Une journée magnifique et environ deux cents copies qui me regardent méchamment sur la table du salon, classées et empilées maladroitement. Il me faut tout valider, faire les moyennes, enregistrer les notes et les faire figurer sur les relevés officiels. Je vais y passer la journée, voire une partie de la nuit.  Je vais faire suer mon stylo rouge jusqu'à l'épuisement. Demain, les relevés de notes complets sont à remettre à Tête de Briques. Ces fameuses listes de notes qui demandent tant de travail  n'ont que valeur de  propositions de notes et peuvent être modifiées en un clin d'oeil par un jury qui n'aura jamais vu la tête de l'élève. Ces incohérences face au tout petit coefficient de ma matière sont les causes de tant de travail de dernière minute. Comment affronter plus de deux cents copies quand on sait que ça revient à pisser dans un violon ?