Une douceur incroyable. Je dors toujours la fenêtre ouverte et les cris des oiseaux au petit matin sont presque ceux d'un mois de mars.

S'il n'y avait ces quelques indices... Il y a la nuit qui dure un peu plus longtemps, qui rogne un peu de jour de semaine en semaine. Et les couleurs vives qui s'installent sur les coteaux de ma région.

Ce matin, sur mon destrier métallique, j'ai fendu l'air, traversant la ville encore silencieuse jusqu'à l'école, sous un ciel rose. Déjà quelques égarés sur les terrasses des cafés. Comme un air de printemps...

pied-de-vigne

ruisseau

feuille-verte-et-rouge

matinade2

feuilles-rouges

mousse

arbres-varts-rouges

***

Pâle septembre,
comme il est loin,
le temps du ciel sans cendres
il serait temps de s'entendre
sur le nombre de jours qui
jonchent le sol
d'octobre

Mâle si tendre
au début de novembre
devint sourd aux avances de l'amour
mais quel mal me prit
de m'éprendre de lui ?

Sale décembre
comme il est lourd le ciel
sais-tu que les statues de sel
ont cessé de t'attendre ?


Pâle septembre
Entends-tu le glas que je sonne ?

Je t'aime toujours d'amour
je sème l'amour

Les saisons passent mais de grâce
faisons semblant qu'elles nous ressemblent

Mais qui est cet homme qui tombe de la tour ?
Mais qui est cet homme qui tombe des cieux ?
Mais qui est cet homme qui tombe amoureux ?

Pâle septembre,
comme il est loin,
le temps du ciel sans cendres
il serait temps de s'entendre

*

Camille