jeudi 30 mars 2006

Cucina.

La petite fille capricieuse et boudeuse de mardi va mieux, elle a vieilli,
elle s'excuse pour ses enfantillages,
elle a été ravie de voir tant de petits mots gentils de votre part.

Pour oublier toutes ces futilités
(la bétise des collègues et de leurs nombrils,
la méchanceté gratuite de cette vieille frustrée de Tête de Briques,
les contrariétés du quotidien, le rendez-vous chez le dentiste,
le dérapage d'un élève ce matin qui était à deux doigts de m'en coller une...)
... Soupir...
Inspiration
Expiration
... Elle a bidouillé tout l'après-midi dans sa cuisine.

Elle a bichonné ses herbes aromatiques,
Basilic, persil, ciboulette, etc...

pot_basilic

feuilles_de_tomates

Elle a fait des chaussons aux pommes.
Compotes de fruits, jolies, jolies, jolies...

compote_de_pommes

Aussi toujours et encore mes tulipes.

tulipes_encore

Elle a regardé pousser ses graines germées.

graines_germ_es

Et elle a même fait un pain à l'italienne, une "savate" comme ils disent,
mais elle ne peut pas encore vous le montrer, il est encore au four.

C'est bon d'être égoïste, un petit peu, comme ça, un jeudi après-midi.

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mardi 28 mars 2006

Miroir, mon beau miroir.

Diane Groseille est belle, bien dans sa peau (presque toujours), elle réussit ce qu'elle fait, elle dit toujours ce qu'elle a à dire sans prendre de gants. Elle est courageuse. Les gens l'écoutent et se soucient d'elle (un tant soit peu), prennent de ses nouvelles. On vient la voir, on lui laisse des messages. On la cherche même via Google. On lui dit qu'elle est un exemple (si, si, je vous assure, certains l'ont dit) et quelques uns sont allés jusqu'à la qualifier d'artiste *. On lui souhaite son anniversaire avant que ce ne soit fait dans la vraie vie (merci Tippie).

Je ne suis que le pâle reflet de Diane Groseille. 

Je voudrais hurler quand j'apprends qu'on me soupçonne
de prendre des jours d'arrêt maladie pour rallonger mon week-end.
Je voudrais jouer du violon comme ces deux jeunes de dix-sept ans qui jouaient avant moi,
au lieu d'aligner ridiculement mes notes couinantes.
Je voudrais que mes cheveux ne frisent pas quand il pleut.
Je voudrais perdre cette culotte de cheval qui s'accroche malgré trois séances de piscine dans la semaine,
si on m'avait dit qu'un jour je me battrais contre de la cellulite.
Je voudrais que mes collègues de travail n'oublient pas mon anniversaire,
alors que j'ai été la première à leur souhaiter le leur, avec petit cadeau à l'appui.
Je voudrais être plus sure de moi.
Je voudrais avoir plein d'amis.
Je voudrais qu'il fasse beau le 28 mars et tous les 28 mars qu'il me reste à vivre.
Je voudrais qu'on ne m'oublie pas.

J'ai vingt-huit ans aujourd'hui.
Je me sens petite, ridicule et faible.

img_1471

*Je peux bien me jeter des fleurs le jour de mon anniversaire, personne ne le fait.

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lundi 27 mars 2006

Babycaments.

Il y a comme une tempête qui se lève. Un vent de colère qui souffle et qui enfle en moi. Je me rends à mon cours d'arabe dans quelques minutes, à contre-coeur. J'ai réalisé avec horreur hier soir que les nombreuses absences de ma prof pourraient compromettre mon rapport de fin d'année : pas de validation envisageable si je n'ai pas vingt cinq heures de cours. Je suis enragée par les conséquences de son incompétence. Je voulais rencontrer ce soir le directeur de l'association histoire de lui dire ce que j'avais sur le coeur, de lui cracher mon venin à la figure, de lui faire savoir combien va me coûter cette bagatelle.... Mais il n'a pas pu me recevoir. Rendez-vous est pris, je ne laisserais pas passer, et il va me faire un justificatif de tant de bétise. Hors de question que je plante mon année à cause de ces abrutis.

