Diane Groseille

Une petite bille rouge et brillante, acidulée, avec des pépins. Roule, roule, roule.

mardi 15 décembre 2009

A l'encre rouge.

stylo_rouge

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mercredi 10 décembre 2008

Ce qu'ils ont à nous apprendre.

Alors que la crise fait rage, que trop de personnes souffrent de la misère, que des gens meurent de faim, que la guerre tue encore dans de nombreuses régions du monde, je suis émue aux larmes devant ces images vues très rapidement ce soir au zaping.

 


Solidarité entre chiens chiliens.

Le 4 décembre, les caméras de surveillance de l'autoroute Vespucio Norte au Chili ont enregistré une scène qui depuis fait le tour du monde. Alors qu'un chien errant s'est fait percuté par un véhicule, un de ses congénères traverse les voies et tente de tirer le blessé sur le bas-côté. Malgré tous ces efforts, la victime de l'accident n'a pas survécu à ses blessures. Mais l'héroisme de son compagnon a ému le pays et les autorités ont depuis reçu de nombreuses propositions pour adopter le héros. Malheureusement, les pompiers avaient déjà, juste après l'accident, déposé le chien au coin d'une rue éloignée de l'autoroute et il demeure introuvable. (Source :  Le Post)

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dimanche 2 décembre 2007

Télé réalité.

Je me suis demandé l'autre jour,
quelles images j'aimerais voir de ma vie.
Et vous,
s'il existait un film de chaque minute de votre vie,
que voudriez vous revoir ?

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mercredi 21 novembre 2007

En réalité.

Depuis l'autre jour, elle me trotte dans la tête : entre deux cours, au volant de ma voiture, sous ma douche... Comme une évidence. Les mots qui collent à ce que je veux faire et être. Donner du sens. Vraiment. Ne plus fermer les yeux. Ne plus faire comme si c'était normal, parce que tout le monde sait. J'y suis déjà, je suis là, et je fais. Mais je pourrais tellement plus. Et quand je repense à ses mots, je me perds en pensée, en anticipation, en hypothèse... En réalité finalement. Parce que j'ai trop souvent voulu m'excuser d'être là, parce que j'ai pas toujours compris l'intérêt, parce que parfois aussi j'ai mis un mouchoir dessus en me disant que de toute façon, c'est pas moi qui changerai les choses. Aujourd'hui, ça a du sens.


J’étais la tu vois lui à côte de moi
On avait 6 ans
on jouait comme des enfants au docteur
Au docteur
J’étais la je voyais sur son corps les plaies  les marques les bleus
J’en croyais pas mes yeux
Mes yeux
Et lui qui me disait j’suis un dur
Tu vois les brûlures  la sur mes bras
J’les sens pas
J’les sens pas
J’étais la j’ai rien dis
Et puis j’suis parti de chez lui
Si j’y suis retournée
Plus jamais
Plus jamais
J’étais la comme lui j’avais 15 ans à peine
On était dans la cave chez ses parents
Je l’aimais tant
Faut dire qu’il était beau mais il se piquait mon héros a l’hero
J’étais la quand sa mère est venue me dire
C’est fini- on l’enterre lundi
Lundi
J’ai pleuré bien sur j’ai pleuré
puis j’ai recommencé à traîner dehors
Dehors
J’étais la en octobre 80 après la bombe copernick
Oui J’étais à la manif
Avec tous mes copains
J’étais la c’est vrai quand n’y comprenais rien
Mais on trouvait sa bien
Sa bien
Oui j’étais la pour aider pour le sida les sans papiers
J’ai chanté
Chanté
Sur que j’étais la pour faire la fête !
Et j’ai levé mon verre a ceux qui n’ont plus rien
Encore un verre on n’y peut rien
J’étais la devant ma télé a 20 heures
J’ai vu le monde s’agité
S’agité
J’étais la juste au   retour de la somalie du Bengladesh et du Rwanda
J’étais-la
J’ai bien vu le sort que le Nord réserve au sud
Qui a compris le mépris !J’étais la pour compter les morts
J’étais la et je n’ai rien fait
Et je n’ai rien fait
J’étais-la pourtant
J’étais la et je n’ai rien fait

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dimanche 21 octobre 2007

Ne pas compter les heures qui s'enroulent et qui meurent.

Visionnage d'un navet hier soir, Trente ans sinon rien, avec Jennifer Gardner. Rien de spectaculaire, une comédie américaine qui laisse entrevoir dès les cinq premières minutes une fin moralisatrice ... Mais une question en transparence, qui me trotte dans la tête depuis des semaines, floue, imperceptible, et qui trouve ses mots et ses contours hier soir.


Votre vie du moment correspond elle à l'image que vous vous en faisiez étant enfant ?


Comment imaginiez vous votre vie d'adulte quand vous aviez treize ans ? Quelle définition aviez vous de ce mot, "adulte" ? Souvent, dans un flash de ma vie quotidienne, au volant de ma voiture, devant mes étudiants, dans mon jardin... je m'imagine plus jeune, adolescente, et transportée comme par magie dans ce moment... La capacité de voir plus loin, ce que nous réserve le futur. Et j'en reviens à cette réflexion, déjà formulée ailleurs ce matin : nos vies sont construites, par nos choix, nos prises de risques, notre volonté, elles ne sont pas le fruit du hasard, sauf si vous laissez celui-ci prendre le volant...

tag

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vendredi 19 octobre 2007

Couple.

Maintenant que Nicolas et Ségolène sont enfin libres,
ils vont peut-être pouvoir s'entendre non ?

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jeudi 23 août 2007

?

Petit détour de deux heures dans les vignes... D'habitude, je ne pense pas à grand'chose, je marche, je vide.

