Mes rêves sont, les derniers temps rassurants, épais et très heureux.

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Il y a deux jours :

Je vole, c'est une évidence, je vole !

Sur ma tête, un chapeau de soleil, aux larges bords. Dans mes mains, de longs crayons en bois souple. Le sol s'éloigne sous mes pas. Je me dis, comme à chaque fois, que c'est facile. Et je me demande encore pourquoi je ne vole pas plus souvent. La sensation est si agréable.

Je survole des lieux qui me sont familiers, ceux de mon enfance. Les personnes que je vois en contre bas de mon vol, sont mes amis qui me sourient. Ils ne peuvent pas voler mais ne semblent pas étonnés que je le fasse.

Plus tôt, dans le même rêve, je faisais la fête dans une grande maison de bois construite sur une petite crique, au dessus d'une plage. Mon père, des amis très proches, du rire, de l'insouciance.

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Cette nuit, l'endormissement est difficile, je me suis coincé un nerf en faisant des acrobaties hier soir, lors de mon atelier du jeudi. Je peine à trouver une position confortable, le sommeil se fait attendre... Pourtant, dans la nuit, je voyage.

Je suis dans une rue de M. Une rue que je traversais souvent autrefois, lorsque je vivais encore là-bas. Dans cette rue se trouvait le garage où je laissais ma voiture. J'ouvre une porte, cette même porte qui menait à mon emplacement de parking. A l'intérieur, tout a changé. De petits espaces sont aménagés, de très petits espaces (sans doute quelque chose à voir avec les "capsules" des hotels japonais). Des gens sont installés et jouent, ou regardent la télévision. Certains dorment, ou font l'amour. Je me joins à certains, j'échange du plaisir, naturellement. Je retrouve d'ailleurs Rémi, un camarade de classe que je n'ai pas vu depuis des années. Nous faisons l'amour dans l'une de ces petites alcôves.

Je déambule ensuite dans des couloirs, je descends des escaliers et je me retrouve dans un hall désert, dont les baie vitrées donnent sur la nature. Une nature vierge et sauvage. J'avance dans cet espace et les vitres sont maintenant autour de moi. A ma gauche, je découvre une forêt majestueuse et sombre, de grands sapins bleus. A me droite, ce sont des prairies à perte de vue, très lumineuses. Et devant moi, alors que je m'avance vers la dernière vitre, je découvre une pinède. de grands arbres parasol donc les troncs secs et noueux dessinent des courbes irrégulières. Au sol, plusieurs bassins d'eau pure et profonde appellent à la baignade...

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eau

Voler encore. Toujours de l'eau, encore ces eaux rassurantes, apaisantes.