mercredi 1 avril 2009

Un peu de moi ce soir.

J'ai su donner enfin, un peu de moi, un peu de ce poids.
Des points communs avec ce qu'elle dit.
Le chien blanc.
Les heures au lit.
Les talons et les robes.
La volonté de voir des sourires.
De tenir.
De voir arriver demain.
Avoir l'air d'aller plutôt bien.
Faire des listes de trucs qui vont bien.
Essayer au moins.

Tamdamtadoudadidamdam


Berry 'demain'

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Posté par Diane Groseille à 21:46 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Maladie.

" Plus tard, j'appris l'étymologie du mot "maladie".
C'était "mal à dire".
Le malade était celui qui avait du mal à dire quelque chose.
Son corps le disait à sa place sous la forme d'une maladie.
Idée fascinante qui supposait que
si l'on réussissait à dire l'on ne souffrait plus. "

Biographie de la faim, Amélie Nothomb, 2004.


Je suis malade depuis plus de deux semaines. J'ai d'abord eu droit à des crampes intestinales qui ne me permettaient plus de manger normalement. Mon ventre s'était transformé en machine à liquéfier les aliments en quelques minutes. Lorsque j'ai cru que j'allais mieux, j'ai commencé à tousser. Ça s'est soldé par une bronchite qui m'a clouée au lit pendant plusieurs jours : fièvres et courbatures, nez-fontaine et quintes de toux épuisantes qui me laissaient épave. J'ajoute à ces deux semaines pleines de bonheur des réactions cutanées plus surprenantes les unes que les autres : plaques rouges, irritantes et gonflées.

Alors, puisqu'Amélie le dit, j'attends avec impatience de pouvoir formuler tous les mots qui s'étranglent pour le moment dans ma gorge, pour ne plus souffrir. Ici, l'autre jour, un grand pas en avant. C'est déjà ça !

Posté par Diane Groseille à 19:26 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

Herbe tendre.

Nous sommes comme fous. Ses doigts s'enroulent autour des miens. Le souffle court, il m'embrasse pour la troisième fois. La première fois, il me l'avait demandé : "je peux t'embrasser ? ". Nous courons, nous dévalons une pente d'herbe. Nous nous arrêtons encore, mon dos s'appuie contre un grillage. Ses mains glissent sous mes vêtements, naturellement. Je sens la douceur de ses cheveux blonds trop longs sur ma joue. Je sens l'évidence de ce moment, l'importance et l'émotion. Il me regarde dans les yeux quand...

Cinq heures trente. Chanson de merde que beugle mon radio-réveil. Tout était si réel quelques secondes auparavant que je mets un bon moment avant d'identifier la pièce, ma maison. Je me lève et tout semble recouvert d'un voile gris. J'attaque une journée de cours. Et tout au long de la journée, j'ai l'impressiopn de sentir sous mes pieds nus l'herbe tendre.

herbe_fraiche
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Posté par Diane Groseille à 17:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]