vendredi 27 juin 2008

Lumière noire derrière mes yeux clos.

Je dors entre huit et dix heures par nuit. Pourtant, au petit matin, je suis épuisée. Toujours. Il me faut quelques longues minutes pour revenir dans le rassurant de ma réalité, pour me reposer. Les dernières nuits, j'ai couru, j'ai volé, je me suis noyée, emportée par une vague qui m'a trainée vers des abimes noirs, mort lente et effrayante. Il y a aussi ces courses effrénées, répétitives, poursuivie par des tueurs fous. Il y a la mort, la mienne, celle de mes proches. Il y a eu aussi il y a quelques jours cette explosion chimique en plein cœur de ma ville. Ridicule avec ces simples mots, paralysante dans mes rêves trop réels. Faut peut-être que je songe à dormir moins.

colere_et_fatigue


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mardi 24 juin 2008

Quand les couteaux ne suffisent plus.

Neuf heures du mat', mon Lucien avance devant moi, lumineux dans le soleil, fier comme un pape sur les trottoirs déjà chauds de notre quartier. Le trajet est toujours le même, à gauche en sortant, arrêt au passage piéton, contournement de l'église, passage le long des hautes grilles noires du presbytère, ligne droite vers le canisite. Monsieur est attaché à ses petites habitudes. Tout à coup, une voix m'interpelle : "n'y allez pas avec votre chien, je viens d'appeler les flics". Je ne comprends pas tout de suite: une dame au loin sur le trottoir me fait de grands signes et essaye de m'expliquer ce que je ne tarde pas à comprendre finalement par moi même. Quelques mètres plus loin, une femme est assise à même le sol, ses jambes tendues, dans la boue, avec un petit corps de chien noir reposant sur ses cuisses. Un peu plus loin, un homme se tient debout et tout en observant la scène,  repousse son énorme molosse (le pléonasme est justifié) du  bout du pied. J'imagine malheureusement facilement ce qui vient de se passer, il y a quelques minutes à peine. Pas de laisse, pas de muselière pour celui qui vient d'attaquer et qui pourrait très bien récidiver. Plusieurs personnes se sont arrêtées, pétrifiées par le tableau que nous donne à voir cette femme, le visage penché vers son compagnon à quatre pattes qui vient d'être attaqué. Sa détresse, sa colère, son incompréhension arrivent jusqu'à moi. J'aimerais m'approcher, pour la réconforter, sachant à quel point le moment est difficile pour elle. Mais je ne veux pas courir de risque pour mon Lucien qui à son tour risquerait sa peau, puisque le fauve est toujours en liberté. Une voiture de police s'approche alors que je m'éloigne, bouleversée par ce que je viens de voir. L'idée bien sur me traverse : à quelques minutes près, ç'aurait pu être Lucien. Puis l'image de ces enfants qui jouent tous les jours sur les balançoires passe devant mes yeux, eux aussi auraient pu croiser le fauve.

L'histoire remonte à vendredi. Le lendemain, dans le journal, trois lignes, sur un individu interpelé dans notre quartier, avec un chien sans laisse et plusieurs couteaux sur lui. Pas un mot concernant l'agression dont ont été victimes cette femme et son chien. L'histoire m'a laissée triste et inquiète tout le week-end.

Hier, je croise une dame, que je connais bien, elle se promène souvent aux mêmes heures que nous avec un petit bouledogue français nommé Simon, Lucien le connaît très bien. Elle s'approche de moi, dit vouloir me parler, semble émue. Je comprends vite que c'était elle, ce matin là, assise par terre, je ne l'avais pas reconnue. En quelques mots qui ne peuvent être aussi forts que la scène qu'elle a vécue, elle retrace l'événement. Son chien était en laisse quand elle a vu apparaître le molosse au coin d'un buisson. Derrière lui, son maître à qui elle a demandé de tenir son chien et qui a répondu simplement que celui-ci était gentil et qu'il ne fallait pas s'inquiéter. Elle n'a pas eu le temps de prendre Simon dans ses bras. Quelques secondes plus tard, il secouait le petit chien noir dans sa gueule comme un chiffon. Il l'aurait encore attaqué une fois ce dernier au sol. Elle m'annonce que son  chien est un miraculé, il est vivant, il a été réanimé par le vétérinaire malgré de cruelles morsures. Elle m'explique aussi que le propriétaire du chien a été emmené au commissariat et qu'il en est ressorti avec son chien le soir même. Je suis scandalisée et effrayée par cette situation. Elle cherche des témoins et ne savait pas que j'étais là ce jour là, elle voulait juste me mettre en garde. Elle glane des témoignages et envisage un procès qui servira peut-être d'exemple pour tous ces propriétaire de chiens qui considèrent leurs animaux comme des armes, comme un moyen d'intimidation. Depuis, la peur est là. Non pas que j'adhère à ce phénomène de mode qui consiste à entretenir par les mots, les images, les idées, un climat de violence, loin de moi cette volonté. J'aimerais juste qu'il n'arrive rien à mon Lucien.


