Un soir d'été, dans la diagonale du territoire, après une longue balade à travers champs, loin de tout, loin du temps, écouter des fragments de Fragment d'un discours amoureux de Roland Barthes par le talentueux Guillaume Galienne

coquelicots

Au passage, je me dis depuis notre arrivée ici sur ce sol breton que les petits chemins, les grands champs et la lumière écrasante ont quelque chose de l'été du Grand Chemin de Jean Loup Hubert.

J'aurais aussi pu parler d'Après la guerre du même réalisateur ou de l'Eté meurtrier avec Souchon. Petits villages de province, de campagne, qui semblent n'être pas touchés par le progrès, la modernité. Ici, nous vivons depuis quelques jours dans un hameau, les maison ne se regardent pas, les façades attendent. Très peu de gens, parfois une voix au loin. Et si peu d'indices pour nous rappeler qu'on est en 2014 (un panneau solaire sur un toit, une kangoo garée devant une maison, le générique d'une emission télé en passant devant une fenêtre ouverte...)