mercredi 20 février 2008

Il y a certaines choses qui ne s'achètent pas, pour tout le reste...

Elle est omniprésente, tous les jours de ma vie.
Je sais que toute petite, elle était déjà là, j'ai souvenir de certaines de ses ritournelles.
Aujourd'hui, elle est toujours là, trop fidèle, trop présente.
Je la croise à tous les coins de rue.
Elle vient chez moi aussi, parfois même pour me réveiller le matin.
Les derniers temps, je trouve qu'elle hausse le ton, comme si elle avait peur qu'on ne l'écoute plus.
Elle m'a souvent fait rire, fait réfléchir aussi
mais j'avoue que les derniers temps elle m'agace.
Elle est même parvenue à me faire détester certains morceaux que j'adorais.

Ce qui m'agace, c'est sa capacité à être partout, à monopoliser le dialogue.
Je n'aime pas l'idée qu'elle devienne une source de référence, qu'elle impose des codes.
Je n'aime pas savoir que tout le monde la connaît,
qu'elle sait se faufiler dans les têtes de chacun, y compris dans la mienne.
Je n'aime pas le fait de me sentir "cerveau disponible" à cause d'elle...

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Publicité,
sors de ma vie !

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Posté par Diane Groseille à 07:48 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


mardi 19 février 2008

J'ai 30 secondes pour vous dire...

Blog laissé à l'abandon,
y'a des mauvaises herbes qui envahissent les cadres,
et je n'ai pas le temps de venir jardiner...
Petit jardin secret.

Y'aurait pourtant tant de choses à dire,
au delà du rythme de travail
il y a une vie, il y a des aveux.

Posté par Diane Groseille à 06:12 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

vendredi 15 février 2008

Und so weiter...

Vous ne pouviez pas trouver le résultat de mon équation puisqu'il manquait la variante b de la bronchite que je traîne depuis dimanche.

Poumons en feu et quintes de toux régulières qui semblent annoncer à mes proches le passage d'une tuberculeuse. Depuis hier soir, comme si cela ne suffisait pas, mon nez ressemble à une fontaine et mes oreilles sont bouchées en permanence. La fatigue m'anesthésie le cerveau. J'ai parfois l'impression (que j'avais déjà eue dans de pareilles circonstances), de me regarder vivre d'au-dessus. Comme si une entité de moi-même, calme et sereine, immobile, avait le temps d'observer celle qui s'agite et qui court.

En vrac : Conjugaison et emploi du subjonctif. Rôle du journaliste. Dormir. Rappel sur les homophones. Atelier gestion du stress. Correction d'un roman. Ménage. Achat d'un clic-clac. Changement de l'organisation de l'appart'. Bulletins des premières années (100 élèves). Correction des copies, souvent le matin, trop tôt. Faire à manger. Faire l'appel. Dormir. Méthodologie de la synthèse. Pause déjeuner dans ma voiture. Voiture au garage. Cours particuliers trop loin. Entretien avec mon futur ex-patron qui s'en va. Tasse de thé. Remplissage des fiches d'appel. Émargement. Mettre du diesel. Mettre à jour les classeurs pédagogiques. Sandwich. Se brosser les dents avant de se coucher avec les yeux déjà fermés. Dictée. Exercices d'application. S'endormir devant la télé. Plus savoir où on s'est garé. Plan au tableau. Bordel dans mon sac. Pile de livres sur le siège passager de ma voiture. Des feuilles qui s'envolent quand on ouvre la porte. Brouillard sur l'autoroute. Dormir. Etc.

Aujourd'hui est le dernier jour de la semaine. Celles qui suivront seront plus faciles. Je pense déjà à l'année prochaine, me rapprocher à nouveau de chez moi.  Les trajets sont difficiles. Je pense aux jours plus longs qui arrivent, à la lumière du printemps.   

Posté par Diane Groseille à 06:19 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

jeudi 14 février 2008

Jardin d'hiver.

Je voudrais du soleil vert
Des dentelles et des théières
Des photos de bord de mer
Dans mon jardin d'hiver

Je voudrais de la lumière
Comme en Nouvelle Angleterre
Je veux changer d'atmosphère
Dans mon jardin d'hiver

Ta robe à fleur
Sous la pluie de novembre
Mes mains qui courent
Je n'en peux plus de l'attendre
Les années passent
Qu'il est loin l'âge tendre
Nul ne peut nous entendre

Je voudrais du Fred Astaire
Revoir un Latécoère
Je voudrais toujours te plaire
Dans mon jardin d'hiver

Je veux déjeuner par terre
Comme au long des golfes clairs
T'embrasser les yeux ouverts
Dans mon jardin d'hiver

Ta robe à fleur
Sous la pluie de novembre
Mes mains qui courent
Je n'en peux plus de l'attendre
Les années passent
Qu'il est loin l'âge tendre
Nul ne peut nous entendre...

Posté par Diane Groseille à 06:06 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

samedi 2 février 2008

Equation.

Paradoxe du mode ralenti/speed. Il y a une machine A, appelons la "moi" qui fonctionne normalement à cette période B de l'année en mode ralenti : concrètement, ça voudrait dire "grasse matinée, couverture, lecture, télé, sieste, balade au soleil entre trois et cinq, bons petits plats et dodo tôt". Prenons cette même machine A et exerçons sur elle une force x qui lui demandera de se lever à 5h30 tous les matins, d'enchaîner entre huit et dix heures de cours par jour, ce à plusieurs endroits différents avec une distance parcourue d'une moyenne de 120 kilomètres par jour et ceci sur une durée d de six mois non stop. Ajoutez à cette force x le poids de cent vingt copies en moyenne par semaine, et greffez sur la même machine la préparation des cours, la correction de manuscrits d'auteurs, une once de vie privée, de fiesta et de pratiques sportives et quelques moments d'écriture.

Calculez la probabilité de défaillance technique KO en tenant compte dans votre calcul des paramètres petages de plombs !!! et dépression nerveuse ?!ž“~.

main_de_fatma

Posté par Diane Groseille à 17:44 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

Bel exemple.

Un élève de sixième traite son prof de connard.
Le prof, impulsif lui retourne une raclée.
La même raclée qu'il se serait sans doute prise dans n'importe quel autre contexte pour de tels propos.
L'élève, dont le papa est gendarme, est renvoyé trois jours.
Le prof est mis en garde à vue 24 heures et il sera jugé fin mars pour "violence aggravée sur mineur". Jusque là, il est suspendu.

Je ne fais pas l'apologie de la violence loin de là, le geste est à punir, mais je songe à l'image qui reste aux élèves de ce collège et à tous les autres d'ailleurs : traitez un prof de connard et il se retrouve devant un tribunal !

Posté par Diane Groseille à 10:04 - - Commentaires [5] - Permalien [#]