Et cette pensée soudain, qui m'a déjà effleurée plusieurs fois cet été, et qui s'impose à moi comme une évidence, comme une grande claque dans ma tronche :

"à quoi bon écrire quotidiennement un blog ? "

Que de temps perdu pour si peu ! Les retours se font rares et n'ont d'ailleurs jamais été bien nombreux et même en faisant abstraction de l'échange virtuel qu'ils pourraient représenter, quel intérêt direct pour moi ? tant de personnes que j'avais crues importantes sont parties comme elles sont venues ! Tant de paroles fortes se sont évaporées sitôt écrites ! Considération profondément égoïste, mais soudain, les trois années passées à prendre tant de plaisir, à voir le blog comme un miroir, comme un lieu de réflexion et de mémoire me semblent bien futiles. La pensée en est restée la, entière, violente et froide. Je n'ai pas voulu la brusquer, la décortiquer. Elle reste là, immobile, elle me regarde.

Sur ce, je pars boire une bière en ville avec la question au dessus de ma tête.

pression

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mercredi 18 avril 2007

Ah si j'étais riche... BIS.

Je suis allée rechercher mon billet de loto de vendredi 13 dans la poubelle.
Pas un seul numéro.
Je suis vraiment conne de jouer.
Et encore plus de fouiller les poubelles.
Mais vous laisseriez quinze millions à la poubelle vous?

mains

M'enfous, je suis riche*...

* voir références plus bas.

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samedi 17 mars 2007

Apostrophes.

Il y a des fantômes, des esprits qui passent ici et qui disparaissent.
Qui se manifestent, qui aiment, qui le disent, qui tissent sur ma toile,
puis qui s'évaporent....
C'est le principe.
Parfois, on regrette d'avoir pu s'attacher à leurs entités,
parce qu'ils sont si loin déjà.
***
Spéciale dédicace à Zim, Timbre, Seb, et tant d'autres,
qui sont peut-être toujours là,
muets,
dans la transparence et l'anonymat de mes statistiques...

porte_KB

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samedi 20 janvier 2007

Mon monde de bisounours.

Je voudrais que tout le monde soit gentil. Que les gens aient le sourire toute la journée. Que la politesse soit une logique pour tout le monde. Que la violence n'existe pas. Qu'on arrête l'intolérance, la guerre, les ventes d'armes. Qu'on soit heureux, tous, d'une certaine façon, chacun différemment. Que les choses soient plus simples. Qu'il y ait moins d'inégalités.

Je voudrais que notre planète souffre moins de nos modes de vies. Que chacun prenne conscience de l'impact de ses choix de vie et de ses gestes. Que l'on se responsabilise davantage. Qu'on arrête de faire les choses juste pour appartenir à un groupe ou pour donner une bonne image. Les faire juste parce que c'est bien et c'est bon pour tout le monde.

Je voudrais arrêter de comparer. Donner moins d'importance à mon image, plus d'importance à mes actes. Arriver à être au-dessus de toutes ces préoccupations futiles. Ne pas accorder d'importance à tout. Profiter de chaque instant. Faire de ma vie quelque chose de beau, d'essentiel, en la tournant davantage vers celle des autres.

Bisounours480

Mais ça ne fonctionne pas comme ça.
Simlple petit rappel, imaginons...


Bisounours480"Le monde entier est un village global. Imaginons un instant que ce village soit composé de 100 habitants, il y aurait :
            

- 59 asiatiques
- 14 africains
- 14 américains
- 13 européens

Il y aurait également 51 femmes , et 49 hommes.

On compterait 50 enfants de moins de 15 ans.

20 personnes (uniquement des hommes), possèderaient 80% du village et de ses richesses. Une femme seulement possèderait sa propre terre.

Entre 5 et 6 femmes auraient subi un viol.

42 personnes ne boiraient jamais d'eau potable.


50 personnes vivraient au sein même du petit village, 50 autres seraient éparpillés aux alentours.

33 habitants vivraient une situation de conflit armé, dont 23 seraient des femmes.

5 hommes et 1 femme seraient militaires, policiers, ou gendarmes.

5 enfants travailleraient dans des conditions d'esclavage et 1 petite fille serait employée de maison sans être rémunérée.

60 personnes sauraient lire, écrire et compter. 40 seraient des hommes.

50 habitants pourraient avoir accès aux soins de santé.  20 personnes auraient accès à un ordinaeur , dont 15 connectées à un réseau de type internet.

1 personne serait considérée comme riche, c'est à dire possèdant plus de richesses que nécessaire pour assouvir ses propres besoins et ceux de sa famille. Elle possèderait à elle seule 50% du village et de ses richesses.

80 personnes auraient une religion, dont 40 seraient forcées de la pratiquer (sous la contrainte ou de par la coutume), et 20 autres ne la pratiqueraient pas. En outre, 5 personnes la pratiqueraient malgré des risques pour leur survie.


La bibliothèque du village ne serait accessible qu'à 24 personnes, les autres en seraient interdites. Le cinéma serait visité chaque semaine par 1 personne, toujours la même.


L'électricité serait coupée environ 50% du temps, faute de moyens. 30 personnes gaspilleraient 90% des ressources naturelles et énergétiques du village.
5 personnes seraient déjà parties en vacances. On prévoierait que 10 personnes au total le feraient d'ici 5 ans.

Etc, etc... Les chiffres peuvent ainsi s'étaler sur des pages et des pages. Ils permettent parfois de remettre en perspective chacun de nous sur notre planète, et de mesurer ce que nous sommes, nous les humains."

Posté par Diane Groseille à 10:02 - Et si.... - Commentaires [3] - Permalien [#]



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