samedi 29 avril 2006

Amertume.

Homme rentré à six heures ce matin. Je suis triste et écoeurée. Je ne sais pas où il a traîné, les boîtes de la région ferment à quatre heures. C'est amer et froid. Il dort encore. Nous devons partir dans peu de temps à ce festival. Aucune envie d'aller le réveiller, même plus envie d'y aller d'ailleurs. Y'a comme un bloc de confiance qui s'effrite les derniers temps, ça et d'autres détails. J'hésite encore, mais je crois que je vais mettre les voiles avant qu'il ne se réveille. Je ne sais pas où aller, j'ai pas envie d'être la quand il voudra bien pointer sa gueule enfarinée.

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vendredi 28 avril 2006

Ex aequo.

Vaisselle de deux jours dans l'évier.
Cheveux gras.
Homme au bistrot.
Mal aux dents.
Niaiserie à la télé.

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Mais...

Week-end de trois jours qui se profile.
Festival qui pète demain (Da Silva, Debout sur le Zinc, Têtes Raides, Lo'Jo, Aldebert...)
Cumule de bons cours cette semaine.
Rapport reporté à fin août.
Odeurs de printemps.

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Traitement de racines.

Un petit rendez-vous chez le dentiste à quinze heures, ça n'a rien de contrariant ni d'effrayant. C'est plus comme quand j'avais dix ans et que je me planquais dans l'armoire pour ne pas y aller. Pourtant hier, je suis sortie avec les larmes aux yeux. "On va vous enlever ce méchant plomb qui semble partir en morceaux et on va vous refaire tout ça à neuf". Jusqu'ici, tout va bien. Une petite annésthésie ? Allons bon. Quatre petites injections dans la gencive. Il creuse. Je bondis : comme un coup de jus dans la mâchoire. "Oh, il semblerait que vous soyez sensible, on va comlpêter l'anésthésie". Traite-moi de chochotte, je ne te dirais rien, j'ai le bec grand ouvert. Nouvelles injections puis la fraise recommence son travail. Je suis crispée car chacun de ses mouvements me fait l'impression d'un courant électrique qui se propage dans toute ma tête.  Mes mains sont recroquevillées sur mon pantalon.  J'émets de petits gémissements quand il arrive sur le fond de la dent parce que c'est alors une douleur aiguë. "Je vais pas vous cacher qu'avec une telle sensibilté, il est impensable de vous reboucher ça, on va faire un traitement de racine". C'est joli, c'est quoi  ? Les mots évoquent quelque chose de beau en moi à ce moment, plus maintenant. Quelques nouvelles injections, les dernières. Je ne sens plus ma joue, ni ma langue, mais j'ai pourtant l'impression que le moindre courant d'air est perceptible sur cette dent ouverte. Et là commence le carnage. Ce sont des aiguilles et des tiges de plusieurs centimètres de long qui sont venues creuser ma gencive. J'ai passé plus de trois quarts d'heures la bouche ouverte, le corps tendu comme un arc, guettant chaque nouvelle onde de douleur dans ma bouche et dans ma tête. Des morceaux de je ne sais quoi sont sortis de ma bouche et d'autres y sont rentrés. Je suis ressortie de son cabinet toute transpirante, les mains moites, un goût de sang et de clou de girofle dans la bouche... et fatiguée comme après un marathon. Ma gencive s'est réveillée sur le trajet du retour et de grosses larmes ont coulé sur mes joues pour tenter d'expulser cette douleur autrement. Je me suis endormie en rentrant avec l'impression que je sentais dans ma gencive qui se réveillait tout ce que je n'avais pas encore senti sur son fauteuil. Prochain rendez-vous dans une semaine, j'en tremble déjà...

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jeudi 27 avril 2006

Petite et bleue.

Fin de cours ce matin, correction de contrôle avec une classe que j'apprends à apprécier : ils ont de grosses difficultés, semblent souvent coupés de la réalité, un peu dans la quatrième dimension, mais leur naïveté me plaît. On venait de faire une séquence sur les inégalités dans le monde avec l'exemple précis du SIDA. Pour clore le cours, à quelque minutes de la sonnerie, je leur parle de quelques autres épidémies face auxquelles les pays de l'hémisphère Sud ne parviennent pas à faire face. Puis là, voilà une demoiselle qui me dit avec sa voix toute douce, en articulant bien chaque mot : "Mais Madame, qu'en est-il du viagra ?". Un si joli hors-sujet dans une tournure de phrase presque soutenue. Mademoiselle pensait que le viagra était l'une de ces maladies qui ravagent les pays pauvres. Peut-être dangereuse la petite pilule, mais pas à ce point là....

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mercredi 26 avril 2006

?

Je ne comprends pas comment des nanas peuvent se balader avec des bottes jusqu'aux genoux alors qu'il fait plus de vingt degrés.