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Sinistre matinée.

8h42. Debout depuis 5h30. Derrière moi, déjà une douche froide, un rangement de cuisine, un ravalement de façade (ma tronche à cause de l'heure à laquelle je me suis couchée), cinquante kilomètres vers le Sud, une bonne centaine de bâillements, une vingtaine de minutes dans les bouchons à cause des travaux sur le pont, des bises à gauche à droite, en pilote automatique, deux tasses de thé et de l'impatience. Je savais que ce n'était pas la peine. Je suis assise dans ma salle de classe depuis huit heures et mes élèves ne sont pas là. J'attends, mais je sais pertinemment qu'ils ne viendront pas. Ils sont peu nombreux et voilà des mois qu'ils se démotivent les uns les autres. Et moi, je suis là et j'attends. Orage dans l'air, au propre comme au figuré.

Quelques souvenirs de la soirée d'hier, comme des éclats de lumière : anniversaire de Mat', il a trop bu, on a ri et parlé trop fort, sur la terrasse d'un restaurant de l'autre côté de la frontière. Et j'ai souris en pensant à ce cher Mat' qui est toujours le premier à se plaindre de l'attitude hautaine des touristes étrangers sur la terrasse de son café. Je l'aime beaucoup, il occupe une place importante dans nos vies. Il va d'ailleurs s'installer chez nous pendant que nous serons en vadrouille. Il aura la responsabilité des plantes et un appartement de célibataire pendant plusieurs semaines.

Notre départ est d'ailleurs prévu pour mi-juillet, une fois que les quelques festivals et festivités prévus seront derrière nous. Nous partons à l'aventure, sans destination définie, sans doute vers les endroits désertés par les masses, ce sera  d'ailleurs peut-être le seul objectif. Je rêve de rivières aux vasques vertes, de petits marchés noyés de soleil et saturés de parfums sucrés-salés, de sous bois silencieux pour y faire des siestes, de randonnées dans l'immensité qui coupe le souffle. Ensemble de clichés, mais j'ai envie de simplicité. J'ai besoin de solitude, de me débarrasser des convenances et des regards qui me pèsent toute l'année. En position "exposition" pendant trop longtemps. Et Neb et moi avons besoin de cette parenthèse : quelques semaines loin de tout, loin du "nous" de l'année, pour nous retrouver.  Il y a beaucoup de choses à dire, tant de choses à faire et finalement, si peu.

9h04. Je suis fatiguée. J'ai juste envie de me rouler en boule et de dormir. Je vais profiter de ces heures creuses pour mettre à plat les quelques projets d'écriture qui me chatouillent depuis des semaines.


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vendredi 20 juin 2008

Pork & Beans


Weezer - Pork And Beans
envoyé par Weezer

Oui, je sature ce blog de nombreuses vidéos en ce moment, mais y'a des incontournables, comme Weezer, groupe présent pour moi depuis les années 90 et que j'aime toujours autant... Attention, quelques belles références dans ce clip à la génération "internet", ouvrez l'œil ! Et pour ceux qui ne seraient pas des habitués de Youtube, on vous décrypte tout par ici, avec tous les liens pour bien comprendre.

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La grande ville.

