samedi 15 octobre 2005

aUtOmNe.

C'est en mettant de l'ordre dans mes liens que je tombe sur sa note. Comme il faut bien un début à tout, je vais être un maillon de la chaîne. Je n'ai pourtant jamais répondu à ces lettres qui arrivaient dans ma boîte aux lettres et qui m'annonçaient les plus grands maux si je brisais la chaîne. Je suis plutôt heureuse jusqu'à maintenant, dans une bonne moyenne. Lui ne menace pas, il veut juste donner ses mots et je fais comme lui. Thématique: "Pourquoi j'aime / je n'aime pas l'automne / l'hiver". On se lance, y'a de quoi faire.

  • Je n'aime pas l'automne/l'hiver
  1. Parce qu'il fait froid/gris/mouillé.
  2. Parce que le vert disparaît et aussi la lumière et la chaleur.
  3. Parce qu'on est obligés de s'emballer dans des gros pulls, des vestes, des manteaux pour finir par ressembler à des bibendums.
  4. Parce que ma Whawha est partie à cause de ces saisons, du brouillard et de la nuit et... de mon inattention.
  5. Parce qu'on ne peut plus sortir, faire du vélo, se balader, respirer la nature sans se retrouver pétrifié par le froid.
  6. Parce que le froid et le vent tuent les odeurs, les parfums.
  7. Parce que j'ai besoin de trois fois plus de sommeil.
  8. Parce que les journées sont trop courtes.
  9. Parce que ça tire en longueur.
  10. Parce que ça a tendance à m'anesthésier les émotions.
  • J'aime l'automne/ l'hiver
  1. Parce qu'on mange bien: soupe de potiron, pain d'épices, chocolats, petits gâteaux de Noël, le vin chaud et tout un tas de bonnes choses pour se réchauffer.
  2. Parce que le Saint Nicolas vient nous voir.
  3. Parce que c'est l'anniversaire de mon papa et de ma maman
  4. Parce que forcément, y'a Noël, les cadeaux et toute cette chaleur qui se dégage des gens qu'on aime.
  5. Pour les couettes, les couvertures en pilou, les chaussettes en laine, pour se blottir bien au chaud et regarder le froid derrière les carreaux.
  6. Pour attendre la belle saison avec impatience parce qu'on sait qu'elle revient toujours même si elle sait se faire attendre.
  7. Parce que la lumière bleue d'un ciel glacé est parfois merveilleuse.
  8. Parce que c'est l'occasion de lire/écrire/regarder de bons films/ aller au cinéma/faire du courrier.
  9. Parce que je peux mettre mes collants de toutes les couleurs que je peux pas sortir en été.
  10. Parce que Tété chante "A la faveur de l'automne".

rouge

Qui prend la suite?
Il en faut quatre...

Posté par Diane Groseille à 20:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Un bon conseil.

camille

Je suis à l'âge où l'on ne dort nulle part
Les seuls lits d'où je rêve sont des quais de gare
J'ai loué un placard pour mes robes d'hiver
J'ai tué les parents

Oh je veux partir sur la seule route
Où il y du vent
Je suis la jeune fille aux cheveux blancs

Mon amoureux dit qu'il ne me connaît pas
Il vit loin de tout
Il vit trop loin de moi
Sur le plus haut volcan que l'amour ait éteint
Il reviendra demain

Oh je veux partir sur la seule route
Où il y du vent
Je suis la jeune fille aux cheveux blancs

Posté par Diane Groseille à 19:28 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Le dirlo.

Mon directeur, c'est tout un poème de mauvaise foi.

Il parle trop, tout le temps, sauf quand on a besoin d'une réponse. Là, il se sauve.

Il commence souvent ses phrases par "moi, j'peux vous dire", ses seuls arguments étant basés sur son ancienneté et son expérinece infaillible, il est persuadé d'avoir toujours raison et a toujours un avis bien arrêté sur tout.

Il sent la transpiration et ses mains sont froides.

Il dit que chaque problème a sa solution et qu'il faut toujours en parler. Mais quand il y a un problème, il ne parle jamais.

Il a toujours des petites bulles de salive qui se forment au coin de sa bouche quand il tient un long discours.

Il n'écoute pas,
coupe la parole aux gens
et leur reproche de ne pas le laisser parler,
ne regarde jamais son interlocuteur dans les yeux
et se permet de dire pendant les réunions que la communication est le pilier le plus important d'une entreprise.

Il n'est respecté ni par ses employés, ni par les jeunes qui fréquentent l'établissement.

Il trouve que les gens ont mauvaise mine, qu'ils ont grossi où qu'ils semblent fatigués. Il le leur dit en face, sans doute pour ne pas avoir à se regarder, pour se rassurer.

Il se fait traiter de tous les noms par ses collègues les plus proches dès qu'il a le dos tourné.

Il est maîtrisé ès "économie de bouts de chandelles".

Il fait des promesses qu'il ne tient pas,
lance des projets qui n'aboutissent pas,
parle de primes qui ne tomberont jamais
et oublie ce qu'il vient de dire dans la minute.
"Moi ? J'ai jamais dit ça !"

Il fuit les problèmes.

Il marche vite, la tête baissée.

Il parle très mal, fait tout un tas de fautes de français avec un accent épouvantable.

Il ne va sans doute plus rester bien longtemps, il a fait son temps et il est le premier à le rappeler. On le sent lassé et blasé. On se demande tous ce qui pourrait suivre. Est-ce possible de faire pire ?

bois_flou

Posté par Diane Groseille à 16:46 - Commentaires [4] - Permalien [#]

La contrariété d'un samedi matin privé de couette.

Debout depuis six heures et demi. Une honte. Tout ça pour exhausser les voeux d'un ministre et accueillir les chers parents de nos têtes-blondes-pas-toujours-blondes. Je râle. Je suis allée voir Tête de Briques dans la semaine. Par curiosité. Pour savoir quel rôle nous avions à jouer dans cette rencontre formelle. Rien, peut-être deux minutes de paroles pour présenter les examens s'il y a du temps à meubler. J'ai pensé venir avec un cache-pot et quelques guirlandes pour vraiment faire potiche, mais j'ai finalement opté pour la jupe noire passe-partout. Puis, toujours par curiosité, je lui ai demandé comment seraient prises en compte ces heures de présence. Réaction digne des plus grandes pièces de théâtre: grande inspiration, puis visage qui devient tout blanc et pour finir, yeux qui sortent de la tête. Elle est partie dans une tirade de colère et de postillons dont je n'ai écouté que le début, prise d'un fou-rire dû à l'excés de la réaction, j'ai été obligée de quitter le bureau alors qu'elle criait encore. La seule phrase que je retiendrais est "z'avez vu les vacances que vous avez, z'êtes mal placés pour compter vos heures !!!". J'ai donc décidé de compter mes heures (ce qui bien entendu ne m'était jamais venu à l'esprit, franchement autre chose à foutre). Toutes les heures. Chaque copie, chaque recherche, chaque préparation de cours, chaque remplissage de dossier ou de paperasse. Au moins pendant deux semaines. Pour qu'elle réalise que les pauvres jours de vacances que nous avons en plus ne sont rien comparé au travail effectif. Sur ce, la potiche bénévole va accomplir sa mission, avec le sourire.

Posté par Diane Groseille à 08:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]