vendredi 28 avril 2006

Ex aequo.

Vaisselle de deux jours dans l'évier.
Cheveux gras.
Homme au bistrot.
Mal aux dents.
Niaiserie à la télé.

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Mais...

Week-end de trois jours qui se profile.
Festival qui pète demain (Da Silva, Debout sur le Zinc, Têtes Raides, Lo'Jo, Aldebert...)
Cumule de bons cours cette semaine.
Rapport reporté à fin août.
Odeurs de printemps.

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Posté par Diane Groseille à 18:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Traitement de racines.

Un petit rendez-vous chez le dentiste à quinze heures, ça n'a rien de contrariant ni d'effrayant. C'est plus comme quand j'avais dix ans et que je me planquais dans l'armoire pour ne pas y aller. Pourtant hier, je suis sortie avec les larmes aux yeux. "On va vous enlever ce méchant plomb qui semble partir en morceaux et on va vous refaire tout ça à neuf". Jusqu'ici, tout va bien. Une petite annésthésie ? Allons bon. Quatre petites injections dans la gencive. Il creuse. Je bondis : comme un coup de jus dans la mâchoire. "Oh, il semblerait que vous soyez sensible, on va comlpêter l'anésthésie". Traite-moi de chochotte, je ne te dirais rien, j'ai le bec grand ouvert. Nouvelles injections puis la fraise recommence son travail. Je suis crispée car chacun de ses mouvements me fait l'impression d'un courant électrique qui se propage dans toute ma tête.  Mes mains sont recroquevillées sur mon pantalon.  J'émets de petits gémissements quand il arrive sur le fond de la dent parce que c'est alors une douleur aiguë. "Je vais pas vous cacher qu'avec une telle sensibilté, il est impensable de vous reboucher ça, on va faire un traitement de racine". C'est joli, c'est quoi  ? Les mots évoquent quelque chose de beau en moi à ce moment, plus maintenant. Quelques nouvelles injections, les dernières. Je ne sens plus ma joue, ni ma langue, mais j'ai pourtant l'impression que le moindre courant d'air est perceptible sur cette dent ouverte. Et là commence le carnage. Ce sont des aiguilles et des tiges de plusieurs centimètres de long qui sont venues creuser ma gencive. J'ai passé plus de trois quarts d'heures la bouche ouverte, le corps tendu comme un arc, guettant chaque nouvelle onde de douleur dans ma bouche et dans ma tête. Des morceaux de je ne sais quoi sont sortis de ma bouche et d'autres y sont rentrés. Je suis ressortie de son cabinet toute transpirante, les mains moites, un goût de sang et de clou de girofle dans la bouche... et fatiguée comme après un marathon. Ma gencive s'est réveillée sur le trajet du retour et de grosses larmes ont coulé sur mes joues pour tenter d'expulser cette douleur autrement. Je me suis endormie en rentrant avec l'impression que je sentais dans ma gencive qui se réveillait tout ce que je n'avais pas encore senti sur son fauteuil. Prochain rendez-vous dans une semaine, j'en tremble déjà...

Posté par Diane Groseille à 07:19 - - Commentaires [5] - Permalien [#]