dimanche 21 octobre 2007

Ubiquité.

Je suis & , chez lui et chez elle, sans vraiment savoir où cela va mener...

                        ...Je suis aussi , où pour la première fois, je fais du blog quelque chose qui pourrait bien être utile...

... Je suis aussi , et toujours, puis même et ...

Et j'expérimente quelque chose qui ne fait que débuter ...
Inspiration gonflée par mes ateliers d'écriture.
D'ailleurs si la plume vous titille,
vous pouvez m'y rejoindre...

***
feuille_de_vigne_rouge


Parfois en attente, jamais vraiment laissés à l'abandon, ces lieux virtuels sont comme autant de zones de repos, de passage, de liberté : pour rire, se souvenir, imaginer, échanger, avancer. Vos mots y sont attendus...

Posté par Diane Groseille à 19:03 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


Premier soleil.

Il y a un peu moins d'un an, nous partions au soleil. Ç'avait été pour moi une semaine merveilleuse, magique, bien au-delà du clicher de la carte postale, mais sans doute avec un petit quelque chose du paradis malgré tout. J'en suis revenue toute pleine de force pour l'hiver. Il arrive ces jours-ci, avec un air qui se fait plus vif, une lumière plus timide. J'appréhende toujours un peu, la crainte de m'endormir, comme le dit si bien Emilie Simon, comme une fleur de saison, pour ne me réveiller qu'en mai, étant passée un peu à côte de moi-même...

cocotiers_roses

Posté par Diane Groseille à 18:52 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Ne pas compter les heures qui s'enroulent et qui meurent.

Visionnage d'un navet hier soir, Trente ans sinon rien, avec Jennifer Gardner. Rien de spectaculaire, une comédie américaine qui laisse entrevoir dès les cinq premières minutes une fin moralisatrice ... Mais une question en transparence, qui me trotte dans la tête depuis des semaines, floue, imperceptible, et qui trouve ses mots et ses contours hier soir.


Votre vie du moment correspond elle à l'image que vous vous en faisiez étant enfant ?


Comment imaginiez vous votre vie d'adulte quand vous aviez treize ans ? Quelle définition aviez vous de ce mot, "adulte" ? Souvent, dans un flash de ma vie quotidienne, au volant de ma voiture, devant mes étudiants, dans mon jardin... je m'imagine plus jeune, adolescente, et transportée comme par magie dans ce moment... La capacité de voir plus loin, ce que nous réserve le futur. Et j'en reviens à cette réflexion, déjà formulée ailleurs ce matin : nos vies sont construites, par nos choix, nos prises de risques, notre volonté, elles ne sont pas le fruit du hasard, sauf si vous laissez celui-ci prendre le volant...

tag

Posté par Diane Groseille à 10:27 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

samedi 20 octobre 2007

Auberge de jeunesse.

Enfin seuls ! Voilà une semaine et demi que nous hébergeons de la famille de mon homme. D'abord ses parents, un vrai bonheur. Puis, bien pire, son frère et son cousin. Les deux ados sur le tard ont été forcés de venir pour une soi disant formation informatique qui devait leur permettre d'installer du matériel une fois de retour chez leurs parents. Au passage, puisque l'un des deux a une formation en électricité, ils devaeint nous réparer quelques prises qui ont sauté il y a bien longtemps... L'occasion pour moi de (re-)découvrir ce qu'est un ado aujourd'hui, j'ai cru tomber des nues (attention, je ne généralise pas, j'en croise au quotidien et je pense que je suis tombée là sur deux spécimens hors du commun).

 

  • L'ado ne se lave pas : simple perte de temps, coquetterie inutile réservée à ces cons d'adultes qui veulent se conformer à la norme, on va pas s'abaisser à ça !
  • L'ado garde une casquette-bol sur la tête en permanence, comme ça il a une tronche de playmobile et il est toujours content, puis s'il peut greffer une capuche par dessus, il sera encore plus content.
  • L'ado mange trois boites de Kinder par jour, et s'étonne ensuite de pas se sentir très bien et de courir aux chiottes.
  • L'ado glande : levé à midi, il ne fait rien, ou alors fait vaguement semblant de s'agiter quand vous êtes dans la même pièce. Il semble épuisé en permanence. L'ado ne travaille pas (ou très rarement), c'est humiliant et tellement plus simple de dépendre des autres.
  • L'ado passe des heures devant la télé à fumer, à baver, à bouffer, à pouffer (quelque soit l'emission).
  • L'ado organise des soirées parce que la fête, c'est la vie : alors il passe ses journées au téléphone à pousser des cris de pucelle éffarouchée à l'idée de retrouver ses semblables et de se mettre minable.
  • L'ado a des blagues plus que vaseuses : par exemple, il trouve que ça pue dès qu'il voit une personne rousse (y compris si celle-ci est à la télé)
  • L'ado ne communique pas : il pousse des cris, gueule ou s'abstient. Dans la majeure partie des cas, il vous ignore.
  • L'ado pue des pieds (et pas que de là à bien y réfléchir, je vais penser à faire désinfecter la piaule qui sent le fauve en rut).
  • L'ado ment : à nous, à sa mère au téléphone, voire à ses potes.
  • L'ado est une fashion victime en puissance qui claque l'argent donné par Maman pour l'essence du retour en gadgets style écouteurs ou clés USB (il fait une collection).
  • L'ado baigne dans l'ignorance : culture zéro, intérêt pour le monde qui l'entoure nul.
  • L'ado est profondément égoïste : il finit le plat sous vous yeux ? Et alors !
  • L'ado ne fait rien s'il n'y a pas une compensation financière derrière. D'ailleurs une des ses questions préférées c'est "Tu me paies combien ?". Il a du être très mal rémunéré pour venir chez nous vu l'état de mes prises...
Je connaissais déjà l'animal, l'ayant côtoyé à plusieurs reprises : son mépris pour ses proches, pour les règles établies (politesse, savoir-vivre), pour toute forme de respect. Et la où je tombe des nues, c'est que l'ado en question a vingt ans. J'aurais été généreuse en lui en donnant douze. Vous devez vous demander pourquoi je n'ai pas réagi davantage, pourquoi j'ai laissé faire dans ma propre maison. J'étais contre leur venue, je savais que ça n'aboutirait à rien, connaissant ces monstres de paresse. Alors, j'ai laissé faire et j'avoue avoir souri plus d'une fois en voyant quel stade de connerie ces abrutis pouvaient atteindre.  L'ado a pris une seule bonne décision durant son séjour ici : celle de partir hier soir plutôt qu'aujourd'hui (organisation de fête oblige). Bon débarras !