Puis je sors de chez le médecin à l'instant. Il a refusé de me faire un arrêt maladie pour la journée de vendredi, il m'a dit que je n'avais qu'à venir le jour même. C'est vrai, j'aurais dû penser à ramper jusqu'à son cabinet... Il m'annonce aussi la bonne nouvelle de l'année : mon mal semble n'être qu'un début, il me dit que quand ça commence, on voit les migraines se pointer tous les mois et que le seul remède efficace serait une bonne grossesse, voire deux. Mouais, c'était pas au programme...

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Printemps, petits bonheurs...

tulipes_rouges

biquettes1

tarte_aux_fraises

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Phage et Vore sont dans un bateau.

L'autre jour, durant un cours de deuxième année, une petite parenthèse étymologique s'est ouverte. Je ne sais plus comment nous en étions arrivés là. Les mots suffixés en -phage et en -vore. Une liste rapide se dessine au tableau, je mets en évidence les suffixes en rouge. Les réponses fusent : "omnivore, phytophage, herbivore, sarcophage...". Explications brèves car c'est hors-sujet et que je suis déjà en retard avec cette classe. Le programme, toujours le programme. Je pose une dernière colle : "Comment appelle-t-on celui qui mange son semblable ?". Ils cherchent tous, très concentrés, conscients de connaître la réponse, quand soudain mon champion du monde dans le fond de la salle gueule le mot. "Holocauste". Il résonne étrangement dans la salle de cours à ce moment là. Tous les regards perplexes se tournent vers lui. Bien entendu, tous attendent ma réaction car ce n'était pas du tout le mot qu'ils cherchaient dans leurs petits tiroirs de mémoire. Je pose gentiment mon feutre rouge, et je m'installe pour écouter les explications qui vont accompagner cette réponse saugrenue.
" - Explique moi ce qui te laisse penser que c'est la réponse à ma question.
   - Ben j'ai vu un film où les gens y devaient tous se bouffer dans la jungle, et ça s'appelait Cannibal Holocaust, c'était vraiment gore."
Finalement, il a fallu élargir la parenthèse, au détriment du fameux programme, pour des explications qui s'imposaient vraiment.

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dimanche 26 mars 2006

Mise à jour.

Quelques nouveautés. Petit dépoussièrage de printemps qui s'impose. J'ai commencé par rajouter quelques photos dans mes albums et je vais m'empresser de faire un tri dans mes liens dont on me me signale que certains ne sont plus valides.

J'en rajoute un au passage. Un petit nouveau qui se lance dans l'univers blogesque de canalblog, avec des mots chargés de sensualité.  Il fait preuve de courage aussi, pour se lancer dans ce monde maintenant saturé. Diane Groseille avait nettement moins de mérite à ses débuts. A suivre de près.

Puis je lance une nouvelle catégorie que j'intitule "Dixit". Pour toutes ces phrases de mon quotidien qui tombent dans l'oubli et qui méritent pourtant leur petite minute de gloire. Premier exemplaire de la catégorie à paraître avant la fin de la journée si la forêt ne me retient pas trop longtemps dans ces branchages bourgeonnants.

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Des nouvelles...

Quelques belles histoires par ici...

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vendredi 24 mars 2006

Violet foncé.

Je ne suis pas allée travailler aujourd'hui. Ma tête semble squattée par un marteau-piqueur. Depuis hier après-midi, j'ai l'impression que des vers se tortillent derrière mes paupières, que quelque chose gonfle dans ma boîte crânienne et cherche à en sortir par n'importe quel moyen, que l'on tape constamment à l'intérieur. La lumière que j'aime tant d'habitude m'agresse et me repousse, me force à fermer les yeux.