J’ai grandi à la campagne, la maison familiale était située à quelques centaines de mètres de la forêt, au pied d'une petite montagne bleue. Il suffisait de quelques foulées pour arriver essoufflé, dans la fraicheur des sous-bois. Ma sœur, mes voisins et moi y construisions des cabanes dans lesquelles nous cachions des trésors de pacotille et qui nous servaient de refuges les journées trop chaudes d’été. Il y a avait à chaque coin de rue dans mon village des fontaines dans lesquelles nous pataugions, et dont l’eau glacée que nous buvions malgré les interdictions maternelles, nous collait des crampes abominables. Je me souviens des limites de nos territoires, ces zones obscures et sauvages qui s’étendaient au-delà de nos habitudes de jeux et qui nous effrayaient sans qu’aucun de nous n’ose l’avouer. Il me reste l’ivresse de nos virées à bicyclette, courses folles dans la verdure dont on revenait avec les jambes griffées et des bleus aux genoux. Tout est aussi flou que ces fins de journées estivales où l’on restait dehors le plus tard possible, sans se soucier de la nuit, sans savoir quelle heure il était, criant et chantant pour ne pas entendre les appels des parents qui nous voulaient au bercail. Les odeurs de chacun de ces moments sont par contre toujours là, intactes, écrites quelque part avec une précision que le temps ne gomme pas. Il me reste de mon enfance cette sensation de liberté et d’insouciance, et je pèse avec le temps la chance que j’ai eu de grandir dans cet écrin de verdure.

Herbe

Mes grands-parents quant à eux vivaient en ville. Et de temps en temps, souvent le mercredi après-midi, on nous installait dans la voiture après nous avoir débarbouillées ma sœur et moi pour une expédition citadine. La ville représentait pour nous à la fois le danger, l’oppression et l’inconnu : un univers trop lointain et trop différent du notre. Mes grands-parents occupaient le rez-de-chaussée d’un petit pavillon avec jardin, tout près d’une place bruyante et grouillante. Je garde surtout cette image des volets clos de la cuisine qui retenaient la fraicheur des petits matins et laissaient filtrer des rayons de lumière trahis par des poussières en suspension, comme des lucioles. Dans ce petit jardinet auquel on accédait pas un escalier de pierres, des graviers qui crissaient sous les semelles, un grand sapin et cette grille haute qui nous protégeait de la ville toute proche. Parfois nous passions sur cette grande place qui me semblait alors immense : en son centre, une église aux dimensions effrayantes comparées au clocher de mon petit village. Tout autour, des dizaines de commerces, des gens pressés et bien habillés, des voitures. Et cette impression à chaque fois que c’était le cœur de tout, là où tout se passait, une fourmilière. Je sentais ma mère  à la fois émoustillée et intriguée par cette énergie et ce va-et-vient. Ma sœur et moi, avions des consignes strictes : rester sages comme des images et mesurer chacun de nos gestes, ce qui nous confortait encore dans l’idée que cet univers si particulier n’était pas le notre

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Aujourd’hui, près de vingt ans plus tard, je vis dans ce même quartier. Je m’y suis installée il y a plus d’un an maintenant, un mois après le départ de ma grand-mère qui y vivait seule et qui a choisi de s’installer chez ma mère à la campagne. Comme un échange. Notre nouvel appartement est situé à l’autre bout de la place et chaque jour j’emprunte ces mêmes trajets qu’autrefois, et des images me reviennent de ce qui m’impressionnait alors et qui est devenu si banal aujourd’hui. Ce que je considérais comme une grande ville n'est qu'un petit quartier presque tranquille, comme un village à l'intérieur de la ville.

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mercredi 18 juin 2008

Retour vers le futur.

Il aurait fallu que je me rende là-bas pour un rendez-vous banal : une sombre histoire de cours qui n'aurait pas pu se régler autrement, ce genre de coïncidences qu'on aime pas. Je n'aurais pas pu y penser avant et pourtant... Arrivée largement en avance, un peu nostalgique et en même temps pleine d'appréhension, j'aurais fait les quelques pas qui m'auraient projetée dans mon passé... Et elle aurait été là, assise à la table ronde de l'entrée du bar, calée dans le coin, avec son verre de grenadine sous les yeux, une clope qui se consume dans le cendrier et son stylo glissant sur son éternel cahier clairefontaine.

