• Récolter un 17 à mon devoir de linguistique. Se rendre compte qu'on a pas perdu la main, y'a des choses qui restent, c'est comme le vélo.
  • Sentir sous mes paumes la chaleur de mon pain que je sors du four.
  • Ecouter Mickaël cet après-midi me raconter la folle épopée de son chien Filou (castré il y a quelques années). Récit ponctué de "grave", "style", "genre", "ouaich" et autres poésies, tout ça pour me dire qu'il sait ce que signifie le mot "stérilisé" qui apparaît dans le document qu'on étudiait.
  • Square one.
  • Ne plus entendre geindre les collègues, à propos des classes qui seront moins nombreuses l'année prochaine, du connard qui a encore vidé la photocopieuse, du manque de motivation des élèves, des trajets, du CPE, de leur femme, de leur ex, de leur nombril. Ne plus les entendre parce qu'on sait déjà que l'année prochaine on ne sera plus là. Soupir de soulagement.
  • Nager, nager et nager. Deux, trois ou quatre fois dans la semaine. Sentir les cuisses chauffer. Se vider la tête. Ne plus penser à rien, sauf cette eau qui glisse sur la peau et le mur à l'autre bout du bassin qu'il faut aller toucher du plat de la main.
  • Compter. Encore huit jours effectifs de travail et je suis en vacances.
  • Faire des projets d'escapades à Lyon pour ce week-end.
  • Observer chaque matin la progression de mon petit jardin aromatique. Verdure=vie.
  • Prendre mon violon, le poser sur mon épaule, m'appliquer pendant de longues minutes. Penser plus à la musique et moins à la technique. Comme l'a dit le prof.
  • Savoir que bientôt, Radiohead sera là. Déjà les frissons.
  • Venir écrire ici. Vider son sac, trouver les mots, essayer de déformer le moins possible, être juste.

martini