centimes

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vendredi 19 octobre 2007

Couple.

Maintenant que Nicolas et Ségolène sont enfin libres,
ils vont peut-être pouvoir s'entendre non ?

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jeudi 18 octobre 2007

A droite, merde !

Français, tu votes à droite, pas de doute là dessus :
un petit gars trop énergique montre son nez tous les jours pour nous le rappeler
Tes idées sont à droite, ton argent est à droite, ton nombril est à droite...
Mais bordel, alors pourquoi rouler toujours à gauche sur l'autoroute ?
Là aussi, Français, il existe une voie de droite, et pour une fois, ce n'est pas la pire
Elle te permet d'avancer aussi vite et en plus
Oh miracle,
elle permet surtout aux gens qui roulent plus vite que toi de passer devant !

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lundi 15 octobre 2007

Mes nuits sont plus belles que vos jours.

Un petit garçon hier soir au journal de 20h, tout ému par la caméra et par l'attention qu'on lui porte, à propos du violon qu'il découvre grâce à son école :

"ça me fait des frissons, et aussi ça me fait faire des rêves..."

Moi aussi, j'ai sept ans, et mes rêves sont plus fous que jamais, plus vivants et plus pénétrants... Et sans doute que la légèreté de cet instrument et le rapport sensuel que j'entretiens avec lui ne sont pas anodins... Mais il y a aussi toute ces pépites de jeu, ces pellicules de fantaisie et ces paillettes de folie qui ne trouvent pas assez de place dans mes journées, elles doivent occuper mes nuits...

tibo_et_lu

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dimanche 14 octobre 2007

Si le temps ne m'était pas compté...

  • Je répondrais à Bruno pour lui faire savoir à quel point son message m'a touché (ce sera bientôt chose faite).

  • J'apprendrais mes kanji japonais avec plaisir, et sans doute encore d'autres alphabets, d'autres langues.

  • J'écrirais des lettres à mes amis, et même à ceux qui ne le sont pas.

  • Je ferais des compotes, des confitures et des conserves pour aligner des bocaux sur des étagères.

  • Je lirais tout ce qui me tombe sous la main, les Courrier international que je n'ai pu que feuilleter, les bouquins qui m'attendent sur ma table de nuit.

  • Je me laisserais guider par la curiosité qui souvent me ronge et que je n'ai pas le temps de satisfaire.

  • J'irais explorer ma ville avec mon appareil photo, explorer les gens, souvent, comme si j'étais invisible.

  • Je mettrais des couleurs dans la chambre d'ami toujours blanche.

  • Je me ferais des grasses matinées sans mauvaise conscience, à m'étirer sous la chaleur de ma couette, à ouvrir un oeil pour voir le jour et repartir à la recherche de ce rêve si doux.

  • J'apprendrais à vous connaître un peu mieux.

  • Je taperais tous ces posts qui traînent encore dans des tiroirs poussiéreux de mon cerveau et que je ne prends pas le temps de mettre à plat, malgré leurs importances.

  • Je passerais des heures dans mon jardin à regarder pousser le vert.

  • Je partirais des journées entières gambader en forêt, pour finalement être bousculée chez moi par la nuit tombée.

  • Je prendrais le temps de découvrir les gens autour de moi. Ces gens que je croise tous les jours et qui pourraient faire partie de ma vie.

bougies_chemin_e

J'ai deux freins dans ma vie : le temps et le regard. Difficile de mettre des mots sur ce que cela représente pour moi, mais je mène enfin en ce moment une lutte sanglante contre ces deux ennemis, qui n'en seront probablement plus lorsque j'en aurais fini. Plusieurs grands pas en avant se font dans ma vie merveilleuse du moment. Je n'ai pas le souvenir d'avoir été aussi à l'aise par rapport à mes choix, mes envies, mon reflet. Pas envie de le crier trop fort de peur que ça m'échappe. Alors chut!

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A l'envers, à l'endroit.

Doit-on se courber encore et toujours pour une ligne droite ?
Prière pour trouver les grands espaces entre les parois d'une boîte
Serait-ce un estuaire ou le bout du chemin au loin qu'on entrevoit
Spéciale dédicace à la flaque où on nage, où on se noie
 
Autour des amandiers fleurissent les mondes en sourdine
No pasaran sous les fourches caudines


Noir Désir, à l'envers, à l'endroit, 2001.

main_dans_la_main

Il y a deux jours, en traversant un passage piéton :
me dire qu'à force de me regarder de l'extérieur
pour savoir quelle image je peux renvoyer de moi même,
j'en ai oublié de m'installer dedans
pour savoir qui je suis vraiment.

Posté par Diane Groseille à 09:55 - - Commentaires [6] - Permalien [#]