Quand je me faufile à l'intérieur, elle ne semble pas faire attention à moi et continue à noircir sa page de lignes appliquées. Je sais qu'elle m'a vue parce que je la connais très bien. Je reconnais son pull bleu marine bien trop grand pour elle, aux manches élimées,d'avoir été trop porté, son jean troué au genou droit, son chech gris enroulé autour de ses épaules. Je saurais même dire quel parfum elle porte, sans avoir à m'approcher d'elle. Accoudée au bar, je prends le temps d'observer ce corps que je connaissais par cœur et qui m'a échappé avec le temps : la longueur de ses doigts qu'elle trouve boudinés, ses cheveux longs attachés en chignon par un simple élastique, la maigreur de ses membres qui semblent si fragiles et qu'elle ne voit pas, sa peau encore marquée de l'adolescence. J'ai envie de m'approcher bien sur, mais comment va-t-elle me recevoir ? Je ne sais pas si l'idée est bonne et je décide finalement de commander un verre et de rester au bar dans le brouhaha de cette fin d'après-midi. Au fond de la salle quelques personnes jouent aux fléchettes. Elles aussi, je les reconnais, ce sont ses amis. Si elle savait comme les choses vont changer en quelques mois, comme ces personnes  qui lui semblent immuables vont s'éloigner. Son air détaché me fait sourire car je sais que ce n'est qu'une carapace et qu'à l'intérieur, ce ne sont que doutes et trouilles. J'aurais tant de questions à lui poser, tant de mises en garde à lui chuchoter à l'oreille, j'aimerais soudain la protéger puisque je sais tout ce qui va suivre pour elle. Je voudrais lui éviter ses fréquentations qui lui feront du mal, ces gens qui ne lui apporteront rien ou qui la pousseront à faire de mauvais choix.  Et je me dis alors que non, elle a eu besoin de ça, ça l'a construite, ça lui a permis d'être plus forte, de faire de meilleurs choix par la suite. Alors qu'on pose un thé sous mes yeux et que l'heure de mon rendez-vous approche, je croise son regard, froid mais curieux.

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1994

Parking Eurodisney, 1995.

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Lundi après-m' : le printemps, dehors les magnolias en fleurs, encore la fraîcheur dans l'air mais cette impression comme chaque année que je me réveille, je m'étire et la vie me revient. Je suis venue me recroqueviller ici. J'ai encore séché une demi-journée, quelques heures volées à passer ailleurs, là où je sens que je peux exister.  P. était dans la cour en début d'après-m', avant que la sonnerie ne retentisse,  il est venu vers moi, ses yeux bleus rieurs, ses boucles blondes, ses mains enfoncées dans ses poches, ensemble nous avons passé la grille du lycée, petits pas vers une après-midi de liberté et d'insouciance, avec nos amis.  Maintenant, je suis installée dans ce bar, à cette table qui est comme un repère, comme une sécurité. Tant de souvenirs ici en quelques mois seulement, impression d'éternité et de stabilité.  Les filles sont allées en cours, elles n'ont pas voulu venir cette fois. J'ai cette émotion qui fourmille en moii : il peut se passer quelque chose à chaque instant, il pourrait me prendre dans ses bras, il pourrait me regarder pour de vrai, il pourrait me dire ces mots que je me murmure tous les soirs en m'endormant. J'ai cette certitude que je ne suis plus une enfant, que la vie s'ouvre à moi, que j'en écris enfin la musique et les paroles. J'observe mon verre de grenadine, les volutes de sirop qui y tournoient et se confondent aux volutes de ma cigarette posée dans le cendrier. Le futur n'a aucune importance, c'est chaque moment qui compte. Carpe diem.

Depuis tout à l'heure, je couvre mon cahier des mots de ma vie pendant que les garçons jouent aux fléchettes. Je les observe, j'aime les voir rire et évoluer en gestes lents et souples. J'aime sentir le regard de P. sur ma peau. Regard circulaire. Il y a cette femme au bar qui semble émue. Je ne l'ai jamais vue ici. Elle souffle sur son thé et joue avec les clés de sa voiture, nerveusement. Nos regards se croisent.  J'observe quelques détails, la forme de son visage et sa façon de se tenir, un peu enfantine, pas vraiment sure d'elle. Ses yeux sont à peine maquillés et semblent fatigués, quelques rides marquent le temps sur son visage, ses cheveux ondulent sur ses épaules. Elle attend de toute évidence quelqu'un qui ne vient pas et je lis dans ses gestes l'envie de partir, la gêne. Je remarque ses ongles soignés, les bagues qu'elle porte, les arabesques que dessinent ses mains autour de sa tasse, la hauteur des talons de ses bottes, sa façon de croiser ses jambes sur le tabouret. Je ne sais pas pourquoi son image me fascine rapidement. Je trouve qu'elle me ressemble.

r_veuse___16_ans


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mardi 17 juin 2008

All I need.


Radiohead - All I Need
envoyé par teleTOC

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vendredi 13 juin 2008

Un vieux pote.