Malgré tout, je suis sortie hier soir, pour fêter l'anniversaire de P., avec R., dans un petit restaurant charmant tout proche d'ici dont j'ignorais l'existence. J'ai du rentrer tôt car je n'arrivais plus à soutenir une conversation, les paroles des autres tables résonnaient jusque dans mes mains et je sentais ma tête battre. Les propositions de R. pour prolonger la soirée jusqu'au bout de la nuit m'auraient d'habitude tentée, mais hier soir, ma tête ne voulait pas. Je suis arrivée ici pour trouver un appartement vide, Neb homme de moi étant sorti de son côté. Envie de fracasser mon crâne contre les murs. Le sommeil s'est fait fuyant et je ne me sentais pas d'attaque ce matin pour les traditionnelles six heures de cours du vendredi. Trop faible, comme "occupée", pas moi même.

Alors depuis ce matin, je somnole, enveloppée dans ma couverture bleue, laissant filer autour de moi ces heures dont je compte normalement chaque minute.

Enfermée à l'intérieur.


violet_fonc_1

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jeudi 23 mars 2006

Tableau blanc.

Gros clash avec ma prof lundi soir. Voilà six mois que je suis ses cours et son incompétence cette fois ci m'a poussée hors de moi. Et ça m'a fait du bien ! Comme à chaque fois, elle n'a pas de feutre pour écrire au tableau, elle se pointe les mains dans les poches, elle prétexte une grippe pour excuser son manque d'énergie et la fainéantise qui lui colle le cul sur sa chaise. Elle passe son temps à renifler et à se racler la gorge (pour faire plus vrai sans doute). Mais là où je sors de mes gonds c'est quand elle nous apporte pour la Xeme fois ses éxplications vaseuses concernant la conjugaison. Voilà quatre mois que j'essaye d'y comprendre quelque chose et qu'elle me baragouine des règles, s'attaquant en même temps aux marques du féminin, du pluriel, du passé et du futur. Alors, jusqu'à maintenant, je me disais que j'allais bien finir par comprendre, mais cette fois (alors que nous n'étions plus que quatre dans la salle, contre dix-huit en début d'année) j'ai gueulé après avoir constaté que personne autour de moi ne comprenait rien. Jusqu'à présent, elle me répondait systématiquement que j'étais trop logique et je ne devais pas chercher à comprendre. Faut pas me prendre pour une idiote. Madame nous met des mots de vocabulaire bidon au tableau, elle ne fait pas la différence entre un verbe et un adjectif (dans la phrase "le soleil brille", "brille" est un adjectif) et on se fait enguirlander quand on ne comprend pas son charabia. J'attends un minimum de préparation et de connaissances de la part d'une personne qui se considère comme enseignante. Alors, gros coup de gueule, sur ses approximations, sur son manque de pédagogie, sur ses incompétences, ses retards et ses absences. Je lui ai gentiment expliqué devant tous les autres (trois) que j'étais là dans le but de faire valider un examen dans moins de deux mois, que j'avais un rapport à écrire sur ses cours et que pour le moment, ça ressemblait plus à du babillage qu'autre chose. J'ai rajouté qu'en tant qu'apprenants, nous avions des attentes et que c'était de son devoir de les entendre et d'y répondre, et qu'elle nous devait un minimum de respect. Madame s'est montrée très susceptible, elle s'est vexée comme un vieux pou et du haut de ses grands chevaux m'a dit que je n'étais pas là pour préparer un doctorat et que si je n'étais pas satisfaite, elle ferait en sorte que mes cours soient remboursés. Ah non ma grande, le fric, je m'en fous, il faut que j'aille au bout du mon année, alors tu vas me faire le plaisir de m'apprendre comment on conjugue ces putains de verbes... Si je pouvais ouvrir un bouquin, ce serait déjà fait, mais mon rapport doit porter sur la pédagogie et non sur le contenu... Et pour le moment, je n'ai pas la moindre heure de cours construite, et aucune trace de pédagogie. Je désespère.

cours_arabe

Posté par Diane Groseille à 14:42 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

mardi 21 mars 2006

Courant d'air.

dentelle_noire

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