lundi 30 mars 2009

Une fille et un garçon.

Tout a commencé par une rencontre virtuelle. Quelques mots apparaissant sur des écrans d'ordinateurs qui semblaient réduire la distance et la différence. Des mots dans lesquels chacun pensait lire un idéal. Ils y voyaient la possibilité de se découvrir sans prendre de risques et en prenant leur temps. Elle avait si peur de refaire les mêmes erreurs qu'elle pensait que cette option la protégerait.

Puis très vite, trop vite sans doute, le bouclier est tombé. Elle a voulu le voir, le toucher, savoir si cette alchimie existerait aussi en vrai, mettre fin à cette comédie des mots creux. Elle a pris sa voiture et est partie le rejoindre, loin là-bas, là-haut, seule. Elle a entendu sa voix pour la première fois, quelques minutes seulement avant de le voir, il lui indiquait le chemin. Puis tout s'est accéléré, il vivait dans une maison en bois, de grandes fenêtres laissaient entrer le soleil, il avait un sourire adorable et tout paraissait si simple à ses côtés. Il travaillait beaucoup mais accordait tout son temps libre à celle qui avait fait l'effort de venir le voir. Elle a voulu y croire et voir comme lui la simplicité, sans calculer. Ce premier séjour là-bas fut comme une parenthèse dorée et quand arriva le temps de rentrer chez elle, elle su qu'elle reviendrait forcément. De retour dans sa région, les mots sur les écrans sont à nouveau venus effacer la distance, mais cette fois-ci, ils étaient concrets et correspondaient à une réalité qu'ils avaient voulue tous les deux. Dès qu'elle le pouvait, elle retournait le voir, loin là-bas, pour des week-ends souvent trop courts et réglés comme du papier à musique, par les horaires de la SNCF.

Le printemps est venu et avec lui la volonté de réduire les distances. Il vint vivre chez elle et choisit d'y rester. Les années qui suivirent furent belles. Les premières furent faciles et accompagnées de décisions rapides car évidentes. Les suivantes un peu moins, car ternes et fades. Avec elles, des déceptions s'installèrent. Cette maudite routine, toujours la même qui s'insinue partout, dans tous les recoins. Puis les efforts qu'ils n'ont plus faits, les envies qu'ils n'avaient plus. Cette impression te,ace de s'être trompé effacée par la volonté d'y croire quand même. Les blessures, les peines, les "vieux dossiers."  Et l'incompréhension, les cris, les dialogues de sourds. Passer l'éponge et reconstruire sur des bases trop fragiles, trop de fois.

Elle a pris la décision au bout de cinq ans de vie commune. Elle a choisi de s'arrêter là. Elle avait trop souffert et savait qu'avec cette décision elle souffrirait encore. Il n'a pas voulu comprendre et écouter. Il a pensé qu'il avait encore le temps, que tout cela n'était qu'un caprice, qu'elle était juste "compliquée". Il pensait que tout cela était acquis : l'appartement, le futur et elle avec. Il n'avait pas vu non plus que son choix de démission un an plus tôt et son inactivité avait ébranlé leur couple. Il pensait que rien n'était grave, que tout était encore possible. Il voulait juste ne pas vivre seul. Et elle ne voulait pas de ce compromis, la solitude n'avait jamais été un problème et même si tout ce qu'elle avait construit devait s'effondrer, elle ne pouvait plus continuer comme ça.

***

Presque un mois a filé depuis ma décision. Nous vivons toujours sous le même toit car nous n'avons pas d'autre solution pour le moment. Il n'a pas de travail et l'appartement nous appartient à tous les deux. C'est sans doute le plus dur : ne pas pouvoir vraiment tourner la page. Nous ne sommes pas fâchés, juste tristes. Nous avons de toute évidence des vies très différentes aujourd'hui. Je me suis sans doute trompée. je crois que je le savais depuis longtemps mais que je ne voulais pas le voir.