Et après on se plaint chez son dermato parce qu'on a des champignons.

Y'a des trucs qu'il faudrait qu'on m'explique.

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lundi 24 avril 2006

S'il fallait mettre un titre...

Les heures viennent à nouveau s'aligner. Elles me semblent pires que jamais. Certains élèves s'endorment, je ne cesse de les rappeler à l'ordre "je suis là, on écoute, un effort". Boulot de flicaille. Ils travaillent en entreprise, je sais, le rythme de l'alternance est dur pour eux. Pourtant, je fais mon maximum pour qu'il y ait encore un sens à tout ça. Tout à l'heure, alors que ma voix résonnait dans les oreilles d'un somnolent, une petite demoiselle m'a dit, tout sourire, comme une évidence: "Mais, Madame, faites comme la prof d'allemand, elle laisse dormir ceux qui sont fatigués". C'est la fête du slip. Je veux partir. Il est temps que ça s'arrête, je suis blasée, je n'ai plus ma place, j'ai cherché trop d'excuses.

Appel ce matin pour une annonce de boulot vue sur le site de l'ANPE. Petit pincement mais ça ne collera pas. Le poste est à pourvoir immédiatement. La voix me dit d'envoyer un CV, on ne sait jamais, des postes pourraient se libérer pour septembre. Pourtant, c'était plaisant, bon salaire, pas de trajet, profil souhaité, expérience dans le domaine. Je me rassure : s'il y en a eu une, il y en aura d'autres.

Puis il y a un cours prépa-bac qui se profile jeudi après-midi. J'ai dit oui à la maman que j'ai eu au téléphone il y a une heure, mais ça me contrarie vraiment. Je comptais sur ces quelques heures pour boucler ce fameux rapport d'apprentissage. Je lisais il y a peu sur le forum des inscrits que beaucoup passeraient les examens en mai mais se contenteraient de rendre le rapport en août, pour avoir plus de temps et de recul. L'idée me séduit. D'autant que je n'ai pas vraiment mon quota d'heures et qu'il me manque la signature de la prof.

Et comme ça, sans s'en rendre compte, en moins de vingt quatre heures, on replonge dans la réalité.

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Dégradé de tendre.

La journée d'hier avait quelque chose de définitivement estival. Mes cheveux sont encore impregnés de l'odeur du feu de bois. Ce fut quelques heures d'éternité figées dans la lumière et la douceur de l'herbe. Ivresse aussi en discontinu dans les veines. Comme ces journées où l'on a quelque chose à fêter, mais là, c'était gratuit. Juste le bonheur d'être ensemble, de rire, de jouer, de partager. Absence de ma mère qui a pris le train pour le Sud, seule. Et la maison parait vide, un peu désorganisée. Tout semble plus facile quand elle est là. Puis les amis de Spö, Kronk, et toujours Boucle d'Or : tout semble intact, comme il y a plus de deux ans, dans chaque regard. Mais rien ne se dira, ni les regrets, ni les envies, jamais.

Difficile de reprendre aujourd'hui. Y'a comme une incohérence. Le goût de la veille qu'on aimerait garder dans la bouche. Toutes ces têtes qu'on a pas envie de revoir. Cette sensation bien ancrée à l'intérieur qu'on y va plus pour faire semblant, pour jouer un rôle, mais que personne n'est plus dupe. Comme une marionnette. Puis le compte-à-rebours est maintenant lancé.   

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samedi 22 avril 2006

Quand les magnolias sont en fleurs.

arbuste_mauve

coccinelle


fen_tre_sur_montagne

decoupage_de_montagnes

fleurs_d_arbres

lac_annecy

gariguettes1

jardinette


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Déjà de retour.

Quelques jours de pause qui viennent de glisser. Quelques jours ailleurs, pour respirer, faire le vide. Efficacité maximum, à tel point que j'ai du mal à m'imaginer reprendre les cours lundi matin. Mais c'est la dernière ligne droite. Une longue droite noire tracée à la règle et au stylo à bille sur une feuille à carreaux. J'ai déjà beaucoup d'idées pour la suite, tellement que je ne sais trop que choisir : un retour aux cours particuliers, des remplacements, un ou deux CDD... Je suis aussi bien contente de moi, j'ai déjà pris beaucoup d'avance pour le rapport que je dois renvoyer avant le 30 avril. J'ai encore dans la tête tout ce bleu et ce pur des montagnes. Nous avons été étonnés de retrouver tous les arbres verts ici à notre retour. Quelques petites factures contrariantes aussi, mais le ciel reste clair. Demain midi, premier barbecue de l'année.

Posté par Diane Groseille à 20:27 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

samedi 15 avril 2006

Naissances.

bourgeons

herbe

primevere

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