jeudi 31 décembre 2015

Tzara.

Visite hier de l'exposition de l'ingénieur de la spontanéité, Tristan Tzara au musée d'art moderne de Strasbourg : ouverture du champs des possibles, stimulation de créativité, réflexions autour de l'écriture, du dessin, de l'improvisation...

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« Ce que nous voulons maintenant c’est la spontanéité. Non parce qu’elle est belle ou meilleure qu’autre chose. Mais parce que tout ce qui sort librement de nous-mêmes sans l’intervention des idées spéculatives, nous représente. Il faut accélérer cette quantité de vie qui se dépense dans tous les coins. L’art n’est pas la manifestation la plus précieuse de la vie. L’art n’a pas cette valeur céleste et générale qu’on se plaît à lui accorder. La vie est autrement intéressante. »
«Conférence sur Dada», Tristan Tzara.

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samedi 5 décembre 2015

Lettre au passé simple.

Je t'écris parce que tu es toujours là. Ceux qu'on a aimé sont toujours là. Le coeur n'est pas une petite pièce qui ne peut accueillir qu'une personne à la fois et où l'un remplacerait l'autre. Je crois que quand on a donné son amour, qu'on l'a conjugué, il existe toujours quelque part. Mon amour pour toi est toujours là. On oublie pas, comme tu dis, malgré les blessures et le temps qui passe.

Je sais qu'aujourd'hui, tu vis ta vie, loin et autrement. Je crois qu'elle te plaît cette nouvelle vie que tu as construite après nous, il y a des années déjà. Je veux croire que tu vas bien. Je quémande parfois, ponctuellement, de tes nouvelles. Je n'ai plus beaucoup de place maintenant dans cette nouvelle existence, alors je me fais toute petite, je pose juste une ou deux questions, pour obtenir quelques bonnes ondes de ta part, quelques mots rassurants.Nous avons su garder ce contact, ce fil entre nous n'est plus tendu et très solide, mais je sais que tu es toujours là, connecté, réactif.

Tu as été ma famille, comme j'ai été la tienne, comme tu aimais à le dire. Nous nous sommes aimés vraiment et tu es toujours l'un des miens. Je ne peux te le dire ainsi, ça n'aurait pas de sens. Et si peut-être parfois tes lectures s'égarent toujours ici, j'en doute bien sur, tu ne seras certainement pas surpris de lire ces mots car tu sais, je crois, à quel point tu comptes encore pour moi. Différemment, comme un ami, comme un frère, comme un lien. Un amour du passé.

baie

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Posté par Diane Groseille à 17:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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