jour de décembre, une autre vie que la mienne, insulaire, solaire, ouverte sur le ciel. Un instant seulement.

27Toujours ici, je suis.

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mercredi 11 janvier 2012

Ça s'en va et ça revient.

Huit heures, pointe le jour. Impressions printanières. Dans l'aigu du chant des oiseaux, dans la douceur de l'air.

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La facilité de retour. Et moi qui ne saisis toujours pas ces va-et-vient d'humeur. Perrpétuelles inconstances.

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vendredi 6 janvier 2012

Bouclettes noires.

Je traverse une vie faites de cycles, de recommencements, de progression et de régression, de noir et de blanc. Est-ce récent, ou suis-je simplement en mesure de l'observer depuis peu ?

Trois semaines de doutes et d'angoisses, de "plus envie", de confiance en soi à zéro. Trois semaines à ne plus supporter le regard des autres, à redouter le moindre dialogue, à sursauter à l'arrivée de quelqu'un.

Tombée dans un trou, j'ai à nouveau regardé les autres d'en-dessous, toute petite et faible, avec cette impression qu'on pouvait m'écraser à chaque instant les doigts, le corps, le coeur.

Puis un matin, se réveiller, s'étirer et trouver tout ça si facile à nouveau.

J'observe les boucles, ces lignes de vie qui me mènent inlassablement, ponctuellement et sans raison vers ces périodes de peur. Peur des autres et de soi-même. Peur de ne plus savoir remonter la pente à chaque fois. Pourtant je le sais maintenant, que ce n'est que passager. Mais le doute s'installe à chaque fois.

Depuis hier matin, je vais mieux à nouveau. Mais j'ai traversé le tempête. Celle qui me ramène toujours un peu vers mon été 2009, vers le gouffre.

 

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