J'ai fêté eu trente-et-un ans ce week-end. Je sors d'une bronchite carabinée (d'ailleurs je tousse encore comme une tuberculeuse) et la semaine précédente, je m'étais littéralement liquéfiée de l'intérieur. Je suis épuisée. Je reprends le boulot aujourd'hui après cinq jours de congés que j'ai passés au lit. Je voulais fuir un temps au bout de la France mais ma petite santé et la météo m'ont immobilisée chez moi. J'ai l'impression d'avoir touché le fond. Je me dis que maintenant je vais pouvoir avancer. Et surtout j'ai trouvé les mots pour le dire...

 

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vendredi 27 mars 2009

Image in.

1. Mentionner qui vous a passé la chaîne : Manu

2. Choisir la sixième photo dans son dossier le plus récent.

3. La publier sur son blog

tulipes_jaunes
Un peu de couleur...
***

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lundi 9 mars 2009

Are you such a dreamer ?

Are you such a dreamer
To put the world to rights?
I'll stay home forever
Where two and two always makes a five

I'll lay down the tracks
Sandbag and hide
January has April's showers
And two and two always makes a five

It's the devil's way now
There is no way out
You can SCREAM and you can shout
It is too late now

Because...
You have not been!

Payin' attention
Payin' attention
Payin' attention
Payin' attention
You have not been paying attention

Payin' attention
Payin' attention
Payin' attention
You have not been paying attention

Payin' attention
Payin' attention
Payin' attention
You have not been paying attention

Payin' attention
Payin' attention
Payin' attention oohh

I try to sing along
But I get it all wrong
Cozimnot
Cozimnot

I swat 'em like flies but like flies the buggers keep coming back NOT
But I’m not

All hail to the thief
All hail to the thief

But I'm not
But I'm not
But I'm not
But I'm not

Don't question my authority or put me in the box
Cozimnot
Cozimnot

Oh go and tell the king that the sky is falling in

When it's not
But it's not
But it's not
Maybe not
Maybe not

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jeudi 5 mars 2009

Wake up.

Je vais mieux tout doucement malgré les soirées agitées de début de semaine. Je n'arrive toujours pas à mettre des mots précis sur les événements. Je donne ici ce que je peux formuler. Et je peuple mon esprit de pensées positives : tout ce que cette décision va m'apporter, le retour à ce que je souhaite vraiment, la cohérence. Je tente de voir ce verre à moitié plein.

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The doors.

Contexte : salle de classe au rez-de-chaussé de mon centre de formation. Beaucoup de monde dans l'établissement puisqu'en même temps que les cours, le centre pour lequel je travaille organise une journée "portes ouvertes" (faut récupérer du monde pour l'an prochain, les temps sont durs). Avec mes deuxièmes années, nous étudions le film de Sean Penn Into the Wild*. C'est l'heure de la pause et je coupe le film pour que les toxicos de la nicotine et les petites vessies puissent rapidement soulager leurs besoins. Je leur dis que dès qu'ils sont tous de retour dans la salle, ils doivent relancer le film pour qu'on ne perde pas de temps et qu'on ait encore le temps de l'analyser en détails après. Et là me vient cette phrase, le bonheur de ma journée : "Et pensez bien à fermer les portes parce que c'est la journée portes ouvertes !"

porte_de_foret



*Faudra que j'en parle, il a sur moi un effet terrible.

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lundi 2 mars 2009

Like a hobo.

Plurielle je suis. A l'intérieur, trop de monde se bouscule. Celle qui voudrait que tout soit plus simple. Celle qui aimerait que tout soit comme avant. Celle qui a même pas peur. Celle qui se dit soulagée. Celle qui parfois boit pour oublier et rire avec des amis. Celle qui pense que demain sera facile. Celle qui en oublie qu'il faut se lever le matin et qui laisse le réveil brailler seul sur la table de nuit. Celle qui dit "l'an prochain je serai une autre". Celle qui dit aussi "plus jamais on m'y reprendra". Celle qui a même pas mal.

Début d'une semaine de travail longue et lourde. Je voudrais me réapproprier ce lieu rassurant et neutre pour pouvoir m'y confier et y voir plus clair. Mais comment revenir après plus d'un mois de silence. Et qu'y dire ? Comment trouver les mots et la confiance ?

joncs

Posté par Diane Groseille à 06:52 - - Commentaires [6] - Permalien [#]