lundi 31 octobre 2005

Attention, faut le dire vite!

En vacances depuis vendredi soir officiellement (fin des cours), et depuis hier matin officieusement puisque nous avons encore eu la visite de la famillede Neb (et c'est pas vraiment des vacances). Un brouillard pèse sur la ville et dans une heure, nous partons pour le Jura, histoire de changer d'air : marcher, voir, écouter...

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vendredi 28 octobre 2005

Adios.

Ai viré Louison et Lily Bauer de mes liens,
leurs mots n'étant plus apparus sur le toile depuis trop longtemps.
Petit pincement au coeur.
Lily en particulier à été une de mes premières lectures suivies.

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jeudi 27 octobre 2005

P.

Il est assis en face de moi: il parle, il parle, il parle. Il y a R. aussi. Ils m'ont passé un coup de bigo parce qu'ils étaient à une terrasse et avaient envie de me voir. Mais depuis que j'ai posé mes fesses sur la chaise en osier, il ne fait que parler, se plaindre, geindre, chouiner. A propos du boulot. Encore et encore. Quand je ne le regarde pas, il prend mon bras ou tape sur mon genou pour rappeler mon attention. Il parle encore. A propos de cette remarque que Tête de Briques lui a faite hier, à propos de l'incompétence du dirlo, à propos des collègues qui lui pompent l'air. Je regarde R. qui a la chance de ne pas être en face et qui peut donc rêver à son gré en regardant passer les dernières mouches déboussolées par la douceur de ce mois d'octobre. Il continue, parle trop vite, s'énerve parce que ça lui va bien, sort de grandes phrases, rit tout seul, méchament, puis tape encore sur mon bras parce que j'avais perdu le fil, je regardais les mouches de R. qui vidait sa troisième bière. Puis il rajoute encore "tu t'rends compte". Silence, je vais pouvoir en placer une pendant qu'il reprend son souffle. "Tu sais P., tout ça, ça me passe au-dessus, c'est pour ça que je ne mange plus là-bas et que j'ai pris mes distances, je ne veux pas me laisser pourrir par des futilités, alors dès que je sors du taf, je zappe... Et là, c'est mon jeudi après-m', je suis pas au taf, et j'aimerais bien zapper tu vois". Réponse illico de l'intéressé qui a respiré: "Ah non, mais tu sais, je me laisse pas pourrir non plus moi". Du tac au tac; "si, la preuve, et pourtant ça fait qu'une demi-heure qu'on est assis là". Sans doute été sèche, mais il commençait a empiéter sur mon temps de décompression, c'est sâcré!

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Le dehors.

estiveJe disais hier "affronter le dehors", mais en fait le dehors m'appelle, d'une voix forte et de plus en plus convaincante. La journée s'étirait dans un grand soleil inhabituel pour cette fin d'octobre. La lumière passait au-dessus de nos têtes, escaladait le bâtiment, se levait d'un côté pour aller se coucher de l'autre, derrière les petits bouts de montagnes qui osent dépasser des immeubles. Les fenêtres sont restées ouvertes toute la journée dans ma salle de cours. Comme un printemps. Et souvent, la voix du dehors semblait couvrir la mienne qui résonnait entre quatre murs de béton. Envie de sentir l'air dans mes cheveux, le soleil sur ma peau, envie de voir l'horizon. Et je suis prisonnière de quatre murs qui font de moi ce que je suis. Envie de fuite en avant. Et le clicher devient besoin vital.

Comme s'il avait senti cet étouffement, Neb homme de moi met un film hier soir. Je ne connaissais pas et pourtant. Une hirondelle a fait le printemps. Un scénario écrit sur mesure. En me glissant dans l'histoire, je respire par procuration grâce aux grands espaces et aux cris des biquettes. Le projet se dessine, de moins en moins d'utopie, même si ça devait être du long terme.

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mercredi 26 octobre 2005

La valeur du temps qui passe.

Et puis tout recommence chaque matin,
comme un éternel jeu où il faut avoir le courage de quitter la douce chaleur de sa couette pour affronter le dehors.

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lundi 24 octobre 2005

Les choses qu'on ne dit pas chez nous.

J'ai envoyé un mot à mon père, pour son anniversaire. On ne fait pas ça chez nous (surtout que j'y ai écrit des choses très personnelles), mais il m'a dit hier que depuis il était sur un petit nuage,  j'ai donc bien fait. Les parents de Neb sont là aussi depuis samedi: je les adore. Mais du coup il y a beaucoup de bruit, de monde autour de nous, excès de nourriture, de rires en cascades et d'anecdotes à rallonges. J'avoue avoir besoin d'un peu de silence, de me poser dans un coin, toute seule... Ce n'est pas pour ce matin à moins que je ne sévisse avec un contrôle-surprise qui me permettrait de me mettre à mon bureau et de lire le journal. Non, ce n'est pas de la glande, ça fait partie du job, il n'y a pas que des inconvénients. C'est ma dernière semaine de cours avant une bonne semaine de vacances. Je me souviens être arrivée à ce stade l'année dernière sur les rotules. Là, c'est encore raisonnable malgré des week-end en pointillés. Je voulais en profiter pour partir, mais ce ne sera peut-être pas au programme à moins que je fasse encore des folies de dernières minutes: quelques jours à Copenhague ou une traversée de la France pour voir l'océan en Vendée...

P.S.: Triste un peu parce que plus de photos depuis trop de jours, serveur cassé.

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vendredi 21 octobre 2005

Prise de bec.

... et pourtant je l'aime. Je voudrais être moins con (cf. notes précédentes) et trouver les choses plus simples, être moins exigeante, fermer les yeux, mais la demi-mesure ne m'a jamais plu.

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jeudi 20 octobre 2005

Yellow.

Je mets un morceau de chocolat Petits Desserts de Lindt dans ma bouche (tarte citron meringuée) et je le laisse fondre en même temps que Chris Martin saute sur les premières notes explosives de Yellow. Un petit bonheur qui vient réconforter ma déception: Le Pooh devait venir ce soir et elle ne viendra pas. Angine. Alors je saute virtuellement dans la lumière jaune, puisque la nuit emplit la pièce.


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mercredi 19 octobre 2005

Question du jour.

Qu'est-ce que je ferais si j'étais moins con ?

Le Coeur des hommes de Marc Esposito.

coeur_des_hommes


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mardi 18 octobre 2005

Observation entre deux cours.

Quatre classes qui défilent aujourd'hui. Je remarque un fait qui ne m'avait jamais frappée. Sur la centaine d'élèves qui sont passés sous mes yeux dans la journée, un bon tiers est gaucher. Ceci explique cela ? Non, je ne pense pas. Ce n'est pas aussi simple, je dirais juste que ceux que j'ai en face de moi n'ont jamais voulu rentrer dans un moule.

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