Coldplay - Violet Hill - Le Clip! (New)
envoyé par wonderful-life1989

Coldplay - Violet Hill Viral (Dancing Politicians) [New]
envoyé par wonderful-life1989

L'album de Coldplay est sorti lundi. Un conseil de classe malencontreusement déplacé à midi m'a empêchée de me précipiter dans le centre ville pour en faire l'acquisition mais grâce à la magie d'internet, j'ai déjà pu grappiller quelques morceaux. Et il y a quelque chose de très particulier qui se produit à chaque fois qu'on écoute l'album d'un groupe suivi et aimé pour la première fois. On a cette impression de retrouver un ami, un pote qui compte mais que le temps ou la distance a éloigné. Et on reconnait tout de suite ses petites habitudes, ses intonations, on lit son sourire dans la voix, on entend même ses gestes pendant qu'il chante. Je vois pour Chris ses yeux qui se ferment, la démesure de sa bouche qui cherche un cri, son corps qui se désarticule, ses deux mains sur son micro ou qui semblent chercher des hauteurs invisibles. Je vois les paillettes de rire dans ses yeux sur certains morceaux, ses doigts qui dansent sur le piano pour d'autres. Et j'anticipe déjà mon premier septembre...

NB : deux clips pour le même morceau... Merci !

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lundi 9 juin 2008

A suivre...

Une expo par ici
et des news de Lucien par ...

oseille

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vendredi 6 juin 2008

Pourtant soulagée.

Finalement, pas de jardin pour cet été. Une semaine de tracasseries, d'angoisses, à nous demander si notre tyran de proprio allait faire preuve de générosité et quelles en seraient les conditions. Il a fini, après une longue attente, par nous fixer rendez-vous sur place sans rien préciser de sa décision. L'idée d'aller là-bas nous faire taper sur les doigts et nous faire coller le nez dans ce que les voisins considèrent comme de la merde nous a fortement déplu. L'idée même que ce soit ces mêmes voisins qui sont à l'origine de tout cela et que nous donner ainsi en spectacle serait pour eux pure satisfaction m'a dégoutée. Puis ça ne faisait pas partie du contrat au départ alors nous refusons ce cumul de pression "si vous ne faites pas mieux vous dégagez". J'ai trouvé malsaine l'idée de continuer à déambuler là-bas sous l'œil critique, hypocrite et cafteur des deux vieux. Nous n'avons pas voulu céder à ce chantage. Alors nous avons simplement envoyé un recommandé avec accusé de réception pour signaler que nous résilions le bail. Nous avons simplement devancé sa décision, qui nous avait été annoncée par mail sans précision de date, pour ne pas être dépendants de lui. Cette situation ne devait pas durer comme ça. Il est ainsi pris à son propre piège (il va devoir trouver au plus vite quelqu'un qui pourra s'en occuper et qui aura fait de hautes études de jardinage puisque la barre est fixée très haut) et nous sommes libérés de cette contrainte. Il nous reste moins d'un mois pour récupérer les outils, le barbecue, la pompe et quelques légumes qui vont venir nous rejoindre sur le balcon (pieds de tomates, de poivron, fraises, courgettes et melons, quelques herbes aromatiques et quelques fleurs).

Et ce qui me semblait bien triste au départ est au final une idée agréable. Nous allons pouvoir être plus libres cet été, partir sans rendre de comptes, sans trouver de volontaire pour pomper et arroser tous nos légumes. L'appartement sera sans doute laissé pendant nos vagabondages à un ami qui pourra ainsi s'occuper de nos "légumes de balcon" et profiter de la proximité du centre ville.  Nous étions l'autre jour en montagne, profitant de quelques rares rayons de soleil et nous avons déjeuné sur le bord d'une rivière étincelante. Lucius s'est baigné, petite torpille. Nous avons trainé dans les herbes hautes, nous avons trotté sur les petits sentiers parfumés et je n'ai cessé de me dire que le vert était là, que c'était ça la nature que je voulais sentir et pas ce jardin qu'on nous impose net et traité chimiquement. Toute une farandole d'idées de détours et de vagabondages danse dans ma tête : la Savoie bien sur, mais aussi la Bretagne et la Normandie qui m'ont mis l'eau à la bouche cet hiver, et en vrais baroudeurs, pour avoir les doigts de pieds dans l'herbe dès le matin.

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Posté par Diane Groseille à 09:07 - - Commentaires [5] - Permalien [#]