Je violone. Dans une heure, j'ai cours. Je ne dis pas grand'chose à ce sujet ici. Peut-être parce que les progrès n'ont vraiment rien de spectaculaires. Jusque là, le temps me manque cruellement pour travailler et c'est souvent dans l'urgence que je tente d'assimiler un geste et quelques notes. Sentiment de frustration parce que je suis bien consciente que c'est pour moi que je fais ça et que je n'ai personne d'autre à décevoir ou à impressionner que moi-même.

Pourtant, souvent, je me retrouve devant mon prof comme une gamine prise en faute, je baisse les yeux. Triste dilemme : devoir avouer que je n'ai pas travaillé suffisamment et passer pour une paresseuse (toutes les excuses que je peux avancer, aussi valables soient elles, me font toujours passer pour celle qui se défile) ou feindre une difficulté que le travail n'a pas su combler et passer pour la fille vraiment pas douée (ça fait des semaines que je me plante avec ces histoires de do dièse parce que je ne prends pas le temps de le revoir sérieusement). Les vacances arrivent et avec elles, du temps pour moi, pour mon instrument, pour être plus qu'une débutante, pour arrêter de